Un réseau d’assistantes sociales pour soutenir les aidants vieillissants de personnes en situation de handicap

Unapei – Article – 2 juin 2022

 

Un projet novateur pour soutenir les aidants vieillissants dans le Finistère

Être parent d’un enfant en situation de handicap intellectuel nécessite beaucoup d’investissement, d’argent… Quand les aidants vieillissent, ils deviennent dépassés.

Forte de ce constat, l’Adapei 29 a répondu à un appel à projets innovants lancé par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie).

Le projet s’appelle « Après Parents » et s’inspire d’un service de nos voisins belges «  Madras ». Il assiste les parents dans les tutelles, les soins, dans les démarches administratives…

Le projet s’étalerait sur deux ans et demi et coûterait 200 000 €. Un réseau d’assistantes sociales, volontaires serait mobilisé pour accompagner les parents.

L’Adapei 29 espère une réponse à sa candidature cet été ou a la rentrée pour un lancement début 2023.

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Mobilisation inter fédérale et inter associative du 28 septembre 2022

Madame la Présidente, Monsieur le Président
Madame la Directrice Générale, Monsieur le Directeur Général,
Madame la Déléguée, Monsieur le Délégué,
Mesdames, Messieurs,

Nombre d’entre vous nous interpellent au regard de la crise que nous traversons et l’absence de réponses satisfaisantes des pouvoirs publics.
Dans ce contexte, le réseau Unapei organise une mobilisation, le 28 septembre prochain, afin de peser sur les débats parlementaires et obtenir un relais médiatique.

Avec la FAS, l’UNIOPSS, la CNAPE, NEXEM, la FEHAP, la Mutualité Française et Unicancer, nous vous proposons d’organiser des démarches coordonnées inter fédérales et inter associatives sur vos territoires autour de revendications communes, en amont des votes du PLF et du PLFSS 2023, afin d’obtenir des engagements suivis d’effet pour :

  • une équité de traitementavec le secteur public en matière de rémunération des professionnels du soin et de l’accompagnement, 
  • la revalorisation salarialeet la reconnaissance des professionnels oubliés du Ségur,
  • la compensation de l’inflation pour nos associations et de la perte du pouvoir d’achat des salariésdes secteurs sanitaire, médico-social et social.


Pour que cette action collective ait de l’impact, des coordinations régionales avec un écho national sont essentielles. Les médias pourraient ainsi relayer une mobilisation massive partout en France et les parlementaires être interpellés sur leurs territoires. A cet effet, nous vous invitons à vous rapprocher des membres des sept partenaires présents sur vos territoires.

Un texte commun porté par nos huit organisations nationales vous sera adressé début septembre. Il rassemblera les mots d’ordre de la mobilisation et les modalités de communication, éléments essentiels pour parler d’une même voix :

“le secteur privé non lucratif agit de façon désintéressée pour le bien commun, pour une société solidaire et pour une approche globale des enjeux de santé, d’accompagnement et de solidarité. Nous sommes confrontés à une crise sans précédent, et pourtant, malgré nos alertes et mobilisations, nous restons ignorés.Nous exigeons des actes concrets.”

Le 28 septembre agissons ensemble partout en France pour faire entendre les voix des familles, des personnes en situation de handicap et des professionnels qui les accompagnent.

Vous trouverez en pièce jointe le manifeste rédigé par les huit associations et fédérations.

Vous souhaitant un bel été et restant à votre écoute,

Bien cordialement.

 

Luc GATEAU

Marie-Aude TORRES MAGUEDANO

Président

Directrice Exécutive


Mme Darrieussecq et Mr Combe à la rencontre des associations

Handicap.fr / Actualité, Politique, Associations / 20 juillet 2022 • Par E. Dal’Secco

 

Ils étaient deux ministres du handicap à la rencontre des associations ce 19 juillet 2022. La discussion “positive” n’a pas éludé les urgences : individualisation de l’AAH, crise des métiers du médico-social ou encore rentrée scolaire.

Le 19 juillet 2022 au matin, Jean-Christophe Combe et Geneviève Darrieussecq ont pour la première fois depuis leur prise de fonction, rencontré à Paris certaines associations du champ du handicap, gestionnaires pour l’Unapei et APF France handicap, et représentative d’une cinquantaine d’associations pour le Collectif handicaps. L’un est ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, l’autre est ministre déléguée des Personnes handicapées.

Le prédécesseur de Jean-Christophe Combe, Damien Abad, entaché par trois affaires d’agressions sexuelles, n’avait guère eu l’occasion durant son bref mandat d’enclencher la machine, contraignant ses interlocuteurs à patienter. Le Collectif handicaps retient donc que ce « RDV a été fixé assez rapidement ». Arnaud de Broca, son président, se réjouit d’une « écoute certaine et d’une volonté de concerter les politiques publiques avec les associations ». Luc Gateau, président de l’Unapei, rapporte, lui aussi, une « discussion positive ».

Arnaud de Broca voit également comme un « message positif la présence des deux ministres, traduisant ainsi la volonté de Jean-Christophe Combe de s’impliquer également sur la politique du handicap avec sa ministre déléguée et d’avoir donc une vision transversale, ce qui peut garantir d’avancer vers une véritable politique de l’autonomie que le Collectif appelle de ses vœux ».

Les sujets abordés

Différents sujets ont été abordés, principalement les « questions de fond » mais néanmoins urgentes. Tout d’abord une actualité brûlante, la réforme de l’AAH (Allocation adulte handicapé) et son individualisation, « rappelant le souhait d’une mise en œuvre rapide et d’une réflexion plus large sur le sujet des ressources des personnes handicapées », selon Arnaud de Broca. D’autres priorités : l’accessibilité, la branche autonomie mais aussi la pénurie de personnels dans les établissements et le secteur de l’aide à domicile avec des « conséquences préjudiciables pour les personnes ».

Urgence école !

De son côté, l’Unapei, qui relance pour la 4e fois sa campagne « J’ai pas école », est en « attente de preuve d’avoir été entendu sur la question de l’éducation ». « Cette année encore, nous faisons le constat que trop d’enfants en situation de handicap intellectuel restent sans solution de scolarisation, ni d’accompagnement éducatif et de rééducation », déplore Luc Gateau. Il espère « trouver avec le gouvernement » la solution pour que l’Ecole puisse « inclure ceux dont les stratégies d’apprentissage ne sont pas classiques ». Il appelle par ailleurs à « augmenter le nombre d’enseignants spécialisés ».

Question de méthode

Il fut aussi question de « méthode », les associations encourageant les deux ministres à la co-construction. « L’organisation d’un CIH (Comité interministériel du handicap) au début de l’automne et d’une CNH (Conférence nationale du handicap) annoncée en février 2023 permettra de mettre à l’épreuve des faits la concertation avec les associations », conclut le président du Collectif handicaps. « D’autres RV suivront », a fait savoir Geneviève Darrieussecq sur Twitter, promettant, « ensemble », de faire de « l’accessibilité universelle une réalité ». 

Reste maintenant à passer de la parole aux actes. Et pas seulement via le prisme du médico-social. Depuis sa prise de fonction, la ministre a visité un Esat, un accueil de jour, un Ehpad pour personnes handicapées vieillissantes… Mais quid des personnes handicapées hors-les-murs qui font carrière en milieu ordinaire, créent des entreprises, deviennent artistes… Le 22 juillet, Geneviève Darrieussecq fera connaissance avec les membres du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) lors d’une séance plénière -elle avait déjà rencontré son président, Jérémie Boroy, le 11 juillet-. Parmi eux, syndicats, associations de personnes auto-représentées, personnalités… Ce tête-à-tête avec la société civile permettra-t-il de rappeler les priorités et de fixer le cap d’une société réellement inclusive ?

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MOBILISATION

Uniopss – 18 juillet 2022

Nous invitons celles et ceux qui le souhaitent à signer cette pétition et à la diffuser largement sur les réseaux sociaux.
Peut être une image de 12 personnes, enfant, personnes assises et texte qui dit ’Pénurie des métiers de l'humain: POUR CONTINUER D'ACCOMPAGNER LES PLUS VULNÉRABLES, IL EST TEMPS D'AGIR! signe la pétition Hen’
🚨 Déjà + de 4000 signatures depuis le lancement de notre pétition #CriseMétiersdelHumain.
📢 Pour continuer d’accompagner les plus vulnérables, il est temps d’agir !
👨‍👩‍👧 Vous aussi, soutenez la mobilisation !

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Pénurie des métiers de l’humain : signez la pétition !

UNIOPSS – 8 juillet 2022

 

Pour continuer d’accompagner, les plus vulnérables, il est temps d’agir ! Dans un contexte marqué par une pénurie des métiers de l’humain, le réseau Uniopss/Uriopss lance une pétition interpellant le président de la République, le gouvernement et les parlementaires nouvellement élus. Chacun est invité à la signer.

Alors que les acteurs de la solidarité se mobilisent de nouveau sur les territoires autour de la crise qui touche les métiers du soin et de l’accompagnement, le réseau Uniopss/Uriopss souhaite interpeller fortement les pouvoirs publics à travers une pétition.

Il est en effet capital de prendre rapidement des mesures permettant de conjuguer la reconnaissance et l’investissement des salariés et la promotion de l’accompagnement de chaque usager.

Il y a d’autant plus urgence à donner des signes forts, en cette période estivale qui risque d’être particulièrement critique pour les établissements accueillant des personnes vulnérables et fragiles, déjà confrontés tout au long de l’année à une pénurie croissante de personnels…

 

Vous aussi, soutenez la mobilisation !

 

Signez la pétition

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Les Genêts d’or peinent à recruter et tracent une feuille de route

Ouest-France – Finistère – 5 juillet 2022

 

Devant 360 invités, l’assemblée générale de l’association des Genêts d’or s’est tenue à Saint-Pol-de-Léon (Finistère). La crise sanitaire vécue impacte les projets. L’association s’inquiète pour l’emploi et les solutions à trouver pour l’avenir.

 

Yves Habasque et Yannick Arzel ont présenté le projet 2022-2027 des Genêts d’or. | Ouest-France

 

 ÉCOUTER

 

L’association Les Genêts d’or a tenu son assemblée générale annuelle au centre de congrès de Kerisnel à Saint-Pol-de-Léon (Finistère), fin juin 2022. La structure accueille 1 900 personnes et compte 1 500 salariés en équivalent temps plein, sur 50 sites. « Nous rencontrons cependant des difficultés à recruter du personnel », expliquent Yves Habasque, président, et Yannick Arzel, directeur général.

Les deux hommes mentionnent le manque d’attractivité du métier, le manque de reconnaissance, les salaires trop bas, la pénibilité des critères que l’on entend régulièrement lors des séances de recrutement. La crise du Covid-19 a laissé des traces. La démotivation est la même dans le domaine social que dans le domaine médico-social. Avec des postes vacants, les services ferment.

 

Une feuille de route

Nous renforçons notre communication sur les métiers en développant un projet social consacré aux salariés, en apportant des formations.

À l’aube de son 60e anniversaire, l’association a dressé une feuille de route. Son projet associatif s’inscrit sur la période 2022-2027. Plusieurs engagements sont actés : contribuer à faire évoluer la place et l’image du handicap et de la dépendance dans la société. Engager les acteurs associatifs dans une démarche d’inclusion. Favoriser l’autodétermination des personnes accompagnées. Formaliser la politique associative à destination des familles et des proches aidants. Structurer l’innovation autour d’un laboratoire d’innovation sociale. Fluidifier le parcours des personnes en interne et en externe. « 1 000 personnes sont actuellement en attente d’accompagnement », notent les dirigeants.

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Législatives : Menacé, Richard Ferrand chasse à droite

Le Télégramme – France – 16 juin 2022 – par Sophie Prévost

 

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME PLOUGASTEL (29) : Dans le cadre des élections législatives, déplacement de Richard Ferrand président de l’assemblée nationale et Maël de Calan (Droite) président du conseil départemental du Finistère, à la résidence Mathurin Kerbrat des Papillons blancs (foyer d’hébergement)

 

Il y a de la tension dans l’air. En butte à la Nupes sur sa 6e circonscription du Finistère, le député sortant et ancien socialiste Richard Ferrand s’affiche avec ses soutiens de droite, jusqu’à Plougastel-Daoulas. Le prix à payer pour rester un acteur de la Macronie ?

Ce jeudi 16 juin à midi, Richard Ferrand visitait la résidence Mathurin Kerbrat, un établissement d’aide par le travail géré par les Papillons Blancs 29 à Plougastel-Daoulas (29). Un rendez-vous électoral, savamment choisi pour illustrer la prise en charge du handicap. Et une thématique sociale s’il en est, pour l’ancien socialiste, venu de l’aile gauche du parti.

Sauf que pour accompagner le candidat et député sortant dans la plus grosse commune de la 6e circonscription (13 161 habitants), il n’y avait, ce jeudi midi, aucun élu de gauche.

C’est entre le président du Conseil départemental, Maël de Calan, et le maire de Plougastel-Daoulas, Dominique Cap, tous les deux élus du centre droit, que Richard Ferrand a pris la pose. Légèrement moins à l’aise et souriant que ses hôtes, le président de l’Assemblée Nationale assume ce pas de côté, auquel il n’avait jamais habitué ses électeurs, depuis sa première élection en 2012. « C’est vrai que nous ne sommes pas de la même famille politique. Mais depuis toujours, je milite pour que l’on dépasse les clivages au service de l’intérêt général », justifie-t-il.

 

À couteaux tirés

 

L’intérêt général, pour se sauver d’un second tour à haut risque ? Seulement deux points et 1 180 voix séparent le candidat Renaissance, pilier historique d’En Marche, de son adversaire de la Nupes, Mélanie Thomin. Sur le marché voisin, à la même heure, la candidate socialiste brûlait, elle, ce jeudi, de bouter hors de la circonscription « un baron de la Macronie ».

À ses côtés, l’ancien secrétaire d’État et ancien député, Kofi Yamgnane, et l’ancien conseiller général et maire de Plougastel-Daoulas, André Le Gac, tous les deux d’anciens amis socialistes, accusaient ouvertement Richard Ferrand de « trahison ». « Parole d’experts », répond l’intéressé. Ici se reflète le match à couteaux tirés en train de se jouer au niveau national entre la majorité gouvernementale et la Nouvelle union populaire écologique et sociale.

 

Retour d’ascenseur

 

« Plougastel m’a toujours bien élu, les gens ne choisissent pas l’étiquette », assure Richard Ferrand, qui peut donc espérer une bonne réserve de voix dans la commune, quand bien même elles se situent à droite. Maël de Calan, venu « en soutien plutôt qu’à la rescousse », estime en tout cas « logique » le retour d’ascenseur. « Sans Richard (Ferrand) et son intervention auprès du gouvernement, il n’y aurait pas eu ce fameux pacte de Pleyben, qui acte le lancement de notre ambitieux plan handicap dans le Département ».

Même engouement de la part de Dominique Cap, qui figure dans la liste des 31 maires affichant leur soutien officiel au député sortant. Avec cette fois les JO de Paris 2024 en ligne de mire : « Un centre fédéral de skateboard sortira de terre début 2023 à Plougastel-Daoulas. Avoir chez nous une personne investie dans le gouvernement ne peut que servir le territoire ».

 Avant de revenir terminer la journée en presqu’île pour un apéritif citoyen, le candidat Ferrand a échangé avec des représentants agricoles sur Carhaix. Ironie de campagne, la rencontre a eu lieu au Karaez Park. La même salle où Mélanie Thomin s’apprêtait à tenir une réunion publique, en soirée.

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Le Finistère lance une opération séduction sur les métiers du médico-social

Le Télégramme – Finistère – 10 juin 2022 – par Régis Nescop

 

Maël de Calan, le président du conseil départemental et Sophie Rogery, de Pôle emploi (à droite), espèrent recruter massivement dans le secteur médico-social. (Le Télégramme/Régis Nescop)

 

Pour répondre à la pénurie criante de personnel, le département du Finistère, l’ARS et pôle emploi lancent une opération séduction sur le secteur du médico-social, des « métiers qui ont du sens et de la valeur ».

« Donner du cœur à son métier ». Et pourquoi pas dans le médico-social ? C’est tout le sens de la campagne de communication qui vient d’être lancée par le conseil départemental, l’ARS et Pôle emploi. L’objectif est de répondre à la pénurie des personnels dans ces métiers. Une première opération qualifiée d’« urgente » à l’aube d’un été où les difficultés de remplacement sont particulièrement redoutées. « Cette tension dans ce secteur d’activité est grave car elle entraîne des conséquences lourdes chez les personnes vulnérables (mineurs isolés, personnes handicapées et âgées) », considère Maël de Calan qui veut changer le regard sur ces métiers mal ou peu considérés et jugés à l’aune de la seule rémunération. D’ailleurs, sur ce dernier point, des avancées ont été notables, rappelle le président du conseil départemental, depuis les augmentations salariales du Ségur. D’autres leviers ont été actionnés en Finistère. Exemple avec la possibilité de combiner le RSA et le revenu d’activité durant trois mois dans ce secteur.

 

5 780 offres d’emploi dans le médico-social

 

« Mais cela ne suffit pas », reconnaît Maël de Calan d’où cette campagne de communication résolument positive. « Pour renforcer l’attractivité, on va mettre en avant le sens et les valeurs de ces métiers », complète Sophie Rogery, la directrice territoriale de Pôle emploi. Le gisement des offres dans le médico-social est conséquent avec près de 5 780 intentions d’embauche dans le Finistère. « Ce secteur représente 11 % (25 000) de l’emploi salarié dans le département ». Plusieurs corps de métiers sont concernés : aides-soignants, infirmiers, éducateurs, aides à domicile, agents de service hospitalier…

Du 15 au 30 juin, les douze agences de Pôle emploi vont développer une stratégie d’accueil spécifique à travers l’opération #TousMobilisés (stage découverte, immersion facilitée, recrutement par simulation, formation…)

Toutes les offres seront accessibles en ligne par le conseil départemental sur www.finisterejob.fr. Ce coup de projecteur sera également relayé sur l’ensemble des abris de bus du département et par les communications internes des associations gestionnaires dans le médico-social.

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Pénurie de professionnels : « L’été s’annonce particulièrement compliqué »

ASH – Professions et travail social – 9 juin 2022 – Propos recueillis par Maxime Ricard

 

Pierre Dubois est le président du Collectif des Associations de Personnes Handicapées du Finistère – Crédit photo DR

 

Attractivité des métiers en berne, équipes à bout de souffle, démissions, difficultés de remplacement… le secteur médico-social affronte une crise qui touche tous les champs. A la veille des vacances d’été, Pierre Dubois, président du Collectif des Associations de Personnes Handicapées du Finistère (CAPH 29(*)), s’inquiète des répercussions sur les usagers.

 

Actualités sociales hebdomadaires – Pourquoi l’inquiétude autour du manque de personnel est-elle plus vive cette année ?

Pierre Dubois : Des professionnels ont démissionné et n’ont pas été remplacés, d’autres sont embauchés mais partent au bout de trois jours, certains n’acceptent plus les CDI (contrats à durée indéterminée), il y a des postes à pourvoir mais personne ne postule. A cela s’ajoute les départs en vacances des titulaires. Si tous les étés, le problème existe, cette année il va être encore plus important. D’autant que les manques se font déjà ressentir. Des gestionnaires ont envoyé des courriers aux résidents et familles pour signaler que, en raison de la pénurie de personnel, certaines activités ne seront plus effectuées. C’est le cas, par exemple, d’une maison d’accueil spécialisée qui stipule dans une lettre que “seuls les actes nécessaires seront réalisés”, à savoir le nursing (les toilettes, les soins, l’alimentation). Le reste de la prise en charge sera aléatoire. Nous sommes donc à la limite de la maltraitance. Les personnes en situation de handicap et leurs familles ont le droit à un accompagnement de qualité, même en été.

 

Quelles pourraient être les conséquences sur le terrain ?

Cette problématique touche tout le secteur. On parle beaucoup des Ehpad, de l’hôpital mais rarement du champ du handicap. Or, la pénurie existe aussi dans ce secteur et a des conséquences sur l’accompagnement de ce public. Nous n’avons pas encore eu de remontées quant à d’éventuelles fermetures totales de sites. En revanche, certains accueils temporaires le seront. Ce qui est d’ailleurs paradoxal car les pouvoirs publics du Finistère assurent vouloir augmenter le droit au répit des usagers et de leurs proches. Or c’est tout l’inverse qui risque de se passer cet été. Nous voulons alerter aussi sur la situation des soins à domicile. En temps normal, il est très compliqué pour une personne handicapée de trouver un professionnel qualifié alors imaginez cet été, période où elles sont particulièrement vulnérables…

 

Comment résoudre le problème à long terme ?

Pour attirer de nouveaux professionnels, il ne suffit pas d’augmenter les salaires. Il convient de leur redonner du temps de présence. Ils ont trop de démarches administratives à effectuer. On leur demande de remplir des tableaux, des grilles… Il passe plus de temps derrière des écrans qu’auprès des résidents. Ce n’est pas normal. Cela ne séduit pas les jeunes. Je pense aussi qu’il y a un vrai manque au niveau de la formation. Les professionnels ne sont pas formés aux différents handicaps. Ils passent d’un Ehpad à une maison d’accueil spécialisée, d’un ESAT à un foyer de vie alors que les publics sont complétement différents. Ce n’est pas la même chose d’accompagner une personne cérébro-lésée ou une personne en situation de handicap moteur. Un plan d’urgence ne suffirait pas. Le problème n’est pas conjoncturel, il est bien plus grave que cela. Nous sommes dans la même situation que l’hôpital.

 

(*) Le collectif regroupe 25 associations représentatives de tous les types de handicap et 15 associations de gestionnaires et se veut l’interlocuteur privilégié du conseil départemental du Finistère. 

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Avis Unapei Bretagne sur le Rapport d’Orientation Budgétaire du médico-social pour 2022

 

 


Les Genêts d’Or organisent un job dating afin de pourvoir une centaine de postes

Ouest-France – Finistère – 31 mai 2022 – Sarah HUMBERT

L’association Les Genêts d’Or, qui prend en chajrge des personnes en situation de handicap dans différentes structures dans tout le Finistère, organise une matinale de recrutement jeudi 9 juin 2022, afin de pourvoir une centaine de postes.

Claire Pichavant, Nathalie Mer et Hugo Le Roux, ont plus de 100 postes à pourvoir pour l’association Les Genêts d’or, dans tout le Finistère. | Ouest-France

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« Nous n’avons jamais été en difficulté à ce point-là pour recruter », confient Nathalie Mer, chargée des ressources humaines (RH) pour l’association Les Genêts d’Or, Claire Pichavant, responsable du pôle ressources, emplois et compétences et Hugo Le Roux, assistant RH.

Les Genêts d’Or sont une association qui existe depuis 1963, et qui prend en charge des personnes en situation de handicap, dans plusieurs structures dans le Finistère. Jeudi 9 juin 2022, l’association organise une « matinale du recrutement », sur quatre de ses sites : à Morlaix, Châteaulin, Guipavas et Lesneven, de 10h00 à 12h00.

Plus de 70 métiers

Au total, plus d’une centaine de postes sont à pouvoir, dans de nombreux domaines. En plus, « il y a aussi une trentaine d’offres pour de l’alternance, pour devenir accompagnant éducatif et social (AES), aide soignant ou encore éducateur spécialisé », détaille Claire Pichavant. L’association propose donc de former, mais recherche également des candidats pour des CDI ou des CDD. « Certains CDD peuvent devenir des CDI, indique Nathalie Mer. On accompagne le parcours », dit-elle.

Par exemple, les Genêts d’Or recrutent « des remplaçants éducatifs, qu’on appelle aussi aide éducateur. Ce sont des personnes qui vont être formées pendant quelques jours, et qui vont travailler avec une équipe. À terme, si leurs missions leur plaisent, elles peuvent suivre une formation pour devenir AES ».

Hugo Le Roux estime qu’environ « 70 % des postes à pourvoir sont en CDI et 30 % en CDD ». La chargée des ressources humaines complète : « Aux Genêts d’or, il y a plus de 70 métiers. » Les contrats peuvent être des temps complets ou partiels.

Échanger avec des professionnels

Lors de la matinale de recrutement, les potentiels salariés sont invités à venir sur site, avec un CV. « Ils rencontreront trois recruteurs et un professionnel du terrain, pour parler du métier », indique Claire Pichavant.

L’association espère attirer, mais sait que cela ne sera pas facile. « Il y a peu de chômage, donc du choix pour les travailleurs. Le Ségur a créé des inégalités entre les différentes structures, entre un hôpital et une association par exemple. Et puis, beaucoup ont eu une envie de changement, avec le Covid-19 », analyse Nathalie Mer. Pourtant, les résidents des Genêts d’Or, eux, continuent d’avoir besoin d’attention et de soins.

Pour les matinales du recrutement, rendez-vous, de 10h00 à 12h00, à l’Esat le Vieux Bourg à Châteaulin, à la Maison d’accueil spécialisée de Ploujean (Morlaix), à l’Esat, 125, rue Jean-Monnet, à Guipavas et au Foyer de vie Meinglazou à Lesneven.

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Prise en charge du handicap en Finistère : l’été de tous les dangers ?

Le Télégramme – Finistère – 30 mai 2022 – par Régis Nescop

 Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, réuni ce lundi 30 mai, à Quimper, autour de son président Pierre Dubois (second à partir de la gauche), s’inquiète des graves conséquences cet été d’une pénurie de professionnels. (Le Télégramme/Régis Nescop)

Pour les associations de personnes handicapées dans le Finistère, c’est l’été de tous les dangers. Face à la crise aiguë de la pénurie de professionnels, le risque de renvoi des patients dans leurs familles provoque de très vives inquiétudes.

Pénurie de personnels, équipes à bout de souffle… Le secteur médico-social est au bord de la rupture. Le vent de panique n’épargne aucune institution avant un été déjà qualifié de « tous les dangers ». Cette fois, c’est le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) qui s’alarme. « La situation est critique. Tous les signaux sont au rouge », s’inquiète Pierre Dubois, le président d’un collectif qui rassemble près de 25 associations finistériennes. « On a décidé de prendre la parole car les conséquences d’une absence de prise en charge peuvent être dramatiques pour ces personnes fragiles mais aussi pour les familles ».

« Des aidants en grande difficulté »

Voilà des semaines que les nuages noirs s’accumulent à l’aube de cet été. « Des gestionnaires, comme les Genêts d’Or, renvoient déjà des patients dans leurs familles, faute de personnels. Qu’en sera-t-il cet été avec la prise des congés ? », questionne Thierry Duval, membre du bureau et président départemental des paralysés de France. Pour le CAPH 29, l’urgence est de recruter sans attendre pour garantir une présence suffisante en foyer mais aussi à domicile. « Sans quoi, on va au-devant de graves difficultés, juge Francine Molon-Noblot de l’UNafam 29. On se rapproche déjà de la maltraitance ». Un fonctionnement en mode dégradé entraînerait des réactions en chaîne. Première d’entre elles, des soins réduits au seul nursing, « les privant, ainsi, d’écoute et de sorties ». Les familles des aidants, précipités dans un quotidien subi, seront également « en grande difficulté », prédit Jean Vinçot de l’association Asperansa qui voit mal comment appliquer, dans ces conditions, le droit au répit. « On ne s’improvise pas infirmier à domicile ».

« La situation est grave. Et on mesure nos mots »

« Assurer la sécurité des patients »

Pour le collectif, il s’agit surtout de mobiliser tous les moyens dès cet été pour « assurer la sécurité des patients et des personnels, en prenant garde de ne pas épuiser les titulaires ». Les intentions sont là, reconnaît le collectif, en référence au plan initié par le Département de créer 600 nouvelles places pour les personnes handicapées. « Mais il faut renforcer dans les plus brefs délais l’attractivité de ces métiers car la situation est grave. Et on mesure nos mots ».

Face au manque de personnel, le cri d’alarme des associations du handicap

Ouest-France – Finistère – 30 mai 2022 – Béatrice CHOT-PLASSOT

 

Le secteur du handicap n’est pas épargné par la raréfaction du personnel. Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère alerte sur une situation qui aura des conséquences sur les personnes handicapées et sur leurs proches au quotidien, estime l’association.

 

Des membres du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) dont son président Pierre Dubois (en rose). À Quimper le lundi 30 mai 2022. | Ouest-France

 

 ÉCOUTER

 

« Nous sommes face à une situation critique », prévient Pierre Dubois, président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29). Ce groupement réunit dans le département 25 associations représentatives de toutes les familles de handicap, ainsi que 15 associations gestionnaires.

Le secteur médico-social n’échappe pas au manque de personnel que l’on connaît depuis plusieurs mois. Et pour le président du CAPH 29, « il y a une inquiétude grave concernant les conséquences de cette pénurie » dans les établissements et dans la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs proches. Francine Molon-Noblot, membre du bureau du CAPH 29, s’insurge : « Avant, on arrivait à bricoler en mettant des rustines. Mais aujourd’hui on arrive au bout du système ».

 

« Fonctionnement en mode dégradé »

 

« On a eu connaissance de courriers d’associations adressés aux familles ou aux résidents, leur disant qu’il n’y aurait plus d’accueil temporaire et leur demandant de reprendre les résidants le plus possible à domicile », raconte-t-il. « Il faut rappeler que les foyers de vie ou les foyers médicalisés sont les lieux de vie de ces personnes », note Thierry Duval, membre du bureau.

Que ce soit pour les personnes à domicile ou hébergées en foyer, « avec ce fonctionnement en mode dégradé, on ne fait plus que du nursing (alimentation, soins, toilette…) et on ne sort plus », craint Pierre Dubois. Sans parler du « dégât collatéral direct sur les familles », qui prennent la casquette d’aidants.

Les membres du CAPH 29 voudraient « alerter les services de l’État, le conseil départemental pour renforcer l’attractivité de ces métiers-là et demander aux associations gestionnaires qu’elles fassent leur maximum pour assurer la continuité du service ».

