Chaque jour, cet hypermarché de Brest baisse le son et la lumière

Ouest-France – Brest – 5 janvier 2022 – Delphine VAN HAUWAERT

 

Chaque jour, de 16h00 à 17h00, la musique se met en pause et les lumières s’adoucissent dans les allées de l’hypermarché Carrefour de Brest (Finistère), mais aussi dans celles de la galerie commerciale. Une manière de préserver les clients atteints d’un trouble autistique.

 

Éclairage tamisé et absence de musique sont désormais de mise, chaque jour de 16h00 à 17h00 au Carrefour Iroise, à Brest. | Ouest-France

 

16h10, lundi 3 janvier 2022, dans les allées de l’hypermarché Carrefour de Brest (Finistère). Les clients vont et viennent dans le magasin, mais quelque chose semble différent. En tendant l’oreille, c’est l’évidence : il n’y a presque plus de bruit ! « Chaque jour, de 16h00 à 17h00, on coupe la musique et les annonces dans l’hypermarché et la galerie », explique Kevin Le Saos, de la direction du centre commercial Iroise.

Dans certains rayons, on perçoit encore le bip des scanettes de clients et le son des quelques spots promotionnels diffusés sur des télévisions, mais dans d’autres, c’est le grand calme. Étrange sensation !

 

Les clients en redemandent

 

La lumière aussi a diminué en intensité. « Certains clients se demandaient même pourquoi c’était si sombre, alors on leur a expliqué », sourit une employée de l’accueil de l’hypermarché.

À l’origine, ces « heures silencieuses » sont censées permettre aux personnes atteintes d’un trouble du spectre autistique (TSA) de faire leurs courses dans un climat plus propice. « L’hyperacousie est très fréquente chez eux, ils portent souvent des casques pour filtrer les sons », explique Véronique Amice, de l’association Asperansa, créée par des parents d’enfants autistes.

Comme cela se fait déjà depuis plusieurs années dans les magasins U, Carrefour France annonçait, en avril 2021, mettre en place une heure silencieuse hebdomadaire dans tous ses magasins.

 

Une loi appliquée en 2022

 

À Brest, cela avait lieu le lundi, de 14h00 à 15h00. Avec d’excellents retours de la part de tous types de clients, confie-t-on à l’accueil du magasin : « Les personnes trouvaient même dommage de ne pas le faire plus souvent ». D’où ce passage à un rythme quotidien, de 16h00 à 17h00, depuis la fin d’année 2021. Une évolution saluée par Véronique Amice : « C’est un plus pour les personnes avec TSA qui ont du mal à se cadrer au niveau temporel ».

À Brest et ailleurs, Carrefour et les magasins U seront rejoints dans le courant de l’année 2022 par tous les magasins de plus de 1 000 m², contraints par une loi adoptée en janvier 2021 de mettre en place, chaque semaine, au moins une heure sans musique et avec une luminosité adoucie.

 

 


Florence Henry et sa fille Océane racontent leur combat contre l’autisme

Le Télégramme – Brest – 27 décembre 2021

 

« Je suis revenue d’un monde… », dit Océane, 20 ans, étudiante en Bretagne. Sa maman, Florence Henry, a conçu, pour elle, une « Méthode A Pi contre l’autisme » qu’elle vient de publier.

Brestoise d’origine, Florence Henry publie « Ma méthode A Pi contre l’autisme », qu’elle a conçue pour sa fille, Océane, aujourd’hui étudiante en Bretagne. (Photo Florence Henry)

 

« Océane, ex-autiste », c’est ainsi que la jeune fille de 20 ans, en études de mathématiques en Bretagne, signe le petit texte en appui du livre de sa mère, Florence Henry. « Avant mes 12 ans, je n’étais pas vivante, je n’ai pas de souvenirs de cette période. Je suis revenue d’un monde que je ne peux pas décrire… », assure la jeune fille, qui ne veut pas apparaître. Peur qu’on lui colle une étiquette. Ses amis du collège et du lycée connaissent son parcours, elle n’a intégré le système scolaire qu’en classe de cinquième. « Et sans retard scolaire », souligne sa maman, Florence Henry, qui a souffert de voir sa fille aînée agressée dans la classe de maternelle où elle avait tenté une intégration : « Elle faisait peur aux autres enfants ».

 

« Un mouvement de balancier la calmait »

 

« Océane ne dormait pas. Pendant deux ou trois ans, on n’a pas dormi, elle criait tout le temps. Il fallait un mouvement de balancier pour la calmer, être tout le temps en mouvement. Il y avait un retard général, j’ai cru qu’elle était sourde. Longtemps, j’ai été dans le déni, se souvient Florence Henry, Brestoise d’origine mais qui vit dans l’Yonne. C’était mon premier enfant, et puis, à 4 ans, il y a eu cette visite chez le neurologue. Il m’a dit que mon enfant souffrait d’un trouble envahissant du développement, qu’elle ne serait jamais normale, qu’elle ne parlerait jamais et que tout serait difficile. Cette dernière phrase m’a révoltée ».

 

« Je veux faire connaître la méthode aux autres parents, parce qu’amoindrir un peu l’enfer qu’ils vivent, c’est important ».

 

Après avoir publié son témoignage « L’enfermement », en août 2018, Florence Henry vient de sortir « A Pi, ma méthode contre l’autisme ». La lettre A est là pour rappeler le premier son émis par Océane, vers 5 ans, qui a été synonyme d’une grande victoire pour sa mère. Et le nombre Pi, le préféré de la jeune mathématicienne. « Cette méthode, je l’ai construite au fil des ans, autour de la répétition, de dessins. Je la stimulais tout le temps, cela a duré des années. La faire manger était aussi un cauchemar. Il fallait qu’elle soit en mouvement, qu’elle marche. Je veux faire connaître la méthode aux autres parents, parce qu’amoindrir un peu l’enfer qu’ils vivent, c’est important ».

 

« Dans la maison, il y avait des images partout »

 

La méthode vient d’être publiée à compte d’auteur, difficile de trouver un éditeur pour un ouvrage qui comprend de nombreuses illustrations. « Pour Océane, j’ai commencé par associer le son au visuel : les voyelles, les consonnes, puis des syllabes pour arriver à un objet. Puis elle a prononcé ses premiers mots. Dans la maison, il y avait des images partout et j’ai eu l’idée d’un système de cahier », explique Florence Henry.

 

Quel regard porte Océane sur ses années d’enfance ? « Quand je visionne les vidéos anciennes, et que je me vois avoir un comportement très étrange, celui d’une autiste, c’est très perturbant. Je me dis que j’ai bien évolué depuis. Je ne me considère pas comme autiste aujourd’hui. Chacun a ses propres traumatismes et je n’en parle pas. Moi, j’avais un autisme aggravé, où l’enfant est condamné à être toujours accompagné. Le fait que ma mère écrive un livre m’a fait prendre conscience que le travail qu’elle a fait avec moi n’était vraiment pas anodin et que cela méritait qu’on en parle », assure Océane.

 

Pratique : Florence Henry a créé le site lesautistes.com. Ses livres, « L’enfermement » et « Méthode AP I, ma méthode contre l’autisme » sont disponibles sur Amazon.

 

 


Forte mobilisation des travailleurs sociaux à Gouesnou

Le Télégramme – Gouesnou – 7 décembre 2021

 

S’estimant oubliés du Ségur de la santé, plus de 250 personnes (salariés du médico-social, travailleurs sociaux, personnels de crèches…) ont manifesté leur mécontentement, ce mardi midi à Gouesnou.

De gauche à droite : Alan Costiou (CFDT), François Le Corvaisier (CGT) et Anne Madec (Sud). (Ronan Guennoc)

 

Plus de 250 personnes (salariés du médico-social, travailleurs sociaux, personnels de crèches…) ont battu le pavé à proximité des locaux de l’association Don Bosco, au centre-ville de Gouesnou, entre 11h00 et 14h00, ce mardi 7 décembre. Ce mouvement entrait dans le cadre d’un débrayage national initié, localement, par une intersyndicale CFDT – CGT – Sud.

 

« Nous sommes les oubliés »

 

« Nous sommes les oubliés du Ségur de la santé alors que nous nous occupons des plus vulnérables tels que les enfants maltraités, les enfants et adultes en situation de handicap, les publics en insertion, à la rue, ou encore les demandeurs d’asile. On a oublié que pendant les confinements, tous nos personnels continuaient à travailler en première ligne aux côtés des soignants qui ont été les seuls valorisés par les décideurs », constate François Le Corvaisier (CGT).

 

Certains décrochent et les formations n’attirent plus

 

Du coup, le constat est rude chez les travailleurs sociaux. Certains décrochent (démissions, abandons de poste, ruptures conventionnelles), tandis que les organismes de formation n’attirent plus les jeunes. « Les conditions de travail se dégradent et les pratiques se déshumanisent au profit d’analyses purement financières », ajoute Anne Madec (Sud), qui souhaiterait que « la revalorisation salariale soit égale pour tous dans les filières du soin, de l’éducatif, de l’accompagnement, de l’administratif et de la filière technique ».

 

Pour autant, dans l’attente de réponses concrètes, la communauté des travailleurs sociaux va « continuer à œuvrer à hauteur de son utilité sociale avec professionnalisme et engagement ».

 

À noter : Prochain rendez-vous intersyndical le 14 décembre à l’UES Mescoat à Landerneau.

 

 

 


La mairie de Guilers a accueilli deux résidents du foyer Don Bosco de Pen ar C’Hoat dans le cadre du DuoDay

Le Télégramme – Guilers – 25 novembre 2021

 

Christelle Perennes et Claire Zancarello du C.C.A.S ont accueilli Léa pour la guider dans les services de la mairie

 

Dans le cadre de ses actions au profit des personnes en situation de handicap, la ville de Guilers a accueilli Léa et Valentino, jeudi 18 novembre, lors du DuoDay (une entreprise, une collectivité ou une association accueille, à l’occasion d’une journée nationale, une personne en situation de handicap, en duo avec un professionnel volontaire).

 

Léa a été accueillie à la mairie. Elle a fait le tour des services administratifs pour comprendre le rôle et les missions de chacun, a donné un coup de main à l’épicerie sociale pour mettre les denrées en rayons, a mis sous pli des courriers, avant de terminer son parcours par la visite de la médiathèque.

 

Valentino, pour sa part, a aidé les agents des services techniques à transporter du matériel sur différents sites.

 

 

 


Le secteur médico-social dans les rues

Ouest-France – Saint Renan – 24 novembre 2021

Une centaine de personnes du collectif employeurs syndicats de l’économie sociale et solidaire était réunie devant la permanence du député. | Ouest-France

 

Depuis un an le secteur médico-social est mobilisé. Lundi matin, les représentants du collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire, accompagné d’une centaine de personnes, étaient réunis devant la permanence du député de la circonscription, pour lui remettre une motion à l’attention des parlementaires.

 « Nous avons écrit régulièrement, des rencontres ont eu lieu. Des avancées ont été faites. Cependant, malgré ces avancées mises en avant par le gouvernement, nous constatons qu’une grande partie des professionnels du secteur social et médico-social restent, à ce jour, exclus des revalorisations salariales », ont indiqué les représentants du collectif.

 

Le député absent

 

Environ 8 % des professionnels seraient concernés par les revalorisations annoncées. « La faiblesse des salaires dans notre secteur se traduit par des difficultés de recrutement et remet en cause notre capacité à assurer la mission d’intérêt général qui nous est confiée. Des services fonctionnent en mode dégradé. Dans certains cas, ils sont obligés de fermer, de nombreux emplois étant à pouvoir ».

 

Ils ont évoqué le financement de la revalorisation des salaires des personnels des Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et de ceux de l’aide à domicile, qui ne serait que partiellement réalisé par l’État. « Nous vous invitons donc à porter la voix de l’économie sociale et solidaire pour obtenir des moyens à la hauteur des enjeux. Les professionnels du secteur attendent un engagement fort de votre part. »

 

Le député étant absent, une délégation a été reçue par l’attaché parlementaire. « Le député soutien le secteur et reste vigilant sur les problématiques de ce secteur qui est très important ici, en Finistère », a-t-il déclaré.

 

Cette action était coordonnée sur l’ensemble du Finistère afin de remettre cette même motion aux huit députés et quatre sénateurs du département.

 

 


Le foyer de Balafennig a relancé ses « après midis discothèque »

Le Télégramme – Guipavas – 18 novembre 2021

 

Les « après midis discothèque » du foyer de Balafennig, à Guipavas, ont repris depuis le mercredi 10 novembre. Au plus grand plaisir de ses membres.

 

La musique des années 80 fait partie des choix préférés des résidents des foyers pour personnes handicapées. (Photo Le Hype)

 

Avant la crise sanitaire, les résidents des foyers pour personnes en situation de handicap du Finistère participaient de façon régulière aux « après midis discothèque » proposés par le personnel du foyer de Balafennig, des Papillons blancs, de Guipavas.

Cet événement a repris depuis le mercredi 10 novembre dernier. Commencé en 2019, il avait été imaginé par les membres du personnel et faisait venir un mercredi par mois de nombreuses personnes handicapées au Hype, discothèque guipavasienne. « Nous trouvons que la danse est essentielle au bien-être. Nous avons donc repris notre partenariat avec cette discothèque, qui, dès le début, nous a vraiment soutenus et ouverts ses portes », expliquent les personnels.

 

« Ils se souviennent des noms des résidents »

 

Ces après midis ont été proposés à tous les foyers de l’association des Papillons blancs mais aussi autres associations : « Il est d’ailleurs possible, pour les foyers qui ne participent pas déjà et qui le souhaiteraient, de prendre contact avec nous. Ces moments de rencontres ou de retrouvailles sont ouverts à toutes les personnes porteuses de handicap, tous les handicaps. La seule condition, c’est le passe sanitaire », ajoutent-ils.

Ce sont vraiment des instants « privilégiés, tant au niveau de la détente, du divertissement. Et en plus, l’accueil du personnel de la discothèque est vraiment super. Ils sont bienveillants et attentifs. Il n’est pas rare qu’ils se souviennent des noms des résidents, cela fait toujours plaisir ». Avec impatience, ce sont donc 217 résidents des foyers qui ont dansé sur le « dancefloor » en ce mois de novembre.

 

Une surprise au Jo’ Guinguette

 

Pour le mois prochain, le personnel du Hype prépare un programme spécial Noël. En effet, dans leur autre établissement, le Jo’ Guinguette, qui revêt ses habits de Noël, les bénéficiaires pourront assister à un spectacle surprise.

 

Pratique : Courriel : yucca.balafennig@papillonsblancs.fr

 

 


Les Papillons blancs du Finistère fêtent leurs 60 ans vendredi

Le Télégramme – Quimper – 3 novembre 2021

 

Créée en 1961, l’association Les Papillons blancs du Finistère fête son 60e anniversaire, ce vendredi 5 novembre, à Quimper. De la salle à manger des débuts aux 62 sites actuels, qui accueillent 1 650 personnes en situation de handicap mental, l’association a bien grandi.

 

De gauche à droite : Delphine Bachelard (attachée de direction des Papillons blancs), Jacques Philippe (président), Frédéric Gobin (Directeur général) et Véronique Follet (Miaggo)

 

Les Papillons blancs du Finistère, dont le siège social se trouve au Relecq-Kerhuon, fêtent, cette année, leur 60e année d’existence. Il y a 60 ans, en effet, que les statuts de l’association ont été déposés par Michel Garapin, qui reçoit alors, de manière informelle, des enfants porteurs de handicap, dans sa salle à manger. Dès l’année suivante, en 1962, la municipalité de Brest leur remet les clés d’un bâtiment qui sera aussitôt transformé en centre médico-pédagogique pour accueillir les enfants et adolescents.

