Les coordonnées du responsable de l’Antenne peuvent être demandées au secrétariat au 02.98.55.51.43

 

 

 

 

 

 

« J’aime faire la fête » : cette discothèque bretonne fait danser des personnes handicapées

Ouest-France – Plouigneau – Société, Actualité – 24 novembre 2022 – Par Gaëlle COLIN

 

Une fois par mois, la discothèque Le Pacha accueille des résidents de foyers de vie des Genêts d’or, à Plouigneau, dans le Finistère. Une bulle qui leur permet de tisser des liens, de se défouler, de vibrer sur les sons dans un cocon sécurisé. Et l’idée plaît.

 

 

Les premières notes viennent à peine de commencer que les mains commencent déjà à claquer en rythme. « On va s’aimer, on va danser, oui, c’est la vie » : le refrain ultra-efficace du chanteur Khaled est repris à tue-tête, devant les platines des DJ du Pacha. L’ambiance ressemble à n’importe quelle autre soirée de la discothèque de Plouigneau (Finistère).

 

Andréas et Benjamin ont animé l’après-midi, égrenant des tubes de Magic System, Sean Paul ou encore Kendji Girac. (Photo : Ouest-France)

 

Mais dehors, il fait jour, il est 15h00, ce mercredi après-midi. Sur la piste de danse, il y a des pieds qui font chauffer le parquet, mais aussi des roues de fauteuils. Une fois par mois, la boîte de nuit accueille des résidents des différentes structures des Genêts d’or, en situation de handicap. Seul mot d’ordre : s’amuser. Johnny, 38 ans, en est le parfait exemple.

 « C’est le vrai chauffeur d’ambiance », sourit Alexandra, l’une des trois accompagnatrices éducative et sociale au foyer de vie de Kerozal, de Taulé à encadrer l’activité. « J’aime venir ici pour écouter de la musique. J’aime faire la fête entre nous, mais je préfère la nuit », décrit-il, en portant à ses lèvres un verre de soda.

 

« Ils ont le droit de s’amuser comme tout le monde »

 

La discothèque accueille en effet, une fois par trimestre, une soirée spéciale, de 22h00 à 1h00 du matin, rien que pour eux. Sur le même format que ces après-midi, mais « pour reproduire les conditions d’une soirée classique, c’est-à-dire de nuit. Ils ont le droit de s’amuser comme tout le monde », souligne Arnaud Broudin, gérant de la discothèque.

 

Juste après le moment slow et Whitney Houston, la fête a repris au Pacha, avec « Life is life », l’incontournable tube d’Opus. (Photo : Ouest-France)

 

Johnny compte bien en être pour la prochaine. Il retourne se défouler sur la piste, alors que les lumières bleues et violettes se tamisent. « C’est le moment slow », prévient Andréas, derrière les platines. Alors que la voix de Whitney Houston fait monter l’intensité, les accompagnatrices savourent le spectacle. « C’est une belle ouverture pour eux. Nous, on peut aller en boîte, alors pourquoi pas eux ? », interroge Alicia, autre AES de Taulé. « Certains étaient demandeurs et on peut le proposer à ceux qui sont intéressés. On fait en fonction de ceux qui aiment les sons forts, aussi », complète Katia, elle AES au foyer de vie de Ploujean, à Morlaix.

 

La musique adoucit les mœurs

 

La musique adoucit les mœurs, ce n’est pas une légende. « On voit sur certaines personnes qui ont des troubles autistiques que les vibrations les portent. Je trouve ça super qu’ils puissent aussi retrouver d’autres résidents d’autres foyers. Certains se sont connus à l’institut médico-éducatif. On croise aussi des têtes connues, on a des liens très forts avec eux », ajoute Alexandra. Une petite parenthèse où les accompagnateurs peuvent également se lâcher, en dansant avec les résidents.

Sean Paul, Kendji Girac, Opus : les tubes du moment s’enchaînent. On saute, on se déhanche, on tape du pied. « Un programme classique, résume Arnaud Broudin, présent avec trois autres salariés pour l’après-midi. La seule différence, c’est qu’on ne sert aucune boisson alcoolisée. Ça se passe très bien, tout le monde est poli, tout est sécurisé. C’est génial ». Chaque résident a d’ailleurs payé de sa poche son entrée.

Le prochain rendez-vous sera en nocturne, pour fêter la fin d’année, le 22 décembre 2022.

