Bougeons pour le médico-social : 7 235 km parcourus

Ouest-France – Briec – 24 décembre 2021

Les 236 participants ont parcouru un total de 7 235 km. | Ouest-France

 

Le personnel de l’Institut médico-éducatif service d’éducation spéciale et de soins à domicile (IME SESSAD) des Genêts d’or avait lancé le défi de parcourir 4 086 km. L’objectif a largement été atteint : 236 participants, 675 activités, 7 235 km.

 

L’équipe organisatrice remercie tous les athlètes, qui, grâce à une action positive, ont participé à leur donner de la visibilité. Mention spéciale à Kylian, 18 ans, accompagné à l’IME de Briec depuis deux ans, qui a parcouru 27 km en six activités.

« Nous attirons l’attention de Richard Ferrand et de tous les parlementaires français aux suites de notre mobilisation. L’intérêt de notre action est la prise de conscience de la réalité du secteur médico-social aujourd’hui et du déclin croissant des qualités d’accompagnement des personnes en situation de handicap », précisent les organisateurs.

 Le collectif de l’IME réfléchit à d’autres actions à mener pour rendre visible l’action du secteur médico-social de notre territoire auprès des élus.

 

 


Une action pour soutenir le médico social

Ouest-France – Briec-de-l’Odet – 15 décembre 2021

 

À Briec-de-l’Odet (Finistère), dans le pays de Quimper (Finistère), le personnel de l’Institut médico-éducatif (IME)-Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) des Genêts d’Or invite à se bouger ensemble pour totaliser 4 086 km.

 

Les salariés de l’Institut médico-éducatif (IME), représentants du Comité social et économique (CSE), équipe de direction et jeunes, participent à l’action. | Ouest-France

 

Grands oubliés de la prime Ségur, dévalorisés par les pouvoirs publics », les professionnels du médico-social craignent que le manque d’attractivité du secteur n’entraîne à terme des difficultés de recrutement et, de ce fait, une moins bonne prise en charge des personnes en situation de handicap.

Pour Thibaut Moalic, éducateur sportif aux Genêts d’Or, à l’initiative du projet « Bougeons pour le médico-social », on ressent déjà les effets de ce manque de considération : il est de plus en plus difficile de remplacer les professionnels en arrêt de travail, ce qui se répercute sur la qualité de l’accompagnement des personnes.

 

Davantage de salaire et… de considération

 

Outre une augmentation des salaires, le secteur revendique davantage de considération de la part des pouvoirs publics.

La prime Ségur, par exemple, a été octroyée aux seuls personnels sanitaires, puis à celles et ceux qui exercent dans le domaine du soin. Soit, dans notre structure, 27 % des intervenants. Pourtant, quand il fallait venir travailler pendant les confinements ou concernant l’obligation vaccinale, on nous a bien considérés comme personnel de santé ».

Le 7 décembre, la manifestation nationale a permis de mobiliser : 1 300 personnes se sont réunies à Quimper. Néanmoins, on ne voit aucune avancée.

Pour continuer à évoquer leur détresse, les professionnels de l’Institut médico-éducatif (IME)-Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) ont donc décidé d’organiser une action collective réunissant les jeunes de l’établissement, les familles, les salariés, mais aussi la population.

Sur l’application Strava, en rejoignant le groupe Club AES du Pays glazik, chacun peut enregistrer le nombre de kilomètres parcourus au profit de la cause.

 

227 x 18 = 4 086

 

L’objectif a été fixé à 4 086 km. Cela représente le nombre d’établissements du médico-social en Finistère (227) multiplié par le nombre de kilomètres qui nous sépare de la permanence parlementaire de Richard Ferrand (18).

Un objectif symbolique que les membres de l’équipe comptent bien atteindre pour prouver qu’autour de leurs professions se développe un véritable élan de solidarité.

 Les familles des jeunes handicapés de notre structure nous apportent leur soutien. Ils savent que nous n’avons pas choisi ce métier par hasard et que nous nous battons aussi pour conserver un accompagnement de qualité, au quotidien, des jeunes handicapés.

 

 


Les acteurs du médico-social
expriment leur ras-le-bol

Le Télégramme – Quimper – 22 novembre 2021

Une revalorisation salariale et une plus grande reconnaissance. Voilà ce qu’une centaine de personnes est venue réclamer à Quimper, ce lundi, à l’appel du Collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire.

 

Comme ailleurs dans le Finistère, représentants d’employeurs, salariés, syndicats, résidents et familles se sont rassemblés devant la permanence quimpéroise des député et sénateur pour déposer motion d’encouragement et pétition. (Le Télégramme/Sophie Benoît)

 

Le mouvement est inédit. Du moins, extrêmement rare. Dans un même collectif, employeurs et syndicats de l’économie sociale et solidaire ont décidé de s’unir pour exiger que l’ensemble du secteur social et médico-social soit valorisé. Un collectif qui regroupe sur la Bretagne vingt-six organisations.

Et ce lundi matin, les structures sud finistériennes ont appelé au rassemblement à Quimper. Leur point de chute ? Les permanences de la députée Annaïg Le Meur et du sénateur Michel Canévet, où motion d’encouragement et pétition ont été déposées. Une action à laquelle une centaine de personnes a participé.

 

« Stop à la discrimination des métiers »

 

Au cœur des doléances ? « La revendication salariale, car il n’y a pas eu de revalorisation depuis des années », appuie Jean-Paul Urien, directeur des Genêts d’or, à Briec. « Nous sommes régis par les conventions collectives de 1951 et 1966, précise-t-il. Ce sont des conventions hors d’âge, qui correspondent mal à la réalité de nos métiers ». « Il y a un gel des salaires depuis une dizaine d’années », intervient Gaël Le Cornec, adjoint de direction au pôle Keraman – APF France handicap, à Quimper. « Et ce qui a ravivé les attentes, c’est le Ségur de la santé, qui a créé une injustice », poursuit Jean-Paul Urien.

 

« On fait tous le même travail… On distribue les médicaments, on fait les toilettes… Mais pas pour le même salaire ! »

 

« On est les oubliés du Ségur », concèdent plusieurs salariés. Ils sont aides-soignants, aides médico-psychologiques, éducateurs spécialisés, etc. Ils travaillent à la Fondation Massé-Trévidy, au foyer de vie Pierre-Dantec, à Briec, en Sessad… Tous disent la même chose : « On fait tous le même travail… On distribue les médicaments, on fait les toilettes… Mais pas pour le même salaire ! ». « On dit stop à la discrimination des métiers », lâche, de son côté, Morgan Bodenes, dont le syndicat, la CFDT, fait partie du collectif aux côtés de Sud, la CGT et FO.

 

Problème de recrutement

 

Au-delà de la question financière, c’est une reconnaissance globale qu’ils réclament. Une reconnaissance qui permettrait au secteur de gagner en attractivité. Lui, qui « peine à recruter depuis deux, trois ans », explique Gaël Le Cornec. Face au manque de personnel, les « conditions de travail se dégradent ». Et les effectifs s’épuisent pour maintenir, malgré tout, une vraie qualité de service et de prise en charge.

 

« Il faut éviter le turn-over permanent, qui est très perturbant pour les personnes handicapées »

 

Des renforts et « du personnel formé » sont donc réclamés. Pour le bien des salariés, mais aussi des résidents. Car « il faut éviter le “turn-over” permanent, qui est très perturbant pour les personnes handicapées », insiste un père, dont l’enfant est au foyer de vie Kan ar Mor, à Pleyben. Présente au rassemblement, cette résidente du pôle Keraman ne dit pas autre chose : « Ras-le-bol que les équipes changent tout le temps ».

 

 


Un cidre artisanal fabriqué par des travailleurs handicapés

Le Télégramme – Mahalon – 17 novembre 2021 – Dimitri L’hours

En cette Semaine européenne pour l’emploi des travailleurs handicapés, direction la cidrerie de Tromelin, créée en 1996 par l’association Kan ar Mor, à Mahalon. La production de ce cidre artisanal repose sur le travail de personnes en situation de handicap.

 

Atteint d’infirmité motrice cérébrale, Alexandre, à droite au premier plan, a été embauché à la cidrerie de Tromelin en septembre. À 41 ans, il s’agit de son premier emploi. (Le Télégramme/Dimitri L’hours)

 

« Ici, je n’ai plus l’impression de survivre, mais de vivre ». Ce mardi matin, Alexandre, 41 ans, travaille à la mise en bouteille de jus de pomme à la cidrerie de Tromelin, à Mahalon. Embauché mi-septembre 2021, le quadragénaire, atteint d’infirmité motrice cérébrale, occupe ici son tout premier emploi. « Mon handicap me cause une raideur du côté gauche du corps », décrit Alexandre, titulaire d’un BEP dans la comptabilité, obtenu en 2003. Depuis, aucune de ses nombreuses tentatives de décrocher un boulot n’a abouti. « À la maison, j’ai une pile de candidatures haute comme ça », décrit-il en plaçant sa main à un mètre au-dessus du sol. Originaire du Loiret et domicilié à Audierne, où il vit avec sa mère depuis 2016, Alexandre a finalement été récompensé de sa persévérance en obtenant ce poste à la cidrerie. Il dit y avoir trouvé un cadre de travail synonyme « d’entraide et de bienveillance, où on laisse chacun aller à son rythme ».

 

« Cidriers et travailleurs sociaux »

 

Auprès d’Alexandre, onze autres travailleurs en situation de handicap, âgés de 19 à 55 ans, travaillent à la cidrerie de Tromelin, ouverte en 1996 par Kan Ar Mor, association spécialisée dans le médico-social et dont le siège social est situé à Douarnenez. « Nous avons besoin de plusieurs types de compétences : il faut des gens qui se débrouillent dans la manutention, d’autres qui savent tenir une caisse, ou encore assurer une livraison. Aujourd’hui, nous avons quatre chauffeurs », illustre Pierre-Yves Cloarec, l’un des trois éducateurs techniques spécialisés qui encadrent les personnes handicapées sur le site de Tromelin.

 

« Je suis arrivé en décembre 2018. Auparavant, j’étais maçon, toujours chez Kan Ar Mor. La première chose que l’on explique aux visiteurs de la cidrerie, c’est notre double casquette : cidriers, et travailleurs sociaux », explique Pierre-Yves Cloarec. Lui et ses deux collègues gèrent la production, la logistique ou encore les relations avec les 113 fournisseurs de pommes. Un vrai travail de responsable d’exploitation sur cette cidrerie où sont fabriquées entre 50 000 et 60 000 bouteilles de cidre et 40 000 bouteilles de jus de pomme par an, certifiées IGP (Indication géographique protégée) et régulièrement récompensées dans les concours cidricoles.

 

Pierre-Yves Cloarec, un des trois éducateurs techniciens spécialisés qui encadrent les douze personnes en situation de handicap qui travaillent à la cidrerie de Tromelin. (Le Télégramme/Dimitri L’hours)

 

« Les tirer vers le haut »

 

Parallèlement, les trois moniteurs laissent de l’autonomie aux travailleurs handicapés qu’ils supervisent. « Toutes les personnes qui travaillent ici doivent faire un premier stage de quinze jours. Lorsqu’elles sont embauchées, nous savons déjà à qui nous avons affaire. Et puis, même s’il n’y a pas de chef dans les équipes, il y a des leaders sur lesquels nous pouvons nous appuyer s’il y a un problème. Les employés ont un vrai savoir-faire », affirme Pierre-Yves, qui suit plus spécifiquement quatre des douze travailleurs handicapés de la cidrerie.

 

Entamé mi-septembre, le pressage des pommes se poursuivra jusqu’à la fin décembre à la cidrerie de Tromelin. Cette année, 160 t de pommes y seront pressées. (Le Télégramme/Dimitri L’hours)

 

« Nous les voyons tous les 18 ou 24 mois pour travailler sur leur projet personnel, sur leur évolution, ou sur les formations qu’ils peuvent effectuer », illustre l’éducateur qui, même s’il veille attentivement à la qualité du cidre fabriqué à Mahalon, n’oublie pas sa vocation première. « Ce sont des personnes qui ont souvent eu une histoire sociale assez malheureuse. Avant de parler production, nous sommes là pour les tirer vers le haut ».

 

Pratique : Cidrerie de Tromelin, au lieu-dit Tromelin, à Mahalon. Vente directe sur l’exploitation toute l’année, du lundi au vendredi. Tél, 02 98 74 55 08.

 

 


Kan ar Mor poursuit son partenariat avec Actife

Le Télégramme – 12 novembre 2021 – Douarnenez

 

Signature du partenariat par Delphine Binard, directrice d’Actife et Sébastien Maillard directeur général de Kan ar Mor Au second plan, Mildred Pennont (Actife) et Christophe Pouliquen, DRH de Kan ar Mor.

 

Mercredi, l’association Kan ar Mor et l’association Action territoriale pour l’insertion, la formation et l’emploi (Actife) ont signé une nouvelle convention de partenariat. Dans ses 29 établissements répartis sur le centre et le sud Finistère, Kan ar Mor emploie près de 500 salariés.

 

Basée à Quimper, Actife travaille à l’insertion professionnelle de plus de 500 personnes par an, sur le territoire cornouaillais. « Sans faire de mauvais jeu de mots, nous avons noué un partenariat actif avec Actife », souligne Christophe Pouliquen, DRH de Kan ar Mor.

Ainsi en 2021, Kan ar Mor a proposé à Actife 50 emplois en CDI ou en CDD. Kan ar Mor accueille également des stagiaires d’Actife pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel.

Dans l’ensemble de ses établissements, Kan ar Mor accompagne des personnes en situation de handicap et des personnes âgées. L’association basée à Douarnenez recrute, plus particulièrement dans ses foyers de vie qui emploient 53 % de son personnel. Actife accompagne dans leurs recherches des demandeurs d’emploi de longue durée et des bénéficiaires du RSA.

Les deux associations ont signé leur premier partenariat en 2014. Et l’aventure continue, une nouvelle convention gagnant/gagnant a été signée pour deux ans.

 

 


Un « café familles » pour aider les parents aidants d enfants handicapés

Le Télégramme – Douarnenez – 3 novembre 2021 – Dimitri L’hours

 

Aider les parents aidants d’enfants handicapés, c’est le sens du premier « café familles » qui s’est tenu ce mardi 19 octobre, au siège de Douarnenez Communauté.

Colette Lopez-Vaillant (première à gauche) est à l’initiative des cafés familles qui seront organisés une fois par mois, à Douarnenez Communauté, à destination des parents aidants d’enfants handicapés. (Le Télégramme/Dimitri L’hours)

 

C’est une toute nouvelle initiative sur le territoire de Douarnenez et du Cap-Sizun : ce mardi 19 octobre, à l’initiative de Colette Lopez-Vaillant, habitante de Pont-Croix, le siège de Douarnenez Communauté a accueilli un premier « café familles » destiné aux parents aidants d’enfants handicapés. « Il s’adresse en priorité aux parents dont les enfants sont vieillissants, et qui sont donc eux-mêmes vieillissants », explique Colette Lopez-Vaillant, soutenue par le CCAS de Douarnenez, l’Adapei ou encore Kan Ar Mor dans cette démarche.