 

 

 


Handicapés mentaux : un projet innovant pour soutenir les aidants vieillissants dans le Finistère

Le Télégramme – Châteaulin – 22 mai 2022 – Karen Jégo

L’Adapei 29, qui compte 850 adhérents, fête ses 50 ans d’existence. Lors de son assemblée générale, ce samedi 21 mai, au Vieux Bourg, à Châteaulin, l’association a indiqué qu’elle suivra avec attention la mise en place du plan handicap Finistère et s’inquiète des difficultés de recrutement du personnel médico-social, indispensable à une bonne prise en charge des personnes handicapées mentales. (Karen Jégo/Le Télégramme)

 

L’Adapei 29 participe à un appel à projet innovant. L’idée : mobiliser un réseau d’assistantes sociales pour soutenir les aidants vieillissants de proches handicapés mentaux.

Être parent d’un enfant touché par le handicap mental nécessite un gros investissement en termes de temps, d’argent… Mais le grand âge venu, beaucoup d’aidants sont inévitablement dépassés.

C’est partant de ce constat que l’Adapei 29 (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) a répondu à un appel à projets innovants, lancé par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie).

« Le projet s’appelle “Après parents”. Les parents prennent de l’âge et s’inquiètent du devenir de leurs enfants, explique le président de l’Adapei 29, Jacques Michel. C’est pourquoi on a eu l’idée de se calquer sur un service belge, Madras, qui assistent les parents dans les tutelles, les soins, les démarches administratives… ». ?

 

Un test sur deux ans et demi

 

Ce dispositif expérimental coûterait 200 000 € et s’étalerait sur deux ans et demi. Un réseau d’assistantes sociales, volontaires, serait mobilisé pour accompagner les parents. « C’est un public qu’elles ne connaissent pas, remarque Jean-François Quillien, responsable de l’antenne du territoire de Quimper. On espère une réponse à notre candidature pour cet été ou la rentrée, pour un lancement début 2023 ».

Si les retours sont positifs, le dispositif pourrait être étendu à toute la France.

 


COLLOQUE REGIONAL DE L’UNAFAM BRETAGNE 

 

Madame, Monsieur,   

L’UNAFAM Bretagne vous invite à son prochain colloque (déprogrammé en décembre dernier en raison de la situation sanitaire),

                                                                à Quimper

                                            Le vendredi 10 juin prochain

 

Le thème de cette journée est :

“Quels habitats pour les personnes en situation de handicap psychique ?”

 

Parmi les personnalités présentes, nous aurons l’honneur d’entendre :

Madame Marie-Jeanne Richard, Présidente de l’UNAFAM nationale,

Monsieur Stéphane MULLIEZ, directeur de l’ARS Bretagne

Monsieur Maël DE CALAN, président du Conseil départemental du Finistère.

 

De nombreux intervenants et témoins, nous feront part de leurs expériences :

Monsieur Jean-Luc Charlot (sociologue)

Monsieur Jean-François Giovanetti (groupe de travail national de l’UNAFAM sur le logement),

Madame Lydia Bardin (assistante sociale au siège de l’UNAFAM),

Madame le Docteur Françoise DUVAL (psychiatre à Brest),

Les résidents du GEM l’Envol et de la résidence-accueil MADEN à Quimper pour exprimer leurs attentes, ainsi que des interventions croisées d’associations et professionnels sur les solutions concrètes de mises en œuvre.

 

Vous qui êtes concernés ou qui travaillez sur cette problématique du logement et plus largement de l’insertion, nous avons l’honneur de vous inviter à ce colloque.

Vous trouverez ci-joint le programme et les modalités d’inscription (par internet ou par courrier).

 

N’hésitez pas à diffuser cette information autour de vous.


Dans l’attente, recevez nos sincères salutations

Pour l’Unafam Finistère

 

 

Jean-Claude CARN

Représentant de la délégation

Unafam 29

10bis, Avenue de la France Libre

29000 Quimper

Tél. : 06 72 53 75 30

 

UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES

MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES


Damien Abad entre au gouvernement : trois choses à savoir sur le ministre des Solidarités

Ouest-France – Gouvernement – 20 mai 2022

 

Figure des Républicains, Damien Abad entre au gouvernement ce vendredi 20 mai 2022, au lendemain de sa mise en congé de sa famille politique. Il obtient le ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

 

Damien Abad à l’Assemblée nationale, à Paris, le 25 février 2020. | Ludovic Marin / AFP

 

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Damien Abad, 42 ans, a été nommé ce vendredi 20 mai 2022 ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et intègre donc le gouvernement d’Élisabeth Borne, nommée Première ministre par Emmanuel Macron après la démission de Jean Castex, lundi 16 mai.

Voici trois choses à savoir sur cette figure des Républicains qui entre au gouvernement.

 

  1. Il vient de quitter la présidence du groupe LR à l’Assemblée nationale

 

Le nouveau ministre a annoncé jeudi 19 mai quitter ses fonctions de président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale. « Je reste un homme de droite mais je me mets en congé de mon parti LR », a-t-il déclaré au Figaro, tout en déplorant « que certains au sein de (sa) famille (politique) fassent d’Emmanuel Macron l’adversaire numéro un ». Des déclarations qui laissaient présager son entrée au gouvernement.

Damien Abad avait pris la tête des Républicains à l’Assemblée en novembre 2019, pour remplacer Christian Jacob qui prenait alors la tête du parti après avoir présidé le groupe pendant près de neuf ans.

Précédemment, Damien Abad a été vice-président des Républicains.

 

  1. Il est député dans l’Ain et candidat à sa succession

 

Député de la cinquième circonscription de l’Ain depuis 2012, Damien Abad est candidat à sa succession, dans le cadre des élections législatives de juin. Si la majorité n’a pas présenté de candidat face à lui, Les Républicains, eux, ont annoncé jeudi 19 mai au soir présenter un candidat dans cette circonscription. Il s’agit de Julien Martinez, conseiller municipal d’Oyonnax.

 

  1. Il est lui-même handicapé

 

En 2012, Damien Abad avait été le premier élu handicapé à siéger à l’Assemblée. Il est atteint d’une maladie rare, l’arthrogrypose, qui bloque ses articulations et réduit sa mobilité, rapporte l’AFP.

« Dépasser les clivages pour changer la vie de millions de Français : c’est le sens de mon engagement et j’y consacrerai toute mon énergie en tant que ministre des Solidarités », a-t-il réagi sur Twitter après l’annonce de sa nomination au gouvernement.

Damien Abad s’est par ailleurs déclaré « très honoré d’être appelé à servir la France auprès d’E.Macron et d’E. Borne », et à la tête du ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

 

 

 


À Quimper et dans le Finistère, les bras manquent pour accueillir les personnes handicapées

Le Télégramme – Quimper – 18 mai 2022

 

Le quotidien d’une personne à mobilité réduite est loin d’être évident. Se déplacer en fauteuil nécessite de faire face à de nombreuses difficultés. (Le Télégramme/Anthony Rouanet)

 

À Quimper, l’Adapei 29 tire, à son tour, la sonnette d’alarme et déplore, à travers un communiqué, le manque de personnel dans les établissements d’accueil de personnes handicapées.

« Face au manque de personnel dans les établissements d’accueil de personnes handicapées », l’Adapei 29, par le biais de son président, a tenu à réagir par communiqué, pour « avertir l’ensemble des personnes concernées de sa connaissance du problème et de sa vigilance quant à l’évolution de la situation ». Un « problème » qui devrait d’ailleurs être au cœur de l’assemblée générale de l’association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, programmée le samedi 21 juin, à Châteaulin.

 

« 500 postes qui manquent »

 

À cette occasion, l’association devrait reparler de ce courrier, « envoyé aux parents pour leur demander, de façon ponctuelle, de reprendre leurs enfants à la maison et pendant une période souhaitée de trois semaines ». Des enfants qui étaient en établissements. « Mais le manque de personnel fait que la continuité de la prise en charge n’est plus assurée », déplore le président de l’Adapei 29, qui estime aujourd’hui à « 500 » le nombre de postes manquant, « en tenant compte des futures ouvertures ».

 Un chiffre qui s’explique aussi, laisse entendre l’association, par les conditions de travail et de rémunération au sein des structures : « On peut comprendre l’ensemble du personnel qui travaille au sein de ces établissements et qui voient leur salaire stagner et même régresser, écrit-elle ainsi. Avec la fin de la Covid, beaucoup d’opportunités de changer de métier ont vu le jour avec des rémunérations plus importantes qui permettaient à ce personnel de vivre dignement ». Évoquant aussi « la pénibilité et les astreintes liées à ce métier », l’association explique qu’« ils ont été nombreux à quitter le milieu du médico-social ou à trouver des postes plus attrayants ».

 

« La situation devient catastrophique »

 

« Bien que les directions des établissements, avec le soutien des familles, aient alerté les députés, sénateurs, ARS et Conseil départemental, la situation n’évolue pas et devient catastrophique », poursuit-elle. De ponctuer : « Le Plan handicap annoncé par le Conseil départemental et les instances gouvernementales répond en partie à nos attentes ; toutefois, il reste un grand nombre de personnes moyennement ou lourdement handicapées oubliées ».

 

 

 


Recrutement : le Finistère sonne la mobilisation générale dans le médico-social

Le Télégramme – Bretagne – 11 mai 2022 – Régis Nescop

Maël de Calan, le président du Département du Finistère, a annoncé le lancement d’une campagne de communication et la création d’un comité de coordination, chargé d’assurer le recrutement des personnels dans le médico-social. (Le Télégramme/Régis Nescop)

Face à la crise du recrutement, les établissements et services médico-sociaux (ESMS) du Finistère redoutent de ne plus assurer leurs missions. Le conseil départemental sonne la mobilisation générale et lance une grande compagne de communication.

« Les métiers les plus recherchés ? Tous ! » Dans le foyer de vie Les Astérides à Quimper, géré par les Papillons Blancs du Finistère, Sophie Goarin, la directrice, compose quotidiennement avec des plannings sous tension. Éducateurs, agents de service, chefs d’atelier… Les besoins sont urgents pour assurer la prise en charge de la cinquantaine d’adultes en situation de handicap dans un établissement ouvert toute l’année, 24 h/24. Des difficultés existaient, mais la crise sanitaire, dans un territoire proche du plein-emploi, a amplifié le phénomène. « Cela a été un terrible révélateur ». Aujourd’hui encore, des salariés continuent de se détourner de ces métiers. « Le risque de pénurie de personnel est réel », ne cache pas Frédéric Soudon, le président de la structure associative qui emploie 800 salariés dans le Finistère (1 600 résidents).

« L’enjeu est grave pour les plus fragiles »

C’est un fait. Les établissements et services médico-sociaux (ESMS) sont en souffrance dans le Finistère. Au point de remettre en question les missions d’accueil et d’accompagnement des personnes vulnérables dans des structures où un résident mobilise parfois un salarié. Cette situation conduit le conseil départemental à « sonner la mobilisation générale ». Maël de Calan, en visite ce mercredi 11 mai, aux Astérides, veut aller au-delà de son rôle de financeur. « Le conseil départemental ne peut pas se détourner du recrutement même si ce n’est pas de sa compétence. L’enjeu est plus grave que dans les autres secteurs car le médico-social doit répondre aux besoins des Finistériens les plus fragiles. » Le Département a déjà actionné des leviers, notamment sur la question salariale, au centre de revendications : augmentation de 15 % en moyenne pour les aides à domicile (5 M€ pour le Département), la contribution au financement de 183 € net/mois par le Ségur (3 M€), l’augmentation des moyens alloués aux établissements gestionnaires (800 000 €), l’autorisation d’un cumul du RSA avec un revenu d’activité pendant trois mois dans le médico-social.

On vit un moment clé

Une grande campagne de communication

Plusieurs centaines d’emploi sont encore à pourvoir. Dans ce contexte, le Département redoute que son pacte de Pleyben (650 places d’accueil en plus pour le handicap) reste « lettre morte sans recrutement possible ». Pour y répondre, le conseil départemental veut créer une « task force commune », un comité de coordination sur le recrutement dans le médico-social regroupant tous les acteurs de la filière. « Il faut apporter une réponse sur le long terme », affirme Maël de Calan qui a annoncé le lancement, dès le mois de juin, d’une campagne de communication et de promotion de ces métiers. La présence sur les salons sera aussi renforcée. « Il est urgent de communiquer de manière positive, considère Frédéric Soudon. Ce sont des métiers qui ont du sens. Il faut le dire car l’enjeu est d’attirer des salariés et de les retenir ». On vit un « moment clé », appuie Maël de Calan car les « plus de 75 ans vont doubler dans le Finistère, augmentant considérablement les besoins de prise en charge ».

Face au manque d’effectif dans le médico-social le Département poursuit ses actions

Ouest-France – Finistère – 11 mai 2022 – Romain LE BRIS

Le conseil départemental du Finistère veut faire face au manque d’effectif dans le secteur médico-social. Il met plusieurs millions d’euros sur la table pour que les salariés soient mieux rémunérés et attirer du personnel.

Sophie Goarin, responsable des Astérides ; Stéphane Cozic, directeur du pôle habitat et social aux Papillons blancs ; Maël de Calan, président du conseil départemental, et Thomas, résident. | Ouest-France

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« Le secteur du médico-social est en tension de recrutement très forte, constate Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, car on se rapproche du plein-emploi en Finistère, donc c’est difficile de recruter ». Ce mercredi 11 mai 2022, l’élu s’est rendu à la résidence des Astérides, un foyer d’adultes handicapés géré par l’association les Papillons blancs, à Quimper.

Il a exposé les problématiques de recrutement dans ce secteur, qui comporte l’aide à domicile, les structures pour personnes âgées, dépendantes ou en situation de handicap, etc.

Après avoir annoncé la création de 650 places d’accompagnement dans le Finistère vendredi 4 mars 2022, le Département a détaillé le second volet de son plan pour le médico-social, portant principalement sur une meilleure rémunération de ses acteurs. « Ce sont des métiers pleins de sens, mais difficiles et avec une rémunération modeste ».

Mieux embaucher l’été

Dans le cadre d’une réforme appelée avenant 43, le conseil départemental prévoit 5 millions d’euros pour augmenter de 15 %, en moyenne, la rémunération des aides à domicile des Saad (services d’aide et d’accompagnement à domicile). Mais aussi 3 millions d’euros pour étendre le Ségur de la santé aux salariés du médico-social, soit 183 euros net par mois. « On attend la sortie des derniers décrets pour connaître les publics concernés », précise Maël de Calan, mais « 75 à 80 % des salariés du secteur devraient l’être ».

Dès 2022, les moyens alloués chaque année aux établissements gestionnaires seront augmentés, pour un total de 800 000 €. Enfin, il sera autorisé de cumuler le RSA (revenu de solidarité active) avec un revenu d’activité pendant trois mois, mesure prise notamment pour mieux embaucher l’été.

Le Département préparera aussi des actions afin d’augmenter les quotas de formation pour ce secteur. Et élaborera un plan de soutien aux Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

 


 

Etudiants : venez en renfort des établissements de santé et médico-sociaux pendant la période estivale !

ARS Bretagne – Actualité – 6 mai 2022

 

© Adobe Stock

 

Des postes à destination des étudiants, diplômés ou non, sont à pourvoir dans les établissements de santé et médico-sociaux bretons pendant la période estivale.

Dans le contexte de la crise sanitaire et au regard des tensions rencontrées, les étudiants sont appelés à venir en renfort des établissements de santé et des établissements médico-sociaux bretons cet été.

Vous êtes disponible et vous souhaitez effectuer une mission en renfort dans un établissement de santé ?
Inscrivez-vous sur Renfort RH !

Il vous suffit de renseigner vos coordonnées, disponibilités, diplômes et expériences. Vous serez ensuite contacté directement par un établissement de votre région ou par l’ARS pour un contrat court ou une mise à disposition.

Quels sont les profils recherchés ?

Les profils recherchés sont variés. Aussi certains nécessitent un diplôme (infirmiers, aides-soignants) et d’autres peuvent être exercées sans condition de diplôme et notamment le métier d’Agent des services Hospitaliers (ASH).

Les EHPAD recherchent également des personnes afin de maintenir le lien social des résidents (via des animations) ou d’aider, par exemple, à l’organisation de visites pour les familles.

Je m’inscris sur la plateforme Renfort RH

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Indiquez vos besoins en ressources humaines et consultez la base de candidats sur Renfort RH.

N’oubliez pas de mettre à jour régulièrement vos demandes dès qu’elles sont pourvues. 

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Documents à télécharger

Foire aux questions : la plateforme Renfort RH (pdf, 608.86 Ko)

 

 


L’accueil d’adultes handicapés menacé par la pénurie de personnel

Le Télégramme – Bretagne – 2 mai 2022

Une centaine de postes vacants ne trouvent pas preneur aux Genêts d’or, une pénurie qui touche d’autres structures et contraint à des réorganisations douloureuses dans l’accueil des personnes handicapées dépendantes. (Photo Gwendal Hameury)

 

Dans les structures médico-sociales, le manque de personnel se fait cruellement sentir. C’est au point que la direction finistérienne des Genêts d’or a écrit aux familles de résidants handicapés pour les appeler à les garder chez elles, quand c’est possible.

« Ça n’est pas le premier courrier que l’on reçoit concernant les sous-effectifs et les difficultés à recruter. Mais c’est le premier aussi alarmiste et anxiogène pour nous, parents de jeunes ou d’adultes handicapés ».

Ce papa de la région brestoise confie ne pas avoir très bien dormi après avoir pris connaissance d’une lettre cosignée, le 13 avril dernier, par Yves Habasque et Yannick Arzel, respectivement président et directeur général des Genêts d’or, association qui assure l’accompagnement et l’hébergement de 2 200 personnes handicapées dans le Finistère. Il est question d’une « période difficile », où « les difficultés de recrutement se cumulant aux absences de titulaires, la capacité [des équipes] à assurer en sécurité [leur mission] est remise en cause ». Afin de « permettre une continuité de service », la direction sollicite donc « le soutien » des familles. Comment ? En gardant temporairement, quand c’est possible, leurs proches à domicile. Les week-ends, pour les adultes en foyer d’hébergement. Voire en semaine, pour ceux hébergés en foyer de vie, foyer médicalisé, maison d’accueil spécialisée ou accompagnés en IME ou en accueil de jour. Objectif, pour tous : « réduire le nombre de jours d’accueil » et ainsi « permettre le redéploiement de professionnels » là où nécessaire.

« Il y a urgence à revaloriser les salaires pour attirer les vocations et, en premier lieu, pour garder les soignants et éducateurs en poste ».

La direction avertissait : si la situation continuait à se dégrader, elle se verrait dans l’obligation de fermer temporairement certains établissements. « Imaginez, poursuit le père inquiet, quand vous êtes deux à travailler et votre enfant, peu importe son âge, nécessite une assistance permanente pour se déplacer et pour manger ! ».

L’urgence : garder les professionnels en poste

Moins d’une semaine après l’envoi de ce courrier, le foyer de vie des Genêts d’or de Briec-de-l’Odet (29) a, de fait, dû fermer son accueil de jour pour réaffecter, provisoirement, ses deux salariées au foyer de vie. Une situation intenable que salariés et familles ont dénoncée d’une seule voix. « Des personnes polyhandicapées sont réparties sur d’autres sites : une rupture mal vécue avec leur environnement quotidien. Et, faute de personnel, il n’y a plus de place pour les sorties loisirs des résidants, illustre Fabien Huguet, délégué syndical CGT, pour qui « la crise sanitaire et les difficultés de recrutement qui touchent tous les secteurs n’ont fait que renforcer les démissions et arrêts pour burn-out, déjà présents avant la pandémie : cela fait deux ans qu’on interpelle la direction, le Département, le préfet, l’ARS… Il y a urgence à revaloriser les salaires, pour attirer les vocations et, en premier lieu, pour garder les soignants et éducateurs en poste », plaide-t-il.

« Le Département mobilisé à 100 % »

« Les 183 euros de prime du Ségur de la santé n’ont toujours pas été versés aux soignants, sauf dans les établissements qui en ont fait l’avance », renchérit Gilles Méar, du syndicat Sud, soulignant la contradiction : « Le Conseil départemental annonce 650 nouvelles places pour le handicap dans son magazine Penn ar Bed mais, dans le même temps, les Genêts d’or – et ils ne sont pas les seuls – ont une centaine de postes vacants et, pour certains, zéro candidature. On ferme des accueils. Et on demande aux familles de garder leurs proches chez eux ».

Le président du Département, Maël de Calan, promet le financement des 183 euros du Ségur « dès parution des décrets indiquant qui doit toucher la prime ». Ces 9 millions d’euros (6 M€ à la charge de l’État et 3 M€ du CD29) « devraient fortement revaloriser ces carrières », estime-t-il. « Nous avons dégelé la dotation aux établissements et autorisé le cumul entre RSA et salaire d’activité pendant trois mois dans le médico-social, pour inviter 17 000 allocataires à aller travailler dans les structures cet été », ajoute-t-il.

« Qu’on commence par passer les trois quart-temps subis à temps plein pour éviter les glissements de tâches », répond Fabrice Huguet, pour la CGT. Gilles Méar, lui, a fait ses calculs. « Le simple rattrapage du gel du point d’indice depuis vingt ans nécessiterait 600 euros de plus pour un salaire d’éducateur spécialisé ». Nous n’avons pu joindre ce lundi la direction des Genêts d’or.


AVIS D’OBSÈQUES

Brest (29) – Guipavas (29) – Dinéault (29)

 

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jacques DOLOU

à l’aube de ses 84 ans.

 

De la part de :

son fils, Christian;

ses filles et gendres, Catherine et Jean-Marie, Sylvie et Eric;

ses petits-enfants, Théo, Martin, Manon, Chloé, Mathis;

sa soeur, Jacqueline;

son filleul, Olivier;

sa nièce, Nathalie;

son neveu, Arnaud,

et toute la famille.

 

Un hommage lui sera rendu mardi 3 mai, à 10 h 30, en la salle de cérémonie du Centre funéraire de l’Ouest, 245 rue général Paulet à Lambézellec, où il repose.

 

Visites de 14h00 à 18h00.

 

La famille remercie très chaleureusement le personnel du Manoir de Keraudren pour son accompagnement et son humanité.

 

Des dons en faveur des associations France Alzheimer 29 ou l’ADAPEI 29 seront préférés aux fleurs.

 

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

Décès de Jacques Dolou

 

Bonjour à toutes et tous,

C’est avec tristesse et émotion que je vous informe du décès de Jacques Dolou, ancien directeur puis administrateur des Genêts d’Or.

Il avait intégré l’Association en 1971 comme éducateur technique. Il a ensuite évolué vers des postes de responsable de service, directeur adjoint puis directeur et est notamment intervenu dans les établissements pour adultes de Morlaix, Landivisiau, Plabennec, Ploudalmézeau, Lesneven.

Jacques a largement contribué au développement de l’Association à laquelle il était très attaché. Il aura transmis à de nombreuses équipes de professionnels les valeurs d’humanisme et de solidarité qu’il portait en toute simplicité.

Personnellement concerné par le handicap, il s’est également fortement investi dans le collectif des personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) mais également au Conseil d’Administration des Genêts d’Or.

Le fils de Jacques est résident au foyer de vie de Dinéault. Sa fille est éducatrice à l’IME de Plabennec et a représenté la CFDT au Conseil d’Administration

Mes pensées vont à sa famille.

Bien cordialement

Yannick ARZEL

Directeur Général


PENN AR BED N° 163

 

 


Le réseau Unapei publie ses revendications et interpelle les candidats

Article

Le 08/03/2022

À l’approche des élections présidentielles et législatives 2022, le réseau Unapei se mobilise et interpelle les candidats à travers un plaidoyer constitué de plusieurs revendications. 

L’Unapei propose des engagements concrets aux candidats à l’élection présidentielle pour que toutes les personnes en situation de handicap puissent vivre pleinement leur vie. Il y a urgence à engager une véritable politique du handicap.

Vivre dans une société qui cesse d’exclure les personnes en situation de handicap, c’est possible : pour cela, il faut d’abord leur garantir d’accéder à un accompagnement de qualité. C’est un droit fondamental pour les personnes en situation de handicap.

Plusieurs préalables :

  • Il n’y a pas d’accompagnement de qualité sans professionnels de l’accompagnement qualifiés et formés
  • L’accès à une gamme suffisante d’offres de services d’accompagnement est la condition d’une vie digne et incluse dans la société
  • C’est à la société de s’adapter aux situations de handicap, et pas l’inverse !

 

Découvrez les revendications de l’Unapei par thématique :

 

TÉLÉCHARGEZ LE PLAIDOYER COMPLET
ET SA VERSION FACILE A LIRE ET A COMPRENDRE

 


Journée d’échanges autour des coopérations pour une école inclusive.

 


Présidentielle 2022 : les professions de foi dispo en FALC

 

 

 


Ségur de la santé : les salariés du médico-social se mobilisent à Plabennec

Le Télégramme – Plabennec – 4 mars 2022

 

Le cortège traverse Plabennec

 

Ils étaient 300 réunis devant le Champ de Foire, à Plabennec, ce vendredi, pour crier leur colère face aux dernières mesures annoncées par le Premier ministre Jean Castex le 18 février.

 

Salariés des Genêts d’Or, des Papillons blancs, de Kan Ar Mor, familles, agents hospitaliers, professeurs des écoles travaillant en IME… En provenance de l’ensemble du Finistère nord mais aussi du Finistère sud, ils étaient réunis pour faire entendre leur désaccord.

 

« Pas de liste officielle »

 

« Après les annonces du Premier ministre, il y a encore des oubliés, des exclus. Je crierai victoire le jour où tout le monde aura les 183 € », a souligné Fabien Huguet, délégué syndical à la CGT.

 

Sud et la CFDT ainsi que le collectif « Tous à poil pour le Ségur » partagent les mêmes préoccupations, d’autant « qu’il n’y a pas de liste officielle des métiers qui n’auront pas les 183 € », ajoute Gilles Méar, délégué syndical Sud Santé-social. Il s’agira probablement des agents techniques, des secrétaires, des maîtresses de maison, des veilleurs de nuit, mais qui d’autre ?

 


Plan handicap Finistère : près de 650 places supplémentaires d’ici 2025

Le Télégramme – Pleyben – 4 mars 2022 – Karen Jégo

 

Jeudi 3 mars, Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère, a présenté, en présence notamment de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, le plan d’action handicap pour le Finistère. (Le Télégramme/Karen Jégo)

 

Ambitieux, le Plan handicap du Finistère, dévoilé jeudi 3 mars à Pleyben, prévoit de créer 650 places d’accueil, de renforcer la qualité de service à la Maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH) et de mieux soutenir les aidants.

 

« Ce qu’on a voulu c’est non seulement engager un virage inclusif mais aussi débloquer l’offre sur tous les types de handicap et toute la chaîne, pour donner une grande respiration, dans un délai de trois ans, dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap dans le Finistère », a posé le président du Département ,Maël de Calan, lors de la présentation du Plan d’action handicap pour le Finistère, jeudi 3 mars, à Pleyben.

 

Un délai de traitement des dossiers accéléré

 

Ce plan repose sur trois volets. Tout d’abord, renforcer la qualité de service à la Maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH). « Dans le délai de moyens de traitement, nous étions l’une des lanternes rouges, a signalé le président du Département. Mais le pari qu’on fait, c’est qu’en mettant des moyens en plus nous pouvons opérer un retournement complet et transformé la MDPH du Finistère en meilleure MDPH de France ». L’idée est de passer de 7,1 mois en moyenne de délai de traitement d’un dossier, à 4 mois fin 2022 puis 3 mois fin 2023. Un service de plus grande proximité sera aussi proposé grâce à trois implantations dans les Centres départementaux d’action sociale de Brest, Landerneau et Morlaix, appuyé par un site Internet repensé.

 

12 millions d’euros du conseil départemental

 

Actuellement, le besoin d’hébergement et d’accompagnement dans le Finistère n’est couvert qu’à 80 %. Ainsi, dans un deuxième volet, près de 650 places supplémentaires devraient être créées d’ici 2025 grâce au déblocage de près de 12 millions d’euros du conseil départemental et de 5 millions d’euros de l’État. Dans un premier temps, les 20 places en Maison d’accueil spécialisée déjà prévues à Ploudalmézeau et Rosporden seront complétées par 61 places supplémentaires, auxquelles s’ajoutent 15 en foyers d’accueil médicalisés (Fam) et 21 en service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS). Le Département vise 235 places en plus dès 2022. Maël de Calan note, toutefois, que « le recrutement est le principal frein pour ce plan. Il faut rendre les métiers d’aidants attractifs ».

 

Un chèque répit pour les aidants

 

Le troisième volet du plan porte sur le soutien aux aidants en créant un réseau de pair-aidants (développer l’entraide entre aidants), en valorisant les solutions innovantes des associations d’aidants et en faisant monter en puissance la communauté 360 (réseau de professionnels soutenant les personnes handicapées et leur famille).

 

Le Département s’engage aussi à offrir un chèque répit donnant droit à une journée d’accueil temporaire des personnes en situation de handicap. Au-delà des trois volets du plan handicap, deux actions fortes seront également portées par l’État : le développement de l’école inclusive et le renforcement de l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap. Emmanuel Ethis, recteur de l’académie de Rennes, a déjà annoncé que deux unités autisme allaient ouvrir à la prochaine rentrée en Bretagne et trois Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire), dont une au lycée professionnel de Pleyben.

 

 

 


En Finistère, 650 nouvelles places d’accompagnement vont être créées pour les personnes handicapées

Ouest-France – Finistère – 4 mars 2022 – Béatrice CHOT-PLASSOT

 

À Pleyben (Finistère), ce vendredi 4 mars 2022, le conseil départemental et la secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées ont présenté leur « pacte » : un investissement de 12 millions d’euros de la part le Département, auxquels s’ajouteront cinq millions émanant de l’État. 650 places d’accompagnement seront créées.