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REPORTAGE. Près de 250 salariés d’Esat sensibilisés à travailler en sécurité

Ouest-France – Bretagne – MorlaixSanté – 29 septembre 2022 – Sarah HUMBERT

 

Port de charges lourdes, utilisation d’outils coupant… Chaque jour, les salariés en Esat réalisent de nombreuses tâches. Jeudi 29 septembre 2022, 250 d’entre eux, des Côtes-d’Armor et du Finistère, étaient à Morlaix à l’occasion du Challenge sécurité Esat, organisé par la MSA, pour sensibiliser aux bons gestes au travail.

 

Des salariés de l’Esat des Genêts d’Or, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), sont sensibilisés à l’utilisation en toute sécurité de différents appareils, qu’ils manipulent régulièrement. | Ouest-France

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« On a déjà eu des formations, mais on prend vite de mauvaises habitudes », glisse Cédric Pioger, 24 ans. Il travaille dans un Esat (Établissement et service d’aide par le travail) des Genêts d’Or, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Tonte, débroussaillage, taille des arbres et arbustes sont autant de tâches qu’il réalise au quotidien. Jeudi 29 septembre 2022, il était à Morlaix, dans le cadre d’un Challenge sécurité Esat organisé par la MSA Armorique. À noter : un Esat est un milieu protégé, pour des salariés en situation de handicap.

 

Un groupe de salariés et un moniteur de l’Esat des Genêts d’Or, à Saint-Pol-de-Léon, sont sensibilisés à la présence des tiques. | Ouest-France

 

Ne pas se blesser en travaillant

 

Durant toute la journée, une quinzaine d’Esat du Finistère et des Côtes-d’Armor (soit plus de 250 salariés), qui travaillent principalement dans le secteur des espaces verts, ont participé à différents ateliers afin de voir et revoir les bons gestes à adopter, dans leur travail mais aussi leur vie personnelle.

 

C’est la troisième fois qu’un Challenge sécurité Esat est organisé à Morlaix. Les derniers datent de 2015 et 2019. | Ouest-France

 

Par exemple : « des ateliers en lien avec le port de charges lourdes, savoir comment bien utiliser certains outils, la prévention des chutes de hauteur, avoir le bon comportement en cas d’accident », énumère Florien Boisgerault, chargé de communication pour la MSA Armorique. Mais aussi « des sensibilisations plus globales, concernant la nutrition, le numérique, le sommeil ». Au total, une douzaine d’ateliers étaient organisés.

 

Au total, une douzaine d’ateliers sont proposés aux salariés, sur des problématiques concrètes, ancrées dans leur quotidien. | Ouest-France

 

Pour les participants, « ça permet d’avoir un échange. Il y a des choses qu’on fait déjà au quotidien, ça permet de les renforcer », indique Gregory Clément, moniteur à l’Esat de Saint-Pol-de-Léon. Ce jour-là, il participe à l’événement avec quatre salariés de l’Esat. L’un d’entre eux ajoute : « C’est important de savoir comment s’échauffer, de regarder les postures », détaille-t-il.

 

Des ateliers basés sur des situations concrètes

 

Et puis, il y a aussi les petits aléas du quotidien. Pour sa première animation, le groupe est sensibilisé à la présence des tiques et à la maladie de Lyme. « Idéalement, il faut s’inspecter après avoir travaillé, et si possible, se couvrir lorsqu’on travaille en forêt », glisse l’animatrice. Après une vingtaine de minutes d’explications, les salariés et leur moniteur se rendent sur un atelier dédié à l’utilisation des appareils comme les souffleurs ou encore débroussailleuses. Des outils qu’ils manipulent au quotidien.

Pour la MSA Armorique, il s’agit du troisième rendez-vous de ce type. Les premiers ont eu lieu en 2015 et 2019. « Dans les Esat, on sait que le public est plus fragile qu’en milieu ordinaire, mais les personnes en ont conscience, donc il y a une plus grande vigilance de leur part, et ils ont régulièrement des rappels des bons gestes », conclut le chargé de communication.

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Ces étudiants suivent une formation unique en Bretagne pour les métiers du social

Ouest-France – Morlaix – 20 septembre 2022 – Sarah HUMBERT

 

Onze étudiants ont fait leur rentrée au sein d’Askoria, un organisme de formation aux métiers de l’intervention sociale à Morlaix (Finistère), lundi 19 septembre 2022. Ils suivent une formation unique en Bretagne, pour devenir assistant de service social, éducateur jeunes enfants, éducateur spécialisé ou encore éducateur technique spécialisé.