Selon la Pontécruxienne, cette démarche vise dans un premier temps à offrir un instant de répit aux parents qui s’occupent d’un enfant handicapé. « Nous voulons leur faire prendre conscience qu’ils ont eux-mêmes le droit à des aides, alors qu’ils en sollicitent très peu aujourd’hui », affirme-t-elle. Ce café familles, dont les réunions seront probablement mensuelles et thématiques, se veut également un espace où les parents pourront confronter leur expérience, et les différentes démarches qu’ils ont entreprises.

 

« Très angoissant »

 

Mardi, la première séance a été l’occasion pour les participant(e) s d’échanger sur les problèmes de prise en charge des adultes handicapés vieillissants. « Les salariés d’Esat peuvent prendre leur retraite à 55 ans, mais les Clic n’accueillent que les personnes de 60 ans et plus. Il y a un dysfonctionnement à ce niveau », indique Colette Lopez-Vaillant. D’autant plus problématique que, selon Kan Ar Mor, les départs à la retraite vont être nombreux au sein de la structure dans les cinq ans à venir.

Mère d’une jeune fille atteinte de trisomie 21, Stéphanie Villette, elle aussi originaire de Pont-Croix, note aussi que l’allongement de la durée de vie des personnes handicapées n’a pas été anticipé par les pouvoirs publics. « Pour caricaturer, il y a quelques années, ma fille aurait eu de grandes chances de décéder avant son papa et moi. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », expose la maman. « Et c’est très angoissant de se dire que le jour où on disparaîtra, elle pourrait être livrée à elle-même ».

 

Pratique : Prochain café familles le 9 décembre, à 14h00, au siège de Douarnenez Communauté. Contact : 07 87 07 86 03.

 


Les Papillons blancs du Finistère fêtent leurs 60 ans vendredi

Le Télégramme – Quimper – 3 novembre 2021

 

Créée en 1961, l’association Les Papillons blancs du Finistère fête son 60e anniversaire, ce vendredi 5 novembre, à Quimper. De la salle à manger des débuts aux 62 sites actuels, qui accueillent 1 650 personnes en situation de handicap mental, l’association a bien grandi.

 

De gauche à droite : Delphine Bachelard, Jacques Philippe, Frédéric Gobinet et Véronique Follet (Miaggo)

 

Les Papillons blancs du Finistère, dont le siège social se trouve au Relecq-Kerhuon, fêtent, cette année, leur 60e année d’existence. Il y a 60 ans, en effet, que les statuts de l’association ont été déposés par Michel Garapin, qui reçoit alors, de manière informelle, des enfants porteurs de handicap, dans sa salle à manger. Dès l’année suivante, en 1962, la municipalité de Brest leur remet les clés d’un bâtiment qui sera aussitôt transformé en centre médico-pédagogique pour accueillir les enfants et adolescents.

 

1 650 personnes, 1 000 professionnels et 62 sites

 

Depuis l’association n’a cessé de se développer, pour répondre aux attentes des familles et des personnes handicapées, qui bénéficient d’un accompagnement tout au long de leur vie. Aujourd’hui les Papillons Blancs du Finistère travaillent quotidiennement sur quatre principaux pôles : santé-soins, éducation-scolarité, formation-travail, habitat-vie sociale, et accompagnent 1 650 personnes en situation de handicap mental au sein de 62 sites, encadrés par 1 000 professionnels.

 

Katell Alencon marraine de l’événement

 

À l’occasion de cet évènement, dont la marraine est Katell Alencon, n°1 mondiale paracycliste, une journée festive est organisée, à Quimper, le 5 novembre, avec le concours, notamment, de la la société Miaggo, spécialisée dans les équipements adaptés aux personnes à mobilité réduite, basée à L’Hôpital-Camfrout. L’occasion pour les personnes accueillies, leurs familles, les équipes encadrantes, les professionnels et partenaires de se retrouver autour de thématiques : présentation de matériel de loisir roulant, démonstrations des métiers d’Esat. Une exposition de 250 toiles, réalisées par des résidents, racontant leur histoire, sera présentée. À noter également la présence de l’orchestre Chipalo Big Jo, qui ponctuera la journée de leur talent musical.

 

Le vélo, fil rouge des animations

 

Tout au long de l’année le fil rouge des animations a été le vélo, avec l’objectif de parcourir 60 000 km. Pour cela des vélos d’appartement ont été installés dans les établissements pour permettre aux résidents et professionnels de pédaler, le challenge se terminant le 15 décembre.

 


Les Genêts d’or rouvrent l’accueil de jour de Menez Bihan mardi

Ouest-France – Dinéault – 30 octobre 2021

 

La structure associative des Genêts d’or, qui intervient auprès de personnes handicapées dans le Finistère, n’arrive pas à pouvoir ses postes d’encadrants. Faute de personnels, le site de Dinéault a dû fermer son externat du lundi 18 au vendredi 22 octobre avant d’accéder à une semaine de vacances. Le lieu rouvre mardi 2 novembre 2021.

Les Genêts d’or rouvrent l’accueil de jour de Menez Bihan mardi | Capture d’écran Google Street View

 

La structure associative des Genêts d’or, qui intervient auprès de personnes handicapées dans le Finistère, n’arrive pas à pouvoir ses postes d’animations et d’éducateurs. Faute de personnels, le site de Dinéault a dû fermer son externat du lundi 18 au vendredi 22 octobre 2021, avant d’accéder à une semaine de vacances.

Le lieu rouvre mardi 2 novembre 2021. Le foyer de vie, où résident à l’année des personnes plus dépendantes, reprend également son fonctionnement en mode normal, à cette date. Il avait été placé, par la direction, en mode dégradé lundi 18 octobre, pour pallier les manques d’effectifs.

Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements avaient manifesté devant la préfecture de Quimper pour demander une revalorisation des salaires de leurs équipes médico-sociales.

 

 


Ségur de la santé. 200 personnes rassemblées à l’IME de Briec

Ouest France – Briec – 18 octobre 2021 – Véronique MOSSER

 

Près de 200 personnes se sont réunies sur le parking de l’Institut médico-éducatif de Briec (Finistère), lundi 18 octobre 2021. Elles revendiquent leur éligibilité au Ségur.

 

Près de 200 personnes salariées du secteur médico-éducatif se sont rassemblées pour revendiquer une revalorisation de leur salaire. | Ouest France

 

« Nous sommes les oubliés », « Le médico-social médiatiquement absent, mais toujours présent ». Les messages qu’on pouvait lire sur les pancartes devant l’Institut médico-éducatif de Briec (Finistère) sont clairs. Les salariés du médico-social s’estiment lésés : ils n’auront pas droit à la prime Ségur de 183 €.

Ils étaient 200 sous une pluie battante, venus des Papillons blancs de Brest, de l’association Championnet, des foyers de vie des Genêts d’or (Châteaulin et Dinéault), de l’IME-Sessad de Carhaix, mais aussi des familles d’enfants accompagnés à participer au rassemblement sur le parking de l’IME de Briec.

« Comment est-il possible d’expliquer que des professionnels exerçant auprès d’un même public ne peuvent pas bénéficier d’un même traitement ?, s’indigne Camille Riou, représentante du personnel de l’IME de Briec. Nos métiers n’attirent plus en raison d’une rémunération insuffisante ».

 

 

De nombreuses banderoles ont été plantées devant l’entrée de l’IME. | Ouest France

« Proches du Smic »

 

« Il n’y a pas eu de modification salariale depuis plus de dix ans, poursuit Gildas Bodénan, du CSE de l’IME de Briec. Nous sommes proches du Smic. La dernière revalorisation était insignifiante, de l’ordre de 0,02 % ».

 

Malgré leur engagement pendant la crise sanitaire ils ne sont pas éligibles à la prime Ségur. | Ouest France

 

Des prospectus avec le lien d’une petite vidéo mise en ligne par l’IME ont été imprimés. Ils seront envoyés massivement aux diverses institutions comme l’Élysée, le cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé, etc. « Nous allons demander au ministre de la santé et au Président de la république de venir nous rencontrer pour mieux comprendre notre travail », poursuit Camille Riou.

Le rassemblement a été soutenu par la direction de l’IME de Briec, le syndicat CGT de l’EPMS de Kerampuil de Carhaix, des élus, et le groupe Finistère & Solidaires.

 

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Prime Ségur : l’IME des Genêts d’Or se mobilise à Briec pour tous les salariés

Le Télégramme – Briec-de-l’Odet – 18 octobre 2021

Initié par l’IME de Briec, un rassemblement a réuni, ce lundi, deux cents salariés du médico-social. Ils réclament l’attribution de la prime Ségur de 183 € à tous les professionnels du secteur, des éducateurs aux femmes de ménage.

 

Le rassemblement de deux cents professionnels du secteur voulait dénoncer l’attribution de la prime Ségur à certains métiers, de la santé, mais pas à d’autres, affiliés au social ou l’entretien. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

 

« Dix postes sont actuellement non pourvus à l’IME des Genêts d’Or à Briec. Ces métiers n’attirent plus en raison d’une rémunération insuffisante », se désole Frédérique Menesguen, directrice de l’institut médico-éducatif (IME) Sessad de Briec-de-l’Odet géré par l’association Les Genêts d’Or.

Sous une pluie battante, la directrice était aux côtés des salariés, ce lundi, sur le parking jouxtant l’établissement. Le rassemblement de deux cents professionnels du secteur voulait dénoncer l’attribution de la prime Ségur à certains métiers, de la santé, mais pas à d’autres, affiliés au social ou l’entretien. Une vingtaine de salariés des deux IME brestois des Papillons Blancs du Finistère ont fait le déplacement jusqu’à Briec pour exprimer leur solidarité au mouvement car « ils font face aux mêmes difficultés ».

 

Un clivage générateur de tensions

 

« Seuls les aides-soignants, les aides médico-psychologiques et les accompagnants éducatif et social bénéficient de la prime Ségur de 183 €, soit à peine 10 % des effectifs des Genêts d’Or », résume Marylise Rospars, secrétaire du Comité social et économique (CSE) de l’IME. « Pourtant, lorsqu’il faut mettre au lit et accompagner le coucher d’une personne en situation de handicap, toute l’équipe est solidaire », explique-t-elle. « Le clivage entre ceux qui bénéficient de la prime et ceux qui en sont privés crée un climat tendu alors que nous travaillons tous main dans la main », décrit la représentante du personnel.

« Les éducateurs spécialisés, les moniteurs éducateurs, les éducateurs techniques, les services généraux, les personnels de ménage et de préparation des repas ne doivent pas être les oubliés du Ségur », a-t-elle martelé dans un discours suivi attentivement par les 200 participants.

 

Marylise Rospars, secrétaire du CSE de l’IME des Genêts d’Or, a prononcé un discours devant une assemblée de 200 personnes. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

 

Des salaires proches du Smic

 

« La convention collective de ces métiers date de 1966 et a été révisée pour la dernière fois en 1978. La dernière revalorisation des salaires du médico-social, il y a quelques mois, était de + 0,02 % : c’est dérisoire ! Ces métiers peinent à recruter. Ils doivent être réhabilités par des salaires à la hauteur des compétences et de l’investissement qu’ils requièrent », souhaite la directrice Frédérique Menesguen.

En début de carrière, les éducateurs spécialisés d’un IME touchent autour de 1 300 € nets après trois ans d’études (reconnu au niveau Bac + 2). Après dix ans d’ancienneté, le salaire est d’environ 1 600 € net. La prime Ségur de 183 € nets en plus par mois constitue un complément non négligeable pour ces professionnels.

 

 


Les DC Carhaix accueillent des enfants de l’IME de Carhaix à l’entraînement

Le Télégramme – Carhaix – 15 octobre 2021

 

Les enfants de l’IME s’entraînent en compagnie des footballeurs des Dernières Cartouches de Carhaix. (Photo source club)

 

Les entraîneurs des DC Carhaix ont lancé un appel aux éducateurs de l’EPMS (Établissement public médico-social), structure qui inclut notamment l’IME (Institut médico-éducatif) pour inviter les enfants de la structure à prendre part aux séances d’entraînement du mercredi. « Cette invitation a été tout de suite la bienvenue », explique Annie, éducatrice du groupe « Bréhat » à l’EPMS.

 

Immersion du groupe à l’extérieur de l’IME

 

Comme beaucoup de garçons de leur âge, « à 10 ans, ils sont fans de football, poursuit l’éducatrice. Au-delà du plaisir de jouer ensemble, ce temps commun permet aussi de travailler, non seulement l’intégration des enfants de l’IME, mais également pour les jeunes joueurs des DC de découvrir la différence dans un cadre ludique. L’équipe des professionnels de Bréhat expérimente depuis plusieurs années l’immersion du groupe à l’extérieur de la structure ».

 

Et Guillaume Durr, coprésident des DC, de conclure : « Nous sommes très heureux de pouvoir mener cette action en leur faveur et en collaboration avec leurs éducateurs ».

 

 


Les jeunes de l’IME de Carhaix en immersion à la ferme de Rulanou à Spézet

Le Télégramme – Spézet – 28 septembre 2021

 

Les jeunes participent à toutes les tâches de la ferme, en situation professionnelle normale, pour une ouverture sur le monde du travail.

L’atelier maraîchage et floriculture de l’IME (Institut médico-éducatif) de Carhaix vient de signer une convention de partenariat avec Giovanni Spatuzzi, maraîcher de la ferme bio de Rulanou. Pour la troisième année, en effet, un groupe se rend chaque semaine pour une matinée sur l’exploitation où il se retrouve en situation de travail ordinaire. Se projeter hors de l’IME
Joy, Nathalie, Fanny, Maggy, Léo et Benjamin, accompagnés par Morgane, leur éducatrice, participent ainsi à tous les travaux sans limites. Cela leur permet de se projeter dans un cadre professionnel hors de l’IME. Mercredi 22 septembre, certains épluchaient les oignons, tandis que d’autres semaient des épinards et des laitues, et effectuaient les pesées pour les paniers de l’Amap de Châteauneuf et du personnel de l’IME. Giovanni Spatuzzi s’adapte en fonction des saisons et propose ainsi autant du travail aux champs que du conditionnement aux jeunes, qui apprécient également le petit casse-croûte final et les câlins à Kimono, l’âne de la famille. À noter que ces jeunes gens, volontaires et très motivés, avaient déjà participé au nettoyage du cimetière pour la commune l’an dernier. 

Les travailleurs de l’Esat déambulent et exposent à Kerandon

Le Télégramme – Concarneau – 4 octobre 2021 – Chloé Richard

 

Vendredi 8 octobre, les travailleurs de l’Esat se donnent en spectacle, à Kerandon, à Concarneau, à 20h00. Les totems réalisés avec les artistes du collectif La Meute seront collés aux immeubles. Une déambulation et une projection auront également lieu.

 

Huit résidents de l’Esat de Concarneau participent à la déambulation organisée avec le collectif La Meute vendredi 8 octobre, rue des Frênes. (Le Télégramme/Chloé Richard)

 

Dernière ligne droite pour les huit travailleurs de l’atelier alterné de l’Esat de Concarneau. Après avoir inauguré leur projet artistique consacré à l’homme-animal et intitulé « La Rumeur » dans les couloirs de l’établissement courant mai, cette fois-ci les fameux totems réalisés prennent de l’ampleur et de l’air. Vendredi 8 octobre, le rendez-vous est donné dans le quartier de Kerandon, rue des Frênes, à 20h00.