 

1 650 personnes, 1 000 professionnels et 62 sites

 

Depuis l’association n’a cessé de se développer, pour répondre aux attentes des familles et des personnes handicapées, qui bénéficient d’un accompagnement tout au long de leur vie. Aujourd’hui les Papillons Blancs du Finistère travaillent quotidiennement sur quatre principaux pôles : santé-soins, éducation-scolarité, formation-travail, habitat-vie sociale, et accompagnent 1 650 personnes en situation de handicap mental au sein de 62 sites, encadrés par 1 000 professionnels.

 

 

Katell Alencon marraine de l’événement

 

À l’occasion de cet évènement, dont la marraine est Katell Alencon, n°1 mondiale paracycliste, une journée festive est organisée, à Quimper, le 5 novembre, avec le concours, notamment, de la la société Miaggo, spécialisée dans les équipements adaptés aux personnes à mobilité réduite, basée à L’Hôpital-Camfrout. L’occasion pour les personnes accueillies, leurs familles, les équipes encadrantes, les professionnels et partenaires de se retrouver autour de thématiques : présentation de matériel de loisir roulant, démonstrations des métiers d’Esat. Une exposition de 250 toiles, réalisées par des résidents, racontant leur histoire, sera présentée. À noter également la présence de l’orchestre Chipalo Big Jo, qui ponctuera la journée de leur talent musical.

 

Le vélo, fil rouge des animations

 

Tout au long de l’année le fil rouge des animations a été le vélo, avec l’objectif de parcourir 60 000 km. Pour cela des vélos d’appartement ont été installés dans les établissements pour permettre aux résidents et professionnels de pédaler, le challenge se terminant le 15 décembre.

 

 


« Part’âge à dom » va proposer des menus préparés dans les cuisines du restaurant des Papillons blancs 29

Le Télégramme – Guipavas – 5 octobre 2021

 

À Guipavas, le partenariat tout juste conclu entre l’agence « Part’âge à dom » et l’association des Papillons blancs du Finistère va permettre aux usagers du service de portage de repas à domicile de changer de formule.

 

Stéphanie et Maxime, deux des employés qui prépareront les repas, Benjamin Boutier, chef, Sarah Descharles, responsable ESATCo, François-Xavier Avril, directeur de la restauration et Régis Perrot. le responsable de l’agence de portage.

 

Alors que le restaurant et les cuisines de l’association des Papillons blancs du Finistère, situé dans la zone de Lavallot nord, à Guipavas, viennent d’être terminés, les cuisiniers s’apprêtent à sortir les premiers repas pour le service de portage : « Ici, nous travaillons des produits locaux de façon traditionnelle. Quand nous ouvrirons le restaurant, les menus seront les mêmes pour les clients sur site que pour ceux du portage à domicile », pose d’emblée Benjamin Boutier, chef de cuisine.

Un changement de formule rendu possible grâce au partenariat tout juste conclu entre l’agence « Part’âge à dom » (service à la personne et aide à domicile) et les Papillons blancs. Une satisfaction pour Régis Perrot, responsable de l’agence de portage : « Cette nouvelle façon de faire va nous permettre une production de repas très local, avec des produits locaux en plus ».

 

Prévenir les dysfonctionnements

 

Pour cette agence, qui intervient sur l’ensemble du département auprès de personnes âgées ou de personnes en situation de handicap, cela va aussi entraîner quelques petits changements : « Nous allons baser nos véhicules sur le parking de l’entreprise Le Saint, plus haut. Puis nous allons aussi utiliser un de leurs réfrigérateurs pour stocker les repas. Nous fonctionnons à J-1 : c’est-à-dire, que nous livrons les repas du jour la veille, ainsi cela nous permet de prévenir d’éventuels dysfonctionnements comme les intempéries », ajoute-t-il.

 

Pour ESATCo, l’entité qui commercialise les productions des travailleurs en situation de handicap des établissements et services d’aide par le travail, en attendant l’ouverture au public du restaurant dans un avenir proche, ce partenariat est une opportunité.

 

 


Un « Café joyeux » avec des travailleurs en situation de handicap en projet à Brest

Le Télégramme – Brest – 4 octobre 2021

Un deuxième « Café joyeux » doit voir le jour en Bretagne. Après Rennes, en 2017, c’est Brest qui va accueillir ce projet qui a pour particularité d’employer des personnes en situation de handicap.

 

Le « Café joyeux » rennais emploie sept personnes en situation de handicap mental. (Photo d’archives Le Télégramme/Claire Staes)

 

Voilà une joyeuse nouvelle ! Un « Café joyeux » est en projet à Brest, « une terre d’accueil, d’aventure et de partage, autant de vertus communes qui feront le succès du futur Café joyeux brestois ! », commente l’entreprise qui a été fondée, en 2017, par l’entrepreneur dinardais Yann Bucaille-Lanrézac et son épouse Lydwine. Sa spécificité ? La chaîne « Café joyeux » emploie des « équipiers » en situation de handicap, dont des personnes autistes et trisomiques.

En mars 2020, l’entreprise comptait 51 salariés, tous en CDI. L’objectif est de favoriser leur insertion dans une « entreprise ordinaire » mais aussi de sensibiliser le public et ainsi faire changer le regard de la société sur le handicap. Le premier café a vu le jour à Rennes, d’autres ont suivi : Paris, dont un café aux Champs-Élysées, ainsi que Bordeaux. Et d’autres sont dans les tuyaux… Dans ces cafés-restaurants, les clients peuvent consommer des produits faits maison, réalisés par les équipiers, avec des produits frais et de saison.

 

« Joyeux jusqu’au bout du monde »

 

Ces dernières semaines, plusieurs autres villes ont été annoncées pour des « projets d’ouvertures 2022-2023 » : Boulogne-Billancourt, Nice, Dijon, Toulouse, Strasbourg et donc Brest. L’équipage de cette nouvelle aventure à la pointe du Finistère est « joyeux jusqu’au bout du monde », promet le message posté sur le web et qui invite les personnes pouvant « mettre en relation des entreprises ou des entrepreneurs qui souhaitent contribuer au projet d’ouverture brestois » à contacter l’équipe par courriel, à l’adresse suivante : brest@cafejoyeux.com

 

 

 


« Aidante » de son fils, elle a appris à déculpabiliser

Ouest-France – Brest – 3 octobre 2021 – Recueilli par Laurence GUILMO

 

Samedi 2 octobre 2021, à Brest (Finistère), la première Journée des aidants a été organisée par une jeune association finistérienne. Objectif : offrir du « répit » à ces personnes au service d’un autre en raison d’un handicap ou d’une maladie. Sandrine s’est investie à 100 % pour son enfant autiste, mais qui a aussi dû réapprendre à s’occuper d’elle. Elle témoigne.

 

Sandrine, membre de l’association des aidants familiaux du Finistère, mère d’un enfant autiste. La première Journée des aidants a été organisée dans les locaux de la Ligue contre le cancer, partenaire de l’association. | Ouest-France

 

Entre-guillemets

 

« J’ai élevé seule mes deux garçons, aujourd’hui âgés de 35 et 21 ans. L’un est porteur de deux handicaps : il est autiste Asperger et a développé un handicap moteur qui l’a maintenu longtemps en fauteuil roulant. Il a obtenu son baccalauréat avec succès et est désormais étudiant en deuxième année de BTS. J’en suis très fière. Il a fallu se battre pour arriver à cette réussite.

J’ai été l’aidante de mon fils à part entière. J’exerçais dans le milieu juridique. J’ai dû arrêter mon travail.

J’espérais surtout qu’il s’en sorte. Il fallait s’impliquer entièrement. Certes, on peut aussi compter sur le milieu médical et les associations pour nous aider mais ça ne règle pas tous nos problèmes du quotidien. On est « le » parent. On est « l’aidant ». On sait ce dont « l’aidé » a besoin, mieux que personne d’autre.

Il faut avoir une force de caractère. C’est une lutte permanente. Notamment avec le système scolaire, les transports, etc. Une organisation non-stop à faire et refaire chaque année. Une quantité de papiers et de documents…

Je me calais des demi-journées pour faire l’administratif. Il faut être disponible aussi pour fixer les rendez-vous médicaux et autres, souvent en journée. On ne peut pas le faire, ou difficilement, quand on travaille.

Pas le choix. On est aidant à part entière ! Ça serait bien d’être reconnu pleinement par la société pour ce travail.

 

« Que personne ne voit ma faiblesse »

 

J’ai élevé seule mes enfants. C’était dur. À l’époque, la société portait un regard jugeant sur les familles monoparentales. On cachait nos difficultés.

Au début, je ne faisais pas partie d’association. J’en étais incapable. Je fuyais tous ces groupes de parole.

Ce n’est pas évident de parler de soi. J’ai d’abord suivi une thérapie personnelle. J’ai vu un psychologue durant trois ans. C’était plus simple. Je pleurais dans son cabinet, de façon confinée. Que personne ne voit ma faiblesse.

J’avais besoin de me recentrer sur moi-même. Au fond de moi, je me sentais coupable du handicap de mon fils. La culpabilité, c’est un fléau ! Il fallait que je résolve cette question. Je me suis aidée seule. Après, j’ai pu aller vers les autres.

Je connaissais Dominique Brion, responsable de l’antenne brestoise de l’association des Aidants familiaux du Finistère, par le biais de nos enfants, soignés à Mathieu-Donnart. Crée en 2019, l’association est ouverte à tous les aidants. Peu importe l’âge, la maladie, le handicap, etc. J’ai co-crée un groupe « Et nous alors ? » D’être dans une association permet de retrouver un lien social. Un soutien.

Surtout, l’association propose des moments de répit. C’est pouvoir souffler, lâcher prise, faire une pause… Il y a des ateliers collectifs de paroles ou de sophrologie mais aussi des ateliers individuels, de bien-être, comme des massages, chez des professionnels, sous la forme de bons cadeaux. Chacun choisit son jour, son heure, en fonction de sa disponibilité.

Aux aidants, je leur dis : « Venez, essayez, déculpabilisez-vous et prenez du temps pour vous ! »

 

Renseignements : aaffnordfinisre29@gmail.com

 


Une salle de fitness pour des jeunes en situation de handicap

Ouest-France – Brest – 30 septembre 2021 – Sabine NICLOT-BARON

 

Le Tremplin, la structure des Genêts d’or qui aide les jeunes de 20 à 30 ans à gagner en autonomie, vient d’ouvrir une salle de sport dans son établissement. Une aide pour une meilleure qualité de vie.

 

La structure Le Tremplin, dédiée à la prise d’autonomie des jeunes de 20 à 30 ans en situation de handicap, a inauguré jeudi 30 septembre 2021 une salle de sport pour ses résidents. | Ouest-France

 

Il y a du nouveau au Tremplin, la structure des Genêts d’or dédiée à l’accueil et à la prise d’autonomie des jeunes en situation de handicap rue du Commandant-Drogou, à Brest (Finistère). « Nous avons pu bénéficier d’une aide d’Harmonie Mutuelle pour créer une vraie salle de sport », se réjouit sa directrice, Guillemette Cariou.

Il est vrai que les sourires des jeunes utilisateurs des trois appareils de la salle de fitness faisaient plaisir à voir lors de l’inauguration, jeudi 30 septembre 2021.

 

Un rameur et un elliptique seront à la disposition des jeunes du Tremplin en accès libre, après concertation avec l’animatrice sportive. | Ouest-France

 

Du sport sur place

 

Installé dans de nouveaux locaux depuis trois ans, l’établissement Le Tremplin accueille une trentaine de jeunes de 20 à 30 ans présentant des troubles envahissants du développement ainsi qu’éventuellement une défaillance intellectuelle.

« C’est lors du confinement que nous avons pu constater à quel point les jeunes avaient besoin de se dépenser », analyse Guillemette Cariou. D’autant que surpoids, troubles du sommeil sont souvent les corollaires du manque d’exercice.

 

Les participants à l’inauguration de la salle de sport, au Tremplin, jeudi 30 septembre 2021. Au gauche, devant, Guillemette Cariou, directrice. | Ouest-France

 

La création de la nouvelle salle va permettre d’y remédier. Un rameur, un elliptique et un appareil de musculation multifonction pour le haut et le bas du corps permettront à trois jeunes de s’entraîner en même temps ; le dernier appareil sous la surveillance d’une animatrice sportive. « Certains sont inscrits dans des associations sportives à l’extérieur, explique Guillemette Cariou, mais tous n’ont pas suffisamment d’autonomie pour y aller ».

Un grand miroir a aussi été installé sur l’un des murs pour des cours de danse. Le tout pour un budget d’un peu plus de 4 000 €.

 

 


Un partenariat musical lancé avec le foyer Mathurin-Kerbrat à Plougastel

Le Télégramme – Plougastel Daoulas – 23 septembre 2021

 

Après le concert de ce vendredi, Mickaël se rendra régulièrement au foyer Mathurin Kerbrat pour y orchestrer “L’ensemble d’à côté”

 

 

Ce vendredi, à 18h00, la médiathèque Anjela-Duval, à Plougastel-Daoulas, accueillera Mickaël Guerrand pour un concert d’une heure.

 

Quoi de plus normal en cette année de la « Musique » à Plougastel pour inaugurer la rentrée ? Sauf que ce concert marque également le démarrage du travail de l’artiste avec le foyer d’hébergement pour adultes handicapés Mathurin-Kerbrat qu’orchestre l’équipe de la médiathèque, dans le cadre du partenariat entre les deux structures.

Rompu au travail de médiation culturelle, que ce soit avec l’association Don Bosco de Landerneau ou depuis longtemps avec La Carène, Mickaël Guerrand n’a pas hésité longtemps pour accepter la proposition municipale qui se déclinera en deux types d’ateliers pour les résidents et aboutira à une représentation publique ou un enregistrement, voire les deux. « Quand on commence un atelier de création auprès d’un public qui ne maîtrise pas d’instrument ou n’a jamais écrit, il ne faut pas se fixer un objectif trop précis… En tant qu’intervenant, il faut aussi se laisser faire, ne surtout pas vouloir tout maîtriser. J’espère être le premier surpris du résultat », explique l’artiste.

 

« L’ensemble d’à côté »

 

Inspiré par le travail de Manu Chao et de la Colifata, Mickaël Guerrand va mettre d’une part son « instrumentarium » à la disposition des résidents du foyer pour « faire avec une musique sympa à écouter », tandis que le second groupe s’attachera au texte, en laissant venir simplement le « flow », qu’il soit narratif ou non. Le tout formant un ensemble qu’il faudra « laisser se raconter », dit-il encore, en annonçant, au passage, le joli nom « L’ensemble d’à côté » trouvé pour le groupe par Mélanie Elleouet, de la médiathèque. Celle qui, dans une vie parallèle, est aussi chanteuse et musicienne de Spernot, porte en elle toute la bienveillance de l’ensemble de la médiathèque pour ce projet.

 

 


Au Relecq-Kerhuon, impossible de rater le siège des Papillons blancs du Finistère

Le Télégramme – Le Relecq-Kerhuon – 22 septembre 2021

Le maire du Relecq-Kerhuon, Laurent Péron, et le Président des Papillons Blancs du Finistère, Jacques Philippe, dévoilent le panneau directionnel

 

La relation entre la ville du Relecq-Kerhuon et l’association Les Papillons Blancs du Finistère n’est pas nouvelle. Elle remonte à l’année 1974 avec l’accueil de l’IME (Institut médico-éducatif) de Kéroumen. Il disposait alors de 76 places pour des enfants dits « déficients profonds » âgés de cinq à dix-neuf ans.

2005 verra ensuite l’arrivée du siège social avec une dizaine de personnes. Il en compte près de 50 aujourd’hui. Quant à l’IME, devenu IME de l’Elorn, il accompagne 140 enfants et jeunes adultes grâce à 70 professionnels.

Les Papillons Blancs du Finistère et la municipalité échangent régulièrement sur les sujets d’accessibilité et de citoyenneté. L’association se veut être conseil pour la commune, qui intègre pleinement ces thématiques dans sa politique de développement, comme l’illustre par exemple la commission handicap accessibilité et transport.