 

Une nouvelle formation d’un niveau bac + 3 a ouvert à Morlaix (Finistère), pour les métiers du social. Les étudiants ont fait leur rentrée, le 19 septembre 2022. | Ouest-France

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« On a besoin de formations de proximité », affirme Karine Chauchat, responsable de l’unité territoriale emploi formation Brest-Morlaix pour la Région. Lundi 19 septembre 2022, 11 étudiants ont fait leur rentrée à Morlaix (Finistère), pour un cursus unique en Bretagne. Pendant trois ans, afin d’obtenir un Bachelor, les étudiants vont être formés, au choix, à quatre métiers : assistant de service social, éducateur jeunes enfants, éducateur spécialisé et éducateur technique spécialisé, avec un tronc commun durant la première année. Ils auront aussi « 16 semaines de stage d’ici septembre 2023 », explique Thibault Beugin, formateur et coordinateur au sein d’Askoria, l’organisme de formation aux métiers de l’intervention sociale, qui accueille les élèves.

 

« Nous avons besoin de vous »

 

Askoria, la Région, et la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), ont décidé d’expérimenter cette session spécifique de formation en travail social dans la cité du viaduc.

Avec leur diplôme, les jeunes seront prêts à exercer des métiers qui ont d’importants besoins. Plusieurs employeurs potentiels du secteur étaient d’ailleurs présents lors de cette rentrée, comme Les Genêts d’Or, AS Domicile, le centre hospitalier de Morlaix, mais aussi la municipalité. « C’est un choix gagnant pour votre futur professionnel. Nous avons besoin de vous », appuie Jean-Paul Vermot, maire de Morlaix. L’idée est de former les étudiants, et qu’ils restent ensuite sur le territoire.

 

Des étudiants de 18 à 30 ans

 

Tiffany Perron, 30 ans, a choisi de suivre cette formation, après avoir travaillé pendant cinq ans comme assistante d’éducation dans un collège. Elle va suivre le cursus d’éducatrice spécialisée. « J’ai eu envie de travailler plus en profondeur avec les jeunes. En collège, j’ai été confrontée à différentes situations familiales et milieux sociaux », raconte-t-elle. Chloé Marette, 20 ans, elle, est allée à la fac de droit pendant deux ans, elle a validé un niveau Bac +2 mais « je ne voyais pas de projet d’avenir en droit. J’ai toujours voulu travailler avec les enfants et là, je vais pouvoir les accompagner de manière personnalisée, avec la formation éducatrice jeunes enfants », explique-t-elle Pour Kevin Hénaff, 19 ans, c’est après un stage dans un Esat (Établissement et service d’aide par le travail) que l’envie de suivre ce cursus s’est dessinée. À terme, « je vais transmettre un savoir-faire professionnel pour accompagner des adultes en situation de handicap », décrit-il.

Les métiers du social « ne sont pas délocalisables », conclut Anne-Claire Lepitre, directrice de l’antenne morlaisienne d’Askoria.

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Les Citoyens du ciel ont fait escale à Morlaix

Le Télégramme – Morlaix – 12 septembre 2022

 

Ewen, des Genêts d’Or de Saint-Pol-de-Léon, a fait un vol au-dessus de la baie à bord d’un ULM piloté par Denis Oswald de Toulouse.

 

Les Citoyens du ciel est une association qui aide les jeunes en difficulté ou en situation de handicap à prendre confiance en eux en organisant, notamment, un Tour aérien solidaire.

 

« On propose des vols en ULM à des bénéficiaires d’associations sur chacune de nos escales en France pour montrer que le handicap n’est pas un frein. Grâce aux vols, on encourage le dépassement de soi et c’est aussi une manière de démocratiser la pratique du sport aérien auprès des jeunes. Avec cette opération, nous partageons nos ailes avec les aéroclubs, au bénéfice des personnes en singularité » a expliqué Jean-Paul Burgues, le président.

Reçus par l’aéroclub de Morlaix, 22 membres des Citoyens du ciel sont arrivés en fin de matinée samedi pour mettre en place l’accueil des 30 bénéficiaires de l’IME des Genêts d’Or et de la Fondation Massé-Trévidy, et préparer les plans de vol.

Partis de Toulouse le dimanche 4 septembre, Les Citoyens du ciel ont déjà fait escale à Limoges, Saumur et Quiberon. Après Morlaix, les prochaines destinations sont La Réole (33) et Montauban (82).