 

Sophie Cluzel, secrétaire d’État, aux côtés de Maël de Calan, président du conseil départemental et Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale et député, à la salle de l’Arvest, à Pleyben. | Ouest France

 

Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des Personnes handicapées, s’est rendue à Pleyben (Finistère), ce vendredi 4 mars 2022.

Avec Maël de Calan, président du conseil départemental, ils ont dévoilé leur « pacte » en faveur de la prise en charge du handicap dans le Finistère. Le Département va investir 12 millions d’euros auxquels s’ajouteront cinq millions de la part de l’État. 650 places seront créées dans les établissements qui encadrent des personnes handicapées.

Ce plan concentre par ailleurs plusieurs axes : école, emploi, logement, transformation de l’offre médico-sociale, amélioration et simplification des démarches administratives au sein des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH).

 

80 % des besoins couverts

 

D’après les chiffres du conseil départemental, le Finistère est actuellement en capacité de proposer 6 400 places d’hébergement et d’accompagnement des personnes handicapées. Ce qui couvre 80 % des besoins.

 

Aujourd’hui, la durée de traitement d’un dossier par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) est de six mois. L’objectif est d’atteindre quatre mois d’ici fin 2022, puis trois mois d’ici fin 2023.

 

 

 


Le handicap, priorité du Département

Conseil Départemental 29 – 4 mars 2022

 

© CD29 – B. Galeron

 

Qualité de service, offre d’accueil, accompagnement des aidants : le plan d’action du Département.

 

Ce vendredi 4 mars 2022, Maël DE CALAN, président du Conseil départemental du Finistère, a engagé un plan d’actions départemental de grande ampleur pour les personnes handicapées, en présence de la secrétaire d’État, Sophie CLUZEL et du Président de l’Assemblée nationale, Richard FERRAND, et devant plus de 300 professionnels du secteur du handicap.

En associant l’ensemble des partenaires à la construction de ce plan, et notamment l’État, le Département entend répondre rapidement aux besoins des Finistériens en situation de handicap, de leurs familles et des aidants.

 

« C’est la priorité n°1 de notre mandat. Nous avions la volonté commune entre le Conseil départemental et les services de l’État de faire du Finistère le pilote de la transformation de l’offre et du virage inclusif, je crois pouvoir dire qu’avec ce plan, nous répondrons résolument présents ».

Maël DE CALAN, Président du Conseil départemental du Finistère

 

Un plan d’action en 3 axes

 

Le Conseil départemental du Finistère mobilise des moyens sans précédent pour accompagner les personnes en situation de handicap et leurs aidants. Construit sous la direction de Jocelyne POITEVIN, première vice-présidente en charge de l’action sociale et Nathalie TANNEAU, vice-présidente en charge du handicap, ce plan d’action repose sur trois axes.

 

Renforcer la qualité de service à la MDPH

 

Le Conseil départemental souhaite réduire les délais de traitement des dossiers. Ceux-ci ont déjà été ramenés à 5 mois, contre 7 mois en juin 2021, avec pour objectif de descendre sous les 4 mois courant 2022, puis 3 mois en 2023.

Les personnes handicapées et leurs familles bénéficieront également d’un service de proximité dans les CDAS de Brest, Landerneau et Morlaix.

Le site internet  de la MDPH a également été adapté (accessibilité, démarches en ligne, accès aux droits…) pour mieux répondre aux besoins des utilisateurs.

 

Augmenter le nombre de places d’accueil

 

L’objectif est de créer près de 650 places supplémentaires d’ici 2025. Grâce à un effort financier de près de 12 millions d’euros du Conseil départemental, et de plus de 5 millions d’euros de l’État, le Département entend bien augmenter rapidement le nombre de places d’accueil, notamment en service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), foyer de vie, foyer d’hébergement, foyer d’accueil médicalisés (FAM) et unité pour personnes handicapées vieillissantes, dans une logique de parcours avec une offre plus modulaire, innovante et inclusive. De son côté, l’État s’engage à ouvrir 81 nouvelles places en maison d’accueil spécialisée (MAS), 15 en FAM et 21 en services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

 

Accompagner les aidants

 

Les aidants apportent un soutien à une personne en situation de handicap de leur entourage, sur des aspects aussi divers que la vie quotidienne, la vie sociale, les démarches administratives, l’éducation, le soutien psychologique. Le Conseil départemental veut renforcer son soutien aux aidants en prévoyant dès à présent 1 million d’euros pour la promotion de solutions d’accueil temporaire, le soutien financier des associations qui accompagnent les aidants, la création d’un réseau d’entraide, la mise en place d’un chèque répit.

 

Un travail étroit avec les services de l’État et les organismes partenaires

 

Le plan handicap du Conseil départemental du Finistère couvre l’ensemble des champs d’action : hébergement, accompagnement et services, aidants, solutions innovantes et inclusion. Tous les acteurs du handicap, finistériens et nationaux, ont été associés au projet : État, institutions finistériennes partenaires, associations professionnelles et représentatives des usagers.

 

Ce plan est le résultat d’un engagement majeur du Département et de l’État pour faire du Finistère un territoire exemplaire sur l’ensemble du parcours de vie des personnes en situation du handicap : accès aux droits simplifiés, accès à des logements adaptés au besoin de chacun, accompagnement dans l’emploi, scolarisation des enfants, soutien des aidants au quotidien. Il nous faut maintenant être au rendez-vous de l’ambitieuse feuille de route que nous nous sommes fixé pour que les personnes et leurs familles constatent le changement dans leur quotidien.

Sophie CLUZEL, secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées

 

 


Handicap : « Un choc de l’offre pour des territoires 100 pour cent inclusifs »

Le Télégramme – France – 3 mars 2022 – Propos recueillis par Valérie Cudennec-Riou

En visite, ce vendredi, à Pleyben (29), Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, fera plusieurs annonces dans le cadre de la feuille de route MDPH 2022. (Photo officielle/Gouvernement)

 

La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, sera, ce vendredi, dans le Finistère. Dans sa valise, des annonces pour améliorer la prise en compte du handicap et offrir des parcours de vie individualisés.

 

Quel est l’objet de votre venue, ce vendredi, dans le Finistère ?

Avec des délais de traitement des demandes de six mois et demi (NDLR : la moyenne nationale est de 4,4 mois et les Côtes-d’Armor sont à trois mois), la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Finistère ne permettait pas à ces dernières d’avoir un service de qualité pour accéder rapidement à leurs droits. En visite à Porspoder (29), l’été dernier, je m’étais engagée auprès d’un collectif de parents et du nouveau président du Département, Maël de Calan, chef de file des politiques de solidarités, à définir un plan d’action pour remettre à plat son organisation et transformer la réponse apportée aux personnes en situation de handicap. Après six mois de travail avec le préfet, l’Agence régionale de santé et l’Éducation nationale, la feuille de route est prête. École, insertion professionnelle, logement : c’est un choc de l’offre que nous proposons. Non pas que rien n’ait été fait dans le Finistère, où 226 places – services ou hébergements pour un montant 6,1 millions d’euros – ont été créées depuis le début du quinquennat. Malgré tout, 150 jeunes sont maintenus dans des établissements pour enfants, faute d’alternative.

 

En quoi va consister ce choc de l’offre ?

En un ensemble de solutions pour éviter les ruptures de parcours et aboutir à un territoire 100 % inclusif. Sont prévues 100 nouvelles places d’hébergement médicalisées, 300 non médicalisées, 128 habitats inclusifs intergénérationnels -soit une vingtaine de projets – qui seront aménagés au cœur des communes et pour lesquels l’État prendra en charge 80 % du montant de l’aide à la vie partagée. Dans les murs des écoles, collèges et lycées, nous déployons des équipes mobiles. Composées d’un psychologue et d’un éducateur spécialisé, parfois d’un orthophoniste, elles accompagnent les besoins d’adaptation des établissements. Dans l’objectif d’« aller vers », on développe les Sessad (services d’éducation spéciale et de soins à domicile). Et, depuis cette année, les futurs enseignants reçoivent tous une formation initiale à l’école inclusive.

 

Nombre d’enseignants se trouvent pourtant démunis et François Ruffin, député LFI, dénonce une « inclusion low cost ». Que leur répondez-vous ?

Les moyens n’ont jamais été aussi conséquents. Le nombre d’élèves en situation de handicap accueillis à l’école ordinaire croît de 5 à 7 % par an ; ce sont autant de places libérées en IME (institut médico-éducatif). En cinq ans, on est passé, dans le Finistère, de 1 200 à 1 450 AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). On travaille aussi sur la coopération des rééducateurs, dans l’enceinte de l’école, pour éviter aux parents des rendez-vous extérieurs qui les contraignent à réduire leur activité professionnelle.

 

On manque déjà de spécialistes – ergothérapeutes, psychomotriciens… Comment les faites-vous intervenir à l’école ?

En développant les Sessad. Mais il faudra, c’est sûr, former davantage de rééducateurs. On travaille tous azimuts pour atteindre cet objectif. Grâce aux forfaits d’intervention précoce déployés au sein des plateformes de coordination et d’orientation que nous avons mises en place, les parents d’enfants autistes bénéficient d’un reste à charge zéro. Par ailleurs, la simplification administrative est en marche avec le dépôt des demandes en ligne.

 

Allez-vous revenir sur la mutualisation décriée des AESH contraints de se partager entre des enfants porteurs de handicaps très différents ?

Non. La mise en place des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) a permis une organisation au plus près des besoins. On a 35 % d’accompagnants de plus qu’il y a cinq ans, tous sous contrat Éducation nationale. Près de 3,6 milliards d’euros sont fléchés pour la scolarisation des enfants handicapés. Des classes maternelles pour enfants autistes ont été ouvertes, dont une à Brest. Quatre nouvelles classes Ulis ouvriront cette année dans le Finistère qui en compte déjà 102.

 

Où en est l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap ?

Nous avons accompagné fortement le développement des entreprises adaptées avec un fonds spécifique de 86 millions d’euros, dynamisé l’emploi accompagné en octroyant 15 millions supplémentaires aux dispositifs, mis en place un référent handicap dans toutes les PME de plus de 250 salariés et dans les centres de formation des apprentis (CFA). Le taux de chômage a reculé de 19 à 14 % en cinq ans. C’est 14 % de trop mais la prise de conscience est réelle. On est en train de passer de l’obligation d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés à l’envie. Trente mille offres d’accueil en entreprises ont été faites lors du Duoday en novembre, dont 17 % ont débouché sur un emploi. Prochaine étape, le 10 mars, avec le lancement du baromètre national emploi et handicap qui permettra aux entreprises volontaires de faire savoir, selon six items avec chacun plusieurs indicateurs, où elles en sont de leur démarche inclusive, et aux candidats au recrutement d’y accéder publiquement.

 

Autre volet important : l’aide aux aidants…

Sept mille personnes ont sollicité le congé proche aidant de trois mois, désormais rémunéré à hauteur du Smic. L’application Ma Boussole Aidants permet de localiser les places de répit disponibles près de chez soi. Concernant le relais à domicile, on travaille, avec les Départements, à diminuer le reste à charge. Les aidants peuvent trouver une aide en appelant le numéro national gratuit lancé pendant la crise sanitaire (0 800 360 360). Pour proposer plus de solutions de répit et soulager les aidants, il nous faut maintenant travailler avec les gestionnaires d’établissements pour mutualiser les équipements afin qu’ils restent ouverts, y compris pendant les vacances scolaires.

 

Comment expliquez-vous que, 17 ans après la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, seule la moitié des deux millions d’établissements recevant du public (ERP) sont accessibles aux personnes à mobilité réduite ou ont engagé une démarche d’accessibilité ?

Les grands établissements – mairies, bureaux de Poste, administrations – sont presque tous accessibles. Nous travaillons maintenant à la mise aux normes des commerces – pharmacies, bureaux de tabac… J’ai lancé les ambassadeurs d’accessibilité, à disposition pour apporter des conseils en ingénierie, avec, là encore, un financement de l’État à 80 %. Il est fondamental que cela avance encore plus vite.

 

 


Appel à manifester le 9 mars 2022 – Unissons nos voix !

 

Appel-a-manifestation-09-mars-2022

 


Joël Goron quitte la direction des Genêts d’Or

Ouest-France – Finistère – 26 février 2022 – Gaëlle COLIN

 

Il était le directeur général des Genêts d’or et de Sevel Services, dont les sièges se trouvent à Morlaix (Finistère), depuis 2014. Son investissement dans le social ne s’arrête pas là, puisque la présidence de l’Uriopss Bretagne lui fait de l’œil. Yannick Arzel le remplacera au 1er mars 2022.

 

Joël Goron était le directeur général des Genêts d’Or et de Sevel services depuis 2014. Il quitte ses fonctions et sera remplacé par Yannick Arzel le 1er mars 2022. | Ouest-France

 

Si le monde du médico-social était un navire, Joël Goron le quitterait pour sa retraite en pleine tempête. Le directeur des Genêts d’or et de Sevel Services, à Morlaix (Finistère), se retire de ses fonctions au 1er mars 2022. Alors qu’en septembre, un « vent de panique » a soufflé sur la structure associative : « Nous avons constaté de nombreux départs de professionnels expérimentés, et nos difficultés de recrutements se sont accentuées. Ces métiers ont une image très peu valorisée », a-t-il rappelé, lors de son pot de départ, mercredi 23 février 2022. Les salariés sont toujours exclus de la prime Ségur.

 

Poursuite de son engagement associatif

 

L’alerte a été sonnée auprès de l’État, et un collectif atypique, mêlant employeurs-syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne a été créé. « Malgré le contexte de crise, cela nous a permis de franchir un grand pas », a continué Joël Goron. Ce dernier est arrivé à la tête des Genêts d’or et de Sevel Services en 2014. Ces structures pèsent 2 200 professionnels. « Nos travaux autour du nouveau projet associatif ont impliqué toutes les parties en 2019. Les finances sont fragiles mais saines et équilibrées, ce qui nous a permis un développement et des innovations », salue Yves Habasque, président des Genêts d’or.

S’il quitte ce navire-là, Joël Goron garde le cap vers le monde associatif et social. Il se présentera à la présidence de l’Union régionale interfédérale des œuvres privées sanitaires et sociales de Bretagne, dont la candidature devrait être validée en juin 2022. « L’Union fédère tous les acteurs de l’économie solidaire, dans un cadre plus large que le handicap. Avec les mêmes valeurs que je défends, celle de la non lucrativité et le droit à la dignité. ».

 

Son successeur aux Genêts d’or sera Yannick Arzel.


Conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social : réactions aux annonces du Premier ministre

UNAPEI – 18 février 2022

 

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Communiqué de presse 

 

L’Unapei prend acte de la prise de conscience de la crise majeure du secteur du handicap, cependant devant l’urgence, ses associations membres poursuivent leur mobilisation.

 

Le Premier ministre a annoncé ce vendredi 18 février, lors de la conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, des mesures de revalorisation salariale de 183 euros net mensuel pour les professionnels « sociaux éducatifs » sans préciser les métiers concernés. Une première étape, attendue, qui pose un jalon significatif vers une meilleure reconnaissance du secteur du handicap. En sortant de l’ombre, les militants, les familles, les personnes en situation de handicap, les professionnels, les 90 000 signataires de la pétition #UrgenceHandicap, ont réussi à se faire enfin entendre des pouvoirs publics. Néanmoins, la crise que connaît le secteur étant majeure, les menaces sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap restent préoccupantes.

 

Une première étape vers la reconnaissance des professionnels sociaux et médico-sociaux

 

Sans relâche, ces professionnels sociaux et médico-sociaux, malgré ces mois, ces années difficiles, ont continué à s’occuper jours et nuits des personnes en situation de handicap. Mais à bout de souffle, ils attendaient depuis de trop nombreux mois une reconnaissance et une revalorisation à la hauteur de leurs compétences et de leur engagement. Des conditions sine qua non à la poursuite d’un accompagnement digne, de qualité, adapté aux besoins des personnes en situation de handicap.

L’Unapei remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées à ses côtés, militants, signataires, personnes accompagnées, familles, amis, partenaires pour que notre combat soit enfin entendu, et que la dure réalité du vécu des personnes concernées sur le terrain émerge enfin dans le débat public. C’est une première étape.

 

Une menace persistante sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap et sur leurs familles

 

Les hausses de salaires annoncées par le gouvernement, ce jour, sont tardives et ne suffiront pas à elles seules à résoudre la crise. Les atermoiements du gouvernement et les revalorisations au compte-goutte ont laissé les professionnels, les personnes concernées et leurs familles exsangues. La menace sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap persiste. L’hémorragie des personnels se poursuit inexorablement, entravant l’effectivité des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap – ruptures d’accompagnement dues aux arrêts de services, problèmes de sécurité, restrictions des activités essentielles à leur vie quotidienne.

Une maman de Loire-Atlantique témoigne : « Notre fille est déstabilisée. Depuis 7 ans, sa vie n’est plus chez nous, elle ne veut plus être rattachée à la maison, elle veut continuer sa vie sociale au foyer. Mais devant la vague de démissions et le manque de professionnels, nous devons reprendre notre fille chez nous de plus en plus souvent. En tant que parents, nous sommes démoralisés. Qui s’occupera de notre fille quand nous ne serons plus là ? C’est un retour en arrière pour notre pays ».

 

Des annonces qui se doivent d’être financées effectivement par l’Etat et les départements

 

En outre, il est impératif que ces annonces ne s’apparentent pas à des vaines promesses : il faut que la revalorisation soit réellement immédiate. En effet, la première revalorisation de novembre dernier n’est toujours pas effective dans toutes les associations car l’Etat n’a pas assuré le financement, les obligeant à faire une avance de trésorerie sur leurs fonds propres, ce qui est devenu impossible aujourd’hui pour un certain nombre d’entre elles.

 

Ne faisons pas des nouveaux oubliés du Ségur !

 

L’Unapei demande que tous les professionnels sociaux et médico-sociaux bénéficient des revalorisations annoncées. A ce stade, nous ne disposons d’aucune garantie. Certaines catégories de professionnels indispensables à l’accompagnement des personnes en situation de handicap pourraient être encore oubliées. Qu’en est-il notamment des mandataires judiciaires à la protection des majeurs ?

 

Un impératif du prochain quinquennat : garantir un accompagnement de qualité des personnes en situation de handicap

 

Suite à la publication du rapport Piveteau[1] et à l’aune des élections présidentielles, l’Unapei rappelle que les personnes en situation de handicap ont le droit de vivre sans attendre. Leurs aidants familiaux ont également le droit d’être juste parents et de ne pas devoir continuellement prendre en charge leurs proches pour pallier les manquements de l’Etat. Il est plus qu’urgent de définir une véritable politique publique du handicap.

Nos demandes pour rendre possible un accompagnement de qualité, condition pour une vie digne :

  • Soutenir par des moyens supplémentaires la création de nouvelles solutions d’accompagnement. Faute d’offre de places et de services en nombre suffisants en France, trop de personnes sont « sans-solutions ». Parfois l’accompagnement qui leur est proposé l’est par défaut et donc n’est pas – ou plus – adapté, voire maltraitant : amendement Creton ; listes d’attente ; réponses partielles
  • Soutenir l’autonomie des personnes, quel que soit leur lieu de vie et quel que soit leur activité
  • Lever les freins administratifs qui entravent les choix de vie des personnes : revoir le système des orientations MDPH, simplifier l’offre d’accompagnement sur les territoires et garantir l’équité territoriale de l’offre
  • Lever les freins administratifs et règlementaires qui entravent l’effectivité des droits des personnes en établissements : par exemple, liberté d’aller et venir en révisant la réglementation des règlements départemental d’aide sociale

 

[1] Rapport Piveteau, Experts, acteurs, ensemble… pour une société qui change, février 2022

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : Communiqué de presse Conférence des métiers : réaction Unapei aux annonces du Gouvernement (PDF, 277,6 Ko)

 

 


Crise des métiers sociaux : « Les associations de solidarité lancent un cri d’alarme »

Le Monde – 9 février 2022

 

Tribune

 

Collectif : Les dirigeants d’une trentaine d’associations de solidarité, parmi lesquels Daniel Naud, président de l’Armée du salut, Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du nid et Bernard Devert, président d’Habitat et humanisme, alertent dans une tribune au « Monde » sur le manque d’attractivité des métiers du social et du médico-social. Il est urgent d’augmenter les salaires.

 

La situation des établissements, des services, des accueils, des soins, aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, en situation de précarité ou sans abri, en difficulté avec des addictions, de protection des enfants, est en danger imminent ! Avec un risque quant à la qualité d’accompagnement des personnes confiées ou suivies.

En cause ? La perte d’attractivité des métiers du social et du médico-social. Les remontées des associations démontrent un manque de 10 % à 15 % de salariés (30 % à 40 % dans certaines structures, hors solutions d’urgence palliatives), d’après les données compilées par les associations adhérentes de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux. Près de 64 000 postes sont aujourd’hui vacants, selon la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal).

 Qui peut accepter que ses enfants, ses parents, ses aînés, ses amis soient ainsi traités ? Qui n’a pas mesuré l’importance et la valeur de ce travail en s’étant occupé lui-même d’un enfant vulnérable, d’une personne en perte d’autonomie, en situation de handicap, d’exclusion ou souffrant de maladie ? Les pouvoirs publics soulignent parfois l’importance de ces travailleurs sociaux, mais sans jamais la lier à une valorisation salariale.

 

Conserver le personnel en fonction

 

Comment attirer des jeunes vers ces professions dont le caractère social et solidaire les intéresse mais qui renoncent, au vu des salaires proposés, des contraintes en termes de rythme de travail ou de l’impossibilité de se loger ? Travailleurs sociaux, éducateurs, assistants sociaux, infirmiers, aides à domicile, animateurs socio-éducatifs, puériculteurs, aides médico-pédagogiques, conseillers en éducation sociale et familiale, éducateurs de jeunes enfants, travailleurs pairs… autant de nobles métiers au service des autres, en particulier des plus vulnérables.

 Aujourd’hui, la première urgence est de conserver le personnel en fonction. La crise sanitaire a représenté un accélérateur de départs, amplifié par le manque de reconnaissance, malgré l’engagement remarquable de toutes ces personnes durant la pandémie, sans protection, sans soutien, et privilégiant le maintien du lien social aux risques sanitaires encourus.

Pas de valorisation salariale, pour certains, même pas de prime Covid… Les aspects salariaux ont toujours été soit occultés, soit différés ou réservés aux soignants, pour qui c’était évidemment incontestable et indispensable. Il est inconcevable de ne pas élargir ces revalorisations aux professions sociales, primordiales pour le respect et la dignité dus à tous les êtres humains.

 

Injustice et inégalité

 

Toutes les grandes associations, fondations, fédérations, unions veulent de façon unanime lancer ce cri d’alarme, afin de protéger, promouvoir, préserver et développer les capacités des personnes et leur accès aux droits fondamentaux. Il est intolérable de les renvoyer chez elles (quand cela est possible), de ne pas pouvoir les accueillir ou les soigner, faute de personnel qualifié…

Des réponses doivent être apportées sur l’attractivité de ces métiers sociaux et le premier geste, avant une concertation annoncée pour février, c’est la revalorisation immédiate au niveau des 183 euros attribués aux soignants et dont la non-extension représente une injustice et une inégalité inacceptables.

Cette situation ne peut attendre des propositions hypothétiques sur ces questions qui ne relèvent pas d’un quelconque assistanat mais bel et bien de l’assistance que l’on doit collectivement aux plus fragiles. Il y va de l’avenir du modèle de notre société, du respect de nos valeurs républicaines, auxquelles nous sommes tous tant attachés.

 

Les signataires de cette tribune sont :

Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux ;

Bernard Basset, président d’Association Addictions France ;

Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis de personnes âgées et de leurs familles ;

Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité ;

Michel Cadot, président de la Fondation COS Alexandre-Glasberg ;

Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addiction ;

Jean-François Desclaux, président de Cités Caritas ;

Bernard Devert, président d’Habitat et humanisme ;

Roland Dysli, président de l’Association des instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP) et de leurs réseaux ;

Gaël Escaffre, directeur général de l’Essor ;

Marie-Hélène Franjou, présidente de l’Amicale du nid ;

Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante ;

Claude Garcera, président de l’Union nationale pour l’habitat des jeunes ;

Luc Gateau, président de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis ;

Philippe Guérard, président d’Advocacy France ;

Nicolas Guillon, président de la Fédération nationale des associations de l’aide familiale populaire/Confédération syndicale des familles ;

Geneviève Laurent, présidente de l’Association nationale des équipes contribuant à l’action médicosociale précoce ;

Thierry Le Roy, président de France terre d’asile ;

Jean-Louis Loirat, président de l’association Oppelia ;

Patrick Malphettes, président de La Fédération du domicile Adédom ;

Christine Meignien, présidente de la Fédération française sésame autisme ;

Aude Messéan, président de Cohabilis ;

Daniel Naud, président de la Fondation Armée du salut ;

Léonard Nzitunga, président de la Fédération santé habitat ;

Michel Pelenc, directeur général de Solidaires pour l’habitat ;

Pascale Ribes, présidente d’APF France handicap ;

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre ;

Camille Spire, présidente d’Aides ; Marielle Thuau, présidente de Citoyens & Justice ;

Tarik Touahria, président de la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France ;

Nicolas Truelle, directeur général d’Apprentis d’Auteuil ;

François Vacherat, directeur général de la fondation Action enfance ;

Alain Villez, président des Petits Frères des pauvres ;

Didier Wallace, directeur général de la Fondation La Vie au grand air ;

Eric Yapoudjian, directeur général de la Fondation de l’Armée du salut, vice-président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux.

 

 


Comité Interministériel du Handicap CIH. Pour l’Unapei : «  un bilan décevant qui ne résiste pas à la confrontation avec le vécu des personnes et des familles »

UNAPEI – 3 février 2022

Communiqué de presse

 

EcoutezFocus

 

Luc Gateau, Président de l’Unapei, indique à l’occasion du dernier CIH du quinquennat : « l’heure est aux bilans. Malheureusement, la déception est à la hauteur des espoirs. Le choix des personnes en situation de handicap affichée comme priorité par le Chef de l’Etat et le gouvernement avait suscité des attentes. En tant que représentant des personnes et des familles, je constate que le discours politique ne résiste pas à la confrontation avec la réalité de leur vécu sur le terrain ».

 

Les personnes en situation de handicap et leurs familles vivent actuellement une crise sans précédent du secteur social et médico-social

 

Elles  sont les victimes collatérales d’un système qui les ignore. La pénurie des professionnels impacte directement la qualité de l’accompagnement, quand ce n’est pas l’accompagnement tout court, en particulier quand le handicap nécessite une attention  de toutes les heures. Ne pas revaloriser les métiers du social et du médico-social, c’est dévaloriser les droits des personnes. L’Unapei demande dès à présent la revalorisation des salaires de l’ensemble des professionnels intervenant auprès des personnes en situation de handicap.

 

Trop de personnes en situation de handicap ne bénéficient toujours pas de réponses et compensations adaptées à leurs besoins

 

Rendre possible un accompagnement de qualité, en particulier pour les personnes dont le handicap requiert des interventions interdisciplinaires 24 heures sur 24, c’est la condition pour une vie digne. Faute d’offre de services d’accompagnement en nombre suffisants en France, trop de personnes restent « sans-solutions » , l’accompagnement qui leur est proposé l’est parfois par défaut et est donc, de ce fait inadapté, voire maltraitant. L’Unapei en veut pour preuve les amendements Creton ; les listes d’attente en établissements et services ; les réponses partielles aux besoins des élèves en situation de handicap.

Les dispositifs annoncés en matière de scolarisation des élèves en situation de handicap ne répondent toujours pas aux élèves dont les besoins d‘accompagnement sont importants : élèves aux besoins complexes ; autistes ; en situation de polyhandicap ; avec troubles cognitifs, du développement intellectuel ou du comportement. La politique du chiffre n’est pas la politique de la qualité de l’accompagnement. Les dispositifs inclusifs déployés se doivent par conséquent d’être évalués et coordonnés. Une politique d’accompagnement au changement s’avère clé pour la réussite d’une scolarisation effectivement inclusive pour tous les élèves en situation de handicap.

Concernant les PIAL (pôles inclusifs d’accompagnement localisé) : l’Unapei observe que les annonces du CIH relève d’une politique d’organisation des ressources humaines et non de  mise en œuvre de dispositifs d’accompagnement au plus près des besoins individualisés. L’Unapei déplore que les AESH continuent d’être pensées  comme des « solutions pansement », alors qu’il faut un ensemble de mesures pour rendre l’école réellement accessible à tous les types de handicap. Le déploiement des UEMA (unités d’enseignement autisme en maternelle) constitue une bonne chose, cependant une fois ces unités déployées, le  milieu ordinaire se doit d’être prêt à accompagner les élèves autistes au regard de leurs besoins.

Soutenir l’autonomie des personnes nécessite de sécuriser la compensation de son handicap. L’Unapei demande une réforme des critères d’éligibilité pour l’accès à la PCH, notamment son élément « aide humaine ». Dans notre société, qui fait du domicile le centre de gravité des parcours de vie, un meilleur accès à la PCH aide humaine permettrait notamment à certaines personnes grâce aux soutiens à la vie quotidienne, d’accéder à un logement individuel et de s’y maintenir, ou d’accéder à des habitats partagés. Elles sont anormalement exclues de la compensation offerte par la PCH et sont victimes de discrimination. La publication d’un décret qui allait rectifier cela est annoncée. Nous attendons de voir si le contenu correspond à nos attentes et permettra une réelle amélioration de l’accès à cette aide à laquelle les personnes ont droit.