 

« Les collages sont agrandis et collés sur les immeubles. Il y aura également une projection sur les bâtiments ainsi qu’une déambulation », annonce Samuel Denis, directeur du CAC et partenaire du projet. René, un des travailleurs de l’Esat assistant à l’atelier alterné, est justement en train de terminer son totem. Le cinquantenaire a choisi comme animal le zèbre, qu’il colore en bleu, pastel à la main. « Là, c’est moi », précise-t-il montrant du doigt son portrait, pris de profil, et dont le haut de la tête rappelle l’équidé. « J’ai bien aimé cet atelier, j’espère recommencer », rajoute-t-il.

 

Donner une autre image des travailleurs handicapés

 

Un projet dont se réjouit également Christine Volant, animatrice à l’Esat : « C’est génial, ça apporte un dynamisme. C’est gratifiant comme travail, ça permet de donner une autre image que celle de travailleurs handicapés. Ceux qui ont participé à l’atelier sont proches de la retraite, ce sont des choses qu’ils pourront reproduire ensuite dans des associations quand ils seront vraiment retraités ».

 

Les collages feront deux mètres sur trois. (Le Télégramme/Chloé Richard)

 

L’atelier alterné a pu se faire au cours de l’année grâce à la participation des artistes du collectif La Meute, basé à Douarnenez et dont font partie Mélanie Busnel et Gildas Bitout, tous deux plasticiens. Ils sont à l’initiative des collages. « Ceux qui vont être exposés dehors vont faire deux mètres sur trois », indique Mélanie Busnel.

 

Ombres chinoises et déambulation masquée

 

Les travailleurs de l’Esat ont également réalisé des masques avec lesquels ils déambuleront vendredi en compagnie des artistes de La Meute. « Des ombres chinoises seront projetées », précise Jérémie Mocquard, co-créateur du collectif. La déambulation se tiendra de la rue des Frênes à la rue des Chênes. « Cette soirée reflétera le travail de La Meute qui regroupe des comédiens, vidéastes et plasticiens qui depuis quelques années s’intéressent au rapport interespèces ».

Le quartier de Kerandon n’a pas été choisi au hasard. « Une partie des travailleurs de l’Esat vit dans le foyer des Fontaines. Pour nous, à La Meute, ce projet met fin à une histoire initiée par Gildas et Mélanie. C’est une première et un plaisir d’être en jeu avec des copains jamais en jeu », conclut Jérémie Mocquard.

 

 


Une structure d’accueil de jeunes handicapés ouvre d’abord à Saint-Évarzec avant de s’installer à Fouesnant

Le Télégramme – Saint-Évarzec – 14 octobre 2021

 

Un établissement d’accueil temporaire recevra des jeunes (6-20 ans) en situation de handicap à Fouesnant. Le projet, piloté par le Groupement de coopération sociale et médico-sociale, s’installera provisoirement à Saint-Évarzec début 2022.

 

Dirigeants, membres du groupement et édiles se sont mobilisés sur la création d’un lieu d’accueil temporaire pour les 6-20 ans en situation de handicap.

 

Jusqu’à huit enfants, en situation de handicap et âgés de 6 à 20 ans pourront y être accueillis jusqu’à trois semaines : cette nouvelle structure spécialisée, de « type IME » devrait être opérationnelle sur le site de l’ancienne colonie de la Vaillante, dans le secteur paisible de Penfoulic, à Fouesnant courant 2022. Mais « Le petit chêne » ouvrira dans un premier temps à Saint-Évarzec, dès le début de l’année prochaine. Le permis de construire pour la rénovation du bâtiment principal de la Vaillante a été déposé, mais en attendant la fin des travaux, les membres du groupement ont loué aux religieuses leur ancienne maison

 

Choisi par l’ARS dans le Finistère

 

Ce projet d’établissement d’accueil temporaire dans le Pays fouesnantais a été validé par l’Agence régionale de la santé (ARS), voici quelques jours. La conclusion d’un appel à projets départemental lancé par l’ARS en avril.

Les dirigeants et membres du bureau du Groupement de coopération sociale et médico-sociale(*) (GCSMS), les élus varzécois et fouesnantais l’ont annoncé mardi 12 octobre, par la voix d’Anne-Cécile Quiviger, présidente de la ferme de Tobie et responsable du groupement de coopération sociale.

 

L’ancienne colonie La Vaillante contre un euro symbolique

 

« Nous travaillons avec de nombreuses associations. Nous avons souhaité œuvrer avec le groupement sur ce projet », ne manque pas de souligner le maire de Fouesnant et président de la communauté de commune du Pays fouesnantais avant de préciser : « La Vaillante a été cédée par son propriétaire à la Ville contre un euro symbolique, à la condition qu’un projet à vocation sociale y soit développé ». Reste que la rénovation du site pourrait peser néanmoins lourd financièrement.

 

« Treize personnes » pour l’encadrement

 

Les enfants atteints de tout type de handicap pourront y séjourner à la demi-journée, et jusqu’à trois semaines. Le projet validé par l’ARS prévoit également l’emploi de treize personnes pour l’encadrement.

 

(*) Le Groupement coopératif a été créé en mai 2021 et réunit La Ferme de Tobie, Les Papillons blancs du Finistère, TSA Finistère et Loisirs Pluriel de Quimper.

 


TEMOIGNAGE. Faute de personnels nécessaires, son enfant handicapé est privé d’accueil de jour

Ouest-France – Dinéault – 13 octobre 2021 – Carole TYMEN

 

L’association Les Genêts d’Or, se retrouve dans une situation inédite de difficultés de recrutement. Conséquence, huit externes du foyer Menez-Bihan, à Dinéault, doivent ponctuellement rester dans leurs familles. Une « prise d’otages » que dénonce une maman.

 

Faute de personnels et comme lundi 4 octobre 2021, Cathy Lyver trouvera porte close pour accueillir son fils Louis, la semaine prochaine au foyer de vie de Menez-Bihan, à Dinéault. (Perturbé par ces dernières semaines bousculées, Louis n’a pas souhaité être sur la photo). | Ouest-France

 

Nichée au pied du Menez-Hom, loin des grands axes et avec des champs à perte de vue, la commune de Dinéault est des plus apaisantes. C’est là aussi qu’est installé le foyer de vie pour adultes handicapés de Menez-Bihan, géré par l’association Les Genêts d’Or.

Une dizaine d’hommes et femmes de 20 ans et plus, dont plusieurs considérées comme handicapés lourds, viennent du lundi au vendredi, travailler autant que faire se peut, à leur autonomie. Un temps pour permettre à leurs proches de souffler, aussi.

C’est le cas de Louis Lyver, 29 ans, qui habite à Saint-Ségal. Sa maman, Cathy, l’envoie chaque matin, pour 10h00 et le récupère pour 17h00. Trisomique, sourd et fragile au niveau de ses cœur et poumons, Louis exprime ses émotions par des cris, des gestes… et des sourires mais, comme tous les pensionnaires de Menez-Bihan, Louis a besoin de repères stables et pérennes.

 

Besoin de repères

 

Las. Depuis quelques jours, les mines sont plutôt fermées. En cause, les problèmes de recrutement que rencontre la structure associative à l’échelle finistérienne.

Faute de personnels, Dinéault a fermé son externat lundi 4 octobre et demander aux huit familles concernées de garder les enfants, ultra-dépendants pour les tâches de la vie quotidienne, à la maison. Rebelote hier, mardi 12 octobre. Cette fois-ci, le directeur vient d’annoncer la fermeture de l’internat une semaine entière, du lundi 18 à vendredi 22 octobre. « Moi, j’ai arrêté de travailler mais pour des familles, c’est une autre histoire », rapporte Cathy Lyver.

Dans un environnement extraordinaire, les conséquences sont démultipliées. « Une telle situation est une épée de Damoclès. Une véritable prise d’otages, tempête Cathy Lyver. C’est dur à l’entendre, quand on n’est pas concernés, mais il y a des parents qui ne peuvent pas supporter leur enfant une journée complète ».

 

Les grands oubliés de la crise sanitaire

 

La maman ne pointe pas le travail des équipes ni de la direction « qui font ce qu’elles peuvent » mais dénonce l’absence de prise en compte des répercussions de ces problèmes de recrutement pour les familles. « Les handicapés lourds sont les grands oubliés de la crise sanitaire ».

Le directeur de Dinéault, Philippe Labat, se dit « le premier désolé ces décisions ». Celle de fermer l’externat la semaine prochaine est liée au départ d’une remplaçante « partie ailleurs » et vise à « sécuriser l’internat (NDLR : des résidents qui y vivent 365 jours par an) et l’hébergement ». Malgré cela, la semaine prochaine, l’internat de Dinéault passera en mode dégradé, avec trois professionnels au lieu des quatre habituels. Le directeur a alerté l’ARS et le Département.

 

« Déshabiller Châteaulin »

 

Des personnels des structures Genêts d’or de Châteaulin sont déjà venus prêter main-forte à Dinéault « mais c’est déshabiller un lieu, se désole Philippe Labat. Ça montre la fragilité de nos organisations ».

Une rencontre avec les familles est prévue vendredi 15 octobre 2021. « On ne va pas laisser les familles seules mais les visites à domicile, comme lors du premier confinement, ne sont pas envisageables en l’état ».

 

Une vingtaine de directeurs d’établissements des Genêts d’or ont dénoncé, mercredi 6 octobre 2021, cette situation de difficultés de recrutement en remettant un courrier au préfet du Finistère.

 

 


Une exposition pour les 60 ans des Papillons blancs 29

Ouest-France – Crozon – 13 octobre 2021

 

L’association fêtera bientôt ses 60 ans. À cette occasion, les personnes accompagnées par les Papillons blancs du Finistère ont réalisé plusieurs toiles, visibles à la bibliothèque de Crozon durant le mois d’octobre 2021.

 

L’exposition sera visible tout le mois d’octobre 2021 à la bibliothèque. | Papillons Blancs

 

Cette année, l’association des Papillons blancs fête ses 60 ans d’existence et d’actions visant à promouvoir les intérêts des personnes en situation de handicap mental et à mettre en œuvre des solutions adaptées à leurs besoins.

« 60 ans, c’est la sagesse ! Cette expérience permet d’envisager toujours plus d’innovation sociale au service des personnes en situation de handicap, aux côtés des familles et grâce à l’engagement des professionnels », confie-t-on aux Papillons blancs.

Des animations sur le thème du vélo ont été planifiées en lien avec la marraine de l’association, la championne paracycliste Katell Alençon.

 

Carte blanche

 

Pour aborder autrement cet anniversaire et évoquer le parcours effectué depuis la création de l’association, un groupe de travail composé de six professionnelles, encadrantes et animatrices, travaillant sur les résidences, s’est attelé à donner la parole aux personnes accompagnées.

Le groupe de travail leur a donné carte blanche pour exprimer, à travers une toile, leurs souvenirs marquants, anecdotes et raconter toutes ses petites histoires du quotidien qui font la grande histoire des Papillons blancs du Finistère.

 

250 toiles exposées

 

Ce travail est le meilleur témoin des personnes accompagnées et permet d’illustrer leur sensibilité et leur technique artistique. Les toiles ont été réunies afin de créer une exposition itinérante, visible tout le mois d’octobre 2021 à la bibliothèque de Crozon (Finistère). Celle-ci sera installée dans plusieurs bâtiments municipaux des communes partenaires.

250 toiles seront ainsi exposées tout au long de l’année avant de les réunir le 5 novembre 2021, au parc d’exposition de Quimper, à l’occasion de la journée anniversaire de l’association.

Une quarantaine de toiles – créées par les personnes de l’accueil de jour, le SAVS (Service d’accompagnement à la vie sociale) Michel Garapin de Brest, la résidence Le Rivoal de Pleyben et l’IME (Institut médico-éducatifs) Jean Perrin de Brest – sont exposées tout le mois à la bibliothèque. Ces réalisations ont été possibles grâce au soutien de la fondation Grand Ouest de la Banque populaire.

 


L’association Les Genêts d’or souhaite une revalorisation des salaires

Ouest-France – Quimper – 6 octobre 2021 –  Lydia REYNAUD

 

Mercredi 6 octobre, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). L’association de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de handicap veut alerter sur les différentes difficultés vécues par le secteur.

 

Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). | Ouest-France

« On nous demande de révolutionner le secteur à moyens constants », ironise Marine Le Page, directrice des services du domicile pour l’association Les Genêts d’or. Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements basés sur Quimper, Morlaix et Brest s’étaient donné rendez-vous devant la préfecture de Quimper (Finistère) à 11h00 pour remettre un courrier pour alerter sur les différentes difficultés du secteur. « On a eu une véritable écoute même si on a conscience que la question doit se régler au niveau national », relate Joël Goron, directeur général Les Genêts d’or, après sa rencontre avec le directeur de cabinet du préfet.

« Parmi les problèmes soulevés : démissions en augmentation, fermeture de services et difficulté de recrutement notamment pour les métiers d’aides-soignantes, AESH ou encore veille de nuit… », pointe Yann Moyou, directeur de l’ESAT et des foyers de Landivisiau.

« Actuellement, il y a 106 postes non pourvus. On n’a jamais connu ça », relève Hervé Jean-Touffet, directeur ESAT, foyers Saint-Pol de Léon et Kérozal Taulé. Par exemple, à Châteaulin, il a fallu 9-10 mois pour pourvoir un poste à temps plein en CDI. Pour Mathilde Orlach, directrice de l’ESAT, foyers Lesneven, « la pénibilité du travail, les horaires décalés, les gens n’ont plus envie de ça. La crise sanitaire a accéléré ça ».

Quid de la revalorisation salariale ? Ils ne font pas partie des bénéficiaires de la prime mensuelle de 183 € prévue par le SEGUR de la santé. « Ceux qui sont générateurs de projets d’inclusion sont exclus, soupire Yann Moyou, on ne parle que du sanitaire mais l’acte médico-social ne doit pas disparaître ».

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Les plantes des Papillons Blancs ont séduit un large public

Le Télégramme – Quimperlé – 16 juillet 2021

 

L’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) de Quimperlé organisait, ce vendredi 16 juillet, une braderie de fleurs et de plantes. L’occasion pour l’équipe de faire le bilan.

Belle journée de vente de fleurs et de plantes pour les travailleurs de l’Esat de Quimperlé, ce vendredi. (Le Télégramme/Dorian Cocatrix)

Les Papillons Blancs, l’Esat de Quimperlé, ont pu profiter d’une journée ensoleillée, ce vendredi 16 juillet, pour brader leurs plantations. Celles-là même dont ils s’étaient soigneusement occupé depuis avril dernier. L’afflux de visiteurs, présents à leur atelier de Kervidanou dans la matinée pour cette journée de ventes, a agréablement surpris l’ensemble de l’Esat, dont Caroline Jeanblanc, éducatrice technique spécialisée des Papillons Blancs. « Nous sommes super contents de voir qu’autant de clients sont venus acheter, parfois en grosse quantité, nos fleurs et plantes. Il y a eu un gros esprit de solidarité », souligne-t-elle.

 

Une aide précieuse

Les Papillons Blancs de Quimperlé proposent deux ateliers aux travailleurs, atteints de handicaps psychiques et/ou mentaux. Le premier atelier concerne la réparation de palettes, à destination d’entreprises. Le second, qui s’ouvre aussi aux particuliers, concerne l’entretien des espaces verts. En plus de ces deux ateliers, il est possible pour les 23 salariés de l’Esat de participer à des cours de soutien scolaire (apprentissage de la lecture pour un groupe, travail sur la grammaire, conjugaison et vocabulaire pour l’autre groupe). Les travailleurs peuvent également profiter du dispositif « Différent et Compétent », permettant de reconnaître les compétences professionnelles des personnes accueillies.