 

Un panneau dévoilé

 

Jeudi 16 septembre, le maire du Relecq-Kerhuon, Laurent Péron, et le président des Papillons Blancs du Finistère, Jacques Philippe, ont dévoilé un panneau directionnel au croisement des rues Yves-Le Maout, Abbé-Pierre, Gay-Lussac et Kergleuz. Une action qui symbolise la reconnaissance de l’association dans son action reconnue d’utilité publique.

 

 


Un parc d’aventures sensorielles bientôt à Lambézellec

Ouest-France – Brest – 17 septembre 2021

 

L’IME Les Papillons Blancs lance la création d’un parc d’aventures sensorielles à Brest (Finistère), dans le quartier de Lambézellec. Il devrait être fini au printemps 2022.

Julien Guillou, chargé de communication des Papillons Blancs, et Virginie Toquin, coordinatrice transversale de l’IME Jean Perrin. | Ouest-France

 

Les travaux de création d’un parc d’aventures sensorielles (espace ludique plein d’activités) viennent de débuter, dans le jardin de Keravelloc, à Brest (Finistère), dans le quartier de Lambézellec. Ce lieu de rencontre qui se veut intergénérationnel devrait être terminé au printemps.

 

« Début 2020, l’IME Jean-Perrin (Institut médico-éducatif) a remporté l’un des prix de la 2e édition de Brest budget participatif, rappellent Virginie Toquin, coordinatrice transversale, et Julien Guillou, chargé de communication des Papillons Blancs. Initialement envisagé à Kérampéré, le projet se fait finalement ici, après les rencontres avec les services de la métropole. Notre collaboration a permis de répartir les missions de chaque partie prenante, qui font l’objet d’une convention ».

 

Participation de la mairie

 

C’est ainsi que la mairie prend en charge toutes les infrastructures, les travaux de sol, les principaux végétaux ainsi que toutes les liaisons piétonnes vers le quartier résidentiel. L’IME Jean-Perrin doit réaliser des modules sensoriels : « Un trompe-l’œil sera créé et un appel à collaboration sera lancé aux collèges ou lycées de proximité pour les associer à cette création ».

 

Une partie du mobilier sera achetée auprès des ESAT (Etablissements et services d’aide par le travail) des Papillons Blancs.

 

 


L’ASPTT Brest forme des éducateurs sportifs à l’autisme

Le Télégramme – Brest – 17 septembre 2021

Des participants au cours de la formation.

Ils étaient quatorze, lundi 13 et mardi 14 septembre 2021, à participer à la formation « Solidarité autisme by ASPTT » au stade Raymond-Chapel, dans le quartier de Saint-Pierre, à Brest.

 

Deux participants au cours de la formation. 

 

Venus de Normandie, Bretagne, du Cap-Vert et du Sénégal, les sportifs ont appris à animer des séances de Kidisport en inclusion avec des enfants avec et sans handicap. « Notre objectif est d’ouvrir une section Kidisport à Dakar et au Cap-Vert, avec un soutien financier, matériel et formation », précise Alain Moreau, président de l’ASPTT Brest et du comité régional ASPTT Bretagne.

 

Rompre l’isolement social

 

Professeur de karaté au Sénégal, Cheikh Diagne espère rompre l’isolement social des jeunes habitants concernés dans son pays et y changer le regard sur l’autisme. La formation sur place est envisagée pour toucher plus de personnes dans le futur.

 


Les travailleurs de l’Esat ont pu faire leur baptême de l’air

Le Télégramme – Guipavas – 14 septembre 2021

Bernard Vanlerberghe, pilote et secrétaire Aéroclub, Marie Malgorn, chargée d’insertion, Mujtaba Barakzay et Michel Gouez, deux des jeunes qui ont bénéficiés du programme.

 

Ils sont une trentaine de travailleurs de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) et du foyer de Guipavas, gérés par l’association Les Genêts d’or, à avoir participé, dimanche 12 septembre 2021, à la dernière série de baptêmes de l’air.

 

En effet, en partenariat avec l’agence locale du Crédit Mutuel de Bretagne et l’aéroclub Brest Finistère, ils auront embarqué à bord pour une sortie qui survolant la côte maritime, le phare de l’Île Vierge ou encore les Abers nord-finistériens.

 

 


Grosse affluence à la journée loisirs pour tous à Tibidy

Le Télégramme – L’Hôpital-Camfrout – 7 septembre 2021

Ici, une famille venue essayer le paddle adpaté.

 

Il y a eu beaucoup de passage, samedi 4 septembre, sur le port de Tibidy, à L’Hôpital-Camfrout, à l’occasion de la journée des loisirs pour tous. Organisée à l’initiative de la commune et de la société locale « Miaggo », l’animation a vu passer plus de 200 personnes.

 

Matériel adapté

 

Véronique Follet, fondatrice de Miaggo, a mis à disposition du matériel permettant d’accéder, sans problème, à la grève et à l’eau, mais aussi de se promener. Il y avait là des paddles adaptés, vélos pousseurs, trottinettes à trois roues, buggy électrique, etc.

La municipalité de L’Hôpital-Camfrout avait déjà montré l’envie de faire de sa commune un exemple dans le développement des loisirs pour tous, en attribuant une subvention de 360 € à l’entreprise Miaggo. Les attentes sont très fortes en matière de handicap et de loisir.

 

 

 


Coleen Lafond termine son service civique à l’Ehpad de Plouzané

Le Télégramme – Plouzané – 1er septembre 2021

Coleen Lafond pose pour une dernière photo avec et les résidents, dont elle gardera un excellent souvenir (Source Ehpad Kerallan)

 

Après huit mois passés auprès des résidents de l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de Kerallan à Plouzané, Coleen Lafond vient de terminer son service civique.

Elle a initié les résidents au numérique, grâce aux tablettes fournies par des partenaires lors des confinements. Elle a su adapter ses ateliers aux capacités de chacun, tout en valorisant leurs envies.

Coleen s’est également investie auprès d’eux sur des temps individuels.

L’Ehpad lui a permis d’aller découvrir le métier d’éducateur spécialisé, au Tremplin de l’association Les Genêts d’or, à Brest. Ce métier lui a beaucoup plu et elle a poursuivi ses recherches en ce sens. Coleen a passé des entretiens et intégrera l’ITES (Institut de formation au travail éducatif et social) de Guipavas pour une formation, dès septembre.

Une nouvelle vie s’offre à elle, ce dont les résidents sont ravis.

 

 


Comment cette école bretonne va intégrer les enfants autistes aux classes ordinaires pour la rentrée

Ouest-France – Brest – 1er septembre 2021 – Laurence GUILMO

 

Un nouveau dispositif a pour objectif de favoriser la scolarité des enfants autistes, dans des classes ordinaires, sans accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). En Bretagne, seulement deux écoles proposent ce nouveau dispositif en cette rentrée 2021, dont une à Brest.

 

Trois enfants seront accueillis dès ce jeudi 2 septembre à l’école Paul-Eluard à Brest. À terme, une dizaine d’élèves seront pris en charge. | Archives Ouest-France/Illustration

 

« C’est une nouvelle aventure. Un beau challenge », reconnaît Carole Collier, directrice de l’école Paul-Eluard, située dans le quartier de Saint-Pierre, à Brest (Finistère). Son établissement est volontaire pour accueillir un nouveau dispositif innovant qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme 2018-2022. Objectif : permettre à l’élève d’intégrer une classe ordinaire tout en apprenant à « s’autoréguler » en parallèle.

En septembre, seulement deux dispositifs ouvrent dans l’académie de Rennes : un dans les Côtes-d’Armor et le second, à l’école élémentaire Paul-Éluard, à Brest.

« L’originalité de ce dispositif, c’est l’inclusion des enfants autistes sans AESH dans les classes », explique Carole Collier. Concrètement, les jeunes sont accueillis dans les classes ordinaires, sans Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). Par ailleurs, « l’objectif est que l’enfant reste au maximum dans sa classe ».

 

À partir du CP

 

Selon la direction académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) du Finistère, « ce dispositif s’adresse à des enfants avec Troubles du spectre de l’autisme (TSA) sans déficience cognitive sévère ». Des jeunes « dont le niveau intellectuel est souvent masqué par les troubles du comportement importants, les empêchant de rentrer dans des apprentissages scolaires ».

Ces enfants sont aptes à suivre les apprentissages, sans difficultés émotionnelles trop importantes, mais qu’il faut aider à réguler quand elles surviennent.

Le dispositif vise leur insertion dans les classes ordinaires de l’école élémentaire, à partir du CP.

Afin de réduire les troubles du comportement et de tendre vers l’autonomie dans les apprentissages, une équipe médico-sociale est implantée au sein de l’école. « Un psychologue et un psychomotricien interviendront dans nos classes. » Il s’agit de professionnels relevant du Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) spécialisé dans l’autisme. Un enseignant est également nommé comme maître supplémentaire.

« Les objectifs pédagogiques visés pour les élèves concernés par le dispositif sont ceux attendus dans les programmes de l’école élémentaire », précise la Dasen.

 

Un « sas émotionnel »

 

Une particularité : le dispositif dispose d’une salle d’auto-régulation destinée aux interventions individuelles. L’enseignement de l’autorégulation permet d’augmenter la capacité à être disponible pour entrer dans les apprentissages scolaires. « Il s’agit d’une forme de classe relais, un sas émotionnel », souligne Carole Collier.

L’adaptation des démarches pédagogiques et éducatives est « une nécessité », ajoute la Dasen. Un enfant avec troubles autistiques ou autres troubles du développement, manifeste en effet « des difficultés dans les interactions avec les autres, dans la communication, la compréhension des situations, et la mise en place des compétences de base ». Et ce, « même s’il bénéficie d’une prise en charge pluridisciplinaire adaptée ».

 

L’exemple canadien

 

Ce dispositif est développé avec succès au Canada depuis une quinzaine d’années.

Trois enfants seront accueillis dès jeudi 2 septembre 2021. Leur profil a été étudié par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et le Sessad autisme. Ils ne sont pas diagnostiqués Asperger (diagnostiqué autiste de haut niveau). À terme, une dizaine d’élèves seront pris en charge.

Tous les enseignants vont être formés à ce trouble neurologique, ainsi que les animateurs des temps périscolaires

Ce dispositif ne relève pas des périmètres scolaires habituels.

 

 


Une dotation de l’État grandement appréciée pour Handivoile Brest

Le Télégramme – Brest – 27 août 2021

La présentation des bateaux du club a suivi la présentation du bateau radio commandées

 

La dotation de l’État dans le Finistère du Fonds pour le développement de la vie associative a permis d’attribuer, cette année, un montant total de près de 505 000 € à 198 associations. Un montant exceptionnel qui permettra aux bénéficiaires de mener un grand nombre de projets. Pour appuyer cette dotation, le député Didier Le Gac a rendu visite, jeudi 26 août, en matinée, à la salle de la Cormorandière, au centre nautique du Moulin-Blanc, à l’association Handivoile Brest.

 

La voile radiocommandée idéale pour s’initier

 

Il y a rencontré, en présence d’adhérents, Didier Jean-Alexis, son président, et Arnaud Vaillant, le responsable de la section voile radiocommandée au sein de Brest Bretagne Nautisme (BBN). Ce dernier a expliqué le fonctionnement de ces modèles réduits – d’un coût de base de 6 550 € – et les bienfaits que la pratique de cette discipline apporte. Entre autres, une première pratique de la voile et de sa technique, sans appréhension de l’eau. Un support parfait pour l’initiation.

 

La visite s’est poursuivie par une présentation des voiliers, Hansa ou Miniji, utilisé par le club lors des sorties en mer.

 


Un fauteuil hippocampe à destination des personnes à mobilité réduite

Le Télégramme – Logonna-Daoulas –23 juillet 2021

 Soucieuse de faciliter la vie des personnes à mobilité réduite, notamment dans le cadre du projet « La mer pour tous », la mairie de Logonna-Daoulas a étrenné un fauteuil hippocampe, ce jeudi. Et invite « le public concerné à en profiter le plus possible ».

 

Fabrice Gakière a testé l’hippocampe pour sa première mise à l’eau, au Yélen.

 

Consciente que les personnes à mobilité réduite (PMR) veulent aussi goûter, entre autres, aux joies de la baignade accompagnée et des difficultés qu’elles rencontrent pour y accéder, la commune de Logonna-Daoulas a fait réaliser divers aménagements et équipements sur la grève du Yélen, lieu très fréquenté pour ce loisir.

Avant le début de la saison estivale, la collectivité de Logonna-Daoulas, à travers le projet « La mer pour tous », lauréat du concours 2021de l’appel à initiatives du Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), a acheté un fauteuil hippocampe, favorisant les déplacements des personnes souffrant de handicap. Polyvalent et confortable, le fauteuil s’adapte très bien aux loisirs d’eau, faisant partager des instants de détente et de convivialité avec ses proches.

 

Un tapis à installer

 

Les premiers essais ont eu lieu jeudi 22 juillet, dans l’après-midi, en présence de Fabrice Gakière, un ancien cavalier de concours, devenu tétraplégique à la suite d’une chute de cheval. Depuis des années, il travaille à l’accessibilité des équipements nautiques à tous. Un vestiaire, prioritairement destiné aux personnes à mobilité réduite, a été construit par les services techniques de la ville. « Mais il pourra aussi servir à d’autres usagers », souligne André Postec, adjoint au maire.

En regagnant la terre ferme, Fabrice Gakière a préconisé l’installation d’un tapis de plusieurs mètres de long, favorisant ainsi sur un terrain difficile une meilleure mise à l’eau du fauteuil hippocampe. La mairie a pris bonne note. « L’équipement existe. Maintenant, c’est au public concerné d’en profiter le plus possible. Il suffit de venir se renseigner à la Paillote ou en mairie » ajoute André Postec.

 

Contact : Mairie de Logonna-Daoulas, au 02 98 20 60 98.

 

 


Les enfants de l’IME Jean-Perrin participent à des Olympiades

Le Télégramme – Brest – 7 juillet 2021

Différentes activités ont été effectuées à vélo.

 

Le samedi 3 juillet, des olympiades étaient organisées à l’Institut médico-éducatif (IME) Jean-Perrin des Papillons Blancs du Finistère.

Pour coller à l’actualité, le thème était, bien entendu, le vélo : parcours à vélo, parcours d’obstacles, golf pour la détente, atelier dessin avec réalisation d’une fresque commune et atelier massages et relaxation dû à tout bon sportif.

Tous les élèves ont remporté une médaille pour leur participation et un sac cadeau gracieusement fournis par Carrefour Iroise, Saint-Renan Galerie, King Jouet Brest et Les Enfants de Dialogues.

Une belle journée conviviale et joyeuse.

 


Des Papillons Blancs combatifs pour leur 60ème anniversaire

Le Télégramme – Finistère – 25 juin 2021 – Ronan Larvor

 

Les Papillons Blancs du Finistère (*) ont tenu leur assemblée générale ce vendredi. Ce fut l’occasion pour le président Jacques Philippe de défendre un projet « militant » et de pointer une nouvelle fois le manque de places en foyer.

 

« Le contexte dans lequel nous évoluons est plus tendu et plus restrictif que jamais », a déclaré le président Jacques Philippe en ouverture de l’assemblée générale. (Le Télégramme/Ronan Larvor)

 

Quelles sont les priorités pour les Papillons Blancs ?

Jacques Philippe : Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) estime qu’il manque 550 places en foyer de vie dans le Finistère. Le conseil départemental a décidé l’ouverture de 120 places dans son schéma 2020/2026, qui seront réparties selon les besoins des territoires. En tant qu’association gestionnaire nous sommes impatients de connaître les appels à projet pour y répondre. Nous espérons que cela sera fait par la nouvelle équipe pour le deuxième semestre 2021.

 

Il y a d’autres besoins ?

Dans le Finistère, il y a entre 1 800 et 1 900 personnes qui ne sont pas dans des structures adaptées : foyer de travailleur, foyer de vie, foyer médicalisé. Il manque des places et il y a une inadéquation des places avec les besoins.

 

La situation est-elle aussi compliquée pour les jeunes ?