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Une centaine de nouvelles places d’accueil aux Genêts d’Or

Le Télégramme – Morlaix – 7 septembre 2022

 

L’association des Genêts d’or va ouvrir, dans le Finistère, une centaine de nouvelles places d’accueil pour les personnes handicapées. Ce développement va s’accompagner d’une vaste campagne de recrutement.

 

En mars dernier, l’association les Genêts d’Or a été retenue par le conseil départemental du Finistère pour porter 16 nouveaux projets dans le cadre des appels à manifestation d’intérêt (AMI) qui ont accompagné la mise en œuvre du plan handicap du département. En complément, l’association va ouvrir prochainement de nouvelles places, dans le cadre de l’extension de la MAS de Ploudalmézeau et de nouveaux services comme une Unité d’enseignement maternelle autisme (UEMA), au sein de l’école Jean-Jaurès, à Morlaix.

Ces nouveaux projets vont se traduire par l’ouverture d’une centaine de nouvelles places d’accueil, au cours des prochains mois et des prochaines années.

 

Une vaste campagne de recrutement

 

Pour accompagner ce développement, une vaste campagne de recrutement est lancée. De nombreux postes (temps plein ou temps partiel choisi) sont à pourvoir pour du personnel diplômé : aide-soignant, accompagnant éducatif et social, agent de service, travailleur social. L’association accompagne aussi des parcours de formation pour les personnes souhaitant s’investir dans le secteur médico-social.

Dans le cadre de cette campagne, des job-dating auront aura lieu ce jeudi 8 septembre 2022 :

  • à l’IME de Briec-de-l’Odet, à Rosbriant, de 10h00 à 12h00 ;
  • à Taulé, le vendredi 9 septembre, au foyer de vie de Kerozal, de 10h00 à 12h00, 357 route de Kerozal
  • et à Ploudalmézeau, à la MAS de Ploudalmézeau, à Ty-Huel Route de Plourin.

 

Inscription sur le site web : https://www.lesgenetsdor.org/actualite/jobdating

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Les acteurs du médico-social signent une convention pour faciliter les parcours

Le Télégramme – Saint-Pol-de-Léon – 14 juin 2022

 

Claire Lecoq, Louis Fagot, Odile Porhel, Yves Habasque et Pascale Séité ont signé jeudi 9 juin, à Ti Kastelliz une convention pour inscrire leurs partenariats dans la durée.

 

L’ADMR, l’ALDS, AS Domicile, la Fondation de Plouescat et Les Genêts d’Or ont signé, jeudi 9 juin 2022, à Saint-Pol-de-Léon, une convention qui marque une première étape vers la création d’une plateforme de services médico-sociaux dans le Pays de Morlaix. Les cinq structures, qui accompagnent déjà conjointement plus de 100 personnes du territoire, veulent ainsi rendre plus lisibles leurs partenariats et les inscrire dans la durée. La transformation de l’offre médico-sociale impulsée par les pouvoirs publics les a aussi incitées à repenser leurs collaborations pour mieux adapter leurs prestations et les solutions proposées à domicile (enfance et parentalité, aide à domicile, téléassistance, soins infirmiers, portage de repas…), en Ehpad, dans les foyers de vie ou dans les Esat.

 

Quatre objectifs

 

La convention fixe quatre objectifs :

  • faciliter le parcours des personnes en situation de handicap,
  • favoriser le maintien à domicile par une complémentarité des interventions,
  • soutenir les aidants familiaux
  • et assurer un rôle d’observatoire sur les besoins du territoire.

Des rencontres régulières sont prévues pour une meilleure interconnaissance, la construction de projets collectifs, la mise en place de formations communes.

Dans un premier temps, Les Genêts d’Or et la Fondation de Plouescat identifieront sur leurs listes d’attente les enfants et adultes en recherche d’une solution d’accompagnement.

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À Morlaix, retour gagnant de la kermesse des Genêts d’Or

Le Télégramme – Morlaix – 6 juin 2022

 

La kermesse organisée par  l’Association de parents des enfants en situation de handicap (APEI) des Genêts d’Or a rencontré un vif succès.

 

La foule et le soleil étaient au rendez-vous de la kermesse des Genêts d’Or, dimanche 5 juin, sur le plateau du Foyer de vie de la route de Callac.

 

« Beaucoup de gens attendaient le retour de cette kermesse, la meilleure de la région comme me l’ont dit la plupart d’entre eux », a témoigné Nicole Keruzec, membre de l’équipe organisatrice.

Les parents bénévoles ont animé de nombreux stands, des ventes de vêtements, de pâtisseries, sans oublier la grande loterie. « Un grand merci aux pépiniéristes et aux commerçants locaux qui nous ont généreusement offert tous ces lots », a ajouté Nicole Keruzec.

 

Un événement bientôt cinquantenaire

 

Créé en 1974, cet événement va bientôt fêter ses 50 ans, mais sur un site différent, puisque les Genêts d’Or vont abandonner les bâtiments de la route de Callac. « Nous trouverons un autre lieu afin de continuer cette kermesse. C’est un moment tellement important de rencontres, d’échanges pour les enfants en situation de handicap et leurs parents », a précisé François Cueff, un des parents organisateurs.

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Après une jeunesse difficile, elle trouve sa voie grâce à Grain de Sail

Ouest-France – Morlaix – 13 avril 2022

 

À Morlaix (Finistère), Justine Le Sail a fait valider des compétences professionnelles. Elle travaille en Esat chez Grain de Sail et compte travailler dans le milieu ordinaire.

 

Après avoir validé trois premières compétences, Justine Le Saint va poursuivre dans cette voie. Elle espère pouvoir travailler dans le milieu ordinaire. | Ouest-France

 

Son diplôme à la main, elle pose fièrement pour la photo souvenir dans l’auditorium de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) à Morlaix (Finistère). Justine Le Saint, originaire de Lanmeur, travaille depuis cinq ans au sein de la chocolaterie Grain de Sail. Mardi 5 avril, elle a reçu, avec dix autres travailleurs des Établissements ou services d’accompagnement par le travail (Esat) des Genêts d’or du Finistère, un diplôme qui reconnaît les compétences qu’elle exerce tous les jours dans l’atelier. « J’ai acquis trois compétences : l’ordonnancement des pièces par opération unique ; la mise en forme des emballages ; le pesage des produits, décrit la jeune femme de 24 ans. Je sais faire aussi la mise à niveau de la balance ».

 

Les compétences de onze travailleurs d’Esat du Finistère ont été évalués par un jury de professionnels, grâce au dispositif de la Reconnaissance des savoirs faire professionnels (RSFP), développé par l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). | Ouest-France

 

Elle revient pudiquement sur son parcours : « Plus jeune, j’ai fait un séjour en hôpital psychiatrique. L’assistante sociale, qui me suivait, m’a trouvé un travail dans une blanchisserie, mais je n’ai pas tenu. Je suis entrée en Esat, mais c’était compliqué pour moi, surtout d’entendre les réflexions dans ma famille. Aujourd’hui, je me rends compte que c’était nécessaire, j’ai accepté avec le temps ».

En 2017, la chocolaterie était installée dans les locaux de l’Esat à Lanmeur, « puis nous nous sommes retrouvés à Morlaix. Même si c’est toujours en milieu protégé, les nouveaux ateliers modernes se rapprochent d’un milieu ordinaire ». Justine y voit aussi un autre avantage : « celui de pouvoir goûter aux nouveaux chocolats ».

 

Intéressée par les effets spéciaux

 

Comme les autres postulants, Justine a été suivie par sa cheffe d’atelier. Elle a dû être en mesure de décrire en détail ses missions devant un jury interne. Ce « diplôme » est l’équivalent d’un certificat de compétences et permet aux travailleurs en situation de handicap d’être reconnus dans le milieu ordinaire du travail. Le dispositif de Reconnaissance des savoir-faire professionnels (RSFP) a été créé et déployé par l’Association pour la formation professionnelle des adultes (Afpa).

Mardi 12 avril 2022, la remise des portefeuilles de compétences a concerné des ouvriers des Esat de Plabennec, Guipavas, Morlaix, Lanmeur, Saint-Pol-de-Léon, Lesneven et Landivisiau.

 « En bout de parcours, les ouvriers acquièrent une belle estime de soi », souligne Sophie Fouqueteau, pilote régionale RSFP Bretagne. « Justine, nous sommes fiers de toi », lui a dit sa référente.

Aujourd’hui, Justine envisage de valider trois autres compétences. « Pour un jour, retrouver le milieu du travail ordinaire. Le milieu animal m’intéresse, mais aussi la vidéo que je pratique au quotidien surtout pour les effets spéciaux ».