 

L’accès au travail de toutes les personnes en situation de handicap doit être garanti

 

L’Unapei est satisfaite de voir la mise en application progressive du plan de transformation des ESAT (établissements et services d’aide par le travail). Cependant, d’autres mesures pourraient être prises pour favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap en milieu ordinaire de travail, via la clarification des différents dispositifs venant en soutien aux employeurs pour le recrutement ou le maintien en emploi ; la suppression des catégories d’emploi exigeant des conditions d’aptitude particulières (ECAP) et l’allocation de moyens plus importants aux dispositifs d’emploi accompagné. Par ailleurs, nous demandons que soit réalisé un bilan global de la réforme de l’OETH et de son impact sur les achats inclusifs et la pérennité des ESAT et entreprises adaptées. L’Unapei demande également un meilleur accompagnement des personnes en sortie d’ESAT, par l’ouverture d’établissements dédiés, en alternative aux EHPAD. Enfin, nous attendons du gouvernement l’affirmation auprès des instances internationales de la pertinence des systèmes d’accompagnement mis en place en ESAT, en reprenant les conclusions du rapport IGAS-IGF paru en 2019.

 

Une véritable politique publique s’adosse à des financements pérennes et actualisés en fonction de besoins identifiés et chiffrés

 

La politique publique du handicap doit faire l’objet d’une approche pluriannuelle dans le cadre d’une trajectoire de financement explicite à 10 ans. L’ambiguïté du positionnement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales doit être levée. Cela nécessite de se donner les moyens d’une véritable évaluation des besoins des personnes ce qui n’est actuellement pas le cas. 

Il n’y a toujours pas de statistiques pour construire une politique du handicap. L’Unapei accompagne sur le terrain au quotidien la transformation de l’offre adaptée aux attentes et besoins des personnes, mais ne peut que regretter qu’aucune évaluation de ces attentes et besoins, au-delà de notifications administratives.

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : Comité Interministériel du Handicap (CIH). Pour l’Unapei : « un bilan décevant qui ne résiste pas à la confrontation avec le vécu des personnes et des familles » (PDF, 203,0 Ko)

 

 

 

 

 


Collectif Employeurs-Syndicats : Courrier au Préfet

 

 

 


POINT DE VUE. Handicap : « Pour une politique volontariste »

Ouest-France – Handicap- 2 février 2022

 

Vingt et une associations du réseau national Unapei (fédération française d’associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles) signent une lettre ouverte pour « alerter sur une crise sans précédent».

Douze millions de personnes sont porteuses d’un handicap en France, autant d’aidants familiaux et des centaines de milliers de professionnels de l’accompagnement. | Archives

 

« Monsieur le Président, nous réclamons des actes forts et immédiats ! Les 21 associations signataires de cette lettre ouverte, membres du réseau national Unapei (Fédération française d’associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles), formulent une alerte sur une crise sans précédent. Nous sommes 80 000 personnes accompagnées, proches, aidants, adhérents et professionnels. Nous réclamons des actes immédiats du gouvernement et à venir des engagements forts des candidats aux élections présidentielles et législatives.

 

« Un retour en arrière de 60 ans pour notre pays »

 

Trop de professionnels médico-sociaux et sociaux ne sont pas reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leur engagement. Épuisés, paupérisés, ils quittent ce secteur pour lequel ils se sont engagés. Trop de personnes en situation de handicap sont mises en danger, privées de soins et d’activités essentielles à leur vie. Leurs droits fondamentaux, déjà peu respectés en temps normal, sont totalement bafoués. Trop de parents, de grands-parents, de sœurs, de frères, sont abandonnés par la société.

 

Ils sacrifient leurs vies personnelles et professionnelles pour s’occuper de leur proche en situation de handicap. C’est un retour en arrière de 60 ans pour notre pays ! Nous sommes plus que jamais oubliés et ignorés par les pouvoirs publics. En France, plusieurs millions de personnes en situation de handicap, de familles, de proches, d’aidants, de professionnels du social et du médico-social se sentent abandonnées, déconsidérées et désespérées.

 

Appliquer la revalorisation salariale prévue par le Ségur

 

La pétition du réseau Unapei, lancée en octobre 2021, est soutenue par plus de 80 000 signataires à ce jour. Cependant, l’État reste immobile et la situation s’aggrave tous les jours. L’hémorragie des professionnels médico-sociaux se poursuit inexorablement, avec pour corollaire de nombreuses personnes en situation de handicap en ruptures d’accompagnement ou subissant des restrictions d’activités essentielles à leur vie quotidienne. De nombreuses familles sont au bord de l’épuisement, inconsidérées. La revalorisation salariale prévue par le Ségur de la Santé pour les professionnels de santé, doit bénéficier sans délai à tous les professionnels sociaux et médico-sociaux en lien avec les personnes en situation de handicap. Tous les métiers doivent être revalorisés, sans restriction, sans conditionnement et avec une totale égalité de traitement.

 

Si nous espérons que cette mesure de justice sociale enrayera à court terme la crise, une vision d’une société solidaire et inclusive, et une politique volontariste s’avèrent indispensables compte tenu des attentes et besoins des Français en situation de handicap et de leurs proches. Les candidats à l’élection présidentielle doivent s’engager pour ces citoyens oubliés. 12 millions de personnes sont porteuses d’un handicap en France, autant d’aidants familiaux et des centaines de milliers de professionnels de l’accompagnement.

Signataires : Christian Vincent, président de l’Adapei-Nouvelles Côtes-d’Armor ; Frédéric Soudon, président Papillons Blancs du Finistère ; Catherine Lechevalier, présidente Adapei Ille-et-Vilaine ; Isabelle Hillion, présidente Association Sévigné ; Nelly Allanic, Présidente Association Notre Avenir ; Sophie Biette, Présidente Adapei Loire-Atlantique ; Sylvie Beauce, Présidente APEI Ouest 44 ; Jacques Fillonneau, Président ATIMP 44 ; Marie-Hélène Chautard, Adapei Maine-et-Loire ; Jacques Mariel, Président HandiCap’Anjou ; François De Sauveboeuf, présidents APAHRC ; Martine Evrard, Présidente Adapei Mayenne ; Annick Desmons, Présidente ATMP 53 ; Monique Doudard, Présidente EKLA (Apei Nord Mayenne) ; Armand Eichler, président Adapei Morbihan : Sandrine Guérard, Présidente Adapei de la Sarthe ; Odile Beauvoir, Présidente APEI Sablé Solesmes ; Philippe-Marie Durand, Président Adapei-Aria de Vendée ; Françoise Malette, Présidente ATHM de Vendée ; Florence Fourmont, présidente Unapei Pays de la Loire ; Jack Meunier, président Unapei Bretagne.

 

 


Personnes en situation de handicap, proches, professionnels médico-sociaux, ILS TÉMOIGNENT

Le 20/01/2022

Communiqué de presse

« Chaque changement de situation me fait perdre mes repères, c’est angoissant»,une personne en situation de handicap.

 «Le foyer ferme, mon frère doit revenir à la maison toute la semaine et il est totalement désorienté », une parente.

«Faute de temps, nous ne pouvons plus faire leur toilette correctement tous les jours, c’est de la maltraitance ! », une professionnelle.

« C’est un ras-le-bol général, même pour des personnes dont c’est le métier et l’engagement depuis plusieurs années », un professionnel.

Ce quinquennat se termine par une crise sans précédent pour le secteur du handicap. Educateurs spécialisés, moniteurs éducateurs, infirmiers, aides-soignants, orthophonistes… les professionnels sociaux et médico-sociaux voient leurs conditions de travail se dégrader dans l’indifférence générale, malgré l’alerte lancée par l’Unapei depuis plusieurs mois. Pourtant engagés, passionnés, de nombreux professionnels démissionnent.

  • Ces pénuries de professionnels sociaux et médico-sociaux mettent en péril la qualité de l’accompagnement des personnes en situation de handicap intellectuel ou cognitif, et ce partout en France.
  • Les proches, déjà à bout de souffle, isolés par des mois de crise sanitaire, sont appelés en renfort pour prendre le relais et accueillir les personnes en situation de handicap.

Tous les voyants sont au rouge.

De jour en jour, la situation s’aggrave. Les associations du réseau Unapei, par manque de professionnels, ne peuvent plus subvenir aux besoins quotidiens des personnes en situation de handicap. Certaines associations sont obligées de réduire les activités auprès des personnes accompagnées, restreindre les soins au strict minimum, ou pire, ne plus accompagner  certaines personnes qui sont alors prises en charge par  leur famille. Les personnes en situation de handicap et leurs familles sont, elles aussi, à bout, fatiguées, isolées, oubliées. Encore une fois, elles se retrouvent victimes collatérales d’un système qui a atteint ses limites.

Décidées à ne pas être les témoins silencieux de cette situation maltraitante, les associations du réseau Unapei donnent la parole à tous ceux, professionnels et aidants, qui construisent chaque jour une société plus solidaire, plus juste et ouverte à tous et aux premières concernées, les personnes en situation de handicap.

Les familles sont appelées à prendre en charge les personnes en situation de handicap pour pallier la pénurie !

« Pour la première fois en 50 ans, le foyer qui accueille mon frère m’a demandée d’héberger quelques jours mon frère, chez moi, pour soulager les équipes. J’ai accepté, bien sûr. Je constate, avec regret, les conditions de travail si difficiles pour les équipes. Moi, j’ai de la chance, je suis à la retraite, comment aurais-je fait si j’étais encore en activité ? Le plus compliqué, c’est pour mon frère : ce séjour va être problématique. Il a ses habitudes, ses repères, ses amis, ses éducateurs préférés au sein du foyer… Il est dérouté, il ne comprend pas pourquoi il doit venir chez moi. Cet éloignement ne va que renforcer un sentiment de tristesse et d’isolement que nous ressentons chez tous les résidents de son établissement depuis plusieurs mois. Depuis le Ségur de la santé, les inégalités de traitement entre les professionnels ont été accentuées et ont conduit à des tensions très vives dans les établissements. De nombreux professionnels du handicap ont quitté le secteur. Aujourd’hui, ses tensions se répercutent sur les familles »s’indigne Maryse, sœur et tutrice d’un adulte en situation de handicap intellectuel habitant en foyer de vie.

« Mon fils connait un retard mental très important. Il faut le nourrir, le laver, le changer et le surveiller en permanence. Depuis que son établissement est contraint de fermer plusieurs jours par mois par manque de professionnels, il est de retour à la maison : nous n’avons plus un instant de répit. En tant que maman, je suis évidemment dévouée et je donne le maximum pour mon fils. Mais le quotidien est très difficile pour nous. Sans les professionnels, notre quotidien n’est plus viable. Cela impacte toute la famille, ce n’est pas une vie  »déploreChantal, maman d’un jeune homme de 19 ans, en situation de polyhandicap.

Les personnes en situation de handicap : elles sont… délaissées, en régression dans leurs acquis

« Quand les professionnels manquent, quand les établissements ferment ou que les activités sont supprimées, nous voyons bien que nos enfants en situation de handicap régressent dans leurs apprentissages et acquis. Et quand ce sont les toilettes qui ne sont plus faites tous les jours, que la vie est réduite au minimum vital – et encore – nous sommes tout simplement indignés. Ce n’est pas humain de traiter nos enfants de la sorte »s’insurge Marie-Laurence, mère d’une personne en situation de handicap intellectuel habitant en foyer de vie.

« Moi je n’aime pas les départs, cela me rend triste. Je ne suis pas contente de voir de nouvelles têtes tous les jours. »raconte Fabienne, personne autiste habitant en foyer de vie.

« Je suis toujours content de voir ma sœur mais je ne comprends pas pourquoi je vais devoir aller vivre chez elle pendant une semaine. Je suis bien chez moi, je m’entends bien avec tout le monde et j’ai mes habitudes. Ça va être difficile. »s’interroge Jean-Luc, personne en situation de handicap intellectuel travaillant enESATet habitant en foyer de d’hébergement.

Les professionnels du handicap : ils sont « à bout » psychologiquement et nerveusement

« Travailler dans le secteur du handicap, c’est aller bosser la boule au ventre, avoir le sentiment qu’on a mal fait son boulot parce qu’on manque de moyens ! »assène Frédéric, éducateur spécialisé.

« Dans l’association au sein de laquelle je travaille depuis vingt ans, la crise sanitaire met en lumière un malaise qui couvait depuis bien longtemps. Elle a déstabilisé un équilibre fragile. Avec des équipes toujours moins nombreuses, nous sommes en réorganisation permanente, nous nous adaptons à tout, à tous, tout le temps. Nous accumulons les tâches administratives chronophages, des protocoles énergivores et de nombreuses tâches silencieuses, en plus de nos missions principales, et ce, dans le même temps de travail et pour le même salaire. Même si nous avons envie de bien faire notre travail, nous sommes contraints de faire au mieux. C’est inconfortable, mais surtout, cela se fait toujours au détriment de la bienveillance et du bien-être des personnes accompagnées. 

Notre métier, c’est l’humain. La dimension pluridisciplinaire est essentielle, pour prendre en considération les personnes dans leur globalité, et considérer tous leurs attentes et besoins : nous travaillons en équipe, il n’est pas acceptable de laisser les inégalités de traitement s’installer.

Quand on met toutes ces difficultés bout à bout, on arrive à une situation de tension extrêmement difficile, et je m’inquiète pour l’avenir de toute la profession si on ne trouve pas de solution pour lui redonner un peu d’attractivité.»s’indigne Valérie, éducatrice spécialisée.

 « Pour les personnes accompagnées, le turn-over des professionnels n’est vraiment pas facile à vivre. J’aime mon métier, et cela me désole de ne pas pouvoir assurer un poste permanent, mais pour des raisons personnelles, j’ai fait le choix de l’interim, plus rémunérateur et moins contraignant en terme d’amplitude horaires. »explique Sonia, aide-médico-psychologique intérimaire.

Après avoir lancé unepétition sur change.orgen octobre 2021, déjà soutenue par plus de 80 000 signataires, l’Unapei, diffuse, en ce début d’année, une nouvelle campagne d’interpellation#UrgenceHandicap.

L’Unapei souhaite rappeler par cette action queles personnes en situation de handicap et leurs proches ont droit à un accompagnement digne, de qualité, adapté aux besoins et aux attentes de chacun dans une société ouverte à tous, pensée pour eux et avec eux.

12 millions de personnes porteuses d’un handicap, 8 millions d’aidants familiaux,est-ce normal de les oublier ?

 

Vous voulez soutenir les personnes en situation de handicap, leurs proches

et les professionnels médico-sociaux ?

Signez la pétition en ligne :

https://www.change.org/urgencehandicap


Mobilisation du 24 janvier : Communiqué de presse

 


Soutenez la campagne #UrgenceHandicap

Article

Le 17/01/2022

 

 

En période électorale, la voix de tous les citoyens compte, y compris celle des personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, cognitif et/ou avec autisme, de leurs familles et des professionnels qui les accompagnent.

Aidez-nous à faire entendre la voix des oubliés ! 

L’Unapei lance la campagne #UrgenceHandicap pour que leur voix comptent lors des prochaines élections présidentielles et législatives et que des réponses concrètes soient apportées à la crise actuelle. Votre soutien peut y concourir. Nous demandons des actes immédiats au gouvernement et des engagements forts aux candidats.

Pour agir et soutenir les personnes en situation de handicap, leurs familles et les professionnels qui les accompagnent, vous pouvez :

Relayer et soutenir la campagne en la diffusant sur vos canaux de communication. 

Signer la pétition.

Partager les posts de l’Unapei en vous abonnant à nos pages : FacebookLinkedInTwitter et Instagram.

Diffuser des affiches de la campagne téléchargeables ci-dessous.

Habiller vos réseaux sociaux et vos sites internet aux couleurs de la campagne avec les visuels ci-dessous.

Vous éditez un journal ?  Vous disposez d’espaces d’affichage ? Vous souhaitez vous engager ? Contactez-nous en écrivant à urgencehandicap@unapei.org

Nous comptons sur votre soutien !

 


Les travaux pour l’attractivité des métiers de l’accompagnement social et médico-social s’organisent

Gouvernement – 29 décembre 2021

 

Communiqué

 

Le Premier ministre a chargé Jean-Philippe Vinquant et Benjamin Ferras, membres de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), de préparer l’organisation de la Conférence des métiers et de l’accompagnement social et médico-social, annoncée en novembre dernier, ainsi que de structurer le dialogue avec les partenaires sociaux, aux côtés des départements, sur les conditions du soutien public à la modernisation des conventions collectives du secteur.

 

Le Premier ministre a rappelé la mobilisation du Gouvernement en faveur des métiers du champ social et médico-social, qui sont confrontés à une crise d’attractivité importante. Comme dans les établissements de santé, les difficultés de recrutement, déjà observées avant la crise, se sont aggravées ces derniers mois. Une conjonction de facteurs peut expliquer ces difficultés, notamment l’absence de modernisation des grilles salariales établies depuis plusieurs décennies, le manque de perspectives de carrière et d’évolution professionnelle en l’absence notamment de passerelles entre les métiers, ou encore des conditions de travail souvent difficiles.

Dans ce contexte, et parce que ces métiers sont indispensables à l’accompagnement de nombre de nos concitoyens, le Premier ministre a annoncé en novembre dernier l’organisation d’une conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social. Cette conférence a vocation à fixer un cap et une méthode partagés entre L’État, les départements et les partenaires sociaux, ainsi qu’à concilier de premières avancées rapides et l’engagement d’un travail de fond et dans la durée en faveur de l’attractivité de ces métiers, pour être au rendez-vous du niveau d’ambition qu’attendent les professionnels, nos concitoyens et leurs proches.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des accords signés au titre de la mission dite « Laforcade » et des mesures déjà prises par l’État pour les personnels soignants exerçant dans les hôpitaux, les EHPAD, les services à domicile et les structures du handicap, et ce quel que soit le financeur de ces établissements et services.

Pour piloter la conduite de ces travaux, le Premier ministre a chargé Jean-Philippe Vinquant et Benjamin Ferras, membres de l’Inspection générale des affaires sociales, de faire des propositions sur l’organisation et les livrables de cette prochaine conférence. Ces propositions devront se faire en articulation avec les travaux menés par les partenaires sociaux dans les secteurs sanitaire, médico-social et social en faveur du rapprochement et de la modernisation des conventions collectives.

Cette préparation tiendra également compte des travaux confiés à Denis Piveteau sur les métiers de l’accompagnement des personnes handicapées, et de ceux en cours au sein du Haut conseil du travail social.

Parce que s’agissant de l’attractivité de ces métiers de l’accompagnement, les responsabilités incombent à la fois à l’État, aux départements et aux partenaires sociaux, et parce que les départements sont des acteurs de premier plan du champ social et médico-social, la préparation de la conférence sera naturellement organisée en lien étroit avec l’Assemblée des Départements de France.

 

Le Premier ministre réaffirme son attachement à ce que les prochaines échéances permettent d’apporter des améliorations concrètes pour les professionnels des métiers du champ social et médico-social, tout en assurant une révision en profondeur des conditions d’exercice de leurs métiers et du déroulement de leurs carrières. Il compte pour ce faire sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.

 

La conférence se tiendra au premier trimestre 2022 selon une date à stabiliser avec les acteurs en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

 

Communiqué PM – Les travaux pour l’attractivité des métiers de l’accompagnement social et médico-social s’organisent – PDF – 315.93 Ko

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2021/12/communique_de_presse_de_m._jean_castex_premier_ministre_-_les_travaux_pour_lattractivite_des_metiers_de_laccompagnement_social_et_medico-social_sorganisent_-_29.12.2021.pdf

 

 


Revalorisation du secteur social et médico-social : Courrier de Sophie CLUZEL

La différence entre courrier certifié vers courrier recommandé | papernest - Le Blog

 


L’Unapei Bretagne dévoile les résultats de son enquête d’impact social

Le Télégramme – Saint Brieuc – 6 décembre 2021 – Quentin-Mathéo Pihour

Ce lundi 6 décembre, l’Unapei (1) Bretagne a dévoilé les résultats de son enquête d’impact social, au Palais des congrès de Saint-Brieuc. Une étude lancée en 2019 auprès de travailleurs en Esat (2), dont l’organisme se félicite des conclusions.

 

Jack Meunier, président de l’Unapei Bretagne (au centre) et Élodie Gruel, déléguée régionale de la fédération (à sa droite) ont présenté les résultats de l’enquête d’impact social de l’Unapei Bretagne. (Le Télégramme/Quentin-Mathéo Pihour)

 

À Saint-Brieuc, l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) de Bretagne a dévoilé, ce lundi 6 décembre, les résultats de son enquête d’impact social, au Palais des congrès de Saint-Brieuc. Un projet d’envergure lancé en 2019, auprès de travailleurs d’Esat (Établissements et services d’accompagnement par le travail, NDLR) à propos de leur qualité de vie. « C’était une démarche expérimentale, également testée – mais sur des sujets différents – par les Unapei des Pays de la Loire et Auvergne Rhône-Alpes », a expliqué Jack Meunier, président de l’Unapei Bretagne.

 

93 % des répondants se sentent utiles dans leur travail

 

Au total, 429 travailleurs en Esat, 179 familles et 209 partenaires de l’Unapei en Bretagne ont répondu aux questionnaires distribués. « Cela a permis une confrontation de points de vue, pour sentir l’impact qu’on avait réellement », a expliqué Jack Meunier. Parmi les résultats dévoilés, 81 % des travailleurs interrogés ont estimé que leur projet professionnel les aidait à améliorer leur qualité de vie. De même, 93 % des répondants ont déclaré se sentir utiles dans leur travail. De « très bons résultats » qui ont également fait ressortir de nouveaux points d’intérêt; ils seront explorés dans les mois à venir par la fédération bretonne.

 

« Pour une fois, on s’inquiète de leur avis »

 

Personnes en situation de handicap, encadrants, directeurs d’Esat, familles : environ 150 spectateurs ont assisté à l’événement. « Il y avait une vraie attente de ces résultats des personnes accompagnées », a notamment expliqué Élodie Gruel, déléguée régionale de l’Unapei Bretagne. « Pour une fois, on s’inquiète de leur avis, on leur pose des questions… C’est pour cela qu’il était important d’organiser cette étude. » Un constat partagé par Jack Meunier : « Nous sommes agréablement surpris de l’écho qu’ont eu nos actions sur les personnes, sur leur autonomie, sur leur vie ! ».

 

  1. Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis.
  2. Établissements et services d’accompagnement par le travail.

 


Manifestations – Crise du secteur médico-social

Article

Le 23/11/2021

Démissions, pénurie de personnels, difficultés à recruter… Le secteur médico-social connaît une crise sans précédent qui menace l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. L’Unapei a lancé une pétition pour que l’engagement de ces professionnels soit enfin reconnu. Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux & les associations du réseau Unapei se mobilisent et organisent plusieurs manifestations partout en France.

Dates des manifestations des associations du réseau Unapei :

Vendredi 17 novembre
Manifestation à Nantes avec l’Adapei Loire Atlantique & l’Adapei 53

Mardi 30 novembre
Manifestation devant les Préfectures

– du Calvados à Caen
– de Chalons en Champagne à 10h30
– de Lille
– de Metz
– de Seine-Maritime à Rouen
– de Strasbourg

Jeudi 2 décembre à 15h00
Manifestation à Ainterexpo, Bourg-en-Bresse avec le collectif handicap 69 dont l’Adapei 69, l’Uriopss, la Fehap et Nexem.

Mardi 7 décembre
Manifestation à Vesoul


Des parents révoltés face au manque de places pour les jeunes handicapés dans le Finistère

Le Télégramme – Finistère – 18 novembre 2021 – Catherine Le Guen

 

Le collectif de parents IME 29 s’inquiète du manque de places pour les enfants et adultes handicapés, ces derniers sont maintenus en institut médico-éducatif (IME) faute de structures adaptées.

 

« Nos enfants sont vulnérables et ont besoin d’une solidarité nationale réaliste et soutenante », disent Séverine Tanguy, Christine Lamata et Frédéric Duchene, parents du collectif IME 29. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

« Quelle famille supporterait que son enfant soit maintenu au lycée jusqu’à 30 ans, faute de place en post-bac ? », interrogent les parents du collectif IME 29. C’est pourtant ce qui se passe dans les instituts médico-éducatifs (IME) ouverts aux enfants à partir de six ans et jusqu’à 20 ans, mais qui se retrouvent avec une bonne part de leur effectif âgé de plus 20 ans, parfois jusqu’à 32 ans !

 

« 1 200 jeunes adultes attendent une place »

 

L’amendement Creton, en 1989, a ouvert la possibilité de maintenir les plus de 20 ans en IME pour pallier le manque de places en structures adultes. Faute de création de nouvelles places, la situation n’a fait que s’aggraver depuis 30 ans.

« Dans le Finistère, on estime que 1 200 jeunes adultes âgés de plus de 20 ans attendent une place en foyer de vie (FDV) en maison d’accueil spécialisée (MAS) ou foyer d’accueil (FAM). À ce chiffre déjà conséquent, il faut ajouter 500 enfants en attente d’un accueil en IME dans le Finistère, puisque les places sont occupées par les adultes », soulignent Séverine Tanguy et Christine Lamata.

L’été dernier, plusieurs parents ont pu rencontrer la ministre, Sophie Cluzel, en visite à Porspoder pour plaider leur cause, comme ils l’ont fait auprès de l’Agence régionale de santé de Bretagne ou du Département. Une déception.

 

« Ils sont devenus invisibles ces enfants-là »

 

« Pour la ministre, il n’y a plus lieu de construire de nouveaux établissements, seules les solutions inclusives sont à privilégier. Nous sommes parents d’enfants porteurs de handicaps lourds et complexes qui ne peuvent s’insérer. On dirait qu’ils sont mis de côté, carrément oubliés, ils sont devenus invisibles ces enfants-là. L’un des parents doit cesser de travailler pour s’occuper de l’enfant. Et il y a beaucoup de misère sociale, notamment beaucoup de femmes seules avec leur enfant handicapé », ajoute Frédéric Duchene.

Le collectif met aussi en garde contre la création de places sans augmenter les effectifs des personnels. « Il faut des éducateurs, des accompagnements, sinon on ne sera plus dans de l’éducation mais dans de la garderie ».

 

489 places en IME occupées par des adultes en Bretagne

 

De son côté l’Agence régionale de santé de Bretagne précise qu’il existe 61 IME en Bretagne, dix dans les Côtes-d’Armor, treize dans le Finistère, vingt en Ille-et-Vilaine et 18 dans le Morbihan, offrant un total de 3 343 places, dont 2 125 en accueil temporaire. Parmi ces 3 343 places, 489 sont occupées par des adultes de plus de 20 ans, dont 129 dans le Finistère, 166 dans le Morbihan, 130 en Ille-et-Vilaine et 64 dans les Côtes-d’Armor (chiffres au 1er janvier 2020).

 

« Nos enfants sont handicapés à plus de 80 %. Comment une société qui se veut développée et égalitaire laisse-t-elle ainsi toutes ces personnes vulnérables et leur entourage sur le bord de la route ? ».

 

Le collectif invite les parents concernés à prendre contact par mail : collectif.parents.ime.29@gmail.com

 

 

Handicap? : dans le Finistère, Maël de Calan promet des moyens et des annonces avant Noël

 

Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère.

 

« Un million d’euros de fonctionnement pour le projet de musée des phares à Brest, ce sont 20 à 30 nouvelles places d’accueil pour les personnes en situation de handicap », argumentait Maël de Calan, nouveau président du Département, dans le dernier numéro du magazine Finistère Penn ar Bed.

 

« Plusieurs centaines de nouvelles places »

 

Interrogé sur la révolte des parents d’enfants en situation de handicap, Maël de Calan répond : « Il est clair qu’il manque de nombreuses places dans le Finistère, probablement plusieurs centaines, c’est un sujet que nous abordons régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de santé de Bretagne qui doit absolument ouvrir plus de places. Le conseil départemental a fait du handicap sa priorité et travaille avec l’État et les associations à ouvrir plusieurs centaines de nouvelles places d’accueil sur son périmètre de compétence qui est l’hébergement des adultes en situation de handicap ».

En effet, le conseil départemental est en charge de l’hébergement des adultes, notamment en foyer de vie ou en foyer d’accueil médicalisé, tandis que l’État est en charge des enfants en Institut médico-éducatif (IME) ou des classes Unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS), ainsi que des travailleurs dans les établissements ou services d‘aide par le travail (Esat).

 

Discussions avec la ministre

 

« Dans ce cadre, des discussions sont ouvertes avec la ministre en charge du handicap, pour que l’effort inédit du conseil départemental, qui dépassera largement ce qui a été fait par le passé, soit accompagné d’un effort important de l’État en création de places sur son périmètre », ajoute le président du conseil départemental. « Nous allons prendre nos responsabilités dans le Finistère, nous allons répondre présent, l’État devra l’être également et c’est tout le travail que nous avons engagé. L’objectif est d’aboutir avant Noël », conclut Maël de Calan.

 

 


« La revalorisation des salaires est une nécessité » : le secteur médico-social manifeste

Ouest-France –Lesneven – 17 novembre 2021

 

Devant le bâtiment des Genêts d’Or, le mot d’ordre laissait entrevoir une certaine anxiété pour l’avenir, mardi 16 novembre 2021. Pour la direction, les salariés de la profession et leurs familles, le Ségur de la santé a oublié le secteur médico-social.

Une centaine de personnes se sont rassemblées, mardi 16 novembre 2021, devant les Genêts d’Or, à Lesneven (Finistère), pour dire toute la crainte pour l’avenir de la structure. | Ouest-France

 

« Revalorisation des salaires », « Épuisés, sous payés » « Pas d’attractivité pour nos métiers ». Les slogans faisaient légion, mardi 16 novembre 2021, aux abords des Genêts d’Or, l’établissement et services d’aide par le travail (ESAT), à Lesneven (Finistère).

 

La centaine de personnes présente, écoutant différents orateurs, reconnaissait la dégradation du travail « qui se ressent de plus en plus, à tous les postes de travail de l’entreprise.  Et qui trouve ses racines dans les salaires qui ne bougent pas et la fatigue, qu’elle soit physique ou psychique, pouvait-on entendre.

 

Le Ségur de la santé a finalement aggravé notre cas, martelait un responsable syndical. Les accueils de jour doivent fermer dans plusieurs établissements, faute de personnel. Le recrutement devient de plus en plus difficile. Sans oublier que certains collègues peuvent être tentés d’aller voir ailleurs ».