C’est le deuxième point sensible. Il y a 155 jeunes sous amendement Creton. Il permet le maintien de jeunes adultes de plus de 20 ans dans les établissements pour enfants handicapés comme les IME, dans l’attente d’une place dans une structure adaptée pour adultes. Les personnes peuvent donc rester dans ces structures jusqu’à 25, 26 ans, on parle même d’un cas de plus de 30 ans. Cela veut dire que les enfants de 6 ans ne peuvent accéder aux IME vu que ces places sont occupées par des adultes.

 

 

(*) L’association qui fête son 60ème anniversaire accueille 1 650 personnes en situation de handicap mental (dont 590 travailleurs d’Esat) encadrées par 1 000 salariés, dans 62 établissements et services, pour un budget annuel dépassant les 54 millions d’euros.

 


Une aire d’accueil pour les personnes en situation de handicap à Plougastel-Daoulas pour le passage du tour de France

Le Télégramme – Brest – 17 juin 2021

 

La zone d’accueil est une opération conjointe menée par l’enseigne accueillante et la municipalité pour

 

Pour «mettre en avant les qualités de l’insertion avec la présence de résidents et d’encadrants de la résidence Mathurin-Kerbrat de l’association des Papillons Blancs », une aire d’accueil adaptée aux personnes en situation de handicap sera organisée, pour le passage du Tour de France, sur le parking de la grande surface de Roc’h Kerezen, le long de la rue du Père-Gwenaël.

 

Une zone sécurisée qui permettra d’être au plus près du passage du Tour de France et qui accueillera également différents stands, dont une « mini-caravane » surprise et des vélos d’appartement pour poursuivre l’opération « challenge 60 000 km » lancée pour les 60 ans des Papillons blancs (du 1er février au 15 décembre, des vélos d’appartement sont installés dans chaque établissement des Papillons Blancs avec l’objectif d’atteindre les 60 000 km).

 

 


Sur le pays de Brest et dans le Finistère, MéGO va recycler les déchets des fumeurs des Papillons Blancs

Le Télégramme – Finistère – 1 juin 2021 – Catherine Le Guen

 

Les collecteurs de l’entreprise MéGO qui recycle les mégots de cigarettes vont fleurir sur les 62 sites des Papillons Blancs du Finistère, en alliant environnement et santé.

Bastien Lucas, directeur de MéGO, a signé une convention avec Jacques Philippe, président, et Frédéric Gobin, directeur général des Papillons Blancs. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

Le lundi 31 mai, journée mondiale de lutte contre le tabac, a été le moment choisi par l’association Les Papillons Blancs pour signer une convention avec l’entreprise MéGO qui collecte et recycle des mégots de cigarettes depuis 2017 sur son site de Bourg-Blanc.

 

1 900 mégots par jour dans l’association

 

« À partir des 30 à 35 tonnes de mégots recueillis désormais dans toute la France chaque année, nous créons du mobilier urbain, principalement des assises. Notre objectif est d’arriver à 500 tonnes dans notre future usine à construire à l’horizon 2022-2023 », précise Bastien Lucas, directeur de MéGO, venu signer cette convention sur le tout nouveau site de l’Esat d’Armorique des Papillons Blancs, rue Florence Arthaud, à Guipavas. Un rapide calcul à partir du nombre de salariés a permis d’évaluer à 1 900 le nombre de mégots produits sur les différents sites de l’association chaque jour.

« Nous allons installer deux voire quatre nouveaux cendriers collecteurs sur nos 62 sites. Ce partenariat avec MéGO vise à améliorer la qualité d’accueil des personnes en situation de handicap et des professionnels qui les accompagnent. C’est une démarche de responsabilité sociétale et environnementale », souligne Frédéric Gobin, directeur général des Papillons Blancs du Finistère qui rassemble plus d’un millier de salariés.

L’idée n’est pas de culpabiliser, mais d’informer. À ce titre plusieurs interventions de MéGO sont déjà planifiées, la première aura lieu vendredi devant la commission santé sécurité et conditions de travail (CSSCT).

 

Les cendriers de poche font un tabac

 

« Le tabac fait 40 000 morts par an en France, et 27 % des Français sont encore fumeurs », ajoute Bastien Lucas. Les mobiliers, dont des bancs, produits par MéGO, qui compte dix salariés, sont composés de 20 % de mégots recyclés et de 80 % de bois ou d’acier. L’objectif, dès septembre prochain, est d’inverser cette proportion.

Le premier objectif de lutter contre la pollution a déjà fait son chemin, la demande de cendriers de poche a été très importante au sein des Papillons Blancs, notamment de la part des salariés qui travaillent en extérieur dans les espaces verts.

Après l’environnement, reste à les aider à franchir le pas de la prévention santé avec l’arrêt du tabac. Comme le soulignait le président des Papillons Blancs, Jacques Philippe, « L’objectif final serait que votre entreprise n’existe plus parce qu’il n’y aurait plus de fumeurs et donc de mégots ! ».

 

 


Inquiétudes autour des soins psychiques des enfants

Ouest-France – Brest – 26 mai 2021 – Sabine NICLOT-BARON

 

Les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) du Finistère font l’objet d’un audit demandé par l’Agence régionale de santé. Des salariés réunis à Brest sont inquiets et ont signé une charte.

Anne-Gaëlle Richard, Élisabeth Gourdedranche et Isabelle Terrien, représentantes du personnel des trois associations gestionnaires des CMPP du Finistère, lors de la réunion à Quimper avec des représentants de l’ARS. | DR / Ouest-France

 

La réforme des centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) inquiète les salariés qui y travaillent. Dans le Finistère, les centres sont gérés par trois associations : les PEP29, la Sauvegarde de l’enfance et les Œuvres de Saint-Jean de Terre Sainte.

Cinquante-neuf salariés (psychologues, orthophonistes…), sur les cent trente concernés, se sont regroupés en collectif et viennent de signer une Charte fondatrice des Collectifs du département.

 

Plateformes d’accueil

 

« Nous sommes inquiets, car nous avons peur que la réforme influe négativement sur la prise en charge des enfants, explique Isabelle Terrien, psychomotricienne au CMPP Charcot de Brest.

Elle cite notamment la transformation des CMPP en « plateforme d’accueil » qui renvoient vers des professionnels qui exercent en libéral, en lieu et place des structures existantes. À l’image de ce qui fonctionne déjà en région Aquitaine. Et souligne : « Il est aussi très important que les établissements qui s’occupent du soin psychique des enfants soient distincts des structures scolaires ».

L’ARS de son côté défend une évolution nécessaire des missions des CMPP.

 

Trois mille enfants suivis

 

Avec des consultations et des soins ambulatoires gratuits pour les enfants et adolescents de 0 à 20 ans, en lien avec leur entourage familial, les CMPP du Finistère suivent chaque année 3 000 enfants. La durée moyenne de prise en charge est de 18 mois à deux ans.

L’audit sur lequel va se baser l’Agence régionale de santé pour réformer ces fonctionnements devrait être publié pour la fin de l’année.

 D’ici là, les signataires de la charte comptent bien suivre de près cette réforme. Ils ont été reçus le 26 mars dernier par des représentants de l’Agence régionale de santé à Quimper.

Une manifestation est prévue à Brest le 10 juin 2021.

 

 


Les Papillons Blancs fêtent leurs 60 ans à Guipavas

Le Télégramme – Guipavas – 5 mai 2021

Les résidents du foyer de Balafennig ont expliqué leurs travaux au maire Fabrice Jacob et au président des Papillons blancs, Jacques Philippe.

 

Le centre communal d’action sociale, situé dans la Maison des solidarités Madeleine-Lagadec, à Guipavas accueille jusqu’au 7 juin une exposition itinérante dans le cadre du 60e anniversaire des Papillons Blancs. Cette association a pour but la mise en place de solutions adaptées aux besoins des personnes en situation de handicap mental ainsi que la défense de leurs intérêts.

 

« L’effet papillons »

 

À Guipavas, les Papillons blancs hébergent les personnes handicapées mentales au foyer de vie de Balafennig.

Cette exposition regroupe une trentaine de toiles que les résidents des foyers guipavasien et brestois ont réalisé : le thème de leurs créations est leur vie dans le foyer des Papillons Blancs et s’intitule « L’effet papillons ». Chaque résident, seul ou avec l’aide d’un animateur de la résidence, a couché sur la toile par des collages de photos ou d’objets ses meilleurs souvenirs.

Les résidents, présents lundi pour le lancement de l’exposition, étaient très fiers de partager leur travail et de raconter tous ces bons moments.

 

Pratique : Exposition visible aux heures d’ouverture du CCAS. Tél. 02 98 32 88 33.

 

 


Brest à pied et à vélo a proposé des ateliers aux enfants de l’institut médico-éducatif Jean-Perrin

Le Télégramme – Brest – 23 avril 2021

Différents ateliers ont été mis en place pour apprendre à maîtriser la bicyclette.

 

Mardi 13 et jeudi 15 avril, les enfants de l’IME (Institut médico-éducatif) Jean-Perrin, rattaché à l’association des Papillons blancs du Finistère, ont bénéficié d’interventions menées par l’association Bapav (Brest à pied et à vélo). Une trentaine d’enfants de tous âges et de tous niveaux ont pu progresser dans leur pratique. L’association a mis en place des ateliers de mécanique pour apprendre à contrôler les éléments de sécurité du vélo puis à démonter les pédales pour transformer l’engin en draisienne, afin de travailler sur l’équilibre avec les plus débutants. Les enfants ont pu découvrir ou revoir les panneaux de sécurité routière et apprendre à nommer les pièces du vélo. Puis, ils ont pratiqué des jeux pour favoriser le freinage, l’équilibre et la maniabilité. Enfin, les règles de sécurité routière ont été mises en pratique dans des parcours adaptés.

L’équipe de Bapav était venue en force avec deux services civiques et deux bénévoles, ainsi que Laure Ruello, nouvelle responsable pédagogique de la vélo-école. Ce projet s’inscrit dans une continuité pédagogique menée sur l’ensemble de l’année.

 

Inclusion et dépassement de soi

 

Cette animation fait lien avec la célébration des 60 ans de l’association des Papillons Blancs du Finistère, qui promeut à cette occasion la pratique du vélo pour les personnes en situation de handicap. Le vélo est un enjeu actuel dans la société. Accessible à tout âge de la vie, il véhicule des valeurs d’inclusion, de dépassement de soi et de prouesses techniques. Ces valeurs reflètent l’état d’esprit des Papillons Blancs du Finistère.

 

 


L’accompagnement des personnes autistes, une formation unique à l’ITES de Guipavas

Le Télégramme – Guipavas – 9 avril 2021

 

L’Institut de formation au travail éducatif et social, à Guipavas, proposera, dès le 20 septembre, une formation intitulée « Intervenir auprès des personnes ayant des troubles du spectre de l’autisme ». Un enseignement unique en Bretagne.

Carole Hascoet, secrétaire de formation, Véronique Méneur, chargée de communication, Lucie Bougaran, directrice du CRA, Marianne Eliès, responsable de formation, Sébastien Le Lay, enseignant et Roger Abalain, administrateur de l’association de la Sauvegarde de l’enfance.

 

L’Institut de formation au travail éducatif et social (ITES), établissement de la Sauvegarde de l’enfance, située à Kergaradec, à Guipavas, proposera, dès le 20 septembre prochain, une formation unique en Bretagne : le certificat « Intervenir auprès des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ». Il permettra d’attester de la maîtrise de compétences spécifiques et adaptées pour l’accompagnement de ces personnes et sera une valeur ajoutée à la formation initiale.

 

Pour les travailleurs sociaux, médicaux, scolaires…

 

Cette formation, à laquelle le Centre Ressources Autisme Bretagne (CRA) est associé, n’est pas un nouveau métier au panel d’offres de l’ITES. Cependant, ce certificat répond à une demande soit de valider des compétences déjà acquises, soit de les accroître. Il concerne les travailleurs sociaux, médicaux, scolaires, de la petite enfance ou, encore, les personnels administratifs. « En fait, toutes les personnes ayant une expérience d’accompagnement de personnes avec autisme. Cette expérience doit être en cours ou dater de moins d’un an », explique Marianne Eliès, responsable de formation. Elle ajoute : « Cette formation ne nécessite pas de diplôme. Mais pour les personnes sans expérience, un stage sera requis ».

 

Une formation de six mois

 

La formation se déroulera sur une durée de six mois, avec 105 heures de cours (théoriques, travaux de groupe et témoignages). « La certification s’obtiendra par la remise d’un dossier de pratique professionnelle et un oral qui se déroulera devant un jury de trois personnes, dont l’une d’entre elles sera une personne atteinte de troubles du spectre de l’autisme ». Cette formation est éligible au compte professionnel de formation. Les dossiers d’inscription sont disponibles auprès du secrétariat de l’ITES et devront être remis avant le 10 septembre.

 

Pratique : ITES : 170, rue Jules Janssen, ZAC de Kergaradec, Guipavas. Tél. 02 98 34 60 60 ;

courriel : c.hascoet@ites-formation.com

 


Arnaud Pesson prend les fonctions de directeur du pôle santé et soins des Papillons Blancs du Finistère

Le Télégramme – Le Relecq-Kerhuon – 7 avril 2021

 

Arnaud Pesson, nouveau directeur du Pôle Santé & Soins des papillons blancs 29

 

En ce début d’année, le pôle « santé et soins » des Papillons Blancs 29, dont le siège se trouve au Relecq-Kerhuon, a vu arriver Arnaud Pesson, son nouveau directeur. L’association accompagne des personnes en situation de handicap intellectuel et/ou psychique. À tout âge de leur vie, elles ont besoin de soins, et la mission des Papillons Blancs est, bien sûr, qu’elles soient en bonne santé le plus longtemps possible.

Le rôle du pôle « santé et soins » des Papillons Blancs du Finistère est d’apporter des solutions aux personnes accueillies, aux professionnels et aux bénévoles, comme l’accès aux soins, la prévention, l’organisation du parcours de soins, la mobilisation des ressources disponibles dans le domaine de la santé, thématiques abordées précédemment individuellement par chaque structure de l’association mais qui le seront dorénavant de façon transverse et globale.

 

Aussi bénévole dans le médico-social et dans la voile

 

Pour Arnaud Pesson, l’objectif est clair : « Agir ensemble pour créer des environnements favorables à la santé ».

Le nouveau directeur, 40 ans, est diplômé de sciences de gestion. Son parcours professionnel s’est inscrit auprès d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, et particulièrement dans la direction d’établissements dans le secteur de la santé et du domicile, avec l’association Archipel Santé. Parallèlement, à titre bénévole, il s’est investi dans le secteur médico-social, en qualité d’administrateur d’une association du groupement Aramis (Associations pour la réflexion, l’action, le mouvement et l’initiative sociale). Dans un autre registre, passionné de voile et président de l’association Brest Bretagne Nautisme, il est connu depuis de nombreuses années en qualité de coordinateur de la partie maritime de la croisière Grand Cœur Marin.

 

 


La seconde vaccination se mue en geste solidaire à l’Ehpad de Kérampéré

Le Télégramme – Brest – 4 avril 2021

La seconde campagne de vaccination contre la covid 19 a sensibilise les derniers entrants quant aux résidents et les salariés.

 

Jeudi 1er avril s’est tenue la seconde campagne de vaccination contre la Covid 19 à l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Kérampéré, dans le quartier de Saint-Marc, à Brest.

Elle a permis de vacciner les derniers résidents arrivés ainsi qu’une grande partie de l’équipe de professionnels de l’établissement.

De plus, dans chaque résidence de son pôle gérontologie, l’association des Genêts d’or a également pu permettre à d’autres professionnels paramédicaux intervenant sur ces sites de venir se faire vacciner ce même jour.

Un geste solidaire grandement apprécié et salué par les professionnels et partenaires.

 


Les jeunes du sport adapté et handisport au contact des pros du Stade Brestois 29

Le Télégramme – Brest – 25 mars 2021

Ce mercredi, les jeunes des sections football handisport et sport adapté du Fonds Le Saint ont assisté à l’entraînement du Stade Brestois 29.