Les salariés de l’espace floriculture de l’Esat de Quimperlé, en plein travail. (Le Télégramme/Dorian Cocatrix)

Une insertion professionnelle et sociale

Mickaël Salaün fait partie de ceux qui ont trouvé leur place au sein des Papillons Blancs de Quimperlé. Âgé de 36 ans, celui qui a obtenu un certificat d’aptitude professionnelle agricole (Capa) en productions horticoles spécialité pépinières, ne veut plus quitter l’association. Il a rejoint l’atelier Espaces verts, histoire de rester dans sa branche professionnelle. « Je me plais ici. Travailler en plein air, avec une bonne équipe comme la nôtre, c’est super ! » s’enthousiasme-t-il. Mickaël Salaün espère obtenir son Code de la route prochainement pour gagner en mobilité. L’enseignement du Code de la route est en effet proposé par l’association.

Bien se sentir au travail

Les travailleurs de l’Esat, présents en juin et juillet sur le marché place Saint-Michel à Quimperlé, ont pu observer l’engouement autour de leurs productions qu’ils récoltent depuis le début du printemps, grâce au prêt d’une serre par la mairie de Quimperlé. « L’idée, c’est que les salariés se sentent bien au travail. On œuvre énormément sur le bien-être et l’épanouissement », insiste Caroline Jeanblanc. L’argent récolté durant ces ventes va permettre d’investir dans du matériel de floriculture.

 

 


L’association Kan ar Mor a beaucoup de projets à venir

Le Télégramme – Rosporden – 29 juin 2021

Sébastien Maillard, directeur général de Kan ar Mor, est revenu sur l’année 2020 de l’association. Une année compliquée, au cours de laquelle l’organisme a su maintenir une situation financière stable.

C’est devant une salle bien fournie, que Sébastien Maillard a dirigé vendredi l’assemblée générale de l’association Kan ar mor, à Rosporden.

Vendredi, au foyer de vie de Rosporden, l’association Kan ar Mor a tenu son assemblée générale. L’occasion pour Sébastien Maillard, directeur général, de présenter une rétrospective de l’année 2020 ainsi que les orientations pour 2021-2022.

 

Des avancées malgré la crise

« L’année 2020 a été marquée par plusieurs événements significatifs et avant tout par la crise sanitaire qui a impacté le quotidien de tous et dont on peut à ce jour seulement, entrapercevoir les conséquences. Malgré les retards dus à cette crise, quelques réalisations ont pu voir le jour dans une relative discrétion. Il y a eu, fin octobre, le déménagement dans le nouveau Foyer des Étangs, la rénovation/extension de l’atelier de restauration de Cornouaille, celle des hébergements de Ty Bos à Quimper, ou encore la construction du nouvel atelier restauration sur le site de l’ESAT à Carhaix », a résumé le directeur.

Une situation financière saine

Avec une situation financière solide et des indicateurs financiers corrects en 2020, les orientations du projet associatif pourront être mises en œuvre et les projets seront soutenus. « La rénovation et l’extension du Foyer de Kernével, l’accompagnement de la rénovation de l’Esat de Carhaix ou encore l’accompagnement de la rénovation des Foyers UVE de Quimper Ty Bos et Kéromnès. À cela s’ajoute le lancement du projet de rénovation du Foyer de Pont-Croix, la rénovation du Foyer de Carhaix, l’accompagnement de la mise en place de l’atelier d’insertion social et handicap à Carhaix. Sans oublier la mise en place d’une politique associative d’investissement, de production et de commercialisation pour le secteur du travail adapté et protégé », a détaillé Sébastien Maillard

Créée en 1968 et basée dans le Finistère, l’association est spécialisée dans le secteur du médico-social. Aujourd’hui, elle accueille et accompagne dans leur parcours de vie et de santé un millier d’adultes en situation de handicap mental, psychique ainsi que des personnes âgées.

 

 


Près de 300 manifestants à Quimper pour défendre l’action sociale et médico-sociale

Ouest-France – Bretagne – Quimper – 12 juin 2021

La manifestation régionale pour soutenir l’action sociale et médico-sociale en Bretagne rassemble près de 300 personnes, ce samedi 12 juin 2021, depuis 14h00, à Quimper (Finistère). Trois prises de parole sont prévues au fil de la marche.

Près de 300 manifestants se sont rassemblés place de la Résistance à Quimper (Finistère) samedi 12 juin 2021, avant de défiler en centre-ville. | Pierre Le Gall

Près de 300 manifestants se sont rassemblés sur la place de la Résistance, à Quimper (Finistère), ce samedi 12 juin 2021, à 14h00. Ils ont répondu à l’appel du collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne (qui regroupe 26 organisations de la région), ainsi que plusieurs syndicats (CFDT Santé Sociaux du Finistère, CGT, SUD, FO) et des familles de personnes accompagnées.

Trois prises de parole sont prévues, au fil de la marche qui va passer devant les bâtiments du conseil départemental, de la mairie et de la préfecture, avant de revenir sur la place de la Résistance.

 

Cette manifestation a pour but de soutenir l’action sociale et médico-sociale en Bretagne en réclamant plus de moyens humains et financiers, une revalorisation salariale pour les professionnels et davantage de places dans les établissements, suite aux annonces gouvernementales du 28 mai dernier.

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À Quimper, les oubliés du Ségur soutenus par les familles en colère

Le Télégramme – Quimper – 13 juin 2021 – Catherine Merrer

Plus de 300 personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi à Quimper, suite à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CGT, Sud qui invitait tous les professionnels du social, du médico-social, de l’aide à domicile, les usagers et les familles à se mobiliser.

Au centre, Marc Labbey (président de la commission solidarités, enfance, famille) et Nathalie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental, ont écouté la détresse des parents et les travailleurs du social et médico-social. (Le Télégramme/Catherine Merrer)

Si ce n’est les banderoles syndicales et revendicatives qui flottaient au vent, il régnait comme une ambiance de kermesse, ce samedi, au pied du mont Frugy. En plus des pancartes, les manifestants ont dû se munir se munir de chapeaux, lunettes et crème solaire. Plus de 300 personnes ont répondu à l’appel de l’intersyndicale du social et du médico-social mais surtout des familles.

« Les oubliés du Ségur »

Un collectif qui regroupe 26 organisations employeurs à but non lucratif de l’économie sociale et solidaire en Bretagne, les organisations syndicales CFDT santé-sociaux du Finistère, CGT, SUD, FO et des familles de personnes accompagnées, considèrent, en effet, les annonces gouvernementales du 28 mai incomplètes et insatisfaisantes : « Le Ségur de la santé a revalorisé les salaires des professionnels du secteur public tout comme ceux des Ehpad. Ces dispositions vont dans le bon sens et sont légitimes mais, à ce jour, les professionnels des secteurs sociaux (protection de l’enfance, foyers de jeunes travailleurs, petite enfance…) et médico-sociaux (handicap, services à domicile…) sont les grands oubliés de cette reconnaissance nationale. Ainsi, à niveau de qualification égale le salaire net d’un professionnel du secteur social et médico-social est inférieur de 25 % à l’ensemble des autres secteurs d’activité. Ces inégalités sont injustifiables ».

Une motion déposée au conseil départemental

Une représentante des familles de personnes en situation de handicap, mettant en avant le manque de places dans les structures pour les adultes et les enfants, a aussi été très applaudie. « Que devons-nous faire de plus pour être entendus ? », a-t-elle conclu.

Vers 15h00, le cortège s’est mis en route vers la préfecture puis a fait un arrêt devant le siège du conseil général du Finistère, avant de poursuivre devant l’hôtel de ville, place Saint-Corentin. Au pied du bâtiment, la présidente sortante, Nathalie Sarrabezolles, et Marc Labbey, vice-président (président de la commission solidarités, enfance, famille), ont entendu les manifestants et réceptionné une motion réclamant « une revalorisation salariale de tous les professionnels dès 2021, plus de moyens humains et financiers pour un accompagnement de qualité, la satisfaction intégrale des besoins sociaux en attente, de nouvelles places et des accueils complémentaires… ».

 

 


La détresse des parents de Thomas, jeune adulte handicapé

Le Télégramme – Audierne – 10 juin 2021 – Rodolphe Pochet

 

Thomas, 25 ans, souffre d’un lourd handicap qui le rend totalement dépendant. Ne trouvant pas de place en Maison d’accueil spécialisé, il reste en IME à Briec. Or celui-ci ne veut plus l’accueillir que deux nuits par semaine, au lieu de quatre. À Audierne, la famille est à bout.

Thomas est dans l’attente d’une place en maison d’accueil spécialisé depuis plus de cinq ans. (Le Télégramme/Rodolphe Pochet)

Depuis qu’il a quatre mois, Thomas subit des crises d’épilepsie quotidiennes. Celles-ci sont à l’origine d’un lourd handicap : l’Audiernais âgé aujourd’hui de 25 ans, ne peut communiquer, boire, se nourrir, se laver, s’habiller ou se déplacer seul. Pour ses proches ou la structure qui l’accueille, cela signifie entre autres lui préparer des repas mixés, changer ses couches, lui brosser les dents, le vêtir et dévêtir tout en l’occupant dans la journée. « Dans ses premières années nous avons tout fait pour le stimuler, et ce jusqu’à l’épuisement, j’ai mis ma vie professionnelle entre parenthèses, puis à neuf ans nous avons décidé de le placer à l’Institut médico-éducatif (IME) de Briec », raconte sa mère, Nadine Cajean. La structure l’accueille ainsi quatre nuits par semaine.

« Nous sommes vraiment face à un scandale d’État »

5 ans et demi d’attente

Après ses 20 ans, Thomas aurait dû intégrer une Maison d’accueil spécialisé (MAS), « mais depuis cinq ans et demi que nous attendons, aucune place n’est disponible pour Thomas dans le Finistère », dénonce Nadine Cajean. Son fils peut rester à l’IME grâce à l’amendement Creton, du nom du comédien : cette mesure dérogatoire permet de maintenir les jeunes adultes de plus de 20 ans en établissements médico-éducatifs. Mais ce n’est qu’une alternative. « Thomas a le droit d’avoir une place dans un établissement pour adultes, et ce nombre de places insuffisant est une responsabilité de l’État : nous parlons de jeunes totalement dépendants qui ont droit à cette solidarité, nous sommes vraiment face à un scandale d’État », lance sa mère, dans un mélange de colère et d’épuisement.

Neuf heures de transport par semaine

Des sentiments renforcés par la proposition d’accueil de l’IME pour la prochaine rentrée : deux nuits par semaine au lieu des quatre nuits actuellement. Sans jeter la pierre à l’établissement, « victime du système », le dépit est profond. « Nous habitons Audierne, cela veut donc dire trois allers-retours de trois heures par semaine, soit neuf heures de transport pour un jeune adulte épileptique polyhandicapé ! C’est inconcevable », décrit Xavier, le père de Thomas. « Et puis, reprend son épouse, nous devons admettre qu’arrivés à la cinquantaine, nous n’avons pas envie d’arrêter nos métiers, et aspirons à un petit peu de temps pour nous : ce n’est pas de l’égoïsme, juste une envie de vivre un peu plus normalement ». Ils multiplient les courriers, même au plus haut sommet de l’État. Mais toujours pas de place pour Thomas.

 


Autisme : une heure supplémentaire de silence hebdomadaire au Carrefour de Quimper

Côté Quimper – 31 mai 2021 – Par Clémentine Perrot

À Quimper (Finistère), Carrefour instaure deux heures de silence hebdomadaire. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec Autisme France.

Le créneau du samedi cible une plus large clientèle. (©Côté Quimper)

14h00. Lundi 31 mai 2021. Hypermarché Carrefour de Quimper (Finistère). Les écrans de télévision sont éteints. La musique est coupée. Les annonces micro et radio sont suspendues. Les appareils de nettoyage sont mis en sommeil.

Dans les rayons, la luminosité est réduite. “D’habitude, nous utilisons 80 % de la capacité luminaire. Là, elle est à 50%”, explique Audrey Quennesson, la directrice du magasin. 

Depuis le 5 avril 2021, plus de 1 200 magasins Carrefour ont instauré une heure de silence par semaine, chaque lundi de 14 h à 15 h, en faveur de l’inclusion des personnes autistes et en situation de handicap. 

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec Autisme France

Ce lundi, la députée La République en Marche Annaïg Le Meur est venue assister à l’heure silencieuse hebdomadaire. Fin janvier 2021, elle était intervenue à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi visant à améliorer l’accessibilité des personnes en situation de handicap aux enseignes de la grande distribution et aux centres commerciaux. Ce texte avait été voté à l’unanimité. 

À l’occasion de sa visite, la directrice de Carrefour Quimper a indiqué qu’une deuxième heure de silence hebdomadaire va être instaurée dans son magasin. Elle aura lieu chaque samedi, à partir du 5 juin 2021. De 16h00 à 17h00.

Toucher un public plus large

Audrey Quennesson assure que depuis avril, les retours du personnel et des clients sont positifs.

L’heure silencieuse supplémentaire a pour objectif de toucher un plus large public, y compris les clients qui souhaitent faire leurs courses dans le calme”.

Audrey Quennesson Directrice Carrefour Quimper

Elle précise aussi que Carrefour est engagé en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap. « Ici, sur 250 salariés, près de 6 % sont des personnes en situation de handicap », ajoute-t-elle.

 


Les animaux totems des travailleurs de l’Esat de Concarneau

Le Télégramme – Concarneau – 21 mai 2021 – Gwenn Hamp

Aux Papillons Blancs de Concarneau, les travailleurs de l’atelier alterné de l’Esat ont réalisé un projet artistique consacré à l’homme-animal. Le travail exposé est une réussite.

Grâce à l’aide de l’artiste colleuse Mélanie Busnel, René, travailleur à l’Esat de Concarneau, a pu concrétiser sa mue en une créature hybride mi-homme, mi-zèbre. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

L’art offre la possibilité de s’affranchir de tous les carcans. Le projet artistique mené, depuis février, par les travailleurs en situation de handicap de l’Esat de Concarneau en est une parfaite illustration. Pour la deuxième année, ils ont été accompagnés par les artistes du collectif La Meute, basé à Kerlaz près de Douarnenez.

Explorer son animal intérieur

« En 2019, nous avions exploré le thème des abeilles. Cette année, les sept participants ont été invités à rechercher leur animal intérieur dans ce projet baptisé La Rumeur » explique Gildas Bitout, membre du collectif d’artistes La Meute. Afin d’élargir le champ de création, chaque travailleur a exploré deux espèces animales. « J’ai choisi la baleine et la biche », témoigne Florence. « La Baleine est majestueuse dans la mer. Elle est tellement belle quand elle bouge », explique-t-elle. Sans doute que la biche, si gracieuse elle aussi, l’a séduite pour les mêmes raisons.

Florence : « J’ai choisi la baleine et la biche ». (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

Quant à Ronan, son choix a été vite fait. « J’adore les canards. Ils viennent vers moi quand je vais les voir aux étangs de Rosporden. Je leur donne à manger », relate-t-il. Pour deuxième animal, il a opté pour la tortue qu’il a incarnée dans un montage photo au rendu plus vrai que nature.