 

« Recrutement difficile, convention collective à revoir »

 

Parlant de difficultés de recrutement, Mathilde Orlach, directrice de la structure lesnevienne se rappelle de ces vendredis crispants, où on se demande si on aura le personnel nécessaire pour assurer durant le week-end.

Elle précise également que « s’il y a quelques mois, les candidatures spontanées nous permettaient d’avoir ce matelas disponible pour réagir rapidement. Aujourd’hui, ce n’est vraiment plus le cas ». 

 

« Un éducateur était embauché à 1,6 fois le Smic, voilà dix ans. Aujourd’hui, on est sur la base d’1,1. Trouvez l’erreur », donnait en exemple un syndicaliste. Il met en cause « la convention collective du secteur médico-social, qui n’a jamais évolué depuis vingt ans ». 

 

Rassurer le personnel

 

Côté positif de la chose, la directrice faisait part du fait qu’une centaine de places supplémentaires pourraient voir le jour dans le département. « Avec, normalement, des places supplémentaires en foyer de vie et en hébergement à Lesneven ».

 

Mais, pour cela, reconnaissait-elle, « il va falloir nous donner les moyens de rassurer le personnel présent et celui qui devra nous rejoindre ». 

 

 

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Aux Genêts d’or de Lesneven salariés, direction et familles unis pour marquer leur mécontentement

Le Télégramme – Lesneven – 17 novembre 2021

 

Salariés, familles et direction des Genêts d’or de Lesneven étaient mobilisés ce mardi après-midi. Ils mettent en avant la fatigue physique et psychique, l’usure professionnelle et les difficultés de recrutement.

PLus d’une centaine de personnes, entre les familles, salariés et direction étaient présents et solidaires mardi après midi devant l’établissement des genêts d’or de Lesneven

 

Le secteur médico-social est le grand oublié du Ségur. Salariés, familles et direction des Genêts d’or de Lesneven étaient mobilisés ce mardi, dès 14h30.

 

Les familles ont commencé à se rassembler à 14h00 derrière les banderoles installées par les salariés. « On soutient nos éducateurs. Nous, parents, on en a aussi ras-le-bol ! ». Fatigue physique et psychique, usure professionnelle, difficultés de recrutement sont les points mis en avant dans les revendications.

 

« Des fermetures dans les accueils de jour »

 

« Il manque une centaine de salariés pour les Genêts d’or dans le département, faisait remarquer un parent. Du coup, cela provoque des fermetures pour les accueils de jour. Mais on y croit. Il faut que ça bouge et il faut montrer qu’on est là. La semaine prochaine, on sera à Landerneau, aux permanences de la députée et du sénateur, pour remettre notre pétition ».

Parmi les salariés, une infirmière fait remarquer la différence de salaire avec une infirmière en hôpital. « 450 € en moins pour nous. À cause de notre convention. Parmi les personnes que nous accompagnons, il y a des comportements à risque et des responsabilités énormes. J’avoue, je regarde les offres d’emploi chaque jour ».

 

« J’avoue, je regarde les offres d’emploi chaque jour »

 

Des CDI non pourvus

 

Mathilde Orlach, directrice des établissements de Lesneven, explique : « Ce mouvement était un souhait des salariés, que nous soutenons. Il faut marquer le coup, on est tous dans le même bateau ». À Lesneven, les difficultés de recrutement existent. « Nous avons deux CDI que l’on ne parvient pas à pourvoir : un éducateur technique spécialisé aux espaces verts et un éducateur spécialisé ». La directrice précise : « Une centaine de places devraient ouvrir dans le département. Nous avons répondu à deux appels à manifestation d’intérêt pour obtenir dix places supplémentaires au foyer de vie et six en hébergement Esat, car il y a des besoins à Lesneven ».

 

 

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Une centaine de salariés du médico-social mobilisés à Châteaulin pour une revalorisation des salaires

Le Télégramme – Châteaulin – 15 novembre 2021

 

En réponse à un appel de l’intersyndicale des Genêts d’or, une centaine de salariés du médico-social sont descendus dans la rue, à Châteaulin, ce lundi. Avec, comme principale revendication, une revalorisation salariale.

 

Les manifestants du médico-social sont descendus du Vieux-Bourg pour se rassembler devant la permanence de Richard Ferrand, à Châteaulin. (Le Télégramme/Séverine Floch)

 

L’intersyndicale CGT-CFDT-FO-Sud des Genêts d’or avait appelé à la mobilisation, ce lundi, à Châteaulin. Les salariés du médico-social ont répondu présents. Ils étaient une centaine à se rassembler au Vieux-Bourg avant de rejoindre la permanence de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, pour déposer une déclaration linéaire et des témoignages.

 

Les Genêts d’or, Les Papillons blancs 29, hôpital de Quimper

 

Des personnels des Genêts d’or de tout le département, de l’association Les Papillons blancs et de l’hôpital public de Quimper ont fait le déplacement pour la mobilisation.

Les manifestants ont déposé une déclaration linéaire et des témoignages à la permanence de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale. (Le Télégramme/Séverine Floch)

 

« On attend une revalorisation des salaires pour tout le personnel médico-social. On est tous complémentaires, le personnel éducatif fait le même travail qu’un soignant auprès des personnes handicapées », souligne Dominique Abiven, syndiqué à la CGT et secrétaire central au comité d’entreprise des Genêts d’or.

 

Le personnel du secteur médico-social va continuer à se mobiliser. Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi 16 novembre à Lesneven.

 

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Le risque c’est le clivage dans les équipes et l’arrêt de certains soins

Ouest-France – Châteaulin – 15 novembre 2021 – Carole TYMEN

 

Les travailleurs du handicap étaient une nouvelle fois dans la rue, lundi 15 novembre 2021. Une centaine de personnes s’est retrouvée à Châteaulin (Finistère). Elles dénoncent l’absence de revalorisation de certains métiers et alertent sur le mal-être des travailleurs.

Les travailleurs du handicap étaient une nouvelle fois dans la rue, lundi 15 novembre 2021, à Châteaulin (Finistère). | Ouest-France

 

Des éducateurs spécialisés, des moniteurs d’ateliers, des accompagnants éducatifs et sociaux (AES ou ex-AMP), des directeurs d’établissements accueillant des personnes handicapées, des agents de restauration ou de l’administration mais aussi des aides-soignants, des infirmiers… Divers et multiple, le monde du handicap « en a marre d’être inaudible » et incompris.

Pour tenter de se faire entendre, une centaine de personnes s’est retrouvée lundi 15 novembre 2021, à Châteaulin (Finistère), pour défiler entre l’Esat du Vieux-Bourg, tenu par l’association des Genêts d’Or, et la permanence du député, Richard Ferrand, situé sur les quais de la ville.

 

« On n’en peut plus de ne pas être reconnus »

 

Le rassemblement, organisé à l’initiative des syndicats CGT, CFDT et Sud et des directions de plusieurs établissements médico-sociaux du Finistère, avait pour but de dénoncer l’absence de revalorisation de certains métiers, depuis le Ségur de la santé, et d’alerter sur le mal-être des travailleurs de ce secteur de l’ombre. « Tout le monde est susceptible d’aller un jour à l’hôpital, explique Yvonne Le Ménédeu, élue syndicale CFDT et éducatrice à l’IME de Plabennec. Mais dans les établissements pour personnes handicapées, si on n’est pas concerné, on n’y va pas. On n’en peut plus de ne pas être reconnus ».

Fabien Huguet, Yvonne Le Ménédeu et Marylise Rospars. | Ouest-France

 

Elle, comme d’autres, dont les professions ne sont pas considérées comme relevant du « soin » mais de l’éducation ou de l’accompagnement ne bénéficient pas des 183 € supplémentaires par mois, prévus par le Ségur de la santé. « Chez nous, à Briec, 62 personnes sur la centaine de salariés ne sont pas concernées par cette revalorisation », souligne Marylise Rospars, éducatrice spécialisée et représentante du syndicat Sud.

 

Le sens du métier

 

Sauf que dans les faits, nombreux sont ceux qui participent, plus ou moins ponctuellement, aux soins quotidiens des personnes, comme les toilettes des résidents.

Le risque de cette revalorisation ciblée est, pour les syndicats, la menace d’une rupture dans des équipes épuisées par des mois de pandémie, une aggravation des « cas » à prendre en charge et une augmentation des protocoles à mettre en place. « L’inclusif en milieu ordinaire, c’est très bien. Mais avec les fermetures de lits dans les hôpitaux (psy notamment), les gens qui arrivent chez nous aujourd’hui ont des pathologies beaucoup plus lourdes qu’avant. On n’est pas formés à ça », expliquent les représentants du personnel. Ça rajoute à la fatigue et à la charge mentale. Nous sommes nombreux à nous questionner sur le sens de notre métier, celui d’accompagner la personne dans leurs vies quotidiennes. Tout aujourd’hui doit être calibré ».

 

Crise des recrutements

 

D’où, peut-être, les problèmes de recrutement de la filière. Depuis des mois, de nombreux centres du Finistère font face à une crise des vocations. C’est notamment le cas pour l’association des Genêts d’Or dont les directeurs ont dit le ras-le-bol au préfet du Finistère, en octobre 2021.

Le monde du handicap « en a marre d’être inaudible » et incompris. | Ouest-France

 

Faute de personnels, l’IME de Plabennec a ainsi dû fermer temporairement son internat en début d’année, idem au foyer de vie de Menez-Bihan, à Dinéault, il y a quelques semaines. À Ploujean (Morlaix), 20 % des 120 salariés de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) et du foyer de vie seraient en arrêt de travail. À Briec, 9 % des postes seraient vacants. « Viennent s’y ajouter les collègues qui nous demandent des renseignements sur les ruptures conventionnelles, les reconversions, etc. Ce n’est pas encourageant pour la suite », raconte Fabien Huguet, éducateur spécialisé et représentant CGT à Ploujean.

Manifestation à Châteaulin (Finistère) lundi 15 novembre 2021. | Ouest-France

 

Certains réfléchissent à demander une révision des fiches de poste. « En attendant, c’est le risque de l’accentuation de clivages dans les équipes et la menace que des soins ne soient pas effectués », alerte Fabien Huguet.

 

Plusieurs rassemblements à venir

 

Un rassemblement est organisé ce mardi 16 novembre 2021, à Lesneven devant l’Esat des Genêts d’Or.

 

La semaine prochaine, plusieurs événements devraient être organisés devant les permanences des députés et sénateurs du Finistère, pour défendre le secteur médico-social. Une journée nationale de mobilisation est également prévue le 7 décembre 2021.

 

 

 


Des employeurs et syndicats du médico-social breton demandent une revalorisation salariale

Le Télégramme – Bretagne – Collectif employeurs – syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne- 11 novembre 2021

 

Face à des salaires faibles qui conduisent à des démissions et à des difficultés de recrutement, le monde médico-social breton craint pour sa capacité à assurer sa mission d’intérêt général.

Les membres du collectif employeurs – syndicats se sont réunis mercredi à Châteaulin pour décider de leur action en direction des parlementaires finistériens. (Le Télégramme/Karen Jégo)

 

« Il y a une vraie perte de sens dans notre travail. On devient maltraitant ! », s’insurge un membre du Collectif employeurs-syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne. Le manque de personnel de plus en plus criant dans des services déjà fragilisés inquiète.

 

Des aides incomplètes

 

Mercredi, des représentants de 26 associations et fondations du secteur social et médico-social ainsi que les organisations syndicales CFDT santé-sociales du Finistère, CGT, Sud et Fo se sont retrouvés à Châteaulin pour faire le point sur les difficultés de recrutement dans le secteur. « Nous souhaitons remettre aux parlementaires du Finistère, le 22 novembre, une motion d’encouragement, accompagnée d’une pétition, pour qu’ils soutiennent notre demande de revalorisation salariale au niveau national », expose Joël Goron, directeur des Genêts d’Or et co-animateur du collectif.

« Depuis le mois de septembre, nous sommes confrontés à des problèmes de recrutement et des démissions pour des raisons financières. Et nos perspectives d’avenir au 1er janvier ne sont pas encourageantes, précise-t-il. Le Segur ne devrait être profitable qu’à 10 % de nos salariés. Nous demandons donc, dans un premier temps, la généralisation des 183 € net par mois du Segur. Nous sommes aussi dans l’attente d’une nouvelle convention collective. L’autre problème est l’enveloppe octroyée pour la revalorisation des salaires dans les Ehpad au 1er janvier 2021. Elle ne couvre que 74 % de la somme nécessaire pour assurer la pérennité de l’augmentation pour tous, cette année. Certaines associations ont donc dû mettre fin à cette hausse de salaire. L’ARS (Agence régionale de santé) nous a dit que nous toucherions le complément en juillet mais nous n’avons toujours rien reçu ! ».

Le directeur des Genêts d’Or renchérit : « Quant au secteur du handicap, seuls 10 % des professionnels (ceux dont les salaires sont financés par l’Assurance maladie), devraient profiter de cette augmentation au 1er janvier 2022 ! ».

Ce collectif informel représente 8 474 professionnels qui accompagnent au quotidien 37 896 personnes (enfants, adultes et personnes âgées) dans la région. Ses membres espèrent que leur motion du 22 novembre fera enfin bouger la situation.

 

 


 

Catalogue de Noël 2021 | WDK Groupe Partner

 

Campagne de Noël 2021

 

Cette année encore, l’Adapei 29 vous propose d’effectuer vos achats de Noël sur notre boutique en ligne : https://boutique-solidaire.com/adapei29/

Une partie des recettes étant reversée à l’Adapei 29, en achetant un produit de ce catalogue vous permettez à notre association de poursuivre ses actions en faveur des personnes handicapées et de leurs familles.

N’hésitez pas à faire connaître notre boutique en ligne autour de vous !

Adapei 29

(association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr

 


Le gouvernement annonce la création de places en maisons d’accueil spécialisées

Ouest-France – Finistère – Handicap – 19 octobre 2021

 

Le secrétaire d’État Adrien Taquet a annoncé ce mardi 19 octobre 2021 la création de vingt places en maisons d’accueil spécialisées dans le Finistère d’ici 2022.

De nouvelles places en centres médicalisés pour adultes en situation de handicap seront créées en Bretagne d’ici 2022 dont vingt places en maisons d’accueil spécialisées (Mas) dans le Finistère. (Photo d’illustration). | Archives Ouest-France

 

Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’enfance et de la famille, a annoncé la création de vingt places en maisons d’accueil spécialisées d’ici 2022 dans le département du Finistère.

 

Cette annonce est intervenue ce mardi 19 octobre 2021 lors de la séance du Sénat consacrée aux questions orales. Adrien Taquet répondait à une question du sénateur Michel Canévet (Union centriste) au sujet du manque de places dans les maisons d’accueil spécialisées (Mas) et foyers d’accueil médicalisés (Fam) : « Il est particulièrement préjudiciable que des jeunes adultes soient maintenus en instituts médico-éducatifs et prennent la place d’autres jeunes car ils ne trouvent pas de places dans des établissements correspondant à leur handicap », a rappelé le sénateur finistérien.

 

Le département dispose de 766 places dans des centres médicalisés pour adultes en situation de handicap dont 544 places en Fam : « Il existe bien une tension sur l’offre en places d’hébergement […] dans le département : 1,79 pour 1 000 contre 1,93 pour la moyenne régionale », a reconnu le ministre.

 

 

 


Ségur de la santé – Agissons ensemble !

 

 

Comme vous le savez, l’Unapei est fortement mobilisée pour dénoncer les conséquences du Ségur de la Santé pour notre secteur.

Comme annoncé, nous vous proposons d’agir ensemble !

 

Plusieurs outils sont à votre disposition :

 

 

  • un modèle d’e-mail ci-joint destiné aux familles et aux adhérents pour les alerter et les inviter à la signer

 

  • un courrier ci-joint à personnaliser que vous pourrez adresser à vos élus locaux et parlementaires pour les inciter à s’engager à nos côtés

 

Vous recevrez également dans les prochains jours un communiqué de presse personnalisable, pour relais à la presse locale.

 

Au niveau national, nous avons déjà alerté les parlementaires dans le cadre de la discussion budgétaire qui s’ouvre, mais il est important qu’ils soient également saisis dans chacune de leurs circonscriptions.

Au regard des enjeux majeurs des conséquences du Ségur de la Santé pour notre secteur, nous savons pouvoir compter sur vous pour faire vivre cette pétition et lui donner un large écho.

 Par le nombre de signatures, nous ferons la démonstration de la force de notre collectif.

 

Nous comptons sur votre mobilisation,

 

 

Luc GATEAU

Marie-Aude TORRES MAGUEDANO

Président

Directrice Exécutive

 

 

 

Signez pour garantir à chaque personne en situation de handicap un accompagnement digne !

 

 

Unapei a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à 3 autres

 

https://www.change.org/p/gouvernement-signez-pour-garantir-%C3%A0-chaque-personne-en-situation-de-handicap-un-accompagnement-digne

 

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. #OubliésDuSégurDeLaSanté

 

Depuis de nombreuses années, les professionnels médico-sociaux accompagnent sans relâche, jours et nuits, les personnes en situation de handicap à domicile ou en établissement. Ils sont à leur écoute, veillent à leur bien-être, à leur participation à la société, à leur santé, à leur sécurité, répondent de leur mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Pourtant, ces professionnels travaillent le plus souvent dans l’ombre. Et ce sentiment d’invisibilité ne fait que se renforcer depuis le début de la crise sanitaire. Le secteur médico-social connait, aujourd’hui en France, une crise profonde, sans pareille, représentant un grave danger pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Oubliés du Ségur de la Santé en 2020 et en 2021, tous les professionnels du médico-social doivent aujourd’hui être considérés au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux sont de plus en plus nombreux à quitter le secteur du handicap. Dans tous les territoires, les associations du réseau Unapei sont confrontées à ce problème et peinent à recruter des professionnels qualifiés : 120 postes vacants en Haute-Savoie, 116 en Loire-Atlantique, 53 en Savoie, 70 dans le Rhône, 50 dans les Hauts-de-Seine… Même les agences d’intérims n’arrivent plus à combler le manque de professionnels.

 

Ces pénuries ont d’ores et déjà des effets délétères sur l’accompagnement quotidien des personnes en situation de handicap, que ce soit en établissement ou au domicile. Dans certains départements, nos associations manquent tellement de professionnels qu’elles ne peuvent plus assurer les actes les plus quotidiens et essentiels à la vie : toilettes ou aide aux repas. Les familles ont dû prendre le relais parce que certaines associations ont été contraintes d’interrompre des services… Un véritable retour en arrière de 60 ans pour notre pays.

Or, rappelons que les professionnels médico-sociaux formés et qualifiés sont la clé de voûte indispensable à la France pour garantir une réelle effectivité des droits des personnes en situation de handicap : le droit à l’éducation, le droit de se nourrir, de se loger, d’avoir accès à un emploi, aux soins et de participer pleinement à la vie en société…

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, Français, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit ENFIN reconnu au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Nous demandons une application stricte des mesures d’augmentation et de revalorisation salariales du Ségur de la Santé pour TOUS les professionnels médico-sociaux du handicap, sans inégalité de traitement, avec notamment la revalorisation nette mensuelle de 183 euros ainsi qu’une reconnaissance réelle de de ces métiers et de leurs expertises.

Défendre ces métiers essentiels, c’est permettre à tous, personnes accompagnées, familles et professionnels, de vivre sans attendre !

 

Nous dénonçons cette situation alarmante qui met en péril la qualité de l’accompagnement, et donc viole les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap. Elles sont, ainsi que leurs familles, victimes collatérales d’une politique qui les ignore.

Partageons, relayons et diffusons ce message en masse autour de nous.

 

Agissons ensemble pour que tous, personnes en situation de handicap, familles et professionnels, puissent #VivreSansAttendre !

 

Luc Gateau, président de l’Unapei

 

 


Actions n°2 : Mobilisation du 6 octobre 2021

Offres d'emploi | Les Genêts d'Or

 


L’association Les Genêts d’or souhaite une revalorisation des salaires

Ouest-France – Quimper – 6 octobre 2021 –  Lydia REYNAUD

 

Mercredi 6 octobre, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). L’association de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de handicap veut alerter sur les différentes difficultés vécues par le secteur.

 

Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). | Ouest-France

 

« On nous demande de révolutionner le secteur à moyens constants », ironise Marine Le Page, directrice des services du domicile pour l’association Les Genêts d’or. Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements basés sur Quimper, Morlaix et Brest s’étaient donné rendez-vous devant la préfecture de Quimper (Finistère) à 11h00 pour remettre un courrier pour alerter sur les différentes difficultés du secteur. « On a eu une véritable écoute même si on a conscience que la question doit se régler au niveau national », relate Joël Goron, directeur général Les Genêts d’or, après sa rencontre avec le directeur de cabinet du préfet.

 

« Parmi les problèmes soulevés : démissions en augmentation, fermeture de services et difficulté de recrutement notamment pour les métiers d’aides-soignantes, AESH ou encore veille de nuit… », pointe Yann Moyou, directeur de l’ESAT et des foyers de Landivisiau.

 

« Actuellement, il y a 106 postes non pourvus. On n’a jamais connu ça », relève Hervé Jean-Touffet, directeur ESAT, foyers Saint-Pol de Léon et Kérozal Taulé. Par exemple, à Châteaulin, il a fallu 9-10 mois pour pourvoir un poste à temps plein en CDI. Pour Mathilde Orlach, directrice de l’ESAT, foyers Lesneven, « la pénibilité du travail, les horaires décalés, les gens n’ont plus envie de ça. La crise sanitaire a accéléré ça ».

 

Quid de la revalorisation salariale ? Ils ne font pas partie des bénéficiaires de la prime mensuelle de 183 € prévue par le SEGUR de la santé. « Ceux qui sont générateurs de projets d’inclusion sont exclus, soupire Yann Moyou, on ne parle que du sanitaire mais l’acte médico-social ne doit pas disparaître ».

 

 


Déficit de personnels : l’association Les Genêts d’or en situation de crise

Le Télégramme – Bretagne – 5 octobre 2021

 

L’association Les Genêts d’or, qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap dans le Finistère, s’alarme du déficit de personnels. Une centaine de postes sont vacants, remettant aujourd’hui en cause leur mission d’intérêt général.

Les Genêts d’Or. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

 

« On peut parler d’une situation inédite. Jamais nos établissements n’ont fonctionné en mode aussi dégradé ». Le responsable de l’administration générale des Genêts d’or dresse un constat alarmant des conditions d’accueil dans les 52 établissements gérés par l’association, dans le Finistère. La tension n’est pas nouvelle mais la crise sanitaire a fragilisé encore un peu plus le réseau qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap. À l’image d’ailleurs de l’ensemble du secteur médico-social. « Les établissements implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper emploient 1 678 salariés et accompagnent quotidiennement 2 220 personnes. Or, aujourd’hui, une centaine de postes ne sont pas pourvus ».

Faiblesse des salaires et pénibilité

 

Plusieurs raisons expliquent cette pénurie de personnels. La crise sanitaire a réclamé une très forte mobilisation des équipes. « Pour certains professionnels, le niveau d’engagement, rajouté à la pénibilité du travail, a été un motif de renoncement ». La faiblesse des salaires dans le secteur, qui cause déjà de réelles difficultés de recrutement, a poussé des salariés vers la sortie. La tension est forte sur cette revendication. Seuls les professionnels relevant des financements de l’assurance maladie sont éligibles au Ségur et à la revalorisation de 183 €. Or, ils représentent 10 % des effectifs. D’où un sentiment de profonde iniquité pour la majorité des équipes (qui dépendent du Département) qui exercent les mêmes fonctions. Conséquence directe, une vingtaine de salariés (infirmiers, accompagnants…) ont déjà quitté l’association.

 

Les dirigeants des Genêts d’or chez le préfet du Finistère

 

Cette pénurie de ressources humaines met à mal l’association, au point de « remettre directement en cause notre capacité à maintenir notre mission d’intérêt général auprès des publics en situation de vulnérabilité ». Des activités ne sont déjà plus assurées et des fermetures de services sont envisagées. Le directeur général de l’association des Genêts d’or, accompagné des directeurs d’établissement, remettra ce mercredi 6 octobre, à Quimper, un courrier au préfet du Finistère à Quimper pour l’alerter de cette situation de crise.

 


Handicap mental : l’Adapei du Finistère souligne le manque de places en structures d’accueil

Le Télégramme – Châteaulin – 4 octobre 2021

Le besoin accru de places dans les structures d’accueil est l’un des points évoqués lors de l’assemblée générale de l’Adapei 29.

 

Jacques Michel et Jean François Marandola, président et vice-président. A droite, Lucie Moreau et Monica Duvivier, secrétaires, Régis Guemene, responsable informatique.

 

L’assemblée générale de l’Adapei du Finistère s’est tenue samedi au Vieux-Bourg, à Châteaulin, devant une quarantaine de personnes. L’association œuvre en faveur des droits des personnes souffrant de handicap mental et de leurs familles dans le Finistère depuis 1972. Elle regroupe actuellement près de 1 000 familles.

 

Jacques Michel et Jean-François Marandola sont respectivement président et vice-président de l’Adapei 29. Après qu’ont été donnés le rapport moral et le bilan financier, le rapport d’orientation a été présenté à son tour. Ont été notamment évoqués le besoin de davantage de places dans les structures d’accueil, la demande d’augmentation des agréments dans les établissements, le souhait de faire respecter le libre choix de vie des personnes handicapées, la demande urgente d’une réponse adaptée à l’accompagnement des personnes handicapées vieillissantes, le tout en renforçant les délégations et en faisant entendre les attentes dans les différentes commissions.

 

Contact : Adapei 29 Tél. 02 98 55 51 43

 


Le Café des aidants fait une halte à la Chocolaterie

Le Télégramme – Landerneau – 1 octobre 2021

À Landerneau, le Café des aidants du jeudi 7 octobre aura lieu, une fois n’est pas coutume, à La Chocolaterie, dans la galerie marchande du centre E. Leclerc.

Pour participer au Café des aidants, il suffit d’habiter le territoire de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas. (Photo d’archives Francois Destoc/Le Télégramme)

 

Porté par le Clic (Centre local d’information et de coordination gérontologique) de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, le Café des aidants existe sur le territoire depuis octobre 2016. Voilà donc cinq ans qu’il a lieu chaque premier jeudi du mois à La Cimenterie.

La formule est toujours la même. Pendant deux heures, les aidants qui le souhaitent se réunissent autour d’un thème. Ils sont accompagnés d’un travailleur social du Clic et d’une psychologue. Il s’agit là d’un rendez-vous anonyme, gratuit et sans inscription. Pour y participer, il suffit de remplir aujourd’hui deux conditions. Il convient d’abord que l’aidant ou la personne aidée habite la communauté de communes. Par ailleurs, crise sanitaire oblige, il faut désormais présenter un passe sanitaire.

La semaine nationale des Aidants aura lieu du 4 au 8 octobre sur le thème de l’isolement social. Pour marquer le coup, le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas a souhaité déplacer son rendez-vous dans un lieu atypique. Ce sera La Chocolaterie, située dans la galerie marchande du centre E. Leclerc. C’est là qu’aura donc lieu le prochain Café des aidants, le jeudi 7 octobre, de 14h00 à 16h00.

 

Présent sur le marché

 

Signalons par ailleurs que le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas organisera un point information sur le marché de Landerneau le mardi 19 octobre 2021. À cette occasion, un jeu concours permettra de gagner des entrées pour l’espace balnéothérapie d’Aqualorn.

 


Handicap à l’école : « Il y a encore du travail à faire » selon les Papillons Blancs 29

Le Télégramme – Bretagne – 20 septembre 2021

 

Une mère de famille demande l’ouverture d’une classe Ulis à Concarneau. Elle a lancé une pétition. Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? C’est le décryptage de Bonjour Bretagne

 

Son fils autiste ne va pas au collège

 

Christine Decker, mère de famille demande la création d’une classe Ulis à Concarneau pour son fils Maël, autiste. Elle a lancé une pétition.

 

« Le système est grippé »

 

Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? Quels sont les freins ? Maël de Calan, président du Conseil Départemental du Finistère : ” Tous les jours on fait des interventions au service de l’État pour aider des enfants à trouver des solutions. Le système est grippé. ” Même constat pour Nicolas Floch, responsable du pôle pédagogique aux Papillons Blancs du Finistère : « Entre la loi, le discours politique et le terrain, il y a encore du chemin à faire »

 

Ils ont tous les deux décrypté la situation sur le plateau de Bonjour Bretagne, le rendez-vous de l’info de Tébéo-Tébésud

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Le collectif du secteur social et médico-social reste mobilisé

Le Télégramme – Pleyben – 20 septembre 2021

Vendredi, Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est réuni salle Arvest, à Pleyben. L’occasion de dénoncer un Ségur de la santé qui a oublié nombre de catégories, entre autres motifs de colère.

 

Réunis vendredi à la salle Arvest, le collectif du secteur social et médico-social dénonce notamment « une inégalité de traitement injustifiable pour des professionnels qui exercent le même métier ».

 

Il s’était déjà réuni plusieurs fois depuis sa création l’an passé, au cœur de la crise sanitaire, notamment à Pleyben fin septembre. Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est retrouvé vendredi pour une réunion de reprises, salle Arvest. Il est constitué de 26 organisations à but non lucratif de l’Économie sociale et solidaire en Bretagne ainsi que les organisations syndicales CFDT Santé-Sociaux du Finistère, CGT, SUD et FO. « C’est un premier bilan, tout en préparant la suite de nos actions », explique Mickaël le Rest, membre de l’association et responsable d’administration générale des Genêts d’or, avec un mot d’ordre : « Continuer la mobilisation ».