 

Cela restera sûrement comme le plus beau souvenir d’une année bien compliquée : mercredi, les jeunes des sections football handisport et sport adapté du Fonds Le Saint ont assisté à l’entraînement du Stade Brestois 29. Les joueurs professionnels leur ont même remis la tenue complète officielle du club de Ligue 1.

Créées en 2017, ces sections comptent aujourd’hui 67 licenciés, et répondent à une réelle attente des familles sur le territoire. Présents lors de cette petite cérémonie, Gérard et Denis Le Saint, présidents du Fonds Le Saint et du Stade Brestois 29, ont rappelé leur engagement à développer ces pratiques, et assuré aux enfants qu’ils font « partie intégrante de notre club ».


Le Wakepark Advance Ride de Saint-Renan a rouvert ses portes

Le Télégramme – Saint-Renan – 24 mars 2021

Les passionnés de wakeboard ont repris leurs activités au Wakepark de Saint-Renan comme Clémentine (15 ans), adhérente depuis quelques années qui s’élance pour un tour sur le grand téléski

 

Le Wakepark Advance Ride, parc d’activités aquatiques de Saint-Renan, a rouvert depuis quelques jours et propose ses activités nautiques (wakeboard, ski nautique) sur le lac de Ty-Colo jusqu’au mois de novembre. Le site dispose de deux téléskis selon les âges et les niveaux, le grand avec 700 m de long (dès 10-12 ans) et le petit avec 140 m de long (dès 7 ans). La structure peut accueillir jusqu’à dix pratiquants simultanément.

 

« Nous accueillons le public avec le protocole sanitaire en vigueur. Pour notre activité en plein air, nous sommes moins contraints. Quelques aménagements ont été réalisés pendant la trêve hivernale pour le confort des pratiquants, notamment une borne magnétique pour les abonnés, leur permettant d’accéder plus rapidement au plot de départ », explique le gérant, Loïc Servoise, qui a embauché un moniteur diplômé venant compléter une équipe de cinq personnes. « Pour la première fois, nous proposons un stage destiné aux ados, durant les vacances de printemps, du 3 au 7 mai, et des séances d’initiation à l’intention des plus jeunes sur le petit téléski ».

Comme l’an passé, le Wakepark recevra, en avril, une formation professionnelle de moniteurs avec des stagiaires provenant de toute la France. Avec l’association Wakeboard Ty-Colo Family (WTF), une journée sera dédiée au handiwake, sport de glisse adapté aux personnes en situation de handicap. « Seuls deux sites proposent ce type de formation en France », précise Loïc Servoise, qui envisage par ailleurs des échanges interclubs avec des centres comme Toulouse ou même en Espagne.

 

Une journée spéciale envisagée pour fêter les 10 ans

 

« Nous prévoyons également, si les conditions sanitaires le permettent, d’organiser une journée spéciale en juillet ou en août pour fêter les 10 ans du Wakepark de Saint-Renan ».

 

Contact : Advance Ride, allée du Chemin-de-Fer, lac de Ty-Colo, à Saint-Renan. Tél. 02 98 36 28 05 ; site web, adr-cablepark.fr/

 


Promenade en escargoline pour les résidents de l’Ehpad de Plouzané

Le Télégramme – Plouzané – 9 mars 2021

Les ânes, très doux, ont fait le bonheur des résidents, qui n’ont pas hésité à les caresser.

 

Les résidents l’Ehpad de Plouzané ont profité du temps clément, lundi, pour faire une balade en escargoline. Cette calèche était tractée par les ânes de Laure Cornen, de Roulottes en pays d’Iroise. Depuis plusieurs mois, des travaux ont permis l’installation de plusieurs commerces près de l’Ehpad, et il était important pour les résidents de savoir lesquels se trouvaient à deux pas de chez eux. Une virée shopping a donc été organisée.

La balade en escargoline n’est pas passée inaperçue, près du centre commercial de la Trinité.(Photo Le Télégramme)

 

Elle a eu un bel effet : les commerçants, surpris, se sont pressés devant leur porte pour voir passer la petite calèche. « C’était plutôt original de voir passer, devant sa vitrine, deux ânes et un groupe de personnes. La balade a également permis aux résidents, tous vaccinés depuis le mois de janvier, d’aller au contact des habitants et des familles, dont les enfants étaient ébahis par le spectacle », explique Pascale Mussard, coordinatrice de vie sociale à l’Ehpad.

Les ânes doux et confiants ont permis à tous de passer des moments essentiels de calme et de détente, qui apportent réconfort et bien-être. Cette parenthèse, bien sympathique, sera suivie par d’autres rencontres, avec les beaux jours qui arrivent


Des fauteuils roulants au profit de l’action « Les quatre saisons » de Yann Jondot

Le Télégramme – Gouesnou – 25 février 2021

L’équipe de Bastide et celle de Dom&Vie aux côtés de Yann Jondot (2ème à gauche) devant les fauteuils-roulants remis à son association

 

Située dans la zone de Kergaradec, à Gouesnou, l’enseigne Bastide (matériel médical) vient de remettre dix fauteuils roulants à Yann Jondot, ambassadeur paraplégique des maires de France. « Il s’agit de fauteuils roulants déclassés, mais utilisables, de notre parc locatif. Ce don permet de leur donner une seconde vie », précise Yannick Le Berre (Bastide). C’est Loïc Fourrez (Dom et Vie) qui a joué les intermédiaires pour l’association de Yann Jondot, qui ne cache pas sa satisfaction : « Pour moi, en tant qu’élu, c’est un acte citoyen, une action de générosité et de revalorisation à la fois. Il est bien plus pertinent de nous donner ces fauteuils plutôt que de les jeter à la benne où leur traitement va coûter très cher », ajoute cet hyperactif de l’engagement associatif, caritatif, sportif et politique !

 

Le Vivaldi de Langoëlan

 

Yann Jondot s’était déjà déplacé à Gouesnou, en août dernier, pour en faire sa commune référence, dans le Finistère, en matière d’accessibilité. Il était revenu, ensuite, en septembre pour entraîner les jeunes pongistes gouesnousiens le temps d’une séance.

Cette fois, il lance « Les quatre saisons », une opération issue de la prise de conscience populaire de l’enfermement du corps à l’occasion des récents confinements : « On prête gratuitement un fauteuil roulant à une personne valide qui s’en sert pour tout son quotidien durant vingt-quatre heures. Puis elle passe le relais à son collègue de classe pour l’action au lycée, de travail pour celle en entreprise, de sport pour celle en club. Ici, on adapte le handicap au sport et pas l’inverse, comme habituellement ».

Actuellement en test dans le Morbihan, « Les quatre saisons » nécessitent encore l’apport de nombreux fauteuils : « Ne les jetez pas à la benne, donnez-les nous ! ».

 

Contact : Courriel, yann.jondot@wanadoo.fr

 

 


Un stage de danse pour 28 jeunes du Sessad 29 au centre sportif Jean Guéguéniat à Brest

Le Télégramme – Brest – 25 février 2021

Suivis par un staff très attentif, les enfants et adolescents ont participé avec beaucoup de plaisir au stade de danse proposé au centre sportif Jean- Guéguéniat, durant deux après-midi.

 

Durant deux après-midi, mercredi 24 et jeudi 25 février, 28 enfants et adolescents, âgés de 4 à 19 ans et suivis par le Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile du Finistère (Sessad 29), ont pratiqué le hip-hop et la danse contemporaine, au gymnase Jean-Guéguéniat, par petits groupes, et en respectant les gestes barrières contre la covid-19.

Un partenariat s’est construit ou réactivé, avec Handisport, l’IEM Kerdelune de Landerneau, le centre socioculturel Horizons (Mehdi Peron-Djourdene, responsable jeunesse, danseur et professeur de danse), Laura Bertin (professeure de danse classique/modern jazz/salsa) et Laurent Bouilly (danseur en situation de handicap).

« Ces journées ouvrent la porte à une plus profonde réflexion. L’inclusion, valeur depuis toujours portée par APF France handicap et désormais inscrite dans la loi, ne doit pas se penser que pour l’école, l’accès aux bâtiments publics ou aux transports, mais également dans les loisirs et les sports », a conclu Anne-Laure Le Gall, directrice du Sessad 29.


La section sport adapté du Plouzané AC rugby soutenue par le département

Le Télégramme – Plouzané – 24 février 2021

 

Florence Cann (à droite) a rencontré les membres de la section adaptée, où une cinquantaine de licenciés viennent aux séances, malgré la situation sanitaire actuelle.

 

Le handicap, ce n’est pas que des places en établissements spécialisés. L’inclusion est essentielle dans la vie de tous les jours, comme dans le sport, où les droits sont les mêmes pour tous, ce que démontre le Plouzané AC (Pac) rugby.

Gagner en autonomie, en étant accompagné par des professionnels, c’est ce que le Plouzané AC (Pac) rugby propose avec sa section de sport adapté. Le département soutient cette initiative, née il y a trois ans, et vient d’octroyer une subvention de 7 000 € au Pac rugby.

« J’ai proposé ce dispositif à la direction des sports au département, qui a été très sensible au sujet. Et par rapport à l’exemple de Plouzané, qui est un point de départ dans le département, on a pu construire un outil qu’on appelle “sport solidaire en Finistère”, dont la visée est à la fois sociale et sportive », explique Florence Cann, de la commission solidarités, enfance, famille, au département.

 

« C’est quelque chose de magique »

 

À Plouzané, plusieurs niveaux – du bien-être à la compétition ­– sont proposés en sport adapté. Chacun trouve chaussure à son pied suivant ses possibilités, et la participation va crescendo. Lors des journées qui rassemblent plusieurs structures, c’est la foire d’empoigne pour s’inscrire, tellement la demande est forte.

« J’ai pu assister à ces regroupements de différents foyers. C’est quelque chose de magique, et quand on voit les participants avec des étoiles dans les yeux, on se dit que l’on fait quelque chose d’important en soutenant ces actions », poursuit Florence Cann.

 

Des bienfaits physiques et psychologiques

 

Des séances sont réservées au loisir bien-être, avec une douzaine de foyers de vie et établissements qui viennent accompagnés de leurs éducateurs. « On a également des séances type compétition pour nous préparer pour les championnats de France. Mais, pour l’instant, à cause de la pandémie, on n’a pas eu la chance de s’y rendre », explique Adrien Le Roy, responsable de la section adaptée au Pac rugby.

Il est bien placé pour voir les bienfaits que procurent ces séances, avec ses deux sœurs, Anaïs et Delphine, qui les fréquentent. Si la seconde ne vient que durant les journées loisirs, la première est très assidue. « Pendant le mois qu’elle vient de passer avec nous, on voit qu’il y a une progression physique. Ensuite, elle est beaucoup plus souriante, mais cet apport positif du sport est valable pour nous tous. Il amène les gens à être bien dans leur tête », conclut Adrien Le Roy.

 

 


Plus du tiers des résidents de l’Ehpad de Kérampéré a contracté la Covid 19

Le Télégramme – Brest – 19 février 2021

Chaque mardi, une campagne de dépistage de la covid-19 est menée dans l’Ehpad de Kérampéré sur les résidents et sur les personnels. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

 

La situation est compliquée à l’Ehpad de Kérampéré, dans le quartier de Saint-Marc, à Brest. Le mercredi 5 février, nous annoncions que les visites avaient été suspendues en raison de plusieurs cas de covid-19. Trois agents et huit résidents avaient été testés positifs. Dans un communiqué, Lionel Georges, directeur des Ehpad des Genêts d’Or (Kérampéré, Quatre-Moulins et Kérallan à Plouzané), précise que, ce vendredi, au total 24 résidents (sur un total de 67) et seize professionnels ont contracté la covid-19 à l’Ehpad de Kérampéré.

 

Vaccination suspendue

 

« La situation sanitaire n’étant pas stabilisée, il a été décidé avec l’Agence régionale de santé (ARS) et le CHRU de Brest, la semaine dernière, de suspendre la vaccination. L’injection d’une seconde dose du vaccin Pfizer était initialement prévue jeudi 7 février. Les résidents avaient bénéficié d’une première dose le 21 janvier. On se félicite qu’ils aient pu bénéficier de cette première dose au regard de l’épidémie en cours.

Chaque mardi, une campagne de tests PCR globale concerne tous les résidents et les professionnels de l’Ehpad. Nous réussissons à faire face au niveau des ressources humaines, grâce notamment à l’aide de partenaires extérieurs. Nous comptons parmi nos principaux soutiens le Dispositif d’appui à la coordination, Appui santé, le CHU et l’ARS ».

 


Les Papillons Blancs du Finistère rejoignent la marque Esatco

Le Télégramme – Bretagne – 29 janvier 2021

 

Les Papillons Blancs du Finistère ont décidé de rejoindre Esatco, marque qui réunit des établissements et services d’aide par le travail (Esat) du Grand Ouest.

Frédéric Gobin pour les Papillons Blancs, et Frédéric Gloro (Adapei Nouelles Côtes-d’Armor) ont signé ce vendredi le contrat de transfert gracieux de marque commerciale. (Le Télégramme/Pierre Chapin)

 

Fini Esatéo. Depuis 2014, cette marque réunissait les Esat (Établissements et services d’aides par le travail) portés par l’association les Papillons Blancs, pour commercialiser les produits et prestations réalisés aux quatre coins du Finistère. En 2020, Esatéo employait ainsi quelque 600 travailleurs en situation de handicap, encadrés par 200 professionnels, dans cinq établissements et 25 ateliers. Au total, les huit filières métiers réalisaient un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 7 millions d’euros. Désormais, ils travailleront sous un autre nom.

La marque commerciale historique des Papillons blancs du Finistère s’efface en effet au profit d’Esatco, marque créée à l’initiative de l’Adapei Nouelles-Côtes d’Armor en 2014. Aujourd’hui, Esatco réunit des Esat sur trois départements du Grand-Ouest : Côtes-d’Armor, Loire-Atlantique et Vendée. « Et fin 2021, Esatco réunira huit acteurs départementaux en Bretagne et Pays-de-Loire, travaillant tous sous la même marque, pour un total de quelque 10 000 salariés répartis dans une centaine d’établissements, et plus de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels », annonce Frédéric Gloro, directeur général de l’Adapei Nouelles Côtes-d’Armor.

 

« Tout à gagner »

 

Pour les Papillons blancs, le choix de rejoindre cette marque était relativement simple : « On n’a rien à perdre, et tout à gagner », résume Jacques Philippe, son président. « En se fédérant, on sera en capacité de répondre aux appels à projets régionaux, on aura davantage de poids dans les négociations, notre communication, nos achats, etc. ». Jean-Philippe Dupuy, directeur des Esat du Finistère-Nord pour l’association, prolonge : « On est présents sur des marchés de niche, où les investissements sont toujours risqués. Avec Esatco, on hésitera moins, car on aura davantage de garanties sur les retours sur investissements ».

Des perspectives précieuses, dans une période économique inquiétante : « On sait que certains de nos clients auront des difficultés. Or, l’enjeu reste d’aller chercher des contrats, car sans eux on ne peut pas accompagner les personnes en situation de handicap vers l’emploi et l’autonomie », résume Jacques Philippe.

 


Une journée de vaccination à l’Ehpad Kerallan

Ouest-France – Plouzané – 23 janvier 2021

Les résidents étaient soulagés d’être vaccinés. | Ouest-France

 

Le Dr Katel Rougnant, médecin coordonnateur du pôle de gérontologie des Genêts d’or, a organisé, avec l’équipe des infirmières et avec David Guermeur, responsable de service, une journée de vaccination au sein de l’Ehpad.

Depuis le début du mois, les médecins généralistes de Plouzané et des environs ont rencontré leurs patients à l’Ehpad pour leur expliquer l’intérêt de cette vaccination.

L’équipe des infirmières et le médecin coordonnateur étaient en lien avec la pharmacie Saint-Marc, à Brest, qui a reçu les vaccins.