Une immense fierté

« Ce projet a généré beaucoup de moments heureux, positifs et valorisants. Voir leur travail considéré est source d’une immense fierté pour eux », s’émeut Sylvie Le Douairon, la responsable de l’atelier alterné à l’Esat.

Fan des canards, Ronan aime aussi les tortues et la texture de leur carapace qui fait, ici, office de couvre-chef. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

« En raison de la situation épidémique, il est compliqué d’organiser une exposition ouverte à un large public » se désole Gildas Bitout. Pour autant, les membres du collectif La Meute, les Papillons blancs, le CAC, la mairie de Concarneau, CCA et le conseil départemental du Finistère, qui ont tous soutenu le projet, ne comptent pas en rester là.

Une restitution finale est prévue début octobre. Au programme : performance scénique des travailleurs lors d’une soirée spéciale et exposition des collages animaliers, le long de la rue des Chênes, près de la résidence des Fontaines, où sont hébergés, la semaine, les travailleurs de l’Esat.

Pour son chapeau d’inspiration japonaise, Catherine a utilisé une reproduction d’un pelage de singe, son animal totem. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

 

 

“On a réussi à maintenir le basket fauteuil. On a deux sections. C’est en intérieur mais on a le droit avec une dérogation du gouvernement”</em>, explique Ivan Carval, le président de ce gros club qui compte 251 licenciés,

 

Une séance photo réalisée par un artiste professionnel et des collages soignés ont permis à Ronan de revêtir une carapace de tortue. (Le Télégramme/Gwenn Hamp)

 

Les photos de ces créatures hybrides mi-homme, mi-animal, exposées dans le showroom et les couloirs de l’Esat, brillent par leur poésie. Un rendu professionnel qui ne doit rien au hasard. « Les travailleurs se sont pleinement investis accompagnés par des intervenants de qualité », souligne Gildas Bitout.

 


La demande de portage de repas en augmentation avec la crise sanitaire

Ouest-France – Quimper – 26 avril 2021 – Jean VENTOUILLAC

À l’occasion d’une visite de la cuisine centrale des Papillons Blancs du Finistère à Quimper (Finistère), l’association et l’entreprise d’aide aux personnes âgées Âge d’Or Services ont fait le point sur l’année écoulée.

Dans la cuisine centrale de l’association Les Papillons Blancs, à Quimper (Finistère). | Ouest-France

 

L’heure du déjeuner est encore loin, mais l’air est déjà embaumé d’un parfum d’aubergines, de carottes et de merguez. Dans la cuisine centrale de l’association Les Papillons Blancs du Finistère à Quimper (Finistère), ils sont une petite vingtaine d’employés à s’activer pour concocter des plats (en l’occurrence, du couscous) qui seront livrés dans toute la Cornouaille. Et depuis le début de la crise sanitaire, le travail ne manque pas.

 

Un établissement pour l’insertion des personnes en situation de handicap

 

L’association, qui fête ses 60 ans cette année, accompagne et œuvre pour les droits des personnes en situation de handicap mental. Depuis 2012, elle dispose d’une cuisine centrale à Kerdroniou.

La particularité de cette cuisine ? Il s’agit d’un établissement et service d’aide par le travail (Esat), une structure qui a pour but de favoriser l’insertion professionnelle et sociale des personnes en situation de handicap. Notre équipe compte, selon les jours, entre 15 et 17 personnes qui travaillent dans les cuisines. Ils sont épaulés une équipe de sept moniteurs, qui ont la double casquette de cuisinier et d’accompagnateur, indique François-Xavier Avril, directeur de la restauration et des cuisines centrales.

La cuisine centrale prépare principalement des repas pour les foyers de l’association et les ateliers de travailleurs d’Esat. Mais depuis 2015, elle a noué un partenariat avec l’entreprise d’aide aux personnes âgées Âge d’Or Services, spécialisée dans l’aide à domicile.

 

Une augmentation de 30 % de la demande de portage de repas

 

Parmi les quelque 750 repas qui y sont cuisinés chaque jour, une centaine de repas est destinée aux clients d’Âge d’Or Services. On retrouve tout type de profils chez nos clients : il peut s’agir de personnes isolées, en situation de handicap, atteintes d’une maladie ou encore de personnes âgées qui n’ont plus le goût de cuisiner », précise Patrice Scieller, cogérant de l’entreprise qui compte environ 150 clients dans tout le sud Finistère.

Depuis le début de la crise sanitaire, les cuisiniers mettent les bouchées doubles pour mitonner tous ces repas. On note une augmentation du nombre de commandes depuis le premier confinement », souligne Benoît Velayandon, responsable du portage de repas chez Âge d’Or Services. Nous pouvons chiffrer l’augmentation du nombre de repas livrés à 30 % depuis le premier confinement, à laquelle se sont ajoutées deux augmentations de 10 % lors de chacun des deux autres confinements. Cela peut certainement s’expliquer par l’isolement, et aussi par une peur de sortir pour faire ses courses.

Et pour suivre la cadence, il va falloir voir les choses en grand : On a investi dans du nouveau matériel et dans les moyens humains, fait savoir François-Xavier Avril. Et nous allons franchir un nouveau palier. Comme nous ne pouvons pas pousser les murs, nous sommes en train d’étudier la possibilité de créer un espace de stockage réfrigéré en extérieur pour pouvoir faire face à l’augmentation de la demande.

 

 


Les serres de l’Esat ont rouvert au public à Briec

Le Télégramme – Briec – 20 avril 2021

Les serres de l’Esat Les Genêts d’Or de Briec ont rouvert au public le 17 avril. Elles sont accessibles du lundi au samedi. Deux foires aux fleurs y sont prévues les deux premiers week-ends de mai.

 

Les ouvriers en floriculture de l’ESAT s’activent pour présenter les végétaux aux visiteurs.

 

Du fait du contexte sanitaire, le service des serres de l’Esat Les Genêts d’Or a été réduit à un effectif de 8 ouvriers en situation de handicap, pour 14 habituellement. Ils sont accompagnés par la monitrice Sonia Le Meur. Ils interviennent dans l’espace floriculture, toute l’année, avec un pic d’activité au printemps lié aux repiquages et semis.

 

« Une grande variété de plants disponibles »

 

Dans les serres rouvertes au public, Sonia Le Meur indique que les visiteurs découvriront « une grande variété de plants disponibles ». Leurs 100 m² abritent ainsi des plantes annuelles (géraniums et toutes les plantes à massif d’été), des vivaces telles que pivoines, clématites, jasmin, hosta, ou rosiers grimpants. Mais également des plants de légumes traditionnels, tels que des tomates, courgettes et potirons. Quelques plantes aromatiques – basilic, coriandre, ciboulette, persil et thym – viennent compléter le catalogue.

 

Les ouvriers en floriculture de l’ESAT s’activent pour présenter les végétaux aux visiteurs.

 

Foires aux fleurs les deux premiers week-ends de mai

 

Deux nouvelles variétés de pétunias et de verveines, ainsi que la tomate Berao, dont les lianes peuvent grimper jusqu’à 4 mètres de hauteur et qui nécessitent un bon tuteurage, sont également proposées au public. Par ailleurs, l’équipe a monté « un stand des plants utiles au jardin ».

Si les serres sont actuellement accessibles aux particuliers du lundi au samedi, de 9h00 à 12h00 et 13h30 à 18h00, deux foires aux fleurs sont programmées les deux premiers week-ends de mai, autrement dit les 1er- 2 mai puis les 8-9 mai. Une jauge, à l’entrée, avec respect du nombre, sera appliquée.

 

Contact : tél. 06 12 10 46 93.

 

 


Les enfants de l’IME de Briec découvrent l’équitation au Vieux-Bourg, à Châteaulin

Télégramme – Châteaulin – 9 avril 2021

Anne Solenn Hunault, monitrice du Centre Equestre du Vieux Bourg accompagnait un groupe d’enfants de l’IME de Briec jeudi après-midi.

 

Dans le cadre magnifique du Vieux-Bourg de Châteaulin, Anne Solenn Hunault, monitrice, accompagnait jeudi un groupe d’enfants venu de l’IME (Institut médico-éducatif) Rosbriand à Briec-de-l’Odet.

 

Le petit groupe a ainsi profité de cette belle journée pour découvrir les collines à dos de poney.

 

Le Centre équestre du Vieux-Bourg est un Esat (Établissements et services d’aide par le travail).

 

Les cavaliers s’engagent ainsi dans une démarche solidaire lors de la pratique de la discipline. Les palefreniers de l’Esat des Genêts d’or et les trois moniteurs sont à pied d’œuvre pour bichonner leurs 28 chevaux et leurs douze Shetland. Les moniteurs y accueillent les petits dès l’âge de 2 ans et demi afin de les familiariser avec les poneys.

 


À l’Esat de Concarneau, les travailleurs s’adaptent « avec rigueur » à la crise

Le Télégramme –  Concarneau – 31 mars 2021

 

Les Esat (Établissement et service d’aide par le travail) des Papillons Blancs 29 ne sont pas épargnés par la crise. Sur le site de Concarneau comme ailleurs, les travailleurs en situation de handicap poursuivent malgré tout leurs missions, en s’adaptant aux protocoles sanitaires. Thierry Berneuil, directeur, en tire déjà des enseignements.

À l’atelier couture et repassage de l’Esat de Concarneau, les travailleurs accompagnés poursuivent leurs missions malgré la crise. Les protocoles sanitaires sont d’ailleurs bien respectés par les équipes, affirme le directeur Thierry Berneuil (à droite sur la photo). (Le Télégramme/Guirec Flécher)

 

Après un an de crise, comment se portent les travailleurs de l’Esat ?

Ils vont bien, même si je ne veux pas parler à leur place. Pas un seul des travailleurs n’a été infecté. Il y a un an on a appris, comme tout le monde, avec stupeur, qu’on allait être confinés. Dans le cas des travailleurs d’Esat, on a eu des instructions selon lesquelles ils devaient rentrer chez eux pour dix semaines. Ça a donc été un Esat sans travailleurs d’Esat ! Ça nous a obligés à repenser notre organisation car il y avait des activités qu’on ne pouvait absolument pas fermer (…). Sur l’ensemble de nos sites en Cornouaille, 275 travailleurs sont rentrés chez eux. Sur les 65 salariés, une vingtaine étaient en télétravail pour l’administratif et les autres se sont répartis sur les ateliers stratégiques. J’ai passé moi-même un mois et demi à la blanchisserie. Ça a été une espèce de grand « Vis ma vie ». Mais ça ne laissera pas un mauvais souvenir aux professionnels car ça leur a permis de mieux comprendre le travail réalisé quotidiennement par les personnes en situation de handicap.

 

Y a-t-il eu des dispositifs particuliers pour protéger un public accompagné comme le vôtre ?

Ce qui a été plus compliqué, ça a été leur retour au travail. Il a fallu déployer tous les gestes barrières, mettre en place des organisations, jauges de salles, etc. On a beaucoup communiqué en Falc : facile à lire et à comprendre. Ce sont les mêmes consignes que partout, mais mieux adaptées et expliquées. Les difficultés, ce sont les transports, la restauration et les jauges dans les ateliers. Pour ce faire, certains continuent à travailler en alternant un groupe le matin et l’après-midi. Mais ça a été impressionnant de voir que les travailleurs ont été disciplinés. Une équipe a même eu comme vocation d’assurer l’hygiène des locaux, en lien avec les mesures de prévention. Les choses se sont faites avec une rigueur remarquable.

 

Et psychologiquement ?

Durant toute la période de confinement, les professionnels de l’établissement sont restés en contact téléphonique avec les travailleurs. Certaines situations individuelles étaient plus tendues et nous avons donc pu être plus attentifs. Mais il n’y a pas eu de catastrophe. Il y avait ensuite une attente très forte de retourner au travail pour retrouver ce lien social.

 

« Ça aurait pu être largement pire ».

 

Les commandes ont-elles été impactées ?

Au niveau de la clientèle, l’écrasante majorité a continué comme avant. Je pense qu’il y a des Esat qui ont beaucoup plus souffert, ceux notamment en lien avec l’industrie aéronautique ou automobile. Mais nous, ça aurait pu être largement pire. L’atelier pâtisserie traiteur, à Rosporden, a néanmoins été pénalisé à cause des nombreuses cérémonies annulées.

 

Cette crise a-t-elle des conséquences sur vos projets de développement ?

On avait un projet de restauration à Ergué-Gabéric que l’on pensait construire à 6 km du site. Mais là non, on va le bâtir vraiment sur place. Pour moi, c’est une évidence désormais : dès qu’on peut limiter les transports aux trajets du matin et du soir, tout devient plus simple dans ce genre de situation. C’est un facteur qu’on n’aurait jamais pris en compte avant.

 

 

En complément

 

Anne-Sophie, travailleuse en Esat? : « Le premier confinement, c’était très dur »

 Anne-Sophie, travailleuse à l’Esat de Concarneau, revient sur une année 2020 marquée par la crise sanitaire.

 

Anne-Sophie est l’une des travailleuses de l’atelier couture de l’Esat de Concarneau. La jeune femme de 38 ans le dit sans fard : l’année écoulée n’a pas été des plus faciles pour elle. « Le premier confinement, je suis restée chez moi à Trégunc, où je vis avec ma mère. C’était très dur… », glisse-t-elle. Un temps qu’elle a néanmoins pu mettre à profit, en fabriquant ses propres masques, puis en les redistribuant gratuitement. « Une cinquantaine en tout ! », signale la Trégunoise.

Au déconfinement, en mai, Anne-Sophie a pu regagner son poste. « Ça m’a vraiment fait du bien, même si on n’était qu’en demi-journée ».

De cette crise, elle retient l’impact psychologique dû aux différents confinements. La peur de la maladie bien sûr, mais aussi de voir l’un de ses proches se faire contaminer. « J’étais très inquiète pour ma mère », dit celle qui travaille sur le site de Concarneau depuis deux ans.

 

« Représenter ses collègues, c’est important »

 

Mais il y a aussi des points plus positifs, à commencer par la solidarité déployée avec son équipe de travail. Élue depuis fin 2020 comme présidente du CVS (Conseil de vie sociale) de l’Esat de Concarneau, Anne-Sophie récolte les questions et les inquiétudes des travailleurs pour les retransmettre à sa direction. « Représenter ses collègues, c’est important, il ne faut pas les laisser pour compte », affirme Anne-Sophie.

Cette dernière attend désormais de pouvoir se faire vacciner. La campagne devrait prochainement être lancée dans l’établissement après un recensement des effectifs. « Se faire vacciner, c’est se protéger mais surtout, c’est protéger les autres », conclut-elle.

 

 


Kan ar Mor, un acteur majeur qui entre dans une nouvelle phase

Le Télégramme – Quimper – 31 mars 2021

 

Spécialisée dans le secteur médico-social et présente sur 29 sites en Sud-Finistère, Kan ar Mor vient de valider son projet jusqu’en 2025. En tirant des leçons de la crise sanitaire.

L’un des objectifs est pour Kan ar Mor de favoriser l’emploi de ses travailleurs par les entreprises. (Le Télégramme)

 

1 – Une entreprise à vocation sociale qui compte

 

D’abord, quelques chiffres : Kan ar Mor, ce sont 1 000 personnes accompagnées, 500 professionnels en CDI, 29 établissements et services présentes sur dix communes, d’Audierne à Carhaix en passant par Kernével. Le tout avec un budget annuel de 35 M€, et des investissements annuels d’environ 2 M€. « Tout ceci fait de nous un acteur qui compte sur le Sud-Finistère : avec notre taille, nous avons un rôle majeur, avec une responsabilité sociétale et économique », soutient le directeur général Sébastien Maillard. Il rappelle avec force que l’association est une entreprise à vocation sociale.