 

Les oubliés du Ségur

 

« Le Ségur de la santé a revalorisé les salaires des professionnels du secteur public tout comme ceux des Ehpad. Mais à ce jour, les professionnels des secteurs sociaux (protection de l’enfance, foyers de jeunes travailleurs, petite enfance, etc.) et médico-sociaux (handicap, services à domicile, etc.) sont les grands oubliés de cette reconnaissance nationale », ont ajouté les responsables du collectif. « Il y a eu des avancées, des attributions mais nous continuerons à échanger et revendiquer nos positions face aux parlementaires, aux responsables des collectivités et institutions, car il reste beaucoup à faire » précise Mickaël le Rest, soulignant le succès de la mobilisation citoyenne du 12 juin à Quimper. « Nous dénonçons certaines situations ubuesques dans un secteur où la revalorisation prévue au 1er janvier ne concerne que les établissements financés par l’État. Les structures qui ne sont pas sous cette tutelle sont mises de côté malgré la même charge de travail, les mêmes fonctions et responsabilités », déplore notamment le membre de l’association.

 

Nos articles sur le Ségur de la santé

 

Des remplacements compliqués

 

D’autres problématiques majeures sont soulignées : « Il y a beaucoup de rencontres, d’engagements, mais le blocage demeure au niveau du financement. Il y a aussi la question du recrutement et des ressources humaines : nous ne parvenons plus à remplacer les professionnels, ce qui est pourtant primordial pour assurer un accueil et un fonctionnement de qualité pour les personnes dans le besoin ».

 

 

 


Convention ONU : l’Unapei regrette un rapport à la vision caricaturale des établissements et une occasion manquée d’aider à leur transformation

UNAPEI – 17 septembre 2021

 

Communiqué de presse

 

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A l’issue de la 25ème session, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU a publié, mardi 14 septembre 2021, ses observations et recommandations quant à l’application de la Convention de l’ONU en France. S’il contient des recommandations pertinentes que l’Unapei soutient pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes en situation de handicap, il donne une vision caricaturale des établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. L’Unapei regrette que le rapport ne pointe pas les freins à lever pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes, quel que soit le lieu où elles choisissent de vivre, plutôt que de s’attaquer frontalement aux établissements, sans prise en compte de la parole des personnes en situation de handicap qui ont besoin d’un accompagnement continu et de leurs aidants familiaux.

 

Faisant référence à l’article 19 « Autonomie de vie et inclusion dans la société », l’autonomie de vie est la capacité des personnes à décider de leurs choix de vie, de leurs habitudes, de leurs préférences, le Comité critique la France et sa politique d’institutionnalisation des personnes en situation de handicap.

Le réseau Unapei, constitué de personnes en situation de handicap et de leurs aidants, accompagne, depuis 70 ans, les personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées. Elle est le témoin au quotidien des réalités de terrain, partout en France y compris dans les territoires d’outre-mer. Parmi les personnes en situation de handicap que le réseau Unapei accompagne, bon nombre font appel à des aides humaines 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’Unapei milite, depuis toujours, pour que toutes puissent vivre pleinement incluses dans la société, fassent leur choix en toute autodétermination et disposent de parcours de vie sans rupture.

L’Unapei rappelle que les établissements et services ont été créés par les personnes en situation de handicap elles-mêmes et leurs proches, justement pour pallier les carences de l’Etat, dont les politiques publiques ne prenaient pas en compte les besoins et aspirations. Le rapport du Comité se serait honoré à constater les initiatives déjà à l’œuvre dans bon nombre d’établissements qui travaillent à transformer leur offre de services en mettant les souhaits de la personne au centre des prestations qu’ils proposent. L’Unapei défend depuis toujours des principes d’émancipation, de dignité, d’autonomie et de vivre ensemble. Dans cette perspective, elle a créé des dispositifs d’accueil spécialisés destinés aux personnes en situation de handicap et réalisent des partenariats avec les dispositifs de droit commun.

L’Unapei rappelle que chaque personne en situation de handicap est une citoyenne à part entière et personne à part elle-même ne doit préjuger de ses choix.Aujourd’hui, les associations membres du réseau Unapei innovent et construisent des solutions pour qu’une personne en situation de handicap puisse choisir librement son lieu de vie, en collectif, en habitat inclusif ou en habitat individuel, tout en continuant à être accompagnée autant que nécessaire.  On peut être chez soi, sans vouloir être seul.

Cependant, il revient aux politiques publiques de rendre ce choix effectif. Il faut un changement de paradigme dans la manière de penser le handicap. Les établissements ne peuvent se transformer seuls. De nombreux freins administratifs comme financiers, voire sociétaux sont à lever.

L’Unapei regrette que le Comité des droits n’ait pas mis en exergue ces obstacles entravant toute tentative de transition inclusive :

  • L’orientation MDPHéquivaut trop souvent à une absence de choix ou de solutions pour les personnes et leurs proches. A titre d’exemple, les notifications pour la scolarisation des enfants en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées sont trop peu effectives. Par ailleurs, des dizaines de milliers d’adultes sont encore en France sans solution d’accompagnement adapté. Ils restent au domicile de leurs parents, parfois avec des conséquences dramatiques pour chacun : régression et mise en danger, familles isolées et épuisées abandonnant leurs activités professionnelles, aidants familiaux âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants adultes vieillissants.
  • L’absence de ressources propres des personnes en situation de handicap qui conduit parfois au « choix » par défaut des établissements (nécessaire réforme de la PCH et de l’AAH – recommandations du rapport que l’Unapei fait siennes).
  • La question de facturation des absences en établissements qui pose la question fondamentale de la liberté d’aller et venir au sein des établissements.
  • Le manque d’accès à une palette d’accompagnements permettant un choix effectif et auto déterminé de leurs accompagnements par les personnes en situation de handicap.

Le défaut de propositions de l’Etat français laisse, de fait, des personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées :

  • privées de leurs droits d’accès à des services spécialisés, à des aides personnelles, mais également d’accès au logement, d’accès aux soins, d’accès à l’école, d’accès au travail, d’accès à la vie affective…
  • exposées à la pauvreté ;
  • exclues de la société.

 

Les familles, qui doivent assumer l’accompagnement de leur proche handicapé, sont quant à elles fragilisées socialement. Pour ce faire, une politique coordonnée, transversale et d’évaluation des besoins chiffrésdes personnes handicapées est indispensable, comme le relève le rapport et que nous ne cessons de réclamer. Un plan d’urgence doit être développé par l’Etat français pour leur assurer un accès égal et effectif aux services sociaux, aux soins, au logement, ainsi qu’à des aides à la vie autonome.

Pour l’Unapei, la Convention de l’ONU constitue un guide incontournable en faveur, non seulement de la reconnaissance pleine et entière de l’ensemble des droits des personnes en situation de handicap, mais également de l’effectivité de leurs droits, et ce quel que soit leur situation de handicap. Elle fait sienne certains de ces retours terrain concernant la sur-médication, la limitation de l’accès aux soins pendant la période Covid, les maltraitances à l’école.

Pour l’Unapei, est inclusive toute structure qui, en son sein, respecte les principes de la Convention et applique les droits des personnes en situation de handicap. Un mode de vie collectif peut être respectueux des libertés ordinaires de la vie quotidienne et d’un chez soi.

Dans certains établissements, la liberté des personnes en situation de handicap est, en ce sens limitée, ce que déplore l’Unapei. Mais ce n’est pas en mettant en exergue une caricature des manquements de certains établissements, qu’il ne s’agit nullement de nier, que le Comité des droits aide la France à mieux appliquer la Convention. En cela, ce rapport constitue pour l’Unapei une occasion manquée. Les personnes en situation de handicap méritent mieux que ces caricatures.

L’Unapei interpelle les candidates et candidats à la future élection présidentielle pour savoir comment ils souhaitent mettre en œuvre les dispositions de la Convention et les recommandations du Comité pour permettre aux personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées et leurs proches, de jouir de leurs droits, de bénéficier d’une citoyenneté pleine et entière, et de participer aux activités de la société, à égalité avec les autres.

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : Communiqué Convention ONU (PDF, 204,0 Ko)

 

 


Les limites du modèle associatif des Genêts d or pointées par la chambre régionale des comptes

Le Télégramme – Bretagne – 23 août 2021 – Gwendal Hameury

 

Dans son rapport, la chambre régionale des comptes pointe les limites du modèle associatif des Genêts d’Or, structure d’accueil travailleurs handicapés.

La chambre régionale des comptes a pointé, dans son rapport, les limites du modèle associatif des Genêts d’Or. (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

 

La chambre régionale des comptes ayant inscrit à son programme 2019 un thème de contrôle portant sur les Esat (Établissements et services d’aide par le travail), quatre associations intervenant dans chacun des départements bretons et représentant plus de 40 % des places agréées en Bretagne en 2020, ont fait l’objet d’un contrôle dernièrement. Parmi elles, l’association « Les Genêts d’Or », située à Saint-Martin-des-Champs (29). Ses comptes et sa gestion ont été analysés à partir de l’exercice 2016. Dans son rapport de 81 pages, la chambre régionale des comptes indique que l’association gère 53 établissements et services implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper, regroupant 2 391 places soumises à 70 agréments.

 

Clarifier les relations avec Sevel Services

 

Après de grosses difficultés au début des années 2000, qui avaient abouti au procès de trois anciens responsables, poursuivis pour abus de confiance et escroquerie, en 2008, l’association a su rebondir. La chambre juge d’ailleurs sa situation financière « globalement équilibrée » (en 2018, son budget consolidé était de 90 millions d’euros). Ce qui lui confère « une visibilité à moyen et long terme, même si la baisse des résultats économiques des budgets annexes de production commerciale nécessite une vigilance ».

La chambre rappelle, par ailleurs, que Les Genêts d’Or ne comptent pas d’adhérents et sont administrés par des membres élus par des collèges ou cooptés par leurs pairs. Selon elle, « l’érosion du nombre des participants aux assemblées illustre les limites du modèle associatif pour la gestion de cette structure, qui a acquis un poids considérable au fil du temps ». Elle recommande donc de « clarifier les délégations et la répartition des pouvoirs entre les différentes instances statutaires, ainsi que les relations juridiques et financières avec l’entreprise adaptée Sevel Services, association avec laquelle elle partage les mêmes président, bureau, directeur et siège ».

 

Communication à améliorer sur la rémunération

 

La chambre estime enfin que la communication de l’association en matière de rémunération des travailleurs handicapés doit être améliorée. Sachant que la part de la rémunération des travailleurs handicapés financée directement par l’Esat est de 0,71 € de l’heure (soit 7 % du Smic), le situant dans la fourchette basse par rapport à la moyenne nationale (10,32 % du Smic).

 

 


AVIS DE DECES
Bonjour à toutes et tous,
C’est avec tristesse que je vous apprends le décès d’Anne UGUEN, maman de Michel qui est au Foyer de vie de Ploujean.
Nous sommes nombreux à l’avoir connue. Très engagée dans notre mouvement, toujours souriante et avenante, prête à rendre service et à l’écoute de tous, à des moments où cela n’a pas été facile, tant à l’APEI LGO qu’aux Genêts d’Or eux-mêmes,  mais elle prônait toujours le dialogue et la douceur.
Pour mémoire, elle a toujours été présente :
– au bureau de l’APEI des Genêts depuis 1984  au moins, étant successivement secrétaire , vice-présidente et présidente dans les années 2000.
– au bureau de l’ADAPEI en tant que secrétaire en 97/98 et toujours au CA en 2013/2014.
– au niveau de l’Antenne ADAPEI de Morlaix: à préparer les goûters et thés dansants.
– au niveau de la kermesse avec son stand “A tous les coups on gagne”.
Bref, plus de 30 ans au service de la cause, comme on dit.
Ceci inspire le respect de l’engagement au service des autres.
Ainsi, était Anne : bénévole… tout simplement !
En votre nom à tous :  Merci Anne.
Vous trouverez en pièce jointe l’avis de décès.
L’antenne ADAPEI et l’APEI LGO, associées, mettront une petite annonce après l’avis de la famille, à paraitre demain.
Bien à vous.
François CUEFF

Handicap. Les places manquent et les listes d’attente s’allongent dans le Finistère, l’Adapei alerte

Ouest-France – Quimper – 10 juin 2021 – Rose-Marie DUGUEN

 

L’Adapei 29 s’inquiète et le fait savoir : dans le Finistère, les listes d’attente s’allongent pour accueillir au mieux les personnes handicapées mentales.

Jean-François Marandola (vice-président de l’Adapei 29), Jacques Michel (président de l’association), Cécile Le Saout (maman d’une jeune femme autiste), et Daniel Brenterch (secrétaire de l’association). | Ouest-France

 

Alors que les élections départementales se profilent, les 20 et 27 juin 2021, l’Adapei 29 (association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, qui regroupe 1 000 familles) interpelle les candidats : « dans le département, 2 000 personnes (1 300 adultes et 700 enfants) sont soit en attente d’une place dans une structure soit ont une place mais elle est en inadéquation avec leur situation », déplorent d’une même voix Jacques Michel, Jean-François Marandola, Daniel Brenterch, respectivement président, vice-président et secrétaire de l’association. Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (Caph 29) avait fait de même il y a quelques jours.

 

Tous les âges concernés

 

Cécile Le Saout, maman d’Enora, autiste, témoigne : «Enora a 22 ans ; elle est en IME (Institut médico-éducatif) grâce à l’amendement Creton (qui permet, pour les plus de 20 ans, de rester dans un établissement médico-social en attendant une autre solution adaptée). Elle a une orientation pour un Foyer d’accueil médicalisé (Fam) mais quand on visite des établissements, on nous annonce quinze à vingt ans d’attente… Si on me disait un jour qu’elle doit retourner à la maison, ça serait dramatique : pour elle car elle régresserait, mais aussi pour moi et pour son entourage ».

 

Au niveau du schéma départemental, il est prévu « 120 places de plus en foyers de vie d’ici 2024 ; or le besoin est de 480 places », pointe l’Adapei 29.

 

Au niveau de l’Agence régionale de santé (ARS), « aucune création de place n’est prévue d’ici 2022 ». Ils rappellent aussi que « le tout inclusif a ses limites » et que « le médico-social prendre de plus en plus en charge des personnes atteintes de maladies psychiques et psychiatriques. Nous ne sommes pas contre mais cela se fait sans moyens supplémentaires… ».

 

 

L’Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales

Le Télégramme – Finistère – 9 juin 2021 – Mathilde Calloc’h

L’association Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales. Ils sont épuisés de se battre pour obtenir davantage de places dans des établissements spécialisés pour les personnes atteintes d’handicap mental.

Jean-François Marandola, le vice-président de l’Adapei 29, Cécile Le Saout, mère d’une jeune femme autiste, Jacques Michel, président de l’association et Daniel Brenterch, secrétaire. (Le Télégramme/Mathilde Calloc’h)

 

« Il y a un manque de places de partout », s’indigne Jacques Michel, président de l’Adapei du Finistère. L’association lance un cri d’alerte et souhaite interpeller les candidats aux élections départementales, quel que soit leur bord politique. Leur objectif est de se faire entendre, afin que les personnes atteintes d’handicap mental puissent accéder à des établissements spécialisés rapidement. « Près de 2 000 personnes sont dans l’attente de places dans des locaux adaptés à leur handicap dans le Finistère », poursuit Jacques Michel. Parmi eux, 1 200 adultes et 600 enfants.

 

« Ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente »

 

La problématique du manque de places dans les hébergements spécialisés ne date pas d’hier : « Ça fait deux ans que je cherche à placer ma fille en foyer d’accueil médicalisé (FAM), ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente. Il faut attendre qu’une personne décède ou déménage, c’est dramatique », témoigne Cécile Le Saout, mère d’Enora, âgée de 22 ans et autiste. Elle est dans un IME (Institut médico-éducatif) à Brest depuis ses quatorze ans et doit quitter en principe ce service.

« Avant, les personnes atteintes de trisomie 21 avaient toutes leurs chances d’être acceptées en Esat (*), maintenant ce service est complet en raison de ceux qui sont atteints de maladies psychiques et psychiatriques. Les trisomiques sont moins autonomes et les Esat privilégient ceux qui peuvent travailler suffisamment pour être rentables », dénonce Dominique Quentel, membre de l’Adapei 29. Les hébergements sont financés par l’ARS et le conseil départemental.

 

« C’est un combat au quotidien »

 

« Ma hantise c’est qu’on me dise, à ses 25 ans, que l’IME ne peut plus la garder et que je dois la récupérer. Ce serait dramatique pour elle et pour moi », reprend la mère d’Enora. Les personnes atteintes d’handicap mental ont besoin de se sociabiliser selon l’Adapei 29. Les parents d’enfants malades ont pu en faire les frais pendant le premier confinement, lorsque certaines structures étaient fermées, notamment les IME. « J’ai fait un burn-out, je n’en pouvais plus, ce n’était plus gérable », lâche Cécile Le Saout. Une mère dans la même situation que Cécile confirme : « Rien qu’en une semaine à la maison, ma fille, atteinte de troubles autistiques commence à avoir des troubles du comportement. Elle n’a toujours pas rattrapé ce qu’elle a perdu pendant le confinement ».

 

(*) Établissement et service d’aide par le travail.


L’action sociale dans la rue le 12 juin 2021

Ouest-France – Finistère – 1 juin 2021 – Lucile Vanweydeveldt

 

Une grande mobilisation est organisée à Quimper (Finistère) le samedi 12 juin 2021 à 14h00. Professionnels et familles manifestent afin d’obtenir plus de moyens pour l’action sociale et médico-sociale.

Une manifestation aura lieu à Quimper (Finistère) le 12 juin 2021 pour défendre les droits des personnes handicapées. | Archives

 

Une mobilisation citoyenne est organisée le samedi 12 juin 2021 à 14h00, place de la Résistance à Quimper (Finistère) pour soutenir l’action sociale et médico-sociale en Bretagne. L’objectif : réclamer plus de moyens humains et financiers, demander une revalorisation salariale pour les professionnels, et obtenir davantage de places dans les établissements.

Cette manifestation est lancée à l’appel du collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

De nombreux parents réunis en collectifs seront également présents. Ils estiment qu’il manque actuellement 1 200 places en secteur adulte dans le département et 500 places dans le secteur enfant. Ils dénoncent également l’inadéquation de l’orientation des adultes porteurs de handicap, faute de moyens.

 

Samedi 12 juin à 14h00, place de la Résistance à Quimper.

 

 


Travail en Esat : « vital » pour 120 000 Français ?

Handicap.fr / Emploi, Vie au travail, Milieu protégé, Travailleur handicapé, Handicap mental / 9 mai 2021 • Par  E. Dal’Secco

 

Les Esat, rouage essentiel pour 120 000 travailleurs handicapés ? Pour convaincre de la pertinence de ce modèle social et économique, un collectif d’asso soumet au gouvernement des pistes de transformation, plus urgente encore en période de crise…

 

Voir la vidéo Les ESAT, le droit au travail pour tous

https://youtu.be/6jgGS8nfjYg

 

120 000 personnes en situation de handicap travaillent aujourd’hui dans les 1 500 Esat français. Sur 100 euros investis par la collectivité nationale dans ces Etablissements et services d’aide par le travail, 87 sont directement réinjectés dans l’économie locale. Dans un communiqué, un collectif(*) fait savoir le « rôle majeur de ces structures pour les publics les plus éloignés de l’emploi », un modèle social et économique jugé « encore plus essentiel en période de crise ». Près de 500 000 personnes en situation de handicap sont aujourd’hui au chômage et « toutes ne trouveront pas leur place dans le milieu ordinaire », assurent ces associations. Par ailleurs, le collectif rappelle qu’offrir une activité professionnelle à des personnes en Esat coûte 32 % de moins que de les laisser sans emploi, « sans parler des conséquences en chaîne qu’ils subiraient sans être incluses et accompagnées ». Enfin, avec 75% de leurs clients situés dans le même département, ces acteurs locaux ont un impact positif d’un point de vue « écologique ».

 

Un plaidoyer pour les Esat

 

Fin 2019 déjà, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et celle des finances (IGF) rendaient leur rapport pour étudier la pertinence et l’utilité de ces établissements, concluant qu’ils assuraient une « mission essentielle », notamment en raison de leur rôle de « bouclier social contre la grande pauvreté et d’espace de resocialisation de ces publics ». Ce rapport faisait 37 propositions pour améliorer le modèle de ces structures. Suivies d’effet ? En janvier 2021, le secrétariat d’Etat au Handicap assure vouloir lancer une concertation à ce sujet ; cinq groupes de travail sont alors constitués. Le collectif, qui se dit « favorable à des évolutions mesurées et positives », entend lui aussi « apporter sa construction à la réflexion nationale » afin de « lutter contre les idées reçues » et pérenniser un accompagnement durable vers l’emploi. Ce plaidoyer pour les Esat, qui a pour titre « Le droit au travail pour tous », a été rendu public le 6 mai 2021. Un engagement d’autant plus urgent que les Esat font face de plein fouet à la crise actuelle avec en moyenne 30 % de perte de chiffre d’affaires en 2020 par rapport à 2019. Si près de 92 % d’entre eux avaient retrouvé un niveau d’activité quasi normal avant le deuxième confinement, ils ont vu leur activité dégringoler fin 2020 (article en lien ci-dessous).

 

(*) Adaptea, Andicat, Apajh, Apf France handicap, Fehap, Gepso, Gesat, Unapei, Uniopss

 

https://www.unapei.org/wp-content/uploads/2021/05/ESAT-Le-droit-au-travail-pour-tous_Mai-2021.pdf

 

 


Un numéro unique à l’écoute des parents d’enfants handicapés dans le Finistère

Le Télégramme – Finistère – Brest – 6 mai 2021

⇒ Autocollant Sticker Adhésif "Blason du Finistère" - Made in BZH

« Chaque enfant en situation de handicap est d’abord un enfant. Il a le droit de s’amuser avec les autres », tel est le credo du Pôle ressources handicap 29, créé dans le Finistère en janvier.

Un numéro de téléphone unique, le 07 61 84 91 33, permet aux parents d’enfants porteurs de handicap de trouver des solutions de garde ou de loisirs de proximité. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

 

Après le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, le Finistère vient de se doter d’un Pôle ressources handicap qui aide les parents à trouver des solutions d’accueil et de loisirs pour leurs enfants, dont le handicap est reconnu ou en cours de reconnaissance par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), à Quimper. L’objectif est qu’aucune famille ne soit sans solution lorsqu’elle cherche une place en crèche, chez une assistante maternelle, en halte-garderie ou en centre de loisirs pour son enfant.

 

Plus de 4 000 enfants en Finistère

 

En 2018, le Finistère comptait 4 221 enfants de 0 à 17 ans, porteurs d’un handicap reconnu par la MDPH. Autant de bénéficiaires potentiels de ce « Pôle ressources handicap 29 », créé par quatre associations du département avec le soutien de la Caisse d’allocations familiales (Caf) du Finistère. « Le constat de la Caf, en 2011, était qu’il y avait d’un côté des familles qui cherchaient des modes de garde, et de l’autre des structures qui accueillaient peu ou partiellement. L’idée était de se faire rencontrer les deux univers. Après des formations et des soirées d’échange avec les professionnels, l’an dernier, nous avons travaillé avec les familles », précise Xavier Caill, de la Fédération départementale Familles Rurales du Finistère, l’une des quatre associations qui portent ce pôle ressources Handicap 29 avec Évasion en pays d’accueil et de loisirs (Epal), Planète Loisirs et le centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa) déjà présent dans le pôle du Morbihan.

 

Huit malles pédagogiques pour les structures

 

« Les structures les plus connues concentrent souvent les demandes, alors que des accueils de proximité pourraient être sollicités. Un centre comme Planète Loisirs, à Brest, mixe les publics. Il accueille 50 % d’enfants porteurs de handicap et gère une liste d’attente de 50 familles. Certains enfants viennent parfois de très loin. Notre idée est de proposer aux parents des solutions de proximité, en travaillant avec les structures », ajoute Xavier Caill.

Le pôle propose aux structures des outils, et huit malles pédagogiques sont mises à disposition par Familles Rurales. Le pôle peut s’appuyer sur un réseau de professionnels spécialisés en psychologie, sociologie ou psychomotricité. « Il suffit parfois de solutions simples comme des plannings visuels pour les enfants, des trottinettes adaptées, des espaces où l’enfant va pouvoir se calmer ou, au contraire, libérer son énergie. Grâce au partenariat avec la Caf, les équipes peuvent être formées en milieu spécialisé ».

 

Pratique : Le numéro de téléphone unique pour le Finistère est le 07 61 84 91 33. Un animateur rappelle la famille dans les 72 heures pour faire le point sur leur projet : mode de garde, répit, socialisation avant l’école…

 

 


Le secteur social et médico-social se mobilise

Ouest-France – Finistère – 26 avril 2021 – Aude KERDRAON

Le collectif, composé de 26 associations et trois syndicats, alerte sur l’immobilisme en termes de rémunération du secteur social et médico-social. Il appelle à une mobilisation, samedi 12 juin à 14h00, à Quimper.

Des représentants du collectif issus de la CFDT, de Sud santé socio, des Genêts d’Or, d’AS Domicile pays de Morlaix, de Bon Bosco, de l’ADMR des deux Abers appellent à se mobiliser samedi 12 juin à Quimper. | Ouest-France

 

Que dénonce le collectif ?

 

Les 26 associations et fondations ainsi que les trois syndicats qui forment le collectif, alertent depuis des mois la faible reconnaissance salariale accordée aux professionnels de santé. « La crise sanitaire met en évidence l’invisibilité des personnes du secteur social et médico-social, souligne Joël Goron, directeur général des Genêts d’or. Les inégalités de traitement entre les professionnels du sanitaire, du social, du médico-social, entre les équipements du secteur public et ceux du privé associatif ou mutualiste, entre l’accompagnement à domicile et en établissement, se développent ».

 

Quelles conséquences sur le secteur ?

 

« Nous sommes confrontés à des difficultés de recrutement toujours plus importantes. Notre secteur n’est pas assez attractif pour des jeunes professionnels », s’inquiètent les membres du collectif qui se font la voix des familles en dénonçant le manque de places. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Dans le département, il manque 1 200 places pour accueillir les adultes en situation de handicap et 500 places pour les enfants ».

 

Que réclame-t-il ?

 

Le collectif demande une revalorisation salariale pour tous les salariés du secteur au travers des 183 € évoqués par le Ségur de la Santé.

 

Que faire pour se faire entendre ?

 

Outre une motion de soutien envoyée dans les collectivités territoriales, ils lancent un appel aux professionnels, aux familles, aux accompagnants et accompagnés et à tous les sympathisants à se mobiliser à Quimper, samedi 12 juin, à partir de 14h00. « La mobilisation se tiendra certainement sur les quais, mais nous n’avons pas défini le lieu pour l’instant. Nous le communiquerons par voie de presse dès qu’il sera fixé ».

 


Délibération du Conseil Départemental du Finistère
Le 5ème schéma « vivre ensemble » pour les personnes handicapées établi pour la période
de 2020 à 2024 est mis en oeuvre à compter de 2020

 


Trisomie, en route vers l’autonomie
Trisomique, elle a un travail, un fiancé et attend les clés de son futur appartement.

 

https://www.facebook.com/cEstMaVieTV/videos/4181829608549887/

 

 


Santé buccodentaire : témoignez pour faire progresser les droits des personnes en situation de handicap

Article

Le 17/03/2021

L’Unapei et ses partenaires milite depuis près de 20 ans pour l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap et c’est le but de l’association Santé Orale et Soins Spécifiques (SOSS)(*) dont elle est membre. SOSS lance un vaste recueil de témoignage auquel nous vous invitons à contribuer.

L’objectif est de construire des revendications ancrées sur la réalité afin de faire progresser l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap. Ce plaidoyer sera notamment relayé en 2022 à Paris, à l’occasion du congrès de l’association internationale du handicap et de la santé bucco-dentaire (IADH). Cet évènement d’ampleur réunissant des intervenants reconnus internationalement sera l’occasion d’interpeller la France.

Vous êtes une personne à besoins spécifiques, membre d’une famille concernée, un aidant, un intervenant bénévole ou professionnel qui agit au quotidien avec une personne en situation de handicap, un professionnel de santé ?

Partagez vos difficultés, vos réussites, vos idées, pour contribuer à cette démarche essentielle sur www.soss.fr

(*) SOSS, association française pour la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap rassemble depuis 2011 des représentants des professionnels de la chirurgie dentaire, des associations d’usagers de la santé et des soins spécifiques, des réseaux et des acteurs de la santé. SOOS a pour objet la promotion de la santé orale des personnes en situation de handicap par le développement de la prévention et de l’accès aux soins.


 

 

LANDERNEAU – BREST – LAVERUNE (34)

 

Nous avons la tristesse de vous annoncer de décès de

 

Sylvie ELLEOUET

A l’âge de 44 ans.

 

De la part de ses parents, Jean et Monique Elleouet;

Ses frères et sœurs, Karine et Michel Cos Elleouet, Jean-Phillippe et Sophie Elleouet Angebault;

Ses neveux et nièces, Ninon, Martin, Eliot, Lili, Balthazar, Suzanne et Athénais;

Sa grand-mère, Lydia Molina;

Toute la famille et ses amis.

 

Un hommage lui sera rendu jeudi 18 mars à 16h30 à la salle de cérémonie de Saint-Ernel à Landerneau, dans le respect des consignes sanitaires.

 

Sylvie repose au centre funéraire de Saint-Ernel à Landerneau. Visites de 14h00 à 17h30.

 

La famille remercie l’association Don Bosco et tout particulièrement le foyer de Stergann pour leur dévouement et leur gentillesse.

 

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

PFCA, Landerneau. Tél 02.98.21.60.94

 

 


Emploi des personnes en situation de handicap : le conseil départemental du Finistère s’engage

Le Télégramme – Bretagne – Finistère – 19 février 2021

 

Les travailleurs en situation de handicap bénéficient d’aides techniques et humaines et d’amélioration des conditions de vie et travail au Conseil départemental.  (Photo d’archives. Claude Prigent.)

 

Mardi, le conseil départemental du Finistère a signé une convention avec le fonds pour l’insertion des personnes handicapées (FIPHFP) dans la fonction publique.