La logistique était importante et l’organisation au sein de l’Ehpad était primordiale. Il a fallu tout organiser afin que les résidents soient en confiance. Se faire vacciner au sein au sein de l’établissement est moins stressant car les résidents sont vaccinés par Gwenola Bléas, infirmière, et Amélie Huchet Keranvran, infirmière coordinatrice, qu’ils connaissent bien.

La journée s’est donc bien déroulée.

 

 


Au Greta de Brest, dix stagiaires se sont formés à l’accompagnement des personnes âgées et dépendantes

Le Télégramme – Brest – 22 janvier 2021

Les stagiaires en présence des représentants du Greta et de Pôle Emploi

 

Les métiers de l’aide à la personne recrutent, que ce soit pour accompagner les personnes âgées, dépendantes ou handicapées, au domicile ou en structure.

Pour répondre à ces besoins, Pôle Emploi a financé une formation pour un groupe de dix stagiaires, du 14 décembre au 20 janvier, au Greta de Brest : au travers de mises en situation au sein d’un appartement pédagogique, les stagiaires ont travaillé sur l’entretien du logement, l’accompagnement à la prise de repas, la mobilisation des personnes avec usage de matériel adapté, l’aide à la toilette, la communication.

 

Des employeurs à la rencontre des stagiaires

 

Mercredi, pour la dernière journée de formation, Pôle Emploi et le Greta ont invité des employeurs à venir à la rencontre des stagiaires entrant sur le marché de l’emploi avec de nouvelles compétences : Mer Iroise, Amadeus, l’ADMR du pays d’Iroise, Domusvi, Brest Abers Services ont ainsi pu présenter leurs besoins en recrutement.

Un certain nombre de stagiaires devraient ainsi s’insérer rapidement dans l’emploi.

 

 


La mairie veut rendre la mer accessible aux personnes à mobilité réduite

Le Télégramme – Logonna-Daoulas – 20 janvier 2021

Un fauteuil hippocampe comme celui que la mairie envisage d’acheter pour la grève du Yélen et testé sur site.

 

À Logonna-Daoulas, la mairie participe, avec 22 autres contributeurs, à l’appel aux initiatives lancé par le PNRA. Le projet de la collectivité « La mer pour tous » vise à rendre accessible la plage du Yélen au handicap.

Au Yélen, on peut pratiquer des activités nautiques, catamaran, kayak, paddle. C’est aussi un lieu étonnant pour venir admirer le coucher de soleil, tombant sur la rade de Brest. Le temps d’une pause, il est également possible de siroter une boisson, servie au pied de la paillote installée tous les étés sur la plage. Et d’ici cet été, des aménagements complémentaires vont permettre aux personnes à mobilité réduite de profiter également des joies de la plage et de la baignade accompagnée.

 

Places de parking, vestiaire et fauteuil hippocampe

 

« Jusqu’à aujourd’hui, rien n’avait été pensé pour ce public, explique les élus. Nous allons donc y remédier. Notre projet “La mer pour tous” est de rendre possible l’accès à la mer aux personnes souffrant de handicap. Dans un premier temps, il convient d’aménager des places de parking dédiées, d’ouvrir un vestiaire adapté ou bien encore de faire l’achat d’un fauteuil hippocampe, permettant de se déplacer sur les galets. Cet équipement offre une autonomie sur terrain difficile à son utilisateur ».

La commune prévoit également de renforcer le dispositif par la présence d’un encadrant, répondant ainsi rapidement en cas de besoin d’assistance. Une signalétique sera posée. Le besoin en financement est de 8 000 €.

 

Pratique :

Le public peut voter sur le site du Parc naturel régional d’Armorique jusqu’au 7 février.

 

 


60 000 km à vélo dans le Finistère pour fêter les 60 ans des Papillons Blancs

Le Télégramme – Brest – 16 janvier 2021 – Catherine Le Guen

Katell Alençon, championne cycliste (à gauche), Émilie Laric, coordinatrice, Frédéric Gobin, directeur, Jacques Philippe, président, et Frédéric Soudon, président adjoint des Papillons Blancs. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

Il y a soixante ans, le premier Institut médico-éducatif des Papillons Blancs ouvrait à Brest. La championne de vélo handisport Katell Alençon sera la marraine de cet anniversaire.

 

Le départ du Tour de France de Brest le 26 juin prochain n’est pas étranger à la décision de l’association des Papillons Blancs 29 de placer son 60e anniversaire sous le signe du vélo. Mais comme il risque d’y avoir beaucoup de monde à Brest dès la veille, il a été décidé d’organiser au parc des expositions de Quimper les festivités fixées au vendredi 25 juin.

 

1 700 personnes prises en charge

 

« Il y a 60 ans, Michel Garapin a créé le premier institut médico-éducatif (IME), à Brest, avec le soutien du maire de l’époque, Georges Lombard. Le premier était magistrat et le second avocat, le droit les a rapprochés. À l’époque les enfants trisomiques n’étaient pas scolarisés, ils étaient mis de côté », raconte Jacques Philippe, président de l’association des Papillons Blancs du Finistère. Depuis, l’association, qui accueille des personnes déficientes intellectuelles ou malades psychiques, a beaucoup grandi. Dans le Finistère, elle compte 62 sites, prend en charge 1 700 personnes grâce à une équipe d’un millier de salariés. Les établissements des Papillons Blancs 29 sont répartis sur tout le département, et 22 communes différentes abritent au moins un site de l’association. « Nous avons sollicité les maires de ces communes afin de leur demander une salle pour exposer les travaux de nos résidents, ils ont tous accepté ».

La bonne nouvelle a été apportée, ce vendredi, par Katell Alençon, paracycliste qui a gagné la coupe du monde en 2016 et 2019, et qui est la marraine de ce 60e anniversaire : « Initialement, je ne pouvais pas être présente à Quimper le 25 juin, mais des épreuves ont été déplacées en raison du tour de France, je pourrai donc être là pour fêter l’anniversaire ».

 

Un défi : 60 000 km à vélo

 

Les résidents de chaque établissement des Papillons Blancs 29 vont être invités à participer à un défi sur vélo d’appartement, l’objectif est de parcourir 60 000 km en un an. Autant que son programme d’entraînement et d’épreuves le lui permettra, Katell Alençon a prévu de se rendre dans certains établissements pour rencontrer les résidents et leur parler de sa passion et de ses prochains objectifs, comme les jeux à Paris, en 2024, et avant les jeux de Tokyo, en août 2021. « En espérant retrouver des épreuves en public, dans un contre-la-montre à huis clos c’est plus difficile de se motiver ».

Vendredi 25 juin, au parc des expositions de Quimper, plusieurs animations seront proposées par les résidents des Papillons Blancs 29 qui montreront leurs différents savoir-faire dans les établissements et services d’aide par le travail (Esat). Dans l’après-midi, un colloque sera consacré à la place du médico-social dans le système de santé, une assemblée générale suivra qui doit définir les projets stratégiques des Papillons Blancs 29 pour les années à venir.

 


Une unité Covid ouvre à Dirinon

Le Télégramme – Finistère – Dirinon – 15 janvier 2021

Portée par les Papillons Blancs et financée par l’ARS, cette unité Covid bénéficie aussi du soutien du conseil départemental, du CHRU de Brest et de l’association Appui Santé. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

L’unité Covid du Finistère à destination des personnes en situation de handicap vient d’ouvrir à Dirinon. Cinq premiers résidents l’ont intégré ce vendredi.

 

Portée par l’association Les Papillons Blancs du Finistère et financée par l’ARS (Agence régionale de santé), l’unité Covid PH 29 vient de voir le jour au domaine de Kérivin, à Dirinon. Elle est appelée à accueillir les personnes adultes en situation de handicap dont l’état ne nécessite pas d’hospitalisation. Ces dernières y seront mises en isolement pendant 14 jours avant de réintégrer leur établissement ou leur domicile.

L’objectif est évidemment ici d’éviter la propagation du virus et de protéger les autres. Car, on l’a dit, l’état de santé des personnes qui intégreront l’unité Covid n’a rien de préoccupant. Mais les déplacer jusqu’à Dirinon doit dispenser d’isoler dans leur intégralité les établissements qui les hébergent et d’y prendre des mesures drastiques et encore plus contraignantes. Pour les patients qui vivent à leur domicile, il s’agit de les éloigner de leurs aidants familiaux qui, dans certains cas, peuvent être des parents âgés et donc fragiles.

 

Gérer le stress

 

D’une capacité de 15 places (le nombre de chambres), cette unité Covid peut accueillir toute forme de handicap. Les patients seront suivis par les douze salariés des Papillons Blancs qui s’y relaieront. Les deux médecins généralistes de Dirinon sont également associés au dispositif tout comme le CHRU de Brest, le conseil départemental et l’association Appui Santé.

Franck Barrois, des Papillons Blancs 29, sait déjà « qu’on va devoir gérer le stress davantage que la covid-19 ». En effet, le changement d’environnement risque de peser lourd sur le moral de ces personnes en situation de handicap que l’on déplace jusqu’à Dirinon.

 

Jusqu’au 3 mars… au moins

 

Pour l’instant, il est prévu que cette unité reste ouverte jusqu’au 3 mars. Et passé cette date ? La réalité d’un jour n’étant pas celle du lendemain, il conviendra d’établir un nouvel état des lieux de la crise sanitaire pour décider alors du futur de ce nouveau dispositif.

 

Contact :

En cas d’activation de l’unité, contacter l’ARS au 02 98 64 50 20 (en semaine de 8h30 à 18h00) ou le 09 74 50 00 09 (en semaine entre 18h00 et 8h30 et le week-end.

 


Contre la covid-19, Les Papillons blancs 29 filtrent l’air de dix établissements dont le foyer Michel-Garapin à Brest

Le Télégramme – Brest – 23 décembre 2020

L’unité mobile de filtration de l’air a été installée dans la salle à manger du foyer Michel-Garapin, à Brest, comme dans neuf autres établissements des Papillons blancs du Finistère. (Photo Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

Pour lutter contre l’épidémie de covid-19, l’association Les Papillons blancs 29 a décidé d’équiper dix de ses établissements, dont le foyer Michel-Garapin à Brest, d’une unité mobile de filtration de l’air.

 

Dans la salle à manger du foyer Michel-Garapin de l’association Les Papillons blancs 29, à Brest, une légère soufflerie se fait entendre à l’heure où les convives viennent s’installer pour le repas. Un gros cube blanc percé de multiples trous, suffisamment léger pour être déplacé à la demande, vient d’être installé dans cet établissement du quartier de Kerinou : il s’agit d’une unité mobile de filtration de l’air qui permet de lutter contre l’épidémie de covid-19.

 

Une centaine de résidents contaminés

 

« Nous avons été contactés par la société Air in space qui nous a interpellés sur nos besoins face à l’épidémie. Le secteur médico-social est souvent oublié par les politiques de santé. Là encore, ce n’est pas l’État qui a pensé à nous, mais une entreprise », note le directeur général des Papillons blancs 29, Frédéric Gobin.

 

Cette unité de filtration est utile dans tous les lieux où les gestes barrières classiques ne peuvent pas être maintenus, dans ces lieux collectifs de restauration où le masque n’est plus porté. « Nous avons fait le choix d’acheter dix machines parce que nous avons eu de nombreux résidents et des salariés contaminés par le coronavirus entre septembre et novembre ». Effectivement, une centaine de résidents de différents établissements du Finistère sont tombés malades, dont 67 dans le nord du département, ainsi qu’une cinquantaine de salariés. Aucun décès n’a été déploré, mais deux personnes ont dû être hospitalisées durant une longue période.

 

Cinq minutes pour assainir l’air

 

« Cette unité de filtration fabriquée en France permet, en cinq minutes, de filtrer l’air d’une pièce de 130 m3 en éliminant 99,59 % des virus. Air in space fournit aussi les filtres des stations spatiales ISS », ajoute Frédéric Gobin. L’association a bénéficié d’un tarif adapté, moins de 4 000 € pour cet équipement facturé 6 500 € habituellement.

 

Les 20 résidents, travailleurs en établissement et service d’aide par le travail (Esat), du foyer Michel-Garapin vont pouvoir déjeuner ensemble sans inquiétude, de même que les encadrants après eux. L’épidémie avait aussi obligé les usagers de l’accueil de jour à rester dans leurs locaux. Ils pourront désormais revenir y déjeuner.

 

Les Papillons blancs ont installé une unité mobile de filtration de l’air dans la salle de réunion du siège social, et dans les salles de restauration de l’IME de l’Elorn, du foyer de vie Horizons, de l’Esat Iroise, du Camps de Brest, de la résidence Balafennig de Guipavas, de l’Esat de Concarneau, de la résidence les Pléiades de Plogonnec et des Astérides à Quimper.

 

La société Air In Space va conclure un accord-cadre avec le réseau Unapei pour promouvoir la démarche au niveau national.

 


« Brest à pied et à vélo » veut offrir aux personnes dépendantes des promenades en triporteur

Le Télégramme – Brest – 11 décembre 2020

Ci-dessus, une image extraite d’un reportage de Tébéo sur l’association Ami Cyclette en Pays de Morlaix. « Brest à pied et à vélo » s’appuie sur son expertise ainsi que celle de « Happy Syklett », à Lorient. (Capture d’écran Tébéo)

 

Permettre aux personnes âgées ou handicapées de faire une sortie à vélo, avec un triporteur, voilà le projet que souhaite mettre en place Brest à pied et à vélo. Une cagnotte en ligne a été lancée pour concrétiser ce projet solidaire qui vise à rompre l’isolement et créer des échanges intergénérationnels.

 

Les triporteurs, vous connaissez ? Il s’agit de vélos aménagés pour pouvoir accueillir un passager (voire plus) devant. Eh bien l’association de promotion de la mobilité active en Pays de Brest « Brest à pied et à vélo » (Bapav) souhaiterait en acquérir un, afin de proposer des balades aux personnes dépendantes, qui sont peu ou pas du tout mobiles, âgées ou handicapées. Pour ce projet, l’association brestoise s’associe avec plusieurs établissements d’hébergement de personnes âgées, France Alzheimer, l’Office des Retraités de Brest (ORB), le Centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic) de Brest et le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Brest.

 

« Cette activité est une occasion de recréer du lien »

 

Pour réunir la somme nécessaire à l’achat (entre 8 000 et 12 000 €) mais aussi l’entretien d’un tel équipement, une cagnotte solidaire a été lancée en ligne. « Ces balades offriraient aux passagers les sensations que procure le vélo, le vent dans les cheveux, l’air frais sur les joues, l’impression de vitesse,… tout en leur permettant de découvrir ou de revoir l’environnement proche ou moins proche de leur lieu de vie », peut-on lire sur la page dédiée à cette cagnotte. « En plus des effets bénéfiques directs sur la santé physique, cette activité est une occasion de recréer du lien intergénérationnel entre les pilotes bénévoles et les passagers, les uns et les autres d’horizons sociaux variés ».

À terme, l’objectif est de créer une flotte de plusieurs triporteurs.

 

Contact : Rendez-vous sur le site Bapav.org ou sur la page Facebook@LaBaPaV

 

 

 

 


Des travailleurs handicapés fabriquent des poubelles écologiques de bureau pour l’entreprise Corser

Côté Brest – 4 décembre 2020 – Par Julien Saliou

 

Des travailleurs handicapés d’Esatéo, à Brest, conçoivent des poubelles écologiques pour la société Corser. La conception démarre, il y a déjà des commandes.

La poubelle écologique est fabriquée au sein des ateliers d’Esatéo à Brest. (©Côté Brest)

 

Les poubelles de bureaux sont nombreuses. Les vider se revèle pénible, comme l’a constaté Nicolas Le Bars, codirigeant de l’entreprise de nettoyage Corser, présente à Brest, Quimper et Lorient. « Nos salariés passent aussi beaucoup de temps à les vider, nous avions la volonté de supprimer les poubelles des bureaux». Ainsi sont nées ces poubelles utilisables par plusieurs salariés, conçues par les travailleurs handicapés des ateliers d’Esatéo à Gouesnou.

« L’idée est d’aller au bout du tri avec trois poubelles différentes, référencées par des couleurs. Encore fallait-il trouver un type de poubelle qui convient », raconte Nicolas Le Bars.

Le troisième prototype a été le bon. La poubelle de près 78 cm de haut et de 50 cm de large, fabriquée en bois douglas, permettra à plusieurs salariés d’une même entreprise d’y déposer ses déchets. « Si on passe vider la poubelle une seule fois par semaine, elle peut être utilisée par huit personnes », assure Nicolas Le Bars.

 

« Le succès va être fulgurant »

 

Dans l’atelier Esatéo de Gouesnou, où travaillent une quarantaine de personnes, la fabrication a commencé. « Le succès va être fulgurant, prédit Nicolas Le Bars. Nous avons déjà une trentaine de commandes. Ce gain de temps au niveau du ramassage des poubelles va permettre aux salariés de faire d’autres tâches ».

À chaque pose de poubelles, Corser s’engage à financer l’implantation d’un arbre avec Ecotree.

Quant aux travailleurs handicapés de l’Esat de Gouesnou, dont les activités sont nombreuses (menuiserie, blanchisserie, recyclerie de papier, gravure), ils s’occupent ici « d’un projet qui fait sens, car on leur a expliqué pourquoi ces poubelles seraient intéressantes dans les entreprises », souligne Jean-Philippe Dupuy, référent du pôle formation et travail aux Papillons blancs 29.

 

 


La Handibox brestoise, qui rend la culture accessible à tous, vient d’être primée

Le Télégramme – Brest – 27 novembre 2020

La « Handibox », qui facilite l’accès aux manifestations culturelles extérieures pour les personnes en situation de handicap, avait été présentée officiellement au Fourneau, à Brest, en mars 2019.

 

La ville de Brest a lancé en 2019 la « Handibox », concept innovant pour faciliter l’accès à la culture des personnes en situation de handicap. Elle a décroché cette semaine le prix coup de cœur des Prix territoriaux 2020 organisés par La Gazette des communes et la GMF.

 

Avec sa « Handibox », la ville de Brest a souhaité lever les freins pratiques et techniques liés à l’accueil des personnes en situation de handicap sur les événements culturels et artistiques. Ce dispositif est le fruit d’un atelier de travail mis en place en 2016 dans le cadre du réseau « la culture, partageons-la ».

Concrètement, il s’agit de deux grandes boîtes roulantes renfermant un précieux matériel pour les personnes atteintes d’un handicap moteur, psychique, mental ou cognitif, pour les personnes non-voyantes ou malvoyantes, sourdes ou malentendantes.

 

Du matériel adapté à toutes les situations

 

On y trouve, par exemple, des fauteuils roulants et des sièges canne pour ceux qui ont du mal à rester debout longtemps, des boucles sonores individuelles pour entendre la musique directement via son appareil auditif ou un casque dédié, un système de boucle sonore pour diffuser des messages de sécurité pouvant renseigner sur les accès à la manifestation… et même des gamelles pour abreuver les chiens d’assistance. Le design de ces boîtes roses pétantes avec un logo dédié, spécialement pensé dans le sens de la fête, a été confié au collectif d’artistes et d’architectes « Les Manufacteurs ».


Zone de Lavallot à Guipavas, les Papillons Blancs font construire un restaurant de 180 places

Le Télégramme – Brest – 19 novembre 2020

Jean-Philippe Dupuy, directeur des Esat brestois (à gauche), et Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère, dans les nouvelles cuisines d’Esatéo. (Photo Le Télégramme/Pierre Chapin)

 

Esatéo, la marque des Papillons blancs du Finistère, investit 7 M€ zone de Lavallot à Guipavas. Elle fait construire un restaurant de 180 places, doublé d’une cuisine centrale, qui doit permettre le recrutement d’une dizaine de personnes.

 

2 400 m² au total, dont 1 100 m² pour la partie cuisine et production, près de 500 pour le restaurant et le self, et encore 650 m² de bureaux et salles de réunion : voici les grandes lignes du projet porté, zone de Lavallot à Guipavas, par les Papillons Blancs pour son activité restauration. Jusque-là installée rue Lacroix, également à Guipavas, elle se rapproche ainsi de l’Esat (établissement et service d’aide par le travail) espaces verts, également géré par l’association (*), et installé à quelques encablures depuis le printemps dernier.

« On commençait à être un peu à l’étroit sur notre ancien site et on arrivait en fin de bail. Alors, on s’est dit que c’était le moment d’investir pour développer un nouveau concept », expose Jean-Philippe Dupuy, directeur des Esat brestois des Papillons blancs.

Le futur bâtiment qui accueillera la cuisine centrale et le restaurant d’Esatéo. (Photo Totem Architecture)

 

Production doublée et ouverture sur l’extérieur

Jusqu’à présent, ces cuisines préparaient 8 à 900 repas livrés aux foyers de vie du bassin brestois, et servis sur place aux travailleurs des établissements d’Esatéo. Demain, c’est-à-dire à partir du printemps prochain, le nouveau site devrait produire 1 500 repas chaque jour. « Voire 2 500 si on est vraiment ambitieux », selon les estimations de Jacques Philippe, président des Papillons blancs 29.

Car l’Esat entend ouvrir plus largement ses cuisines : « Le restaurant sera accessible à tous, notamment ceux qui travaillent sur la zone de Lavallot, où il n’y a pas d’offre aujourd’hui. On va aussi développer un système de plats à emporter et travailler pour des Ehpad en liaison froide », décrit Jean-Philippe Dupuy.

 

Recrutements à venir

Pour y parvenir, les Papillons blancs ont investi quelque sept millions d’euros et Esatéo va gonfler ses effectifs sur site. Les cuisines emploient aujourd’hui 33 travailleurs en situation de handicap (mental ou psychique) et huit encadrants. Huit travailleurs handicapés et trois encadrants (dont un responsable de cuisine) supplémentaires seront nécessaires pour accompagner cette montée en gamme et en volume.

« On est vraiment sur une idée d’inclusion, de valorisation des personnes en situation de handicap par le travail », défend Jacques Philippe. « On est sur un modèle d’accompagnement bienveillant, où les travailleurs handicapés produisent réellement. Ce sont eux qui seront en cuisine, tiendront la caisse, serviront à table, etc. ».

 

Montée en compétences

Une responsabilisation qui nécessite, aussi, l’adaptation à de nouveaux métiers ou outils. C’est pourquoi, alors que le bâtiment doit être livré avant la fin de l’année, le restaurant ne devrait être opérationnel qu’au printemps prochain, au terme d’un temps de formation des travailleurs. « Eux aussi vont monter en gamme », conclut Jean-Philippe Dupuy. « Avec l‘ambition de coller le plus possible à ce qui se pratique à l’extérieur. Car le but est, potentiellement, de pouvoir les amener jusqu’à un emploi en milieu ordinaire ».

 

(*) Les Papillons blancs du Finistère ont créé plusieurs Esat sur le territoire : espaces verts à Guipavas, Daoulas, Crozon et Pleyben, restauration et jardinerie sur Guipavas, prestations de services à Keraudren.

 

 


Des instruments dédiés au handicap pour un concert électro à La Carène à Brest

Le Télégramme – Brest – 29 octobre 2020

Cinq musiciens en situation de handicap ont donné deux concerts à La Carène, avant la fermeture pour confinement ce jeudi soir.

 

Un concert électro un peu particulier s’est tenu ce jeudi soir, à La Carène, à Brest, juste avant le reconfinement, sous le Dôme, une structure qui supporte 23 enceintes dont le son enveloppe les spectateurs.

 

Sur scène, cinq résidents des foyers Menez-Roual, de Dirinon, et du foyer Jean-Couloigner, de Ploudaniel, conduits par le musicien François Joncour. Leur handicap – une paralysie cérébrale – ne leur permettant pas de gestes très précis, un travail a été mené pour créer des instruments qui leur sont dédiés.

 

Cet instrumentarium, baptisé Kraken, composé de boîtiers, a été conçu depuis deux ans grâce à une collaboration entre La Carène, la Mutualité Française 29-56 et l’association Kogumi, de Lyon. François Joncour, féru de machines, a rejoint l’aventure. Cet automne a vu la réalisation finale des instruments et cette présentation grand public, sous le dôme à La Carène, en deux séquences pour accueillir 40 personnes à chaque fois.

 

Cet instrumentarium unique peut être mis à disposition des structures médico-sociales bretonnes qui en font la demande, dès lors qu’un partenariat avec une structure culturelle est engagé.

 

 


Handicap : une formation autour de l’autisme au Relecq-Kerhuon

Le Télégramme – Le Relecq-Kerhuon – 25 octobre 2020

Les participants ont pu parfaire leurs connaissances et avoir des réponses à leurs différentes interrogations.

Comme chaque année, la ville du Relecq-Kerhuon a organisé pendant les vacances d’automne une formation qui s’inscrit dans le projet municipal d’inclusion des publics porteurs de toutes formes de handicap. Suite à la demande des participants de la dernière session, celle-ci était cette année dédiée aux troubles autistiques. Elle s’est déroulée les 22 et 23 octobre à la MMA Germain-Bournot et a réuni une dizaine de participants.

 

Créer un réseau d’accompagnement

 

Elle était destinée aux agents territoriaux (Atsem, animateurs…) mais également aux professionnels et bénévoles qu’ils côtoient et qui accueillent les mêmes enfants et jeunes : enseignants, bénévoles et professionnels des associations sportives et culturelles… Objectif : créer un réseau d’accompagnement formé à la relation à la différence et au handicap, dans lequel les accueillants se reconnaissent et s’épaulent pour offrir un espace territorial permettant l’autonomie de circulation, l’intégration et l’accueil de tous.

 

Répondre aux interrogations

 

Les participants ont pu parfaire leurs connaissances et avoir des réponses à leurs différentes interrogations. Ainsi, Sébastien Mirault, neuropsychologue du Centre de ressources Autisme du CHU de Brest, a présenté les éléments théoriques, cliniques et les particularités cognitives de l’autisme. Lucile Phelippeau et Véronique Mallejac, formatrices d’Epsilon à l’école, ont proposé des aménagements pédagogiques pour ces enfants. Camille Pottier et Astrid Perrinel, du Sessad Autisme de Winnicott à Brest, ont fourni des modalités d’intervention en soutien dans les différents lieux d’accueil.

Enfin, Xavier Cavalan, de l’association Asperansa, a présenté la nécessité de prendre en considération les besoins et les attentes des parents.

Avec cette formation, le réseau d’accueil s’est encore étoffé sur le territoire.

 

 

 


300 manifestants veulent la renégociation du Ségur de la Santé

Le Télégramme – Brest – 15 octobre 2020 – Catherine Le Guen

Les manifestants ont demandé une réouverture des négociations du Ségur de la Santé, « Le compte n’y est pas ».

 

Trop de métiers exclus des accords du Ségur de la Santé, et trop peu de revendications satisfaites, ont martelé 300 manifestants, ce jeudi à Brest, pour obtenir une renégociation.

 

Appelés à se réunir à partir de 10h00 place de la Liberté, à l’appel de la CGT, de Sud, du collectif inter hôpitaux et du collectif inter urgences, les manifestants sont venus de toute la région brestoise.

Trois cents manifestants ont rejoint la sous-préfecture où une délégation a été reçue. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

« 300 € pour tous »

 

Parmi les 250 manifestants qui ont quitté la place de la Liberté pour rejoindre la sous-préfecture, il y avait des agents du CHRU, mais aussi des hôpitaux de Lesneven ou Saint-Renan, de l’Ehpad de Plabennec, ainsi que des salariés de la Fondation Ildys, des Papillons Blancs 29 ou de l’association des Genêts d’Or…

 « Nous n’avons pas signé le protocole du Ségur de la Santé parce que les mesures sont insuffisantes : 183 € pour les seuls agents des établissements de santé et des Ehpad alors que nous demandions 300 € pour tous, y compris les salariés du social et du médico-social », a déclaré Thomas Bourhis, de la CGT du CHRU de Brest. Tandis que Sud, par la voix de Sylvain Madec, ajoutait : « Les ouvertures de lits annoncées ne couvrent même pas les dernières fermetures de lits. Il n’y a jamais eu autant de personnels à vouloir quitter l’hôpital. Et le gouvernement veut introduire la possibilité de licencier dans la fonction publique hospitalière ».

Les praticiens hospitaliers du collectif inter hôpitaux et du syndicat Action praticien hospitalier ont souligné le nombre de postes de médecins vacants dans les hôpitaux et ils ont écrit leurs revendications à tous les députés de France. « Sur le plan national, 30 % des postes de praticiens hospitaliers sont vacants. Il faut une augmentation du budget des hôpitaux, et le faire évoluer en fonction des besoins de santé et pas en fonction des prévisions de recettes ou des objectifs d’économies », a souligné le Pr Michel Nonent.

Une cinquantaine d’ambulanciers ont rejoint la manifestation, ils étaient partis à pied de l’hôpital de la Cavale Blanche. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

Les ambulanciers à pied depuis la Cavale Blanche

 

Après les prises de parole, la manifestation a quitté la place de la Liberté pour emprunter la rue de Glasgow puis la rue de Kerabecam et ils ont rejoint une cinquantaine d’ambulanciers du secteur privé. Appelés à se retrouver dès 7h00 à l’hôpital de la Cavale Blanche, les ambulanciers venaient de rallier à pied l’hôpital Morvan. « Lors de la crise sanitaire, 80 % des prises en charge de patients covid ont été faites par les ambulances privées. Mais notre profession est mal considérée et mal reconnue », explique un ambulancier. La profession dénonce les conditions de travail et de salaires, les mises en pause d’office par l’employeur, le travail la nuit et les week-ends sans majoration, la course à la rentabilité et les démissions…

Après la jonction des deux manifestations, le défilé est reparti en direction de la sous-préfecture où une délégation a été reçue.

Une délégation a été reçue à la sous-préfecture. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

 


Les petits films d’Agir tôt alertent sur les difficultés des jeunes enfants

Le Télégramme – Brest – 12 octobre 2020 – Catherine Le Guen

 

La campagne illustrée par des petits films d’animation cible des signes d’alerte : un enfant qui ne tient pas sa tête à 6 mois, qui ne marche pas à 18 mois, etc. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

 

À Brest, le confinement a ralenti l’action du Centre d’action médico-sociale précoce (Camsp) auprès des 0 à 6 ans. Une campagne nationale « Agir tôt » a débuté, ce lundi, pour informer sur les signes d’alerte.

« Nous avons dû fermer nos portes dès le début du confinement et trouver de nouvelles façons de poursuivre le suivi des enfants en soins », explique Michèle Baron-Quillevéré, directrice du Centre d’action médico-sociale précoce (Camsp) des Papillons blancs du Finistère, implanté à Brest. « Mais des diagnostics n’ont pas pu être faits durant cette période ».

 

« Mon bébé ne tient pas sa tête à 6 mois »

 

Ces diagnostics sont pourtant très importants pour permettre une prise en charge précoce des enfants et éviter ou limiter un handicap. La campagne d’information lancée fin 2019, notamment en direction des médecins généralistes et des professionnels, se poursuit en direction du grand public cette fois. « De petits films d’animation ont été conçus. Ils sont visibles à la télévision et sur le site internet agir-tot.fr ».

De petits personnages se résumant à une tête aux yeux et à la bouche expressifs sont mis en scène pour illustrer les signes qui doivent conduire les parents à consulter : à 6 mois mon bébé ne tient pas sa tête ou ne me sourit pas, à 1 an mon enfant ne tient pas assis ou ne répond pas à son prénom, à 18 mois mon enfant ne dit pas papa et maman ou ne marche pas… À chaque situation est associée une vidéo d’éclairage par un professionnel.

 

Une équipe pluridisciplinaire au Camsp

 

Le paradoxe de cette campagne est qu’elle va susciter de nouvelles demandes dans des Camsp qui sont déjà débordés. « Nous orientons vers du libéral, dans l’attente de disponibilités. Pour certaines familles, le tout libéral peut être plus simple à mettre en place. Pour d’autres, il peut y avoir un passage par du libéral, pour ne pas traîner dans la mise en œuvre des soins mais in fine, l’enfant aura quand même besoin d’un accompagnement Camsp par une équipe pluridisciplinaire ». Une plate-forme départementale troubles du neuro-développement (TND), portée par la Pep 29, l’association des Pupilles de l’enseignement public du Finistère, a été mise en place pour proposer des prises en charge libérales, remboursées aux enfants orientés par un médecin. « Mais, clairement, nous n’avons pas encore un effet de désengorgement de la liste d’attente au Camsp ».

 

Kiné et orthophonie en visioconférence

 

La crise sanitaire n’a pas arrangé les choses. Toujours très sollicité, le Camsp de Brest – avec une file active de 400 jeunes patients, dont 130 en soins réguliers – a dû trouver de nouveaux fonctionnements. « Nous avons poursuivi différemment l’accompagnement des enfants », ajoute Michèle Baron-Quillévéré, « Nous n’avions jamais fait auparavant de séance de kiné ou d’orthophonie en visioconférence avec l’aide des parents. Avec toutes les limites que cela peut avoir, on a été surpris de la dynamique qui s’est créée ». En revanche, les choses ont été plus difficiles pour les familles qui n’avaient pas d’accès internet. « Il m’est arrivé d’aller à domicile donner des attestations de sortie. Ces limitations de sorties ont pu être redoutables pour certains enfants. Pouvoir prendre l’air faisait partie du soin ».

 


Le collectif « Et Nous Alors ? » accueilli au Pilier-Rouge

Le Télégramme – Brest – 8 octobre 2020

Céline Gumuchian, conteuse et férue de théâtre (au 1 e plan, à droite), anime l’activité saynète, le lundi matin, pour les parents d’enfants handicapés.

 

Depuis quelques années, un collectif de mamans d’enfants en situation de handicap se regroupe régulièrement à Brest pour échanger sur leurs difficultés et trouver des solutions pour gérer et concilier au mieux la vie quotidienne de leurs enfants.

 

Sur la base du slogan « Et Nous Alors ? », le collectif souhaite interpeller les autres parents et les institutions sur les situations qu’elles vivent. Souhaitant trouver un lieu régulier pour ses activités, le collectif s’est tourné vers le PLR, qui l’accueille en résidence durant la saison 2020-2021.

 

Des ateliers à destination des parents

 

Outre l’aspect théâtre/forum, le collectif souhaite se développer et accueillir d’autres parents. Avec la collaboration de la conteuse Céline Gumuchian et le soutien financier du Département, du Réseau d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement à la Parentalité, des ateliers sur l’estime de soi, l’expression, la prise de paroles via la pratique théâtrale sont proposés.

À l’issue de cette première phase, un second temps permettra de répéter trois saynètes initialement créées et d’en réaliser d’autres.

 

 

Contact

Collectif « Et, nous ! Alors ? », tél. 02 98 41 89 76.

 


L’extension du foyer Ker Eol inaugurée

Le Télégramme – Le Relecq-Kerhuon – 28 septembre 2020

Devant l’extension du foyer, Nathalie Sarrabezolles procède à l’inauguration en coupant le ruban.

 

Afin d’assurer un accompagnement de qualité aux résidents qui perdent en mobilité, tout en leur permettant de rester dans leur environnement familier, l’association L’Arche à Brest a entrepris d’importants travaux au foyer Ker Eol, au Relecq-Kerhuon. La première phase consistait en l’extension du lieu d’accueil du boulevard Clemenceau. Ainsi, dix chambres de plain-pied, dont deux adaptées aux personnes à mobilité réduite, ont été créées.

 

L’extension a été inaugurée le samedi 26 septembre, dans l’après-midi. Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère, Laurent Péron, maire du Relecq-Kerhuon, et plusieurs élus locaux étaient présents.

 

750 000 € investis

 

Les travaux ont consisté à la remise aux normes de l’accessibilité du foyer dont les chambres, situées à l’étage, étaient inatteignables en ascenseur. Le projet a également permis d’insonoriser la salle à manger et l’espace de vie. Les résidents sont désormais accueillis au rez-de-chaussée, où un salon et dix nouvelles chambres ont été créés.

Le conseil départemental du Finistère a soutenu ces travaux, d’un coût total de 750 000 €, à hauteur de 527 000 €. Une seconde phase est espérée début 2021. Elle concernera le bâtiment originel, pour une durée de travaux estimée à quatre mois.

 

 

Contact : Foyer Ker Eol (L’Arche à Brest), au 88 bis, boulevard Clemenceau, au Relecq-Kerhuon. Tél. 02 98 30 54 05 ; courriel, accueil.archebrest@gmail.com ; site internet, www.arche-brest.org

 

 


Une journée sportive pour les résidents du foyer de Kerlivet au bois de Keroual

Le Télégramme – Brest – 25 septembre 2020

Une journée sportive et détente pour les résidents

 

Mercredi 23 septembre, les animateurs du foyer de Kerlivet, dans le quartier de l’Europe, à Brest, ont organisé une journée sportive intitulée « Quadrix et joëlettes », au bois de Keroual. Une vingtaine de résidents et d’usagers du foyer ont pu profiter d’une journée en pleine nature, malgré un temps capricieux.

 

Des étudiants de l’Ites (Institut de formation au travail éducatif et social) en première année de formation moniteur/éducateur sont venus prêter main-forte à l’organisation. Ils étaient accompagnés de Camille Rassinoux, enseignante en activités physiques adaptées.

 

Cette journée représente un beau partenariat sportif avec l’association Project Still, pour les Quadrix, et l’association Addes (association d’aide au développement économique et social), pour les joëlettes.

 


L’espace ludique, sportif et inclusif de Kerloïs, à Gouesnou, inauguré

Le Télégramme – Gouesnou – 21 septembre 2020

La pluie n’a pas perturbé l’inauguration de l’aire de Kerloïs. Vincent Guilcher (à droite) et ses amis ont profité des nouveaux jeux adaptés de l’espace ludique. (Photo mairie de Gouesnou)

 

À Gouesnou, les enfants valides et ceux porteurs de handicap disposent désormais d’un espace où jouer ensemble. Cette aire de jeux inclusive, à Kerloïs, a été inaugurée samedi.

 

Malgré une pluie battante, les sourires étaient bien présents sur les visages de tous ceux qui se sont retrouvés, samedi matin à Gouesnou, pour l’inauguration de l’espace ludique, sportif et inclusif de Kerloïs, réalisé conjointement par Brest métropole et Gouesnou.

« Cette collaboration entre la Métropole et Gouesnou est un choix politique fort », a lancé Mathilde Maillard, adjointe au maire de Brest, chargée de l’inclusion, dans son discours : « C’est par des projets de ce type qu’on prouve que l’inclusion se construit au quotidien afin de renforcer les solidarités, les proximités et les dimensions humaines de notre territoire ».

 

« Jouer ensemble dans un même espace »

 

Ce discours concrétise un vrai travail collaboratif avec les associations et les parents d’enfants en situation de handicap : « C’est une façon de proposer aux enfants porteurs de handicap et aux enfants valides de jouer ensemble dans un même espace doté de jeux et d’équipements adaptés », ajoute le maire de Gouesnou, Stéphane Roudaut.

Un credo dans la politique d’adaptabilité de la commune aux personnes en situation de handicap, qui se décrypte aussi dans les propos de Sylvie Abiven, son adjointe au maire, déléguée aux solidarités : « Cette aire de Kerloïs est aussi un lieu de rencontre, où il est possible d’échanger dans un cadre agréable. On souhaite que ce soit également un espace de respiration pour les familles ».

 

 


Le Trez Hir, à Plougonvelin, seule plage du Nord-Finistère labellisée Handiplage

Le Télégramme – Brest – 20 septembre 2020

(Photo d’illustration Le Télégramme/Claude Prigent)

 

Dans le Finistère, les plages vraiment accessibles aux personnes handicapées se comptent sur les cinq doigts de la main. Elles ne sont ainsi que deux (Bellangenêt à Clohars-Carnoët et Le Trez Hir à Plougonvelin) à être labellisées Handiplage. À Plougonvelin, c’est le cas depuis 2006. « C’était une forte volonté de l’ancien maire Louis Caradec », se souvient Valéry Winisdoerffer qui dirigeait l’office de tourisme de la commune à l’époque.

 

Tapis d’accès, matériel adapté

 

Pour obtenir la première bouée du label, la station balnéaire située au nord de Brest a dû aménager deux places de parking PMR (personnes à mobilité réduite) à proximité immédiate de la plage. Elle s’est aussi dotée de WC Handi et d’une douche spécifique. Chaque été, la commune déploie un tapis d’accès sur l’une des entrées de la plage et met gratuitement à disposition deux hippocampes (fauteuils roulants aquatiques). Le centre nautique en fait de même sur un autre accès et gère, quant à lui, un tiralo (fauteuil amphibie). Pour pouvoir prétendre au label, il faut aussi que la plage bénéficie d’un accueil sécurisé, avec un poste de surveillance.

Le Trez Hir est ainsi devenu le « spot » des personnes à mobilité réduite dans le secteur. « Le fait d’être référencé sur différents sites a beaucoup aidé, et le bouche-à-oreille a fait le reste, notamment au sein des associations brestoises », souligne Valéry Winisdoerffer. 

Dans le pays d’Iroise, une autre plage, celle de Porsman à Plouarzel, met aussi à disposition un tiralo et un hippocampe durant la période estivale. Deux plages du Conquet et celle des Trois-Moutons à Lampaul-Ploudalmézeau sont également accessibles aux personnes en fauteuil, grâce à une rampe d’accès. Dans la métropole brestoise, en revanche, si beaucoup a été fait pour faciliter l’accessibilité des parcs, allées et jardins, la topographie du littoral semble être un facteur limitant pour la mise en œuvre d’aménagements vers les plages.

 


Un projet de trois ans pour mieux prendre soin des enfants polyhandicapés

Le Télégramme – Brest – 15 septembre 2020

De gauche à droite : Florence Saint-Cas (Innoveo), le Dr Sylviane Peudenier (CHRU de Brest), Sophie Dancygier (Fondation Groupama) et Magali Duval (Mécénat Groupama Loire Bretagne). (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

Un projet du CHRU de Brest, financé par la Fondation Groupama, va améliorer la prise en charge des enfants polyhandicapés et de leurs familles. D’autres initiatives sont en cours.

 

Pour trois ans, la Fondation Groupama « Vaincre les maladies rares » soutient le projet de recherche porté, via le fonds Innoveo du CHRU, par le Dr Sylviane Peudenier, neuropédiatre au CHRU de Brest. Et ce, à hauteur de 90 000 €. Les représentantes de Groupama étaient reçues, ce lundi matin, à l’hôpital Morvan. Faute de pouvoir visiter le service, en raison de la crise sanitaire, elles ont pu échanger avec le médecin qui porte le projet et Tiphaine, une mère concernée par une maladie rare. Huit cents enfants polyhandicapés naissent chaque année en France, souvent en lien avec une maladie rare. Le polyhandicap associe des troubles moteurs, des déficits intellectuels et des difficultés d’expression.

 

Prévenir les problèmes respiratoires

 

L’équipe de neuropédiatrie brestoise lance un programme d’éducation thérapeutique à destination des enfants polyhandicapés et de leurs parents. « Il n’existe pas, pour l’instant, d’éducation thérapeutique dédiée aux familles impliquées dans les soins dispensés aux enfants polyhandicapés. On recherchera la participation des enfants, tout en respectant leurs incapacités. Il s’agit notamment de prévenir les complications respiratoires, pour réduire le nombre d’hospitalisations et de passages en réanimation », précise le Dr Sylviane Peudenier. L’aide de Groupama va financer les recrutements d’un kinésithérapeute et d’une infirmière pour coordonner des séances d’éducation thérapeutique respiratoire, la formation de deux parents experts et le financement de plaquettes d’informations.

« Cette initiative arrive tard pour moi. Mes enfants ont 17 et 21 ans, mais les choses ont bien évolué à l’hôpital Morvan. Dernièrement, ma fille a pu bénéficier de soins d’orthodontie. En ville, un dentiste s’impatiente vite face à un enfant qui n’ouvre pas facilement la bouche », témoigne Tiphaine.

 

Le Handi-bloc, un bloc opératoire pour un patient

 

D’autres initiatives sont en cours, dans le cadre du centre de référence maladies rares du CHRU, en lien avec celui de Rennes : un numéro d’appel unique pour les parents, une coordinatrice et une assistante sociale à mi-temps. Enfin, un local destiné aux familles sera aménagé à l’entrée de l’hôpital Morvan.

« Fin novembre 2019, nous avons aussi pu organiser le premier Handi-bloc à l’hôpital Morvan. Nous avons inversé le principe de la réservation d’un bloc opératoire pour un professionnel de santé. Nous avons réservé le bloc pour un patient, un enfant polyhandicapé ayant besoin de plusieurs interventions. Plusieurs professionnels sont intervenus au cours de la même anesthésie. On veut mettre en place les Handi-blocs sur tout le territoire de Concarneau, et à Morlaix », explique le Dr Sylviane Peudenier.

 

 


Handisport : Clément Déniel a traversé la rade de Brest à la nage

Le Télégramme – Brest – 8 septembre 2020

La joie de Clément Déniel après l’effort, ici avec Jean-Yves Havaux, à Lanvéoc.

 

Nouveau défi réussi pour Clément Déniel ! À 30 ans, le sportif atteint d’une maladie rare a effectué, ce lundi, une traversée de la rade de Brest à la nage.

 

Atteint d’une ataxie cérébelleuse (maladie neurologique rare touchant la coordination des muscles) depuis sa naissance, Clément Déniel, 30 ans, s’est récemment lancé un nouveau défi : traverser la rade de Brest à la nage avec des palmes. Pari réussi lundi ! Après le goulet il y a deux ans (3 km), puis Le Minou – Le Dellec (5 km), cette fois l’objectif était beaucoup plus osé : partir de la pointe des Espagnols jusqu’à Lanvéoc. Soit 10 km, trois heures d’endurance, avec un final terrible face au courant. Mais Clément ne voulait pas lâcher… et il l’a fait ! Un sacré exploit pour celui qui a commencé, en 2014 « par une descente de l’Elorn de 1,5 km ».

 

Une petite pause à mi-parcours près la bouée du Renard (Jacques Bleunven)

 

« Il a une capacité énorme »

 

Adhérent de l’association Handisport Brest, qui couvre un large spectre d’activités, le jeune homme peut compter sur la bonne ambiance au sein de la structure dirigée par Prigent Colin. Il a pu s’y épanouir, améliorer ses conditions de vie et faire de belles rencontres. Le sportif s’entraîne d’ailleurs en piscine et en mer, surtout au Dellec, chaque semaine, avec les Boharsiens Loïc Salou, Claude Bernicot, Fanch Saliou, Bernard et Jean-Yves Havaux. Des entraîneurs toujours prêts à le soutenir, comme lundi, lors de son dernier défi : « Il y a quelques années, il n’arrivait pas à gérer son matériel de nage et à se diriger dans l’eau. Il a une capacité énorme et il a fait des progrès grâce à son enthousiasme », souligne l’entourage sportif.

 

Le comité d’accueil a ovationné Clément à l’arrivée. (Jacques Bleunven)

 

Soutenu par ses proches

 

Un comité composé de ses amis du Foyer de Kerlivet et de sa famille attendait le nageur et ses guides à l’arrivée, sur la cale de Lanvéoc, avec banderoles et encouragements. Malgré la fatigue, on pouvait lire sur le visage de Clément Déniel de la fierté et du bonheur. Et sur le port, une interrogation : quel sera son prochain défi ? Peut-être une descente de l’Aulne…