 

2 – L’éthique et l’implication des usagers

 

« Avons-nous pris les bonnes décisions dans l’urgence ? ». La question apparue lors du premier confinement a nourri la réflexion pour le nouveau projet associatif 2021-2025, qui s’est notamment appuyé sur l’avis des usagers. « Nous avons privé des personnes de sortie, interdit des visites de familles : sans doute est-il temps de créer un espace qui permette de regarder nos pratiques de côté, de façon neutre, avec un représentant des familles, des usagers et des salariés », expose Sébastien Maillard. L’implication des personnes accompagnées dans la vie des établissements va être renforcée.

 

3 – Accompagner l’évolution de la société

 

Beaucoup de responsables ont l’expression à la bouche : construire une société inclusive. « À force de l’entendre, le risque est que cela perde de son sens, alors qu’il faut accompagner avec force ce mouvement qui rapproche les personnes en situation de handicap du droit commun », lance le directeur général de Kan ar Mor. Qui affiche aussi des ambitions en termes de développement durable.

 

4 – Développer l’accompagnement des personnes âgées

 

Né en 1968 du besoin d’accompagner les enfants de Douarnenez ayant une déficience intellectuelle, Kan ar Mor s’est développée, ces dernières années, autour de l’autisme et les troubles psychiques. L’association gère aussi une résidence pour personnes âgées, le Golven, à Douarnenez. « Cela nous donne une expertise qui peut permettre de développer des actions dans l’accueil des personnes âgées avec les élus et les bailleurs sociaux », note Sébastien Maillard. L’idée, c’est de trouver des formules entre le « tout-Ehpad » et le maintien à domicile, à travers par exemple de l’habitat partagé.

 

5 – Les projets à venir

 

Ils ne manquent pas, avec la création sur Quimper de quinze places à domicile pour des personnes avec troubles envahissant du développement. Un pôle restauration va être créé sur le site de Carhaix, où l’Esat va être totalement rénové, comme le foyer Ty-Bos à Quimper. L’association poursuit son soutien aux « oubliés du Ségur », ce personnel des secteurs sociaux et médico-sociaux privés de prime. « Un enjeu pour l’attractivité de nos métiers », insiste Sébastien Maillard.

 

 


La différence de Malo, jeune autiste intolérant au masque, peine toujours à être acceptée

Le Télégramme – Douarnenez – 30 mars 2021

Il y a un peu moins d’un an, Le Télégramme exposait le combat des parents de Malo, jeune autiste intolérant au masque, pour faire accepter la particularité de leur fils. Quelques mois plus tard, malheureusement, les réflexions déplacées et les regards hostiles persistent à son égard.

Malo Kérouédan et ses parents, Isabelle et Bernard, en juillet dernier. (Le Télégramme/Rodolphe Pochet)

 

La scène se passe le samedi 20 mars dernier. Isabelle Kérouédan s’apprête à sortir d’une grande surface de Douarnenez en compagnie d’un de ses cinq enfants, Malo, jeune homme autiste de 24 ans. Ils sont alors vivement interpellés par deux employées du magasin. La raison : Malo, intolérant au masque, n’en porte pas. Il dispose bien d’une attestation médicale, signée par son médecin, qui lui permet de sortir non masqué de son domicile, pour travailler à l’Esat d’Ergué-Gabéric, se promener, ou aller au supermarché. « Malo est un garçon gourmand, qui aime aller dans les grandes surfaces pour choisir ce qu’il va manger. Moi, je n’aime pas ça mais je l’accompagne parce que c’est un rituel important pour lui », sourit sa mère.

« J’en étais presque aux larmes »

Ce samedi 20 mars, donc, elle présente l’attestation aux deux employées, en gage de bonne foi. Rien n’y fait : « Elles ont insisté, avec beaucoup d’agressivité, expliquant que c’était trop facile et que tout le monde pouvait faire la même chose. J’en étais presque aux larmes », enrage Isabelle Kérouédan. « J’ai cherché à parler au directeur mais je n’ai pas réussi. Tout ce que j’ai pu faire, c’est laisser un commentaire sur Internet pour exprimer ce que j’ai ressenti ».

Il y a un peu moins d’un an, les parents de Malo avaient raconté une première fois au Télégramme à quel point la situation était difficile à vivre pour leur fils. « Depuis, rien n’a bougé et, pire, porter un masque est en train de devenir normal. Malo ne comprend pas cette situation. Il a besoin de voir le visage des gens qui l’entourent, leurs expressions. Là, c’est comme s’il se promenait avec des fantômes autour de lui ».

 

« On peut avoir une bonne raison de ne pas porter le masque »

 

Isabelle Kérouédan l’assure, elle ne cherche pas « à faire pleurer dans les chaumières » en exposant cette histoire. « C’est fréquent que les gens nous demandent pourquoi Malo ne porte pas de masque. Quand on leur explique, ça se passe généralement bien », explique-t-elle. « Mais dans les magasins, c’est vraiment plus compliqué qu’ailleurs. Il n’y en a qu’un seul, au 8 à Huit du centre-ville, où on nous laisse rentrer sans poser de questions. Il faut que les gens comprennent que, si une personne dans la rue ou ailleurs ne porte pas de masque, c’est qu’elle a peut-être une bonne raison ». Elle aimerait d’ailleurs voir la mention « Sauf dérogation » apparaître sur les panneaux situés en entrée de ville, annonçant le port du masque comme obligatoire.

« C’est comme si toutes nos années d’efforts étaient mises à mal »

En attendant, Isabelle et Bernard Kérouédan, son mari, ont dû adapter leur quotidien pour permettre à leur fils de vivre le plus normalement possible. « Bernard, moi, et les frères et sœurs de Malo, nous nous relayons chaque jour pour le conduire à son boulot, à Ergué-Gabéric, puis le ramener à la maison. Il y allait en bus avant ». Quant aux sorties indispensables à l’équilibre de Malo, elles sont de plus en plus excentrées pour éviter les mines offusquées et les éventuelles remarques désagréables, les zones où le masque n’est pas obligatoire se faisant rares à Douarnenez. « On s’est battus pendant longtemps pour qu’il puisse tout faire comme tout le monde. Là, c’est comme si toutes nos années d’efforts étaient mises à mal ».

 


Journée du sport et du handicap  le handisport souffre de la crise du coronavirus

France Bleu Breizh IzelFinistère – 24 mars 2021 – Par Aurélie Lagain

Le handisport souffre de la crise sanitaire. Exemple ce mercredi dans le plus gros club de Bretagne, le club handisport Cornouaille de Quimper dans le Finistère.

 

Fauteuil handisport © Radio France – Nathanael Charbonnier

 

C’est aussi une passe difficile pour le handisport que cette crise sanitaire. En cette journée nationale du sport et du handicap ce mercredi, le club handisport Cornouaille Quimper fait les comptes : seules 20 % des disciplines sont maintenues.

 

Dérogations pour certains sports en intérieur

 

“On a réussi à maintenir le basket fauteuil. On a deux sections. C’est en intérieur mais on a le droit avec une dérogation du gouvernement”, explique Ivan Carval, le président de ce gros club qui compte 251 licenciés, premier club breton et 6e club français ! Des activités comme la sarbacane, le volley assis, l’école du sport des 6-15 ans… Mais avec un protocole sanitaire très strict : on doit tout nettoyer, le matériel, les points de contacts, les fauteuils, les poignées”.

 

Activités sport et nature

 

En extérieur, les activités sport et nature ont pu être maintenues : handbike, quadrix, randonnée.

Le club aimerait également développer après la crise sanitaire le parasurf et des week-ends sportifs en direction des filles. 

 


ENTRETIEN – Finistère – La crise sanitaire a accéléré les initiatives de l’association Kan Ar Mor

Ouest-France – Finistère – 19 mars 2021 – Recueilli par Timothy GAIGNOUX

Implantée dans le Finistère, l’association Kan Ar Mor, qui accompagne des adultes en situation de handicap et des personnes âgées, tire des enseignements de la crise de la Covid-19. Et dévoile son projet associatif d’ici à 2025.

Sébastien Maillard, directeur général et André Gueguen, président de l’association Kan Ar Mor. | Ouest-France

 

Créée en 1968, l’association Kan Ar Mor siège à Douarnenez (Finistère). Spécialisée dans le secteur médico-social, elle accueille des adultes en situation de handicap et des personnes âgées. Elle gère 29 établissements et services dans le Finistère. 1 000 personnes sont accompagnées quotidiennement et 500 professionnels en CDI y travaillent. Elle consolide un budget annuel de 35 millions d’euros. Entretien avec Sébastien Maillard, directeur général de l’association Kan Ar Mor et André Gueguen, président.

 

Quels enseignements tirez-vous de la crise sanitaire de la Covid-19 ?

La crise sanitaire a bousculé nos fonctionnements. Lors du premier confinement, les travaux avec les usagers, les familles et les professionnels ont été mis entre parenthèses. Néanmoins, elle a accéléré les initiatives, comme l’accès au numérique, où les usagers ont pu échanger avec leurs familles. Des animations ont été mises en place dans les établissements, dont la création d’un journal et d’un compte Facebook en interne.

 

En février, un nouveau projet associatif qui court jusqu’en 2025 a été approuvé. Quel est l’objectif ?

On est dans une démarche participative et inclusive où tous les acteurs s’associent à la réflexion de l’association et à ses ambitions. On a mis en place des groupes de travail en sollicitant les usagers. On leur a demandé de réfléchir aux projets qu’ils aimeraient voir naître via différents supports (film, exposition photo, etc.). Un comité de réflexion éthique se constitue aussi pour interroger nos pratiques.

 

Aujourd’hui, quels besoins identifiez-vous sur le territoire ?

Sur le Finistère, 150 jeunes adultes sont en situation d’amendement Creton, c’est-à-dire toujours en institut médico-éducatif car ils ne trouvent pas de place conforme à leur orientation. C’est dramatique pour eux mais aussi pour ceux qui attendent d’intégrer un IME. Certains jeunes ont un potentiel mais qui ne répond pas forcément aux contraintes de travail. Notre mission est de faciliter leur insertion professionnelle. Le temps d’accompagnement pose question. Un jeune en ESAT bénéficie d’un mois de stage. Cela ne suffit pas. Il faut imaginer avec les pouvoirs publics un autre dispositif.

 

Bien plus qu’une association, Kan Ar Mor est une entreprise sociale.

On est un acteur du territoire. L’association investit 2 millions d’euros chaque année dans des travaux. On a une responsabilité sociétale et environnementale. Dans nos activités de restauration, on limite le plastique et favorise le local. À titre d’exemple, notre cidrerie à Tromelin passera bientôt en bio. Depuis plusieurs années, nos espaces verts excluent les produits phytosanitaires.

 

Pour appliquer ce projet associatif, il faut néanmoins un personnel formé, motivé et correctement rémunéré…

Si demain on n’arrive pas à attirer des professionnels motivés et formés, à terme, c’est un risque pour l’accompagnement des usagers et les structures elles-mêmes. Depuis plusieurs mois, Kan Ar Mor est dans un collectif, qui rassemble des associations gestionnaires et trois organisations syndicales (CGT, Sud et CFDT). Il alerte sur le secteur médico-social qui semble parfois oublié par rapport au secteur hospitalier, alors qu’il représente près de 10 000 emplois dans le Finistère. Aujourd’hui, nos métiers sont reconnus, mais pas totalement financés par les pouvoir publics ce qui crée des inégalités de traitement.

 


Biathlon pour les jeunes de l’IME

Ouest-France – Briec – 20 mars 2021

 

Matthieu Hascoët, Holly Wilson et Tanguy Lebeul. | Ouest-France

 

C’est l’Association d’éducation sportive (AES) du Pays Glazik qui a organisé cette journée, mercredi 17 mars.

 

Tous les participants sont licenciés à la Fédération Française de sport adapté (sport pour des personnes en situation de handicap mental et/ou psychique). Habituellement, les manifestations sportives rassemblent les jeunes sportifs des différentes associations de sport adapté du Finistère.

Malgré cela, L’AES Pays Glazik a fait le choix, en octobre, en conseil d’administration de maintenir son activité et de continuer de proposer des journées de sport adapté uniquement pour ses sportifs afin de poursuivre la dynamique de l’association et dans le respect des règles sanitaires.

L’idée est de proposer un parcours de trottinette de 500 mètres au sein de l’IME avec deux espaces de tir à l’arc. L’objectif : planter le plus vite possible deux flèches pour pouvoir reprendre la trottinette et poursuivre le parcours.

Le matin, les sportifs sont passés chacun leur tour sur le parcours en mode « contre-la-montre ». Au vu des temps du matin, des séries ont été proposées l’après-midi pour des courses en ligne (trois sportifs en même temps sur le parcours).

L’intérêt de cette journée est de proposer à ces sportifs un lieu de pratique. À l’issue de la journée, les deux sportifs ayant marqué le plus de points au classement général ont été récompensés par des lots (1er, Tanguy Lebeul ; 2e, Matthieu Hascoët ; 3e, Fabien Le Torrec ; vainqueure féminine, Holly Wilson)

Un set de tir à l’arc (cible plus arc et flèches) a été remis aux vainqueurs du classement général. Un casque de vélo au second.

 

 


Le restaurant de l’Esat se lance dans la vente à emporter

Le Télégramme – Carhaix – 16 mars 2021

Depuis lundi midi, le nouveau restaurant de l’Esat Kan Ar Mor, à Carhaix, s’est lancé dans la vente de plats à emporter pour le grand public. En attendant, dès que possible, l’ouverture de son self…

Dans la cuisine imposante du nouveau restaurant de l’Esat, rue Malik-Oussekine, dans la zone d’activité économique de Pont-Herbot à Carhaix, le nettoyage des locaux allait bon train, lundi 15 mars au matin, avant la préparation des plats du jour. (JNP)

 

En novembre 2020, nous vous avions donné un aperçu de l’intérieur des locaux flambant neufs du nouveau restaurant de l’Esat Kan Ar Mor, rue Malik-Oussekine, dans la zone d’activité économique de Pont-Herbot à Carhaix. En guise de clin d’œil aux fameux restaurants solidaires « Café joyeux », qui emploient des personnes majoritairement atteintes de trisomie 21 ou de troubles cognitifs, l’Esat a choisi de donner à son nouveau restaurant le nom de « Laouen » (joyeux, en breton). Une équipe de 21 ouvriers, accompagnés par quatre moniteurs, y officie chaque jour. « Laouen rassemble sur un même site les équipes qui œuvraient précédemment aux Quatre-Vents, pour la restauration collective, et à Ti-Ar-Vro, dans le restaurant ouvert au public », indique Marie-Laure Gutton, directrice de l’Esat.

 

Un nouveau client

En réalité, le restaurant a déjà pu tester, ces derniers temps, son service de vente à emporter en fournissant des repas au personnel d’Enedis, grâce à une convention signée avec cette entreprise. Depuis lundi 15 mars 2021, ce service est aussi ouvert à la population. « Nous avons voulu prendre notre temps avant d’ouvrir cette activité au grand public car nous avons aussi commencé, fin février, à assurer la restauration du foyer de vie Kan Ar Mor de Pleyben en liaison froide, ce qui représente 80 repas par jour ». Un volume qui est venu s’ajouter aux 350 repas fournis aux écoles, dont la production a été transférée dans le nouvel équipement en janvier, et auquel s’ajouteront plus tard les repas pris au self.

Tout est opérationnel. Il ne manque que la peinture et la signalétique, qui devraient être finalisées dans les prochaines semaines

 

Renouer avec la clientèle

Pour la directrice, le lancement de la vente à emporter est avant tout « l’occasion de renouer avec la clientèle et de permettre au public de découvrir les nouveaux locaux ». Bien entendu, l’ouverture du self au public se fera dès qu’il sera de nouveau possible au public de déjeuner sur place. Le nouveau restaurant pourra accueillir jusqu’à cent personnes, une capacité doublée par rapport à Ti Ar Vro. « Actuellement, « Laouen », qui a aussi la fonction de restaurant d’entreprise, accueille, depuis décembre dernier, à déjeuner, les ouvriers de l’Esat. Mais l’équipe est plus que jamais dans les starting-blocks pour la phase suivante : « Nous attendons de connaître les conditions dans lesquelles nous pourrons accueillir du public. Tout est opérationnel. Il ne manque que la peinture et la signalétique, qui devraient être finalisées dans les prochaines semaines », ajoute la responsable.

 Concernant la vente à emporter, Marie-Laure Gutton insiste sur l’importance de réserver en amont, dès 10h00 le matin. « Cela permet aux équipes de s’organiser, et aussi de garder les plats au chaud », souligne-t-elle. Les plats sont à retirer au restaurant à partir de 12h00.

 

Peu après 10h00, lundi matin, les ouvriers de l’Esat commençaient la mise en rayon des produits sur le comptoir du self. (JNP)

 

Pratique : Tous les midis, des plats du jour, chauds ou à réchauffer, sont proposés. Deux formules seront au menu. La première à 10 € (plat du jour + dessert + boisson) ; la seconde à 12,50 € (entrée + plat du jour + dessert + boisson). Du lundi au vendredi de 12h00 à 13h30. Renseignements et réservation avant 10h00 au 02 98 99 35 39.

 

 


25 sportifs de l’IME de Briec participeront à un biathlon adapté le 17 mars 21

Le Télégramme – Briec – 11 mars 2021

 

Quelques jeunes sportifs de l’AES Pays Glazik de l’IME Les Genêts d’Or de Briec.

 

L’association sportive de l’IME Les Genêts d’Or de Briec, l’AES Pays Glazik, organise, mercredi 17 mars, un challenge biathlon pour ses 25 sportifs, tous licenciés à la Fédération française de sport adapté (sport pour des personnes en situation de handicap mental et/ou psychique).

Les jeunes sportifs se verront proposer un défi en trottinette de 500 mètres, sur le site de l’IME, avec deux espaces de tir à l’arc, un parcours en mode « contre la montre » et des courses en ligne (3 sportifs en simultané).

 

Quelques jeunes sportifs de l’AES Pays Glazik de l’IME Les Genêts d’Or de Briec.

 

L’objectif, pour chacun d’eux, ce sera de gagner des points grâce à ses performances. À l’issue de la journée, les deux sportifs ayant marqué le plus de points au classement général seront récompensés par des lots. Les trois meilleures sportives se mesureront également lors d’une finale féminine, avec récompense pour la victorieuse.

Du fait du contexte sanitaire, cet événement ne pourra pas accueillir de public extérieur à l’IME.

 

Pratique : Mail : aespaysglazik@gmail.com

 


Résidence Leuriou : un projet d’habitat inclusif d’ici 2024

Le Télégramme – Quimperlé – 5 mars 2021

 

À Quimperlé, seniors, jeunes travailleurs et personnes en situation de handicap cohabiteront dans ce projet d’habitat inclusif et intergénérationnel financé par la Ville et Finistère Habitat.

Le projet d’habitat inclusif comporte 24 logements qui seront attribués à des personnes âgées, des jeunes travailleurs et des personnes en situation de handicap. (Esquisse Chambaud Architectes)

 

1 – Un projet d’habitat inclusif de 24 logements

 

Le projet d’habitat partagé de l’îlot Leuriou avance. Le permis de construire devrait être déposé ce mois-ci. Cette résidence comportera 24 logements : six à destination de personnes en situation de handicap, six pour des jeunes travailleurs, six pour des personnes âgées. Les six autres seront attribués selon la procédure classique d’attribution d’un logement social. Les logements iront du T1 au T3.

La maîtrise d’ouvrage a été confiée à Finistère Habitat qui sera le bailleur social. Les associations partenaires, l’Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapés) et la PEP (Pupilles de l’enseignement public), et la Ville avec le CCAS attribueront certains de ces logements.

Le projet d’habitat inclusif comporte 24 logements qui seront attribués à des personnes âgées, des jeunes travailleurs et des personnes en situation de handicap. (Esquisse Chambaud Architectes)

 

Initialement, cette résidence était prévue pour des personnes âgées. « L’analyse des besoins sociaux montrait aussi des besoins sur le territoire pour les personnes handicapés et les jeunes », explique Marie Madeleine Bergot, adjointe au maire chargée de la solidarité. Chacun des résidents bénéficiera d’un accompagnement selon ses besoins.

 

2 – Des loyers modérés

 

Le montant des loyers sera défini « en adéquation avec les revenus des habitants », précise Marie-Madeleine Bergot. Ces loyers modérés permettront aux futurs habitants, qui toucheront l’Allocation aux adultes handicapés, une faible pension de retraite ou encore un salaire d’apprenti, d’avoir un reste à vivre « convenable ».

Le projet d’habitat inclusif comporte 24 logements qui seront attribués à des personnes âgées, des jeunes travailleurs et des personnes en situation de handicap. (Esquisse Chambaud Architectes)

 

3 – Espaces partagés et projet social

 

En plus des logements individuels, la laverie et les espaces de stationnement, la résidence comprendra plusieurs lieux partagés. Le projet prévoit une salle associative, au rez-de-chaussée de l’un des bâtiments. Elle servira à créer du lien entre les résidents, avec des animations communes et l’intervention d’associations de la ville. Dans les espaces verts, un jardin potager partagé sera créé.

Deux fois par an, un conseil de la vie sociale réunira des locataires, les partenaires et des associations pour décider de projets communs.

Le 8, rue Leuriou sera démoli pour y construire l’un des bâtiments de la résidence intergénérationnelle. (Le Télégramme/Pauline Le Morlec)

 

4 – Emménagement en 2024

 

Les premiers travaux, ceux de déconstruction du bâti existant, devraient démarrer fin 2021. À commencer, par la « dent creuse » du 15 rue de Mellac, où sera située l’entrée du bâtiment pour les jeunes travailleurs. L’ancien espace commercial rue Leuriou, en friche « depuis au moins vingt-cinq ans », selon Michel Forget, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, sera démoli pour laisser place à l’autre entrée de la résidence.

Le lancement des travaux de construction serait pour 2022. Coût des travaux : plus de 2,6 millions d’euros, financés par Finistère Habitat et la Ville, aux moyens de subventions. Ils devraient se terminer au second semestre 2023, ou maximum fin 2024.

 

 


Les résidents du foyer des Vergers exposent leurs créations

Le Télégramme –  Concarneau – 20 février 2021

 

Christine, Maryvonne, Brigitte, Martial, Philippe, Gérard, Pascal et Loïc ( il manque Frédéric sur la photo ), exposent leurs créations au sein de la résidence.

 

Depuis octobre, Anne Barré, qui anime des ateliers d’arts plastiques au sein de l’association Grafita Color, intervient au sein de la résidence des Papillons Blancs 29, les Vergers, pour donner des cours à huit résidents.

« Auparavant, les ateliers avaient lieu à la balise, en partenariat avec Kerbalise, explique Anne Barré. Mais, depuis la covid-19, des mesures sanitaires sont très strictes. Je me rends à la résidence deux fois par mois et dédouble le groupe. On travaille dans une pièce à part, notre îlot de tranquillité ».

 

Quarante créations exposées

 

La résidence de vie des Vergers ne propose plus vraiment d’activités. « Comme on ne sait jamais si on va être reconfinés ou non, je privilégie les choses à réaliser en une seule séance. Cela demande beaucoup plus de concentration et de précision et le résultat est bluffant. Ils utilisent toutes les techniques possibles. Chaque production a une personnalité géniale et, en même temps, toutes les réalisations forment un tout ».

 

Les artistes ont décidé d’exposer leurs œuvres dans la résidence. L’exposition n’est hélas pas ouverte au public mais les autres résidents, et ceux qui travaillent dans la résidence, peuvent admirer les quarante créations.

 


La Vaillante va être rénovée pour La Ferme de Tobie

Le Télégramme – Fouesnant – 11 février 2021

 

La Ferme de Tobie devrait bientôt disposer de locaux plus adaptés à ses actions de soutien aux familles ayant un enfant avec handicap. Un bâtiment de l’ancienne colonie de vacances La Vaillante, à Fouesnant, va être rénové par la commune pour accueillir l’association.

 

Les bénévoles de la Ferme de Tobie ont déjà rénové un corps de ferme à Gouesnac’h.

 

La municipalité de Fouesnant a annoncé, mardi, lors de la présentation de son budget, vouloir rénover un bâtiment de l’ancienne colonie de vacances La Vaillante, acquis en 2019. Un projet estimé à 500 000 € HT, qui devrait profiter à l’association La Ferme de Tobie, heureuse de s’installer du côté de Penfoulic.

 

Le Petit Chêne, un projet d’accueil temporaire

 

Depuis sa création en 2014, l’association a pour objectif de soutenir, d’écouter, d’aider les familles et les enfants concernés par tout type de handicap. « Les membres de La Ferme de Tobie cherchent à apporter une réponse adaptée à chaque situation grâce à des aides concrètes : accompagnement au moment de l’annonce du handicap, groupes d’échanges, gardes d’enfants, mise à disposition d’un hébergement pour les familles, mise en lien avec des personnes ressources », explique le maire, Roger Le Goff. En 2020, quinze familles ont été accompagnées régulièrement par les 60 membres bénévoles. Douze enfants étaient porteurs d’autisme, trois de trisomie 21.

Depuis 2017, l’association porte un projet d’accueil temporaire pour enfants avec tout type de handicap, baptisé « Le Petit Chêne ». Avec la rénovation de La Vaillante, la municipalité entend donc l’aider à mener à bien ce projet en lui offrant, contre un loyer raisonnable, un lieu d’accueil à la hauteur de ses ambitions. Le Petit Chêne a ainsi pour vocation d’accompagner 100 à 150 familles d’enfant avec handicap par an avec différents modes de répit : un accueil en structure de taille familiale (deux maisons de six enfants), un accueil dans les familles de l’association sous forme d’un parrainage, un accueil au domicile de l’enfant, des séjours de vacances pour les familles.

 

270 m² de surface habitable

 

L’opération de travaux devra répondre aux besoins exprimés par l’association et consistera à rénover intégralement ce bâtiment construit en 1982 en mettant l’accent sur la rénovation énergétique. La construction d’une extension sur la partie nord de l’existant est également prévue pour une surface totale habitable de 270 m² environ.

 


60 travailleurs et encadrants s’impliquent aux Papillons blancs 29

Le Télégramme – Ergué-Gabéric – 11 février 2021

 

À Croas Spern, à Ergué-Gabéric, les Papillons Blancs 29 emploient 60 travailleurs en situation de handicap et encadrants. Ils s’impliquent dans trois ateliers : blanchisserie, espaces verts et scierie.

 

Au papillons blancs à Croas Spern, l’équipe espaces verts regroupent 6 travailleurs composent l’équipe des espaces verts.

« La nouvelle marque Esatco de l’association des Papillons Blancs donnera une meilleure visibilité commerciale aux ateliers de l’Esat pour décrocher de nouveaux marchés », précise Gilles Colin, le responsable d’ateliers sur les Esat Cornouaille, la Lande et du Pays bigouden.

À Croas Spern, les Papillons Blancs emploient 60 travailleurs en situation de handicap et encadrants. Avec ses 26 travailleurs, la blanchisserie traitait jusqu’alors 600 kg de linge par jour. Après travaux, elle est en capacité d’en traiter 150 kg supplémentaires. Deux camions sur les routes, réception, triage, lavage, séchage, pliage, étiquetage et livraison font le quotidien d’une équipe bien rodée au service des professionnels et des particuliers.

 

Les 26 travailleurs de la blanchisserie traitent 600Kg de linges traités au quotidien. La blanchisserie est en capacité d’en traiter 150 de plus.

 

Six jardiniers aux espaces verts

 

Du côté de la cellule dédiée aux espaces verts, « nous intervenons toute l’année auprès des professionnels et des particuliers sous forme de contrats annuels d’entretien », décrit Patrick Carlhant, l’animateur qui encadre 6 jardiniers. Débroussaillage, petit élagage, broyage des végétaux, tontes, les jardiniers interviennent à la demande.

 

Douze travailleurs à la scierie

 

À l’atelier scierie, la production de planches calibrées destinées à la fabrication de palettes surprend par la parfaite organisation orchestrée par Loïc Dos Santos, le moniteur responsable des 12 travailleurs. Chacun sa place, chacun son rôle, le billon de bois brut passe de machine en machine et les planches sont prêtes pour rejoindre l’atelier de l’Entreprise adaptée ADGAP, à Quimper, puis les palettes seront vendues aux professionnels. Il faut 2 m3 de billon pour fabriquer 1m3 de planches. Les résidus sont transformés en sciure pour l’agriculture ou deviendront des granulés pour le chauffage.

 

A la scierie l’organisation du travail pour fabriquer les planches est bien organisée.

 

« Chaque jour les travailleurs en situation de handicap que nous employons nous étonnent par leur capacité d’adaptation. Courageux, généreux, leur volonté de se surpasser est dans leur ADN », émettent, de concert, Gilles Colin, Patrick Carlhant et Loïc Dos Santos.

 


Le projet de « halte répit » à Clohars-Carnoët est lancé

Le Télégramme – Clohars-Carnoët – 27 janvier 2021

 

Marie Guyomar, adjointe à l’action sociale a retrouvé d’autres élues et des cloharsiennes intéressées par le projet

 

Le besoin d’une « halte répit » à destination des aidants de personnes handicapées est réel. Un projet se met en place à Clohars-Carnoët.

Samedi, toutes les personnes intéressées par le bel et ambitieux projet de « halte répit » porté par Marie Guyomar, adjointe à l’action sociale, se sont retrouvées à l’Espace solidaire. Laurent Manchon de Riec, président des Aidants Familiaux du Finistère, était également présent. Le constat est simple : « les personnes aidantes doivent être aidées ».

Un lieu, non médicalisé et non thérapeutique, est donc en projet, dans la commune, pour les personnes adultes en situation de handicap physique ou mental ou souffrant de troubles de la mémoire, afin de libérer les aidants qui ont besoin de souffler. La structure ne proposera pas de repas.

Avant de monter le projet cloharsien, un contact a été pris avec la structure de Pornichet (44), Au temps pour moi.

Ce lieu d’accueil propose un temps d’activité qui favorise la vie sociale et relationnelle de la personne et permet de libérer l’aidant un moment.

Samedi, les participants se sont partagé les tâches : évaluer les besoins, créer une association, affiner le projet.

Si elle voit le jour, cette halte répit serait la première sur le pays de Quimperlé.