Nathalie Sarrabezolles a, à cette occasion, insisté sur le volontarisme du Département pour l’inclusion. « La politique handicap est le premier budget du Département qui y consacre 20 % du budget de fonctionnement soit 152 M€ », a rappelé la présidente.

L’obligation légale dans la fonction publique est d’atteindre 6 % d’agents en situation de handicap. Dans le Finistère, ce taux d’emploi était de 11 % en 2020 (1,73 % en 2005). 390 agents sur les 3 800 que compte le conseil départemental (dont 700 assistants familiaux) sont concernés par cette politique qui a connu une accélération ces dernières années. Ces emplois concernent tous les domaines d’intervention du Département, jusqu’aux apprentis (quatre personnes en situation de handicap par an au minimum ont un contrat, et chaque année un ou deux sont pérennisés).

Cette politique se traduit aussi par le suivi des agents en poste (*). En 2020, 26 agents ont été déclarés inaptes sur leur poste de travail et ont suivi un processus de reconversion.

La convention signée avec la FIPHFP permettra notamment de maintenir durablement le taux d’emploi des agents handicapés avec par exemple le recrutement et la réservation de marchés auprès des Esat et entreprises adaptées…

 

(*) De 2017 à 2020, le conseil départemental a organisé 16 interventions d’interprétariat en langue des signes, 16 agents ont bénéficié d’une prise en charge de leurs prothèses auditives, 178 études ergonomiques ont été réalisées pour des agents en situation de handicap et 195 aménagements de l’environnement de travail financés, etc.

 

 


Les Papillons blancs du Finistère investissent dans des purificateurs pour lutter contre la Covid

Ouest-France – Finistère – 24 décembre 2020 – Christine PENNEC

 

L’association finistérienne des Papillons blancs vient de se doter de dix purificateurs d’air pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Ainsi, elle entend encore mieux protéger les personnes handicapées mentales qu’elle accompagne.

 

Un des dix purificateurs d’air de l’entreprise Air in space est installé dans la salle à manger de la résidence Michel-Garapin, à Brest. Ici, en présence de Cindy Nicol et Yann Amil, responsables de service ; Frédéric Gobin et Jacques Philippe, directeur et président des Papillons blancs du Finistère. | Ouest-France

 

L’association finistérienne des Papillons blancs s’est dotée, lundi 21 décembre 2020, de dix unités mobiles de filtration de l’air, conçues par l’entreprise Air in space, domiciliée en région parisienne.

L’association prend en charge environ 1 650 personnes en situation de handicap mental. Trente-cinq établissements ont reçu son agrément et elle emploie quelque 1 000 personnes.

 

Réagir vite

 

« La pandémie de Covid-19 demande de réagir extrêmement rapidement, rappelle Jacques Philippe, président de l’association départementale. Nous avons eu trois foyers importants au sein des Papillons blancs 29, et c’est aussi pour cela que nous avons souhaité aller très vite dans cette démarche. Cet achat nous permet de mieux protéger les personnes vulnérables dont nous avons la charge, alors même que certaines d’entre elles n’ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour appliquer les gestes barrières. Tout en protégeant également le personnel qui en a la charge ».

 

Bénéficier des mêmes mesures que les hôpitaux

 

Pour les Papillons blancs 29, cet investissement revêt aussi un caractère politique afin de montrer que le secteur médico-social « doit bénéficier des mêmes niveaux d’équipements que les hôpitaux et les Ehpad. Les personnes que nous accompagnons présentent souvent des comorbidités importantes donc cette mesure barrière supplémentaire est, pour nous, très intéressante », précise Jacques Philippe.

 

Pour quel prix ?

 

Le prix de vente de cette unité mobile, qui pèse 26 kg, est de 6 500 €. Grâce à un groupement d’achats, les Papillons blancs 29 ont déboursé moins de 4 000 € par pièce.

L’association y a travaillé avec l’Unapei (Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales), à laquelle elle est affiliée. L’Unapei est en passe de signer un accord-cadre afin, de permettre aux trois cents associations gestionnaires de son réseau de profiter d’un prix négocié.

Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère, et Frédéric Gobin, directeur général, soulève le purificateur d’air. | Ouest-France

 

Quant à sa sécurité et son efficacité, ce purificateur d’air est labellisé avec des normes ISO. Il est aussi validé par l’institution Santé publique France. Son taux de décontamination est particulièrement élevé et monte à 99,9 %.

Dans un espace clos, cette machine nettoie l’air du virus du Covid-19 et aussi des pollens ou tous les autres agents pathogènes. Elle purifie 130 m3 en six minutes.

Elle est dotée d’un booster qui accélère son rythme d’absorption et peut également être mise en action 24 heures sur 24, comme dans les hôpitaux. Ou comme dans la Station spatiale internationale qui l’utilise aussi !

 

Pourquoi le choix de cette machine

 

« Nous avons regardé la concurrence. La machine d’Air in space est un peu plus chère que d’autres, mais le moindre coût de la maintenance et le fait que ce produit soit entièrement français nous a intéressés particulièrement », plaide Jacques Philippe.

 

Répartitions des dix machines

 

Une au siège social au Relecq-Kerhuon ; une au CAMSP à Brest ; une à l’IME de l’Elorn au Relecq-Kerhuon; une à l’IME et au SESSAD des Primevères à Concarneau; une à l’ESAT à Brest; une à l’ESAT de Cornouaille à Concarneau; deux dans les hébergements du Ponant; deux dans les hébergements de Cornouaille.

 

 


Nicole Ferroni : Je veux dénoncer des situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées

Faire Face – Société – 9 décembre 2020 – Valérie Dichiappari 

« Dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent, et ça a du sens d’en parler. » © Radio France/Christophe Abramowitz

 

Le mercredi sur France Inter, Nicole Ferroni place régulièrement les personnes en situation de handicap au centre de ses chroniques matinales à l’humour acéré. Aujourd’hui, feu sur l’Allocation adulte handicapé, dont elle souligne, encore une fois, certaines incohérences. Mais qu’est-ce qui motive celle qui « espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique ».

 

Faire-face.fr : En février, vous aviez salué l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH. Pourquoi en parler de nouveau ?

Nicole Ferroni : J’avais en effet déjà évoqué ce sujet, à ma façon. En invoquant l’esprit de la Saint-Valentin pour “rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour, d’être concubins, deux culs dans un même bain, sans entamer l’autonomie ou leur dignité”. J’avais aussi souligné toute l’absurdité de cette situation qui ajoute, dans les couples, de la dépendance financière à la dépendance tout court.

À l’occasion du débat sur projet de loi de finances 2021 au Sénat, le sujet de l’Allocation adulte handicapé, l’AAH, a été de nouveau abordé. Notamment son financement en cas de décorrélation des revenus du conjoint. L’occasion pour la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, de réaffirmer son opposition à cette mesure. Ça valait bien une chronique, non ?

 

https://youtu.be/JUP88dF8DF4

 

F-f.fr : Lenteur, incohérence administrative, privation de droits… Vous pointez les situations ubuesques, discriminantes, voire inhumaines auxquelles les personnes en situation de handicap doivent faire face. Pourquoi cela vous tient-il à cœur ?

N.F : Longtemps, je n’ai pas osé mêler humour et handicap. C’était tabou, jusqu’à ce qu’un de mes amis, atteint d’infirmité motrice cérébrale, m’apprenne à me moquer… de lui.

Le handicap entraîne déjà de l’isolement, demande de tout prévoir à l’avance, du temps, de l’énergie. Alors, devoir avaler une montagne de paperasses, se retrouver face à des imbroglios administratifs ajoute de la difficulté à la difficulté. Je veux dénoncer toutes ces situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées car je les trouve choquantes.

 

« Écoute, cette histoire-là, elle existe ! »

 

https://youtu.be/QE1ryHL5rRk

 

F-f.fr : Vous mettez aussi en avant des combats individuels comme ceux de Nora Poulain. En quoi est-ce important d’ancrer vos chroniques dans un vécu particulier ?

N.F : Rencontrée à un cours de théâtre, Nora est devenue une amie. La naissance de son fils polyhandicapé, décédé en début d’année, l’a plongée, pendant neuf ans, dans une bataille médicale et administrative au long cours. Ce qu’elle a traversé a alimenté ma réflexion.

Fonder mes chroniques sur de vraies personnes et les situations concrètes qu’elles affrontent, en les nommant, c’est important pour dire : “Écoute, cette histoire-là, elle existe !” Et elle peut être violente et inhumaine : comme le manque de bienveillance dont a fait preuve l’administration après le décès du fils de Nora.

Il s’agit aussi de sortir d’une représentation de la personne handicapée qui oscille trop souvent entre héroïne ou pauvre victime, et rien ou quasi entre les deux. Mais dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent et ça a du sens d’en parler.

 

« Derrière la blague, de l’information ».

 

F-f.fr : Comment préparez-vous vos chroniques ?

N.F : Comme elles sont liées à l’actualité, je me documente beaucoup, je lis les projets de loi, des articles de presse… et je cite toujours mes sources. C’est un gros travail de fond car derrière la blague, il doit y avoir de l’information. Mon challenge : être rigoureuse et farfelue en même temps.

Une chronique de quelques minutes, c’est un débroussaillage. Cela ne peut pas être exhaustif mais j’espère susciter l’envie de l’auditeur d’aller plus loin. Une déformation sans doute de mon ancien métier de prof.

 

F-f.fr : Certaines ont-elles déclenché de vives réactions ?

N.F : Des auditeurs ont pu se sentir heurtés. Comme suite à une de mes chroniques pour rendre hommage à Charly Valenza, défenseur de l’assistance sexuelle de la première heure, décédé en 2015. J’ai été traitée de validiste à cette occasion et j’ai découvert ce mot. J’ai été mise dans une case et je n’aime pas les cases. Mais je suis devenue plus attentive au fait que, parfois, je pouvais être blessante… sans le vouloir.

 

F-f.fr : Et des actions ?

N.F : Mine de rien, je sais que j’ai une forme de pouvoir. Mon billet est très écouté : je passe juste avant la pub (rires). D’ailleurs, le lendemain de ma chronique sur Nora, fin janvier, a démarré la polémique sur le non-prolongement du congé parental suite au décès d’un enfant. [Depuis, le 1er juillet, les règles ont été assouplies, ndlr]. J’espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique.

 


Lettre ouverte du collectif Associations/Syndicats

 

 


Communiqué de presse

 

Comité Interministériel du Handicap : Des annonces et des attentes fortes non satisfaites

Le 16/11/2020

 

Focus

 

L’Unapei prend acte des annonces du CIH, dont celle du lancement d’une concertation sur les métiers du secteur. Cependant des avancées qualitatives sont attendues sur les champs de la scolarisation et des accompagnements pour tous, qui se doivent d’être déployées afin de ne laisser aucune personne en situation de handicap de côté.

 

La pandémie a révélé que les personnes et les familles sont particulièrement percutées par le manque d’accès aux droits, à la protection sociale, ainsi que les discriminations persistantes dont elles font l’objet.

L’Unapei suivra de près la mission sur la valorisation des filières professionnelles du secteur du handicap et restera attentive à ce que les mesures concertées permettent un accompagnement de qualité pour les personnes en situation de handicap. Elle salue le vote récent de l’aide à la vie partagée et accueille positivement la volonté de renforcer l’accessibilité des campagnes électorales à partir de 2021, dont l’accessibilité des professions de foi aux personnes en situation de handicap intellectuel via le déploiement du FALC (Facile à lire et à comprendre).

 

Des personnes toujours sans solution d’accompagnement

 

Rien dans les mesures annoncées ne concerne cependant les personnes en situation de handicap sans solutions d’accompagnement. De trop nombreuses personnes notamment avec handicaps complexes (autisme ; polyhandicap ; maladies rares ; troubles du comportement ; …) demeurent sans solution et sans accompagnement. L’exil en Belgique est toujours une solution par défaut. Certains types de handicap sont non compensés, sous reconnus, voire oubliés. L’accès aux droits, aux dépistages, aux diagnostics et aux évaluations demeure pour elles un parcours du combattant.

Alors que la semaine européenne de l’emploi des personnes en situation de handicap s’ouvre, rappelons que nombre de travailleurs en situation de handicap ne trouvent pas de solution d‘accompagnement par manque de places en ESAT. Le ralentissement de l’activité économique des ESAT dû à la crise sanitaire menace par ailleurs l’accomplissement des projets professionnels de nombres de travailleurs accompagnés dans ces établissements.

 

Des élèves toujours sans solution de scolarisation

 

Concernant l’école, le gouvernement se doit de déployer des solutions afin qu’aucun d’enfant en situation de handicap ne restent sans solution dont les :

  • Enfants sur liste d’attente IME
  • Enfants avec des scolarisations partielles : partage d’AESH, scolarisation quelques heures par semaine, en attente d’une place

Pour ce re confinement, il doit agir dès à présent pour éviter aux élèves en situation de handicap :

  • La rupture des scolarisations partagées
  • Le refus de scolarisation lié au port du masque
  • Le refus d’intervention des SESSAD au sein des écoles

Le premier Ministre a conclu le CIH en s’engageant pour que « la crise ne nous détourne pas des mesures structurelles engagées pour une société plus inclusive et plus solidaire ».

Selon Luc Gateau, il est primordial que cela se traduise en actes pour les personnes en situation de handicap : « Ne laissons pas les citoyens en situation de handicap être aux avant-postes d’un monde d’après dégradé mais faisons-en sorte qu’ils puissent être les avant-gardes d’une société réellement plus solidaire. Il est grand temps ».

 

À propos de l’Unapei 

 

Mouvement citoyen de 900 000 personnes handicapées, familles, amis, professionnels et bénévoles, l’Unapei œuvre, depuis 60 ans, pour que les personnes en situation de handicap intellectuel et cognitif (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap) accèdent aux mêmes droits que tous. L’Unapei s’engage pour une société solidaire, ouverte à tous et respectueuse des différences et du libre-choix des personnes handicapées. Son réseau de 550 associations membres innove sur tous les territoires et construit des solutions d’accompagnement évolutives et adaptées à chaque étape de la vie des personnes handicapées pour agir contre l’isolement et l’exclusion sociale. L’Unapei accompagne tout au long de leur vie 200 000 personnes handicapés, enfants et adultes, intellectuels et cognitifs. Chaque année 15 000 enfants naissent avec un handicap intellectuel dont la moitié avec des déficiences sévères. http://www.unapei.org/

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : CIH2020 – Bilan non satisfaisant (PDF, 151,4 Ko)

 

 

 


Le TV LGO de novembre est arrivé

 

Au sommaire :

·         La continuité du travail en ESAT pendant le second confinement

·         Les coulisses du journal des Genêts d’Or et de Sevel Services

·         Un métier par mois : TISF

Technicienne d’Intervention Sociale et Familiale

 


Comité interministériel du handicap : L’UNAPEI interpelle le gouvernement

Handirect – 15 novembre 2020 – Par Caroline Madeuf

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

L’UNAPEI interpelle le gouvernement à la veille du Comité Interministériel du handicap

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

 

“Entre promesses du gouvernement et réalités sur le terrain : à quand des moyens humains et financiers pour une réelle transition inclusive ?”

“L’Unapei, association de défense des droits des personnes en situation de handicap intellectuel(*), attend des actes forts de la part du gouvernement, lundi prochain, lors du Comité interministériel du handicap, explique l’association. Depuis le printemps, la crise sanitaire a exacerbé et révélé les difficultés vécues par les personnes en situation du handicap et leurs aidants familiaux : isolement, fatigue, manque de moyens humains et financiers, non-respect de la législation… Face à la réalité de ces situations, il est grand temps que notre société repense, en profondeur, les modalités d’accompagnement des personnes en situation de handicap pour aujourd’hui et pour demain. La société du prendre soin est un investissement vital pour l’avenir”.

 

Ainsi, l’UNAPEI met en avant quatre grandes priorités dans son manifeste.

 

Les conditions pour une véritable transition inclusive

  1. Un rattrapage en urgence des manquements de l’Etat en termes d’accès aux droits et de financement des accompagnements.
  2. Une co-construction avec tous les acteurs concernés grâce à une évaluation des besoins et des attentes des personnes en situation de handicap et des familles.
  3. Un bouleversement des codes de la société et des représentations relatives aux personnes en situation de handicap.
  4. Des personnes, quelques soient leur handicap, accompagnées de manière adaptée pour être actrices de leurs décisions.
  5. Des professionnels du médico-social formés et accompagnés.

 

Des personnes en situation de handicap toujours sans solutions d’accompagnement

En février dernier, à l’occasion de la Conférence nationale du handicap, Luc Gateau, président de l’Unapei, avait interpellé le gouvernement : « quelles mesures vont être mises en œuvre pour que le mot « sans solution » disparaisse du vocabulaire d’ici à la fin du quinquennat ? ». Or, 8 mois après, les personnes dont les besoins préexistaient avant la crise sanitaire, sont aujourd’hui toujours sans solutions d’accompagnement adapté. Le contexte actuel ne doit pas être le prétexte au retour d’un ostracisme dont les principales victimes sont les personnes handicapées et leurs familles. Par exemple, pourquoi des personnes vivant en France sont-elles encore aujourd’hui obligées de s’exiler en Belgique ?

L’avènement d’une véritable société du « prendre soin » ne pourra se faire sans une politique du handicap globale, coordonnée, chiffrée, évaluée, à la hauteur des besoins et reposant sur la solidarité nationale. L’Unapei demande des garanties pour instaurer et rendre pérenne des accompagnements de qualité et adaptés à chaque personne.

Sur le terrain, les associations de l’Unapei sont pleinement mobilisées avec l’ensemble des parties prenantes afin de trouver des solutions aux personnes en situation de handicap. Néanmoins, faute de moyens quantitatifs et qualitatifs suffisants, les solutions apportées sont trop souvent temporaires et partielles.

 

Non effectivité du droit à la scolarisation pour les élèves en situation de handicap à la veille du Comité Interministériel du handicap

Contrairement à ce qui a été annoncé à la Conférence nationale du handicap, de nombreux enfants en situation de handicap sont toujours privés d’école. Les exemples de défaut d’accompagnement sont nombreux. Et pour preuve : les témoignages de parents en colère, sans solution de scolarisation adaptée pour leurs enfants, continuent d’affluer sur le site dédié : marentree.org. Au niveau des chiffres : sur 100 000 enfants atteints de troubles autistiques, 40 000 ont une scolarisation en milieu ordinaire et 10 000 en milieu protégé. Où sont les autres ? De nombreux élèves sont en attente de place en classe avec appui d’un dispositif ULIS, en IME… D’autres ne sont scolarisés seulement quelques heures par semaine avec le retrait de l’accompagnement humain individualisé qui a pourtant été notifié.

Au lendemain du comité de suivi de l’école inclusive, où les ministres se sont absentés au moment du débat avec les acteurs de terrain, l’Unapei réaffirme que pour rendre l’école réellement inclusive, il faudra non seulement des moyens à la hauteur des enjeux corrélés à une évaluation suivie et pertinente des besoins mais aussi que l’école se transforme en profondeur pour s’adapter à accueillir ces élèves aux besoins particuliers. Sans ce préalable, l’école inclusive continuera de se résumer à une multiplication de dispositifs, certes intéressants, mais rendus non pertinents par absence de cohérence globale. Sans réelle coopération entre le médico-social, l’Education nationale et tous les acteurs concernés, des enfants continueront à pâtir d’une privation de l’effectivité leur droit à la scolarisation.

 

Des professionnels du médico-social démunis, en manque de reconnaissance

Au quotidien, les personnes en situation de handicap atteintes de troubles du neurodéveloppement* ont besoin des compétences et de l’accompagnement des professionnels du médico-social.

Or, aujourd’hui, la vie professionnelle de ces acteurs du « prendre soin » est mise à rude épreuve. Ils endurent chaque jour des situations d’épuisement. L’Unapei regrette que malgré ses interpellations répétées, ces professionnels restent encore invisibles, voire oubliés par les politiques publiques. Ils souffrent cruellement d’un manque de reconnaissance de leur travail et d’une iniquité de traitement. Il est urgent de revaloriser l’ensemble de ces métiers et d’aplanir les inégalités préexistantes.

 

Sur le terrain, les tensions sont fortes pour recruter des professionnels en raison de la perte d’attractivité des métiers liés au handicap, ce qui crée des pénuries de professionnels et menaçant la qualité de l’accompagnement.

 

(*) Personnes vivant avec des conséquences de troubles du neurodéveloppement (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap).

 

 


Finistère : un chèque de 45 000 euros va contribuer au projet de bus bucco-dentaire d’Ildys

Le Télégramme – Brest – 12 novembre 2020

Le bus bucco-dentaire va offrir des consultations et des soins aux enfants et adultes de dix établissements médico-sociaux du Finistère. (Photo d’archives Claude Prigent/Le Télégramme)

 

Le projet de bus bucco-dentaire de la Fondation Ildys s’adresse aux personnes accueillies dans des structures médico-sociales et il vient d’obtenir une aide de 45 000 € du Crédit agricole. Si le financement est bouclé, il pourrait sillonner les routes du Finistère dès le mois d’avril prochain.

 

Plus de la moitié des enfants en situation de handicap et des personnes âgées hébergées en structures, ont besoin de soins dentaires. Pour 17 % des personnes, ce sont même des soins d’urgence. Mais il n’est pas toujours facile de prendre rendez-vous et d’assurer le déplacement d’un patient âgé dépendant ou d’un jeune souffrant de troubles autistiques, par exemple. Les personnes de plus de 90 ans ont deux fois moins de chance d’accéder aux soins dentaires que celles de 60 ans. Une mauvaise santé bucco-dentaire favorise pourtant la dénutrition, facteur de perte d’autonomie de la personne âgée

 

Achat d’un véhicule adapté

 

Une réflexion a été menée au sein de la Fondation Ildys sous la houlette de Michel Mogan, directeur général délégué à la Fondation, qui est à l’origine du projet et de Sandrine Honnorat qui est en charge de son déploiement. Ce projet de bus bucco-dentaire qui sera capable de sillonner le Finistère pour se rendre directement à la porte des établissements médico-sociaux a été validé en août 2019 par l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne qui a accordé un budget de fonctionnement pour cinq ans d’un montant de 674 000 €. L’enjeu pour la Fondation Ildys est maintenant de recueillir les fonds nécessaires pour financer l’investissement de 471 000 € que représente ce projet avec notamment l’achat d’un véhicule adapté et son aménagement, ainsi que l’acquisition de matériel dentaire spécifique. Le bus, commandé en juillet dernier, sera équipé d’un cabinet dentaire accessible aux personnes à mobilité réduite et proposera des actions de prévention, de diagnostic et de soins à destination des résidents.

 

Il manque 236 000 € pour boucler le projet

 

« Nous avons déjà la moitié de l’enveloppe nécessaire avec 235 000 € réunis en faveur de ce projet, grâce à des mécènes comme le Crédit agricole qui nous a remis, ce jeudi, un chèque de 45 000 €. Il reste encore 236 000 € à trouver », précise Tiphaine David-Meleux, responsable de la communication d’Ildys.

Les formations des personnels ont déjà commencé dans les dix établissements médico-sociaux partenaires (*) : 23 référents bucco-dentaires sont prêts et douze professionnels, travaillant dans neuf établissements différents, ont aussi été formés à l’utilisation d’une caméra spécifique pour des consultations de télémédecine.

Le service d’odontologie du CHRU de Brest est partenaire du bus bucco-dentaire. Des soins seront prodigués pas des dentistes et des étudiants de sixième année qui pourront réaliser des consultations de télémédecine différées en lien avec un professionnel de la santé bucco-dentaire spécialiste de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Le déploiement de la télémédecine est prévu à la fin de cette année et le début des soins dans le bus est envisagé en avril 2021. L’expérimentation sur cinq ans se terminera en septembre 2025.

 

 

(*) Les dix établissements appartiennent à l’Hospitalité Saint Thomas de Villeneuve (HSTV) dont l’Ehpad de Plougastel, aux Papillons Blancs du Finistère, à l’APF France Handicap, au Centre Hospitalier de la Presqu’île de Crozon, Les Genêts d’Or et au Centre Hospitalier des Pays de Morlaix.

 


Participez à l enquête pour mesurer l accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun

UNAPEI – 10 novembre 2020

 

EcoutezReadSpeaker webReader: EcoutezFocus

 

Participez à une enquête en ligne pour mesurer l’accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun dans divers pays européens. Vous contribuez ainsi à une importante action de recherche.

 

L’Unapei est partenaire du centre d’excellence TND Robert Debré, une des trois références en matière de recherche sur l’autisme en France. Ce centre avec d’autres référents réunis dans le consortium Européen AIMS2 -Trials lancent une importante enquête utile pour leurs travaux de recherche. Elle vise à mesurer le niveau d’accès des personnes autistes aux services de droit commun dans de nombreux domaines : santé, aide sociale, éducation, emploi…

 

Cette enquête en ligne s’adresse aux personnes autistes et à leurs accompagnants. Elle permettra de comparer dans divers pays leurs expériences et ressentis lorsqu’ils souhaitent accéder aux services ouverts à tout citoyen.

 

Cette enquête inédite portée par l’Université de Cambridge est accompagnée d’explications en français simplifié. Merci pour vos contributions.

 

Accédez à l’enquête 

 

Lire les explications simplifiées

 

 


Le TV LGO d’octobre est arrivé

 

Au sommaire :

·         Baptême du voilier cargo « Grain de sail » à Lorient

·         Le FALC : Facile A Lire et à Comprendre

·         Un métier par mois : surveillant de nuit

 

 


COVID–19 – mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, un communiqué de presse concernant : COVID–19 – les mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

 

29-10 -2020 mesures confinement ph 2eme vague covid19 (1)


 

 

Une Lorientaise sort un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées

Le Télégramme – Lorient – 24 octobre 2020 – Céline Le Strat

 

Jeanne Le Pengalou, lorientaise de 35 ans, a sorti son premier ouvrage le 1er octobre, autour des activités pour personnes polyhandicapées. (Le Télégramme/Céline Le Strat)

 

La Lorientaise Jeanne Le Penglaou, éducatrice spécialisée, vient de sortir son premier livre. Un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées. La suite logique de son site Handiy, devenu référence dans le milieu.

 

Il n’est pas facile de mettre en place des activités de loisirs ou d’apprentissage avec les polyhandicapés. C’est de ce constat qu’est partie Jeanne Le Penglaou pour écrire son livre « 40 activités pour personnes polyhandicapées ou atteintes de déficiences multiple ». Sorti le 1er octobre, il recense des animations « conçues pour convenir aux personnes fortement dépendantes ». La Lorientaise de 35 ans est éducatrice spécialisée, a été animatrice, directrice de séjours adaptés et est bien connue du web puisqu’elle a lancé il y a trois ans le site Handiy, un jeu de mots avec DIY pour Do-it-yourself : fais-le toi-même. C’est de ce site que tout est parti : « J’y écris des idées d’activités, adaptées pour les personnes âgées ou handicapées par exemple et une éditrice m’a contactée car les éditions Phalente voulaient créer une collection handicap », rapporte l’éducatrice.

 

« Partir de la personne, ses choix, ses envies »

 

Jeanne Le Penglaou mettra finalement trois ans à écrire son ouvrage, « il est plus poussé que le site internet, il y a de la méthodologie, c’est décrit, concret », assure l’auteur. Activités manuelles, musique, motricité sensorielle, idée de sortie : un véritable recueil de loisirs et d’apprentissage « parce qu’à chaque fois il y a un objectif éducatif ». Les activités sont ludiques, « comme le jeu de l’oie : quand on tombe sur une case, il faut par exemple jouer de la musique cela peut être souffler dans une flûte, crier le plus fort possible ». Le mot d’ordre : l’adaptation à son public « j’explique qu’il faut toujours partir de la personne, de ses choix, ses envies. Il n’y a pas de méthode toute faite ou de recette miracle ».

Jeanne Le Penglaou sait de quoi elle parle. « Mon grand frère est atteint de déficiences multiples, j’ai beaucoup testé les activités avec lui. Les personnes polyhandicapées sont souvent dans des foyers, où il manque du personnel et ce n’est pas facile de mettre en place des activités ».

 

Un tennis de table avec frites et ballon de baudruche

 

Jeanne puise ses idées sur internet, adapte des activités connues de tous « comme le tennis de table avec des frites de piscine et un ballon de baudruche. Son livre s’adresse aussi bien aux éducateurs qu’aux centres spécialisés et aux parents et peut aussi s’adapter à un autre public que les personnes en situation de handicap, « pour les personnes âgées qui ont un retard important par exemple », assure Jeanne Le Penglaou. Ce livre ne sonne pas la fin de son site internet qui sert de mine d’info à bon nombre d’animateurs. Jeanne Le Penglaou pense à travailler sur un volet numérique, « car je pense que les personnes en situation de handicap en sont éloignées et pourtant j’ai travaillé avec de jeunes autistes qui savaient faire plein de choses sur le numérique ».

 

 

Pratique : « 40 activités pour personnes polyhandicapés ou atteintes de déficiences multiples », 208 pages aux éditions Phalente, 19,90 €. Site internet www.handiy.fr

 

 


Cornu-Pauchet : un pilote pour freiner l’exil en Belgique ?

Handicap.fr / 14 octobre 2020 • Par  E. Dal’Secco

 

Prévenir les départs contraints des Français handicapés vers la Belgique, telle est la mission confiée à Marianne Cornu-Pauchet le 5 octobre 2020. Le gouvernement entend ainsi mettre en œuvre une “évolution plus radicale”.

 

 

Fin 2018, près de 8 000 Français (1 500 enfants et 6 500 adultes) sont accueillis dans des établissements en Wallonie (Belgique). Ils sont majoritairement originaires de trois régions : Hauts-de-France, Ile-de-France et Grand-Est.