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Trois chèques pour financer les projets des établissements des Genêts d’Or

Le Télégramme – Saint-Martin-des-Champs – 31 mars 2022

 

Les 3 chèques remis par Yannick Arzel (3ème en partant de la gauche), financeront des projets destinés à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap, et/ou dépendantes.

 

La générosité, dans le cadre de la campagne 2021 d’appel aux dons des Genêts d’or, a permis de financer trois projets destinés à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap.

 

La générosité des particuliers, familles, entreprises, commerces, a permis aux Genêts d’Or, à l’occasion de la campagne d’appel aux dons 2021, de collecter 24 500 €. Yannick Arzel, directeur général Genêts d’Or, a remis mercredi 30 mars à Saint-Martin-des-Champs trois chèques aux représentants des établissements membres de l’association dont les projets ont été retenus.

 

Les trois projets retenus

 

7 700 € pour les Consultations blanches. Cette somme permettra à la MAS Ty Huel de Ploudalmézeau d’aménager un espace médicalisé, reproduisant un cabinet dentaire et médical. Cet environnement médical et la simulation de soins habitueront les résidents aux soins réels, très souvent anxiogènes.

7 500 € pour une animation loisirs au Tremplin à Brest. Ce foyer de vie achètera des paddles, des combinaisons pour pratiquer le longe-côte ou des sports nautiques qu’il mettra à la disposition de ses jeunes résidents autonomes.

9 300 € pour Tous à vélo en Finistère (projet final estimé 24 000 €). Les établissements de Keribin à Ploudalmézeau, de Kérozal à Saint-Pol-de-Léon et de l’Unité de vie extérieure à Châteaulin, situés dans des secteurs ruraux, vont commencer à s’équiper de vélos et de triporteurs électriques. Ces moyens de transports, respectueux de l’environnement, favoriseront les déplacements de loisirs ou de travail des résidents.

 

Pratique :

Contacts : Brigitte Marzin au 06 80 96 89 76 et brigitte.marzin@lesgenetsdor.org

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Rassemblement du médico-social pour les exclus du Ségur de la santé

Le Télégramme – Morlaix – 28 mars 2022

 

Une centaine de salariés du médico-social se sont rassemblés, lundi 28 mars, à Morlaix, devant la permanence du sénateur Jean-Luc Fichet pour réclamer que le Ségur de la santé s’applique « pour tous les personnels » sans distinction. (Photo S. G.)

 

À Morlaix, ils étaient une centaine, ce lundi 28 mars 2022, au matin, à réclamer, devant la permanence parlementaire de Jean-Luc Fichet, l’extension du Ségur de la santé pour « tous » les salariés du social et médico-social.

 

« Braderie avant fermeture des oubliés du Ségur », « Le Ségur #Et nous ? » : à l’appel de leur collectif syndicats-employeurs, une centaine de personnes salariées du médico-social et de l’aide à domicile (Genêts d’or, IME du Vélery, As Domicile, ADAPEI 29…) se sont rassemblées, ce lundi 28 mars 2022, à 11h00, à Morlaix, devant la permanence parlementaire du sénateur Jean-Luc Fichet, pour alerter sur la situation d’un secteur en crise.

 

23 % des personnels exclus du Ségur

 

Il s’agissait de leur troisième rassemblement pour réclamer « la revalorisation salariale pour tous, alors que les surveillants de nuit, services support, personnels administratifs, agents techniques?… sont toujours exclus du dispositif Ségur. Cela représente 23 % des personnels ?au niveau national ! », fait savoir l’un d’eux.

« Dans le cadre du Ségur 1, les personnels des Ehpad et hôpitaux publics ont été revalorisés de 183 € net mensuel depuis septembre 2020. En novembre 2021, cette  revalorisation de 183 € net mensuel a été étendue aux soignants (infirmiers, AMP, AES, aides soignants…) En juin, le Ségur 2 élargira le dispositif aux travailleurs sociaux. Et la profession demande la revalorisation de 38 € brut mensuels pour tous les soignants financés – pour tout ou partie – par la Sécurité sociale (Maisons d’accueil spécialisées, Foyers de vie) », détaille Jacqueline Séité, venue avec ses collègues des Genêts d’or défendre les exclus du dispositif.

 

« Des moyens à hauteur des enjeux »

 

Sur leurs pancartes « Les chèvres de M. Ségur » ou « La précarité n’est pas un métier » se lit le malaise ambiant d’un secteur en manque de reconnaissance : « Motivés, engagés, aujourd’hui oubliés », « Nous ne sommes pas des bénévoles ». « On est mobilisés aujourd’hui pour éviter la perte d’attractivité de nos secteurs : beaucoup ont déjà quitté l’associatif et le médico-social pour se tourner vers la santé, car mieux payés dans le public », déplore un autre manifestant.

Reçus par le sénateur, Hervé Le Gall, directeur d’AS domicile et Jean-Marie Tourbin, directeur des Esat Genêts d’or, lui ont remis une motion d’encouragement demandant de « porter la voix de l’économie sociale et solidaire pour obtenir l’assurance de moyens à hauteur des enjeux. » À savoir : « extension de l’attribution de la prime Ségur de 183 € à tous les professionnels de (leurs) services et établissement », son extension « aux autres branches du secteur social (petite enfance, animation) » et « des budgets consolidés pour financer intégralement les dispositions Ségur », alors que « les actuels budgets, incomplets, ne correspondent pas au coût réel des services ».

Enfin, en raison des hausses des prix des carburants liés à la guerre en Ukraine, ils réclament d’urgence une « prime inflation » dans le cadre du plan d’aide du gouvernement.

 

Hervé Le Gall, président d’As Domicile, a pris la parole devant la centaine de personnes mobilisées, après son entrevue avec le sénateur. (Photo S.G)

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Avec Uni’Vers Cène, du théâtre pour l’autisme

Ouest-France – Landivisiau – 26 mars 2022

 

Ils seront huit acteurs et actrices sur la scène de la salle François-de-Tournemine. | Ouest-France

 

Dimanche, à partir de 15h00, la compagnie Uni’Vers Cène, de Taulé, sera présente sur la scène de la salle François-de-Tournemine avec une comédie hilarante de Marc Camoletti, intitulée La bonne adresse.

 

Les huit acteurs de la troupe se produiront dans ce vaudeville au profit de CLPM, association de parents d’enfants touchés par l’autisme, basée principalement sur le pays de Morlaix et Landivisiau.

L’histoire se déroulera dans un bel appartement parisien où vit une ancienne star du music-hall. Lasse de la vie parisienne, cette dernière souhaite se retirer à la campagne et passe quatre annonces rédigées en abrégé avec les lettres PPS comme dénominateur commun… Mais il y a confusion sur toute la ligne ! Ce qui donnera un déferlement de rebondissements et de répliques percutantes… Un bon moment en perspective.

 

Dimanche, à partir de 15h00, entrée fixée à 8 € ; gratuite en dessous de 12 ans.

Billetterie sur place à partir de 14h30.

Réservation possible auprès de la présidente Marylou Flamanc au 06 25 19 82 75

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18 studios accueilleront des résidents des Genêts d Or

Le Télégramme – Saint-Pol-de-Léon – 30 décembre 2021

 

Les premiers murs sortent de terre sur l’ancien domaine de Saint Joseph.

 

Sur une partie de l’ancien domaine de Saint-Joseph, à Saint-Pol-de-Léon, un bâtiment est en cours de construction. Il accueillera, fin 2022, 18 résidents des Genêts d’Or.

 

Le nouveau bâtiment qui vient de sortir de terre sur une partie de l’ancien domaine de Saint-Joseph, entre la rue de la Psallette et la Résidence Espace et Vie, accueillera 18 résidants des Genêts d’Or dès la fin 2022 dont 15 actuellement logés place du 4 août-1944 dans l’immeuble que les Saint-Politains appellent toujours « l’ancien Crédit Agricole ».

 

Un chantier de 2 millions d’euros

 

Le bâtiment complétera la résidence Ar Balal édifiée voici quelques années de l’autre côté de la rue de la Psallette, sur le terrain de l’ancien patronage. « Il se composera de 18 studios répartis sur deux niveaux, explique Hervé-Jean Touffet, directeur de l’Esat de Saint-Pol. Chacun possédera une salle de bains et une kitchenette et les résidents disposeront, en outre, d’un espace multifonctions pour partager les repas et autres activités, d’un local pour le linge et, à l’extérieur, d’un verger, d’un terrain de pétanque, d’un abri vélo… ». Le foyer sera accessible depuis l’accès principal de la Maison Saint- Joseph et depuis la rue du Douric. Le coût du chantier s’élève à 2 millions d’euros. À son achèvement, les locaux de la place du 4 Août -1944 seront mis en vente.

 

Le prochain bâtiment comprendra 18 studios sur deux niveaux.

 

Un nouveau dispositif « Tremplin »

 

Le nouveau site hébergera également trois adolescents et jeunes adultes jusqu’à 31 ans, présentant des troubles du développement et/ou une déficience intellectuelle dans un dispositif baptisé « Tremplin ». Le séjour, de cinq ans maximum, aura pour objectif de leur permettre d’être dans une démarche de construction de leurs projets de vie. Les prestations et activités proposées aideront à développer leur autonomie dans les domaines de la gestion de la vie quotidienne, du budget, des transports, des activités physiques, des loisirs et de la culture, des apprentissages scolaires et professionnels. Les appels à candidature seront lancés dès janvier 2022.

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Au Sew le CNCA propose deux spectacles de danse exceptionnels

Le Télégramme – Morlaix – 7 décembre 2021

 

De Françoise à Alice est le portrait chorégraphique de deux danseuses, pensé au prisme des différentes relations qui les traversent.

 

Temps fort sous le signe de la danse au CNCA qui propose une séquence intitulée « D’autres danses » au Sew. Pour le duo « De Françoise à Alice », le chorégraphe Mickaël Phelippeau a réuni sur scène deux danseuses, mère et fille, l’une porteuse de Trisomie 21 et l’autre valide. Il répond à nos questions.

 

Qu’est-ce qu’un portrait chorégraphique ?

« Comme en peinture, c’est un regard porté sur quelqu’un, un échange. Ces portraits sont à l’image des personnes qui ne jouent pas un rôle ».

 

Considérez-vous donc Alice et Françoise comme co autrices ?

« Tout à fait. Je leur ai d’ailleurs proposé que nous partagions les droits d’auteurs puisque cette création est issue du travail que nous avons fait tous les trois en studio ».

 

Le handicap est-il le thème central de ce portrait ?

« Pas uniquement. En réalité, c’est notre rencontre et la constellation des liens qu’elles entretiennent qui m’ont donné envie de réaliser ce projet. Françoise a déclaré : « C’est une pièce est nécessaire pour faire avancer la cause du handicap, mais pas que cela ! ».

 

Vous êtes-vous adapté au handicap d’Alice ?

« Dans tous les processus, il faut faire avec ce que sont les personnes. Pour Alice, il a fallu s’adapter à son rapport au temps un peu plus long mais c’est tout ».

 

Dans quel état d’esprit s’est passée la création ?

« Nous avons eu trois ans pour créer cette pièce. Ce temps long a enrichi notre rapport de confiance. Ainsi, Françoise comme Alice ont eu le temps de se sentir solides et tranquilles avant de monter sur scène ».

 

Que devient Alice aujourd’hui ?

« Elle est en voie de professionnalisation et vient d’animer un workshop mixte au CND de Pantin. Elle veut devenir danseuse professionnelle. Elle a reçu une bourse. Ce projet a peut-être accéléré son désir mais il était déjà là. Je souhaite qu’elle puisse en vivre ».

 

Pratique

Au Sew mercredi 15 et jeudi 16 décembre à 20h30. billetterie@cnca-morlaix.fr En résonance à ce spectacle vous pourrez découvrir l’exposition « Je suis Alice » au Sew.

 

En complément

 

« L’âge d’or », un travail avec des enfants touchés par des troubles moteurs, présenté dimanche au Sew

 

Cette proposition, d’une grande force et d’une grande douceur, explore les modes relationnels, les représentations et la perception du corps à l’heure des nouvelles technologies.

Pour le spectacle « L’âge d’or », Éric Minh Cuong Castaing, chorégraphe et artiste visuel, convie sur scène des enfants des instituts médicaux spécialisés avec qui les membres de la Cie Shonen ont travaillé pendant une année. La singularité de chaque enfant et la relation qui s’est créée s’expriment ici avec délicatesse et une joie manifeste.

Un spectacle bouleversant qui rassemble des enfants atteints de troubles moteurs et des danseurs et qui associe technicités corporelles et nouvelles technologies.

 

Un atelier enfants/parents samedi

 

Les danseurs de la compagnie Shonen initieront 20 participants au travail de la compagnie et plus spécifiquement à l’approche du mouvement développé au cours de ce projet : une danse du rapport à l’autre, l’attention sensible à nos singularités gestuelles. Atelier enfants (+ 6 ans)/parents. Samedi 18 décembre de 10h00 à 12h00.

 

Pratique

« L’âge d’or », dimanche 19 décembre 2021, à 15h00 et 17h00 au Sew. Billetterie sur cnca-morlaix.fr ; 02 98 63 20 58.

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