 

Pratique : marie.guyomar@clohars-carnoet.fr

 

 


Distro en Baie espère se tenir du 14 au 18 septembre 2021

Le Télégramme – Douarnenez – 25 janvier 2021

(Le Télégramme/Rodolphe Pochet)

 

Contrainte d’annuler son rendez-vous en 2020, l’association Optimiste 29 annonce l’organisation de son événement solidaire Distro en Baie du 14 au 18 septembre 2021.

Ces journées permettent à des personnes en situation de handicap ou non de profiter d’un moment de détente sur l’eau.

Un « teaser » vidéo qui l’annonce circule sur les réseaux sociaux.

L’association accueille le public lors de permanences tous les jeudis de 14h00 à 17h00, à la capitainerie du Port-Rhu.

 

 


Osmose lance un accueil de jour tourné vers la nature pour personnes en situation de handicap à Spézet

Le Télégramme – Spézet – 22 janvier 2021

 

Créer un accueil de jour sans hébergement, à Spézet, pour personnes en situation de handicap, tel est le projet porté par l’association Osmose, créée en 2016.

de gauche à droite, Camille Poupon, Jean-Luc Briand, Sarah Montuelle, porteurs et acteurs du projet, avec André Cozic qui accueillera la structure dans son jardin

 

L’association Osmose a été créée en 2016, à Trégourez, par Camille Poupon et Jean-Luc Briand, qui se sont rencontrés alors qu’ils travaillaient à l’IME (institut médico-éducatif) de Carhaix. Au départ, ils avaient l’idée de retour à la nature, de vie collective, de ferme pédagogique, bref, un lieu d’accueil et d’échange et d’accueil rêvé dans un but social pour des personnes handicapées. Ils ont commencé à travailler sur cette idée, retapant un bâtiment mis à disposition par Jean-Luc Briand. Mais ils se sont rapidement aperçus que les normes draconiennes imposées pour un hébergement spécialisé ne leur permettraient pas de mener leur projet à bien. Ils se sont tournés vers de l’accueil de jour sans hébergement.

 

Projet soutenu par le département

 

Constatant que ce type d’accueil était très recherché, les personnes handicapées n’ayant que peu de choix d’activités, les deux entrepreneurs ont répondu à l’appel à projets du conseil départemental, qui les soutient et garantira un apport financier régulier, ainsi qu’un accompagnement. En attente de l’agrément, Camille Poupon et Jean-Luc Briand ont contacté André Cozic, propriétaire du jardin botanique des Montagnes Noires, à Spézet, qui accueille déjà le projet de l’association Ker Al Levenez, qui s’est montré intéressé pour accueillir ce centre de loisirs, mais aussi de stages d’insertion un peu particuliers et entièrement tournés vers des activités en rapport avec la nature, avec une médiation animale.

 

Osmose a embauché Sarah Montuelle, aide-soignante éducatrice, qui a travaillé longtemps avec des personnes en situation de handicap, pour la gestion et l’animation du groupe de douze personnes maximum, qui seront accueillies six jours sur sept, dans le parc et les serres, supports des activités. Ces personnes peuvent être accueillies individuellement ou en groupes constitués d’IME, institutions, avec des conventions et des journées payées par différentes structures sur le principe du tiers payant. À terme, deux autres emplois seront créés.

 

Pratique : Renseignements : tél. 06 10 24 75 36.

 

 


L’art de Pont-Aven exposé aux jeunes de l’IME des Primevères

Le Télégramme – Concarneau – 22 janvier 2021

Treize jeunes de l’IME des Primevères, à Concarneau, ont observé, mardi matin, des reproductions d’œuvres de la collection du Musée de Pont-Aven, puis ont participé à un atelier de mise en pratique.

Cécile Le Phuez, médiatrice culturelle aux musées de CCA, décrypte l’œuvre « Deux têtes de Bretonnes », réalisé par Paul Gauguin en 1894. (Le Télégramme/Samuel Oberman)

 

Faute de pouvoir se déplacer au musée, le musée vient à eux. Mardi matin, treize adolescents et jeunes majeurs en situation de handicap de l’IME (Institut médico-éducatif) des Primevères, à Concarneau, ont pris part, dans les locaux de l’institut, à une animation culturelle, en partenariat avec le Musée de Pont-Aven. L’exposition itinérante, « Le Musée éphémère », qui compte quinze reproductions de tableaux du musée, fait escale dans l’institut du 14 janvier au 30 mars 2021.

La visite est animée par Cécile Le Phuez. Pendant près d’une heure, la médiatrice culturelle aux musées de CCA prend le temps de raconter l’histoire derrière quelques-uns des tableaux, les techniques de peinture employées et a demandé aux jeunes les sensations qu’elles leur procurent. « Le Bois d’amour à Pont-Aven » de la peintre danoise Marie Luplau, « Les Feux de la Saint-Jean à Loctudy » de Maurice Denis ou encore « Le Bois d’amour » de Fernando Daucho figurent parmi les reproductions exposées.

Les jeunes tentent de reproduire au pastel un des tableaux de l’exposition. À gauche, Ethan recopie « Le Bois d’amour » de Fernando Daucho. (Le Télégramme/Samuel Oberman)

 

Favoriser le développement de leur créativité

 

Les jeunes ont ensuite tenté de reproduire l’œuvre qui les a le plus séduits. Pastel vert et crayon à la main, Ethan, 17 ans, s’applique à dessiner « Le Bois d’amour », de Fernando Daucho. « J’ai choisi ce tableau parce que les arbres et les herbes, je trouve ça super joli », justifie le jeune homme de l’IME. « Normalement les enfants se rendent au musée pour ce genre d’ateliers », regrette Régine Le Philippe, responsable de service à l’IME & Sessad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) des Primevères. Les musées ne connaissent pas encore leur date de réouverture, en raison du contexte sanitaire.

 Pour Sophie Bourgeolet, enseignante à l’IME des Primevères auprès des 14-19 ans, ce genre d’animation favorise le développement de leur créativité. « Ça leur apporte aussi des choses sur l’histoire, sur notre environnement proche mais aussi sur la technique utilisée par les peintres », ajoute-t-elle. L’enseignante compte prendre cette séance comme point de départ pour de futurs ateliers, à partir des œuvres et des techniques qui leur ont plu.

 

 L’Institut accueille aujourd’hui 45 jeunes atteints de déficience intellectuelle. L’établissement ouvrira ses portes au public pour l’exposition le 10 février et le 24 mars, entre 14h00 et 17h00. Réservation obligatoire par groupe de huit personnes.

 

 


Laouen, nouveau resto joyeux de l’Esat Kan Ar Mor à Carhaix

Le Télégramme – Carhaix – 24 novembre 2020

 

Un nouveau bâtiment spacieux et lumineux regroupera bientôt les deux activités du pôle restauration, à savoir le restaurant ouvert au public (jusqu’ici situé à Ti ar Vro) et l’atelier de production de repas (actuellement situé rue des Quatre-Vents). (Le Télégramme / Jean-Noël Potin)

 

C’est une petite révolution que s’apprête à vivre l’Esat Kan Ar Mor de Carhaix. D’ici peu, les activités du Pôle restauration seront toutes regroupées dans un bâtiment flambant neuf que nous avons pu visiter.

 

Il y a un peu plus d’un an, en octobre, était inauguré le chantier du nouveau Pôle restauration de l’Esat Kan Ar Mor. Les travaux (dont le coût global s’élève à 1,5 M€) avaient réellement débuté dès mars 2019. Le chantier devait être complété pour juillet 2020, mais la pandémie a occasionné son arrêt durant deux mois. « Au moment du déconfinement, la reprise s’est faite par étapes, car il a fallu faire du zonage dans le bâtiment pour permettre la cohabitation des entreprises », explique Marie-Laure Gutton, directrice de l’Esat. Pourtant, tout se déroulait selon les plans et les entreprises, toutes locales, ont repris dès que c’était possible ».

 

420 repas par jour

 

Le bâtiment spacieux et lumineux qui regroupera bientôt les deux activités du pôle restauration, à savoir le restaurant ouvert au public (jusqu’ici situé à Ti Ar Vro) et l’atelier de production de repas (actuellement situé dans le bâtiment du foyer, rue des Quatre-Vents, et qui se révélait particulièrement exigu). Ce dernier dessert les écoles carhaisiennes en liaison chaude et prépare aussi les repas du personnel de l’Esat, soit 420 repas par jour. « Nous faisions face à la nécessité de centraliser les ressources pour les optimiser, l’objectif étant aussi en premier lieu d’améliorer les conditions de travail », assure Marie-Laure Gutton. C’est un projet dans lequel les ouvriers se projettent bien. Ils se disent contents d’avoir un bel équipement ».

 

Clin d’œil

 

Le self-service, qui sera ouvert au grand public, a été baptisé « Laouen » (joyeux en breton). Il servira aussi aux repas de l’Esat. Il n’y aura pas de service à table, « mais on a voulu maintenir un lien entre les ouvriers et la clientèle. Il nous paraissait important de le conserver ». « La salle permettra d’accueillir 76 personnes en simultané », indique Marie-Laure Gutton. « Le choix de l’appeler Laouen est un clin d’œil aux cafés joyeux ouverts à Rennes et en Ile-de-France, dont les équipes sont aussi constituées de personnes en situation de handicap ». Outre la grande salle dévolue au self, l’équipement comprendra aussi une salle de réunion d’environ 40 m² pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Celle-ci sera proposée à la location ou mise à la disposition des personnes prenant leur déjeuner au self le midi.

 

Vente à emporter dès janvier

 

La direction de l’Esat étant tributaire des directives gouvernementales pour l’ouverture du restaurant, aucune date n’est encore annoncée pour l’ouverture au public. Il est toutefois prévu que les repas de l’Esat puissent être préparés à partir du 14 décembre. « En attendant l’ouverture, nous envisageons la mise en place d’un service de vente à emporter dès janvier. On se doit de prévoir et d’anticiper un éventuel troisième confinement », explique-t-elle. La préparation des repas pour les écoles devrait reprendre dès janvier.

 

Quatre encadrants

 

Pour compléter l’encadrement du pôle restauration, une personne supplémentaire a été embauchée en CDI, ce qui porte à quatre le nombre total des encadrants. Le self compte par ailleurs une vingtaine d’ouvriers en situation de handicap, qui ne travaillent pas tous à temps plein. Parallèlement, l’Esat a obtenu cinq places supplémentaires d’ouvriers. Une partie d’entre eux sera affectée à la restauration.

 

Challenge

 

Ce projet, qui engage l’association sur ses fonds propres, représente, selon la directrice de l’Esat, « un vrai challenge économique pour les années qui viennent », ajoute-t-elle. Déjà, plusieurs nouveaux clients sont pressentis, à l’image du foyer de vie de Pleyben. Malgré le changement de site, la directrice se dit persuadée qu’une partie de la clientèle de Ti Ar Vro les suivra. « Beaucoup de clients venaient déjà en voiture », souligne-t-elle. L’idée est aussi de toucher les entreprises auxquelles sont proposées des facilités de facturation.

 

 


Le drive bois de chauffage de l’Esat de Kergonan marche du feu de dieu

Le Télégramme – Quimper  – 20 novembre 2020

Alain Moal, responsable des ateliers de l’Esat : « Une commande par téléphone et la marchandise est préparée. Nous apportons une aide au chargement du bois ». (Le Télégramme/Thierry Charpentier)

 

En drive ou livré à domicile, le bois de chauffage de l’Esat de Kergonan séduit de plus en plus de particuliers. « Il représente un tiers de nos ventes », évalue Alain Moal, responsable des ateliers de cet Esat implanté au Petit-Guélen. Sur ce site, 70 travailleurs handicapés se répartissent entre les activités espaces verts, ateliers de sous traitance aux entreprises et coupe de bois de chauffage.

 

Une quinzaine de personnes, encadrées par deux moniteurs, est dévolue à ce dernier atelier qui a décollé en 2019 avec la mise en service d’une nouvelle ligne de conditionnement. L’activité ne cesse de grandir. Elle séduit des grossistes, des restaurants et des magasins de bricolage, mais surtout les particuliers, qui représentent 70 % du volume vendu. Ces derniers sont séduits par le drive mais aussi par la possibilité d’être livré en vrac ou rangé, dans des proportions qui leur convient (un box, soit 1,20 m3; deux box voire un tiers de box, soit 0,40 m3 pour les gens qui ont peu de place. « Nous sommes membre de l’association Bretagne Bois Bûche. Le bois provient à 50 % de la Bretagne, et du centre de la France pour l’autre moitié », reprend Alain Moal qui s’enorgueillit ainsi de soutenir toute une filière et de voir les travailleurs handicapés livrer en toute autonomie chez les clients.

 

Pratique :

Le drive est ouvert du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h00 (à 15h00 le vendredi). Esat de Kergonan, ZI du Petit-Guélen, 1, rue Fanch-Bégot à Quimper.

 


Reconfinement. Les accueils de jour et établissements pour personnes handicapées restent ouverts

Ouest-France avec AFP – 30 octobre 2020

 

Le droit de visite sera aussi maintenu, encadré et sur rendez-vous. Ce n’était pas le cas lors du premier confinement.

La résidence Keriguy gérée par Kan Ar Mor est un foyer Unité de Vie Extérieur pour personnes en situation de handicap travaillant en ESAT (ou retraités) – Crée en 1968, l’association spécialisée dans le secteur du médico-social, accueille des personnes adultes en situation de handicap mental, handicap psychique et des personnes âgées. | Yves-Marie Quemener/Ouest-France

 

L’ensemble des établissements et services médico-sociaux pour enfants et adultes handicapés, ainsi que les services d’aide par le travail, resteront ouverts pendant le deuxième confinement, a annoncé vendredi le secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées.

Au printemps, lors du premier confinement, les externats et accueils de jour avaient été fermés par mesure de précaution et quelque 30 000 adultes et 60 000 enfants avaient été privés de leur structure.

Pour le secrétariat d’État, il s’agit pendant les prochaines semaines de garantir aux personnes handicapées la continuité de l’accueil et des soins qu’elles connaissaient jusqu’à présent.

Les règles sanitaires seront renforcées avec un protocole qui sera publié prochainement, a-t-il été précisé dans un communiqué.

Les internats, où vivent près de 270 000 personnes en situation de handicap, étaient restés ouverts mais les visites de proches avaient été interdites.

Comme pour les Ehpad, le droit des visites sera cette fois maintenu mais encadré et sur rendez-vous.

Les personnes qui vivent en structures pourront également rentrer chez elles le week-end, si aucun cas de Covid-19 avéré n’est présent dans l’établissement ou la famille.

 

Plusieurs aides mises en place

 

Les établissements et services d’aide par le travail (Esat) ainsi que les entreprises adaptées (EA) restent également ouverts, sauf s’ils sont concernés par les règles de fermeture administrative, notamment pour le secteur de la restauration.

Comme lors du premier confinement, les personnes handicapées et leurs aidants pourront bénéficier d’une dérogation leur permettant des déplacements de plus d’une heure par jour.

La dérogation pour port du masque, pour ceux qui ne sont pas en capacité de le porter, est également maintenue sur présentation d’un certificat médical.

Le numéro vert lancé au printemps pour épauler les personnes handicapées et leurs familles rencontrant des difficultés lors du confinement (0 800 360 360) reste également disponible, a-t-on ajouté de même source.