 

Des solutions de dernier recours

 

Face à la pression des familles contraintes d’accepter ces « exils » faute de solutions adaptées en France, le gouvernement français a mis en œuvre en 2016 une « politique des départs non souhaités », associée au déploiement de la démarche « Réponse accompagnée pour tous ». Quatre ans plus tard, même si Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, note les « premières améliorations », elle admet que les « séparations des familles se poursuivent », plus souvent « subies que choisies ». En dehors de la contrainte humaine, ce sont par ailleurs près de 500 000 millions d’euros chaque année qui financent (via l’Assurance maladie et les départements) ces prises en charge « de dernier recours » sur le territoire belge.

 

Une lettre de mission datée du 5 octobre

 

Dans ce contexte, le gouvernement appelle à une « évolution plus radicale de notre politique publique » et, le 5 octobre, adresse sa lettre de mission à Marianne Cornu-Panchet. Cette ex-directrice du Fonds CMU-C, co-auteure d’un rapport sur l’accès aux soins des personnes handicapées et précaires, a pour objectif de « documenter cette réalité et de formuler des recommandations ». Elle devra, d’abord, mettre en œuvre « une stratégie commune État/conseils départementaux de conventionnement du secteur adulte, pour réguler tant sur le plan qualitatif que quantitatif, l’activité des établissements wallons accueillant des Français ».

 

Chantier prioritaire ?

 

Mais ce « chantier prioritaire », selon la ministre, vise aussi à faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, en assurant le déploiement de solutions alternatives d’accompagnement à « haut rythme » dans les régions les plus concernées. Ces deux mesures sont inscrites dans la loi de financement de sécurité sociale (LFSS) pour 2020. Le gouvernement avait en effet promis, dès septembre 2019, un plan de création sur trois ans de « solutions nouvelles » avec un budget dédié de 90 millions d’euros (dont 20 dès 2020). D’autres axes figurent dans cet engagement : offre d’accompagnement pour les situations les plus complexes, notamment les personnes autistes, projets de logements inclusifs…

 

Cette nomination fait notamment suite à une alerte formulée par l’Uniopss en séance plénière du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) du 24 septembre 2020. En présence de Sophie Cluzel, l’association avait déploré « le manque de coordination au niveau national des travaux sur la lutte contre les départs en Belgique et la non consommation des 20 millions d’euros prévus en 2020 ».

 

 


Allocution du président de l’Unapei, Luc Gateau : Assemblée générale 2020

Unapei – 25 septembre 2020

 

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L’Unapei organise cette année sa première assemblée générale à distance et en direct. Ce rendez-vous incontournable dans la vie d’une association rassemble des centaines de représentants d’associations, parents, personnes accompagnées et professionnels partout en France.

 

Les conditions particulières, si elles rendent compliquées les interactions et les temps de convivialité, n’empêchent pas le Mouvement Unapei de préparer l’année à venir comme de tirer le bilan de celle écoulée.

Luc Gateau, lors de son intervention d’entrée, revient sur la douloureuses crise sanitaire pour les personnes accompagnées, leurs familles et les professionnels mais aussi sur l’ambition, toujours intacte, du mouvement Unapei pour contribuer à la transformation de la société. Plus que jamais cette dernière doit être réellement solidaire et inclusive pour prendre soin de tous ses membres, dont les personnes en situation de handicap encore trop souvent oubliées.

 

Découvrez l’intégralité de son intervention dans la vidéo ci-dessous :

https://youtu.be/ycSfeObiO-8

 

 


Ces élèves en situation de handicap ne pourront pas faire leur rentrée

Marentrée.org

 

 

Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante… A quelques jours de la rentrée scolaire et en pleine pandémie, la situation des enfants en situation de handicap est plus que critique : elle est carrément alarmante.

 

“Monsieur le Ministre, ne les oubliez pas”. C’est un appel de première urgence que lance l’Unapei à l’adresse de Jean-Michel Blanquer. La fédération française d’associations de défense des droits des personnes en situation de handicap alerte le Ministre de l’Education Nationale sur un point : la rentrée des classes approche et pourtant, des milliers d’enfants en situation de handicap n’ont toujours pas de solution de scolarisation adaptée à leurs besoins.

En somme, ils restent exclus de l’école. Et ce alors que le déconfinement avait déjà mis en évidence de vrais dysfonctionnements concernant la prise en charge des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, c’est donc la question de l’école et d’une scolarité plus inclusive qui doit être soulevée dans le débat public.

“Pourquoi certains enfants sont encore privés d’école ? Pourquoi un enfant devrait-il attendre dans une classe qui ne lui convient pas qu’une place se libère dans une classe adaptée à ses besoins ?”, s’interroge à la fédération, réagissant au peu d’alternatives proposées (scolarisation à temps partiel, à distance, place par défaut…).

Pour l’Unapei, nous sommes là face à une “non-effectivité du droit à l’éducation”, des écoles “ordinaires” aux écoles spécialisées. Sur les réseaux sociaux (avec le mot-clé #jaipasecole) mais aussi sur le site www.marentree.org, les témoignages abondent pour dénoncer cette réalité trop peu médiatisée, qui concerne autant enfants et parents que personnels éducatifs. L’idée ? “Rompre le silence autour de ce scandale”.

“Mon fils n’a rien. Même le rectorat, le médecin du rectorat et l’ancien établissement scolaire ne sont pas capables d’aider et de trouver une solution. Il faut attendre la rentrée pour espérer des désistements ! Impossible de compléter les voeux pour élargir l’orientation et avoir une chance de scolarisation dans une voie qui lui convient mieux”, déplore la mère de Valentin, 15 ans. Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante, solutions de recours maigres ou fantoches, communication impossible… Les soucis abondent.

Les parents de Julien P, 15 ans, en attestent : “On a changé de région et notre fils se retrouve sans lycée. Son stress est au maximum, il tourne autour de la maison en marmonnant. Et nous parents on téléphone au rectorat, on envoie des mails, on a saisi le médiateur de l’Education nationale. Aucune réponse”.

Même son de cloche pour les parents de Ziyan, 5 ans. “Chaque structure a toujours une excuse : pas le profil, pas du même département… Et dans le même département, ils estiment que c’est trop loin de notre domicile. Pas de place… Trop jeune. On nous a tout sorti ! Alors qu’il s’agit de structures soi-disant adaptées. Voilà. A peine 5 ans et déjà complètement exclu de partout. Obligé de rester à la maison avec maman”, nous racontent-ils.

Un état des lieux déplorable. Et encore, précise Luc Gateau, président de l’Unapei, “ces témoignages ne sont que la partie émergée de l’iceberg”. A l’aube de septembre, l’Unapei interpelle le gouvernement et en appelle à l’établissement d’un environnement scolaire adapté et accessible. Cela passe par une meilleure sensibilisation du handicap, un accompagnement “sans rupture” et réfléchi des élèves et de leurs familles, mais aussi à une collaboration renforcée entre l’Education nationale et le secteur médico-social. Histoire d’éviter le fiasco total.

“Rien n’a changé en France en 20 ans. Le handicap est un parcours du combattant quasi constant”, s’attriste encore une internaute. “Les familles sont épuisées, abandonnées, ne se sentent pas entendues”, tacle de son côté l’Unapei. Gageons que ces témoignages puissent changer la donne des mois après un confinement national qui, comme le rappelle la fédération, n’a fait qu’exacerber la fatigue et l’isolement des principaux concernés.

 

 

Source :

https://www.terrafemina.com/article/rentree-2020-ces-eleves-en-situation-de-handicap-sont-exclus_a354871/1

 


Les soignants veulent du soin pour leurs salaires

Ouest-France – Finistère 10 juillet 2020 – Christian GOUEROU

 

Le monde médico-social veut plus qu’une prime de 500 € ou 1 000 €. Employeurs, syndicats et le Département souhaitent une revalorisation salariale et renvoient la balle vers le gouvernement.

Durant une manifestation à Quimper au mois de juin 2020, des aides à domicile disent leur colère. | Archives Ouest-France

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Le contexte de la crise liée au nouveau coronavirus a permis des rapprochements entre les associations (1) du secteur médico-social, dans le domaine des personnes âgées, du handicap, de la petite enfance, des foyers de vie, etc. Mais, au-delà des équipes dirigeantes, ce sont aussi les syndicats de salariés qui sont montés dans le train pour porter des revendications communes : la CFDT santé sociaux, la CGT et Sud santé sociaux.

Jeudi, en soirée, tous ces acteurs ont débattu avec la présidente du Département, Nathalie Sarrabezolles. S’il n’est pas l’employeur, le Département finance de nombreux établissements du secteur associatif. L’assemblée a voté, lundi, la somme de 2,3 millions d’euros afin de financer une prime de 500 € pour les 4 600 personnes de ce secteur en Finistère.

 

Que demandent les employeurs et les salariés ?

Que l’assemblée les soutienne pour aller chercher une prime de 1 000 € bien sûr mais surtout la revalorisation des salaires… Pour la majorité de gauche, la décision du gouvernement, qui accorde une prose de 500 à 1 000 € aux soignants et 1 000 € à tout le monde dans le domaine médico-social financé par l’Assurance maladie, créé de l’inégalité.

« Ce gouvernement décide que les Départements vont aussi donner des prismes alors que nous ne sommes pas les employeurs. Oui, nous comprenons que ces salariés aient cette prime mais cela ne change pas leurs conditions de travail ni la grille de salaires » soulignait Nathalie Sarrabezolles, lundi. Ainsi, dans un même établissement, des salariés pourraient avoir une prime et d’autres non, parce que ne dépendant pas de l’Assurance maladie.

La présidente du Département l’écrit ainsi quand elle s’adresse aux salariés et employeurs finistériens concernés : «C’est bien la question du niveau de rémunération d’une grande partie des personnels sociaux et médico-sociaux qui est reposée à l’occasion de la crise sanitaire, ainsi que la précarité de nombreux emplois. Cette question devra être traitée par une réévaluation salariale ».

Quel retour après la rencontre ?

Du côté associatif, les syndicats et les employeurs sont satisfaits des échanges. Pour la CFDT santé sociaux, « Oui, nous sommes dans une démarche collective. Nathalie Sarrabezolles soutient la nécessité de valorisation du secteur dans son ensemble. Heureusement qu’il existe un secteur associatif, avec ses valeurs, entre le public et le privé ».

La CGT abonde : « Le Département souhaite qu’il y ait équité entre le secteur privé et public. Nous avons un problème d’attractivité pour trouver des soignants dans les Ehpad. Nous avons des salaires en dessous du Smic. Nous recherchons une reconnaissance salariale ».

Pour SUD santé sociaux, même son de cloche : « La prime, oui, mais si les salaires ne suivent pas, il n’y aura pas de recrutement ».

Selon Michel Jézéquel, directeur de Don Bosco, et Joël Goron, directeur général des Genêts d’Or, « la crise met en évidence la nécessité de prendre en compte les soignants, au-delà de l’hôpital. Il s’agit des soignants de l’enfance, du handicap, de l’insertion, des personnes âgées. Il faut une vision plus large de la notion de soin ».

Que va-t-il se passer ?

La démarche des employeurs et des syndicats n’est pas de dire au Département : « Il faut payer ». Au département, on entend pousser pour que le gouvernement mette les 500 € restants pour que la prime fasse 1 000 €.

Surtout, « le vrai sujet » dit-on chez les élus, c’est la valorisation des salaires. Le gouvernement préconise que les Départements passent à un tarif de 21 € par heure pour les aides à domicile. En Finistère, la collectivité met déjà 24 € par heure. Ce qui ne va pas forcement dans la poche des salariés mais dans la structure.

 

En résumé, Département, syndicats et employeurs du secteur médico-social sont d’accord : l’Etat créé de l’inégalité. En lien avec l’association des Départements de France, l’assemblée départementale va faire une démarche vers le ministère.

 

(1) Vingt et une organisations – à but non lucratif – de l’économie sociale et solidaire du Finistère, dont par exemple Les Genêts d’Or, Don Bosco, Kan ar Mor, La Fondation Massé-Trévidy, Les Papillons Blancs du Finistère et des aides à domicile en milieu rural.

 

 


L’habitat API, un nouveau pas est franchi !

Article UNAPEI

Le 01/07/2020

« Demain, je pourrai choisir d’habiter avec vous », tel est le titre du rapport de Denis Piveteau et Jacques Wolfrom, dont les grandes lignes ont été dévoilées au CNCPH le 25 juin. En impulsant l’habitat API (Accompagné, partagé et inséré dans la vie locale), les auteurs du rapport proposent un nouveau mode d’habiter, choisi par les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, en plein de cœur des dynamiques territoriales.
Denis Piveteau et Jacques Wolfrom revendiquent une approche « pratique » : partir des aspirations et des besoins des personnes pour faire une douzaine de propositions concrètes permettant de lever les grands obstacles rencontrés par les personnes dans leur choix d’habitat et de mode de vie. Permettre ainsi à des personnes, si elles le souhaitent, de vivre chez elles, tout en écartant le risque d’isolement grâce au partage de certains moments de vie avec d’autres.

Vivre chez soi sans être seul

Proposition phare du rapport, la création d’une nouvelle aide individuelle à la personne, l’aide à la vie partagée (AVP), pourra permettre aux personnes qui le souhaitent de bénéficier d’un appui pour le partage et l’animation de la vie partagée.
Grande nouveauté également, la création d’un « forfait de services mutualisés » venant s’ajouter à l’AVP pour les personnes ne bénéficiant pas d’une aide individuelle à l’autonomie permettra, pour la première fois, aux personnes en situation de handicap non éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH) d’avoir accès à ce type d’habitat. Ces aides viennent en complément d’un accompagnement individuel et adapté aux besoins de chacun.

Rôle majeur du médico-social

Le rapport ouvre la voie à une collaboration rapprochée entre habitat API et établissements et services médico-sociaux dans l’accompagnement des personnes au quotidien bien sûr, mais également dans l’attention au parcours de vie de la personne. En mettant ainsi leur expertise au service de l’ensemble des acteurs de la société, les acteurs médico-sociaux sont amenés à renforcer leur rôle majeur de soutien émancipateur auprès des personnes handicapées et de facilitateur au sein de la société.
L’Unapei défend depuis longtemps le droit pour chaque personne de pouvoir choisir sa voie et son lieu de vie, de bénéficier d’une vie sociale choisie, de décider librement de ses activités et de son rythme de vie tout en participant et en contribuant à la vie locale.
C’est pour cela que l’Unapei soutient l’habitat API : il devrait permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir bénéficier d’un environnement accueillant et bienveillant, d’être doté d’un accompagnement de qualité adapté à leurs besoins et ce au cœur de la vie locale.

 

Le rapport annuel intégré - Contenus d'intérêt collectif ? - Angie

 


 

Finistère. Prime Covid-19 : les aides à domicile crient à l’injustice

Ouest-France – Finistère – 30 juin 2020

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus.

Les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire ont interpellé, hier, les élus, Jean-Luc Fichet et Sandrine Le Feur. | Ouest-France

 

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus. Une récompense de tous les personnels des structures médico-sociales, publiques ou privées, pourtant annoncée par le gouvernement, mais dont la prise en charge revient aux Départements. « Durant la crise, nos aides à domicile ont fait le même travail, ils ont pris les mêmes risques que les soignants », indique Alban Le Roux, directeur de l’AS Domicile à Morlaix.

 

Pour le secteur de l’aide à domicile, financé par les Départements, « la prime reste une promesse non tenue », dénoncent les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire. « Ces gens font bien leur travail et ne sont pas visibles », a souligné Jean-Luc Fichet.

 

L’élu annonce qu’il va mobiliser les parlementaires du Département, où cette question demeure pour l’heure en suspens. En cause, la crise sanitaire qui a rebattu les cartes des budgets du Département. « Le sujet sera débattu la semaine prochaine lors d’une réunion », détaille Solange Creignou, vice-présidente chargée des politiques personnes âgées et personnes handicapées.

 

 


Bonjour,

Voici la réponse de l’ARS concernant l’ouverture totale des IME :

Bonjour Monsieur Michel,

Les consignes du ministère assouplissant les consignes pour les établissements prenant en charge des enfants en situation de handicap nous ont été communiquées cet après-midi. Elles demandent à ce que les établissements puissent accueillir les enfants pour lesquels les parents souhaitent une reprise des prises en charge à temps plein dès que possible.

Ces consignes ont été transmises immédiatement auprès des établissements concernés pour mise en œuvre.

Restant à votre écoute,

Cordialement,

Jean-Paul MONGEAT
> Directeur
_____________________________________________
==Agence régionale de santé (ARS) Bretagne
Délégation Départementale du Finistère
5, venelle de Kergos | 29324 QUIMPER Cédex | France
> Tél. : 02.98.64.50.20 | Fax : 02.98.95.19.25

jean-paul.mongeat@ars.sante.fr

http://www.ars.bretagne.sante.fr

 


Le secteur médico-social attend une reconnaissance

Ouest-France – Finistère – 19 juin 2020 – Lucas BOUGUET

Associations médico-sociales et syndicats étaient réunis au Family à Landerneau (Finistère), mercredi 17 juin 2020, pour réclamer la prime d’État de 1 500 €. Dans un courrier adressé aux élus, préfets, à l’ARS (Agence régionale de santé), ils demandent une reconnaissance nationale dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Associations médico-sociales et syndicats se sont rassemblés à Landerneau. | Ouest-France

 

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Que réclame le secteur médico-social ?

Les annonces d’Édouard Philippe du 15 avril ont fait écho jusque dans le Finistère. Parmi les déclarations que le chef du gouvernement avait faites, figurait une prime de 1 500 € pour tous les personnels des services de santé qui ont dû gérer la crise du Covid-19. Les vingt-sept associations d’action sociale et médico-sociale du Finistère et les trois syndicats (CFDT, CGT, SUD), ne souhaitent pas être laissés pour compte.

 

Un secteur doublement pénalisé ?

Réunis autour de la table, syndicats, personnels et professionnels revendiquent tous cette prime de 1 500 € qui a été promise par le Premier ministre. Plus largement, c’est une revalorisation des salaires que tous demandent. La CFDT demande également à ce que les salariés qui ont contracté le virus (environ une centaine selon la CGT) soient reconnus. Par ailleurs, depuis le 25 mai, le gouvernement a lancé le Ségur de la Santé (du nom de la rue où ont lieu les discussions) afin d’apporter des réponses au secteur de la santé, en première ligne face à la pandémie de Covid-19.

Or, il est nécessaire que le Ségur puisse « bénéficier équitablement au public et au privé. Notre branche est parmi la moins payée. 80 % des salariés sont des femmes. C’est sans doute ce qui le justifie ».

 

Quelles actions en cours ?

Pour la première fois, associations et syndicats s’unissent autour d’une même revendication. Ensemble, ils ont fait parvenir un courrier aux instances, élus et ARS pour alerter de leur situation.

Une initiative qui trouvera sans doute écho sur l’ensemble du territoire. Un courrier qui a déjà interpellé Didier LE GAC, député LREM de la 3ème circonscription du pays de Brest. Un rendez-vous est déjà calé lundi prochain dans les locaux de la CFDT à Brest.

 


Une valorisation du personnel médico-social, pour que nos mercis deviennent visibles

Le Parisien – 24 mai 2020 – Par Opinion

 

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, l’Unapei, Nous aussi et plus de 60 personnalités demandent, notamment, une prime et une revalorisation des salaires des professionnels qui ont accompagné les personnes en situation de handicap durant l’épidémie de Covid-19.

 

«Les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19», soulignent les signataires.

 

Luc Gateau, président de l’Unapei (qui regroupe 550 associations, animées par des bénévoles, des parents et des amis de personnes handicapées), et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ; Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi, et plus de soixante personnalités :

« Prendre soin : les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19. Oubliés et invisibles, ils doivent être considérés au même titre que tous les acteurs du soin. Nous, parents, sœurs, frères, amis, aidants, personnes en situation de handicap sommes en première ligne pour témoigner de l’impact de la crise sur notre quotidien. Un quotidien soulagé par l’accompagnement de ces professionnels. Avec le soutien de citoyens solidaires, nous voulons rappeler leur engagement sans faille. Nous demandons que nos mercis intimes du quotidien deviennent visibles et tangibles.

 

Durant les semaines de confinement que notre pays a traversées, les personnes, quel que soit leur handicap, ont plus que jamais eu besoin des compétences de professionnels qui ne sont ni hospitaliers ni de santé et qui pourtant ont pour mission d’accompagner et de « prendre soin ». Ce sont les professionnels dits du « médico-social ». Pour des milliers d’enfants et d’adultes en situation de handicap en perte de repères et inquiets, comme d’autres, de ce qui se passait, ces professionnels ont souvent constitué le seul lien social. Pour leurs proches également.

 

Au-delà des accompagnements courants, toujours nécessaires, ils ont veillé à ce que leur vie ne bascule pas vers plus de difficultés et de troubles, si ce n’est vers la maladie. Ils ont ainsi permis, avec conscience professionnelle, que soient maintenus les rendez-vous quotidiens essentiels aux personnes concernées et à leurs familles. Si l’on peut regretter que, pendant la période de confinement, il ait été fait peu état de leur mobilisation, il importe désormais de faire bouger les lignes et évoluer les mentalités, afin qu’ils reçoivent la juste reconnaissance qu’ils espèrent si légitimement.

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit reconnu dans un premier temps par une prime au même titre que les autres acteurs du soin. Ce geste symbolique reconnaissant leurs efforts sans pareils pendant cette crise ne devrait même pas faire débat. Nous demandons surtout une valorisation globale de leurs métiers, qui passera également par une revalorisation de leurs salaires à la hauteur de leur rôle dans la société.

 

Valoriser les métiers du médico-social, faire preuve de gratitude, de façon effective, envers celles ou ceux qui aident tous les jours des personnes à être actrices de leur vie, c’est démontrer que le « prendre soin » a, plus que jamais, un sens dans notre pays et, plus encore, qu’il est un investissement pour l’avenir.

 

A l’heure où, pour beaucoup de personnes en situation de handicap et de familles, le confinement a été et reste une épreuve, ne tournons pas trop rapidement la page et réfléchissons à comment, ensemble, œuvrer à une société plus responsable et solidaire ».

 

 

Les signataires

 

Luc Gateau, président de l’Unapei et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ;

Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi ;

Adda Abdelli, comédien ;

Patrick Adler, comédien ;

Albert Algoud, journaliste ;

Jean-François Balmer, comédien ;

Gregori Baquet, comédien ;

Nadège Beausson-Diagne, comédienne ;

Frédérique Bedos, fondatrice d’ONG ;

Leïla Bekti, comédienne ;

Marie-Paule Belle, chanteuse ;

Christian Benedetti, comédien ;

Claude Bergeaud, entraîneur de basket ;

Jean-Yves Berteloot, comédien ;

Michel Billé, sociologue ;

Jacques Bonnaffé, comédien ;

Isabelle de Botton, comédienne ;

Caroline Boudet, journaliste ;

Anne Bouvier, comédienne ;

Didier Brice, comédien ;

Jean-Michel Carlo, administrateur de l’UNICEF ;

Emilie Cazenave, comédienne ;

Jeanne Cherhal, chanteuse ;

François Cluzet, comédien ;

Philippe Croizon, athlète et chroniqueur ;

Gérard Darmon, comédien ;

Olivier Delacroix, animateur TV ;

Vincent Des Portes, professeur de médecine ;

Alexis Desseaux, comédien ;

Henri Duboc, médecin chercheur ;

Hervé Dubourjal, comédien ;

Anny Duperey, comédienne ;

Philippe Durance, sociologue ;

Elha, chanteuse ;

Eglantine Emeyé, journaliste-animatrice TV ;

Jean-Louis Fournier, écrivain ;

Catherine Frot, comédienne ;

Jacques Gamblin, comédien ;

Charles Gardou, anthropologue ;

Alexandre Jardin, écrivain ;

Jonathan Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Michaël Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Axel Kahn, professeur de médecine ;

Valérie Karsenti, comédienne ;

Eric Laugérias, comédien ;

Samuel Le Bihan, comédien ;

David Le Breton, anthropologue ;

Olivier Lejeune, comédien ;

Lionel Levy, chef étoilé ;

Marc Levy, écrivain ;

Sébastien Marsset, navigateur ;

Régine Monti Tessier, sociologue ;

François Morel, comédien ;

Olivier Nakache, réalisateur ;

Israël Nisand, professeur de médecine ;

Erik Orsenna, écrivain ;

Eric Toledano, réalisateur ;

Olivier Rabourdin, comédien ;

Jean-Michel Ribes, comédien ;

Christophe Rossignon, producteur de cinéma ;

Anne Roumanoff, humoriste ;

Alain Sachs, comédien ;

Laurent Savard, humoriste ;

Benoit Soles, comédien ;

Régis Sonnes, entraîneur de rugby ;

Barbara Stiegler, philosophe ;

Alice Zéniter, écrivain.

 

 


Finistère. Une prime pour les salariés du médico-social ?

Ouest-France – Quimper 4 mai 2020

 

Comme pour le secteur hospitalier, les associations employeurs du secteur médico-social du Finistère demandent une prime pour leurs salariés. C’est vers le conseil départemental qu’elles se tournent.

Vingt associations qui accompagnent des publics vulnérables écrivent à la présidente du Département du Finistère, Nathalie Sarrabezolles, et au directeur de la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS). En question, la prime que le Président Macron a promise aux soignants mais pas au monde médico-social. Parmi les signataires, on trouve Don Bosco, les Genêts d’or, Massé-Trévidy, des ADMR, les Papillons Blancs…

« Nos professionnels ont su redoubler d’efforts. Ils se sont retrouvés en première ligne afin d’assurer la continuité de nos missions de service public. Cet engagement, qui s’est parfois fait au détriment de leur propre santé, nécessite notre respect et une véritable reconnaissance. […] Elle ne pourra se limiter à de simples remerciements », soulignent les associations.

 

Une demande de reconnaissance

 « Cependant, nous faisons déjà face à des financements encadrés. À ce jour, nos associations sont dans l’incapacité d’assurer une valorisation financière à hauteur de l’engagement de nos salariés-collaborateurs, argumentent-elles. Les récentes annonces du président de la République et du gouvernement font état d’une volonté de valoriser les professionnels du secteur hospitalier et des EHPAD par une prime. Il nous paraît indispensable que l’ensemble des professionnels du secteur médico-social, dont les services à domicile (SSIAD, SAAD et SPASAD), soit concerné par cette décision politique. Ils sont les grands oubliés des discours actuels ».

Les fédérations médico-sociales ont également adressé un courrier au Président, pour cette reconnaissance, le 10 avril 2020.

 

 



Huguette Dolou, ancienne présidente de l’Adapei, est décédée

Ouest-France – Brest – 13 avril 2020 – Gaëlle COLIN

 

La bénévole brestoise était très engagée auprès des personnes en situation de handicap. L’ancienne présidente de l’Adapei (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) de Brest (Finistère) est décédée à l’âge de 77 ans.

Huguette Dolou, déléguée de section ( Brest)  de l’Adapei. Elle est décédée à l’âge de 77 ans. | Archives Ouest-France

 

Huguette Dolou, présidente de la section brestoise de l’Adapei (Association départementale de parents et d’amis de personnes handicapées mentales) est décédée à l’âge de 77 ans. Mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, elle était une figure du bénévolat finistérien auprès des personnes en situation de handicap. Notamment avec son mari, Jacques Dolou, qui a été président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère.

 

Un engagement de toute une vie

 

Cet engagement prend racine quand on lui a annoncé que son fils, Christian, était en situation de handicap mental. « Je ne peux pas dire que ce soit facile à vivre », racontait-elle à notre journaliste, en 2003. Elle lui avait rappelé le chemin parcouru : « Il y a quarante ans, l’annonce du handicap était brutale et courte. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le médecin prend le temps de parler aux parents, donne son numéro de téléphone, indique toutes les coordonnées utiles… ». Un engagement qui l’a suivi jusqu’au bout de sa vie, puisqu’elle a souhaité « des dons en faveur de l’Adapei du Finistère plutôt que des fleurs ».

La Brestoise, née à Paris, s’était aussi engagée à 70 ans dans la politique locale. Elle faisait partie de la liste aux municipales 2014 de Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon.

La section brestoise de l’Adapei et le centre communal d’action sociale de Guipavas, dont Huguette Dolou était administratrice, lui rendent hommage.

 En raison des contraintes sanitaires en vigueur liées au coronavirus, ses obsèques sont célébrées dans l’intimité familiale.

 

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Décès d’Huguette Dolou bénévole très engagée auprès des personnes handicapées dans le Finistère

Le Télégramme – 12 avril 2020

Huguette Dolou.

 

La Saint-Marcoise Huguette Dolou, née Morin, figure emblématique du bénévolat auprès des personnes handicapées s’est éteinte vendredi, à l’âge de 78 ans.

Huguette Dolou, née à Paris en mai 1942, avait passé son enfance entre l’Afrique et la région parisienne. Dans les années 65, suite à l’annonce du handicap de son fils Christian, elle et Jacques, son époux, sont arrivés en Finistère, d’où ce dernier est originaire. Ils se sont tout d’abord installés à Landerneau puis à Landivisiau, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon et plus récemment Brest.

Huguette Dolou était couturière de formation, elle aimait son métier qu’elle a exercé pour ses proches jusqu’à ces dernières semaines. Elle a travaillé à l’hôpital psychiatrique de Morlaix durant quinze ans.

Dans le milieu associatif du monde du handicap, Il est impossible de dissocier Huguette et Jacques Dolou tant l’un et l’autre ont apporté, et notamment, aux Genêts d’Or et à l’Adapei du Finistère.

Figure incontournable du handicap mental en Finistère, Huguette était attentive à toute détresse et la première à communiquer son dynamisme. Elle était mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants.

 

À noter : En raison des contraintes en vigueur, les obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale. Un hommage lui sera rendu ultérieurement. Huguette Dolou repose au centre funéraire de l’Ouest, 245, rue Général-Paulet, à Brest. Des dons en faveur de l’Adapei du Finistère seront préférés aux fleurs.

 

 


Bonjour,

Je viens malheureusement d’apprendre la disparition d’Huguette DOLOU.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

Adapei 29

(association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr