Le secteur de l’économie sociale et solidaire demande à être écouté

Ouest-France –Landerneau – 22 novembre 2021

 

Ce lundi, le collectif employeurs salariés du secteur de l’Économie Sociale et Solidaire du Finistère a réuni aux côtés de la CFDT, CGT et FO, plus de 150 personnes face à la permanence de la députée Melchior. Il demande des revalorisations salariales et des embauches.

 

Plus de 150 personnes du collectif employeurs salariés de l’Économie Sociale et Solidaire demandent à être entendues. |

Ouest-France

 

Ils sont calmes mais crient leur colère face à la situation actuelle des métiers de l’économie sociale et solidaire, à savoir toutes les professions du social et médico-social.

 

Ce lundi 22 novembre, à 10h30, plus de 150 personnels ont rejoint l’appel à mobilisation lancé par le collectif des employeurs et salariés du secteur. À Landerneau comme dans onze permanences parlementaires du Finistère une motion d’encouragement, avec pour objectif de s’engager sur la revalorisation salariale des salariés du secteur social et médico-social, mais aussi apporter des réponses aux tensions actuelles en matière de recrutement sur le secteur d’activité et au manque d’attractivité sur ses métiers, a été remise à Graziella Melchior, députée de la 5e circonscription qui a reçu une délégation du collectif.

 

Une crise sans précédent

 

Avec la même détermination les représentants de Don Bosco, des Genêts d’Or, des Papillons Blancs, d’Amadeus Aides et Soins, de la Fondation de Plouescat déclarent le secteur social et médico-social est confronté à une situation de crise sans précédent. En effet, la faiblesse des salaires au sein de notre secteur se traduit actuellement par des difficultés de recrutement jamais connues jusqu’alors. Celles-ci remettent en cause notre capacité à assurer la mission d’intérêt général qui nous est confiée. Nous ne trouvons plus de personnels, face aux démissions causées par le manque de sens dans le travail, les rémunérations trop faibles, les recrutements sont en grande tension. Les personnes partent vers d’autres secteurs d’activité.

 

Aux Genêts d’Or qui compte des Esat (Établissement et service d’aide par le travail) et des foyers de vie, nous recrutons deux éducateurs spécialisés et trois postes en médico-social. Sans ces postes, on a mis en attente des accueils. Ce qui pose problème aux familles. On doit fermer des ateliers pour redistribuer le personnel sur leur cœur de métier, mais les ateliers sont essentiels en Esat. Sur le Finistère, plus de 1 000 personnes sont en liste d’attente d’accueil.

 

Même discours chez Amadeus. On a besoin de recruter dix postes d’aides à domicile entre Landerneau et Daoulas. Résultat, on a une liste d’attente. On doit sélectionner les interventions nécessaires, des autres interventions. Et la période des vacances de Noël arrive ça va être très compliqué sans remplaçant.

 

4 300 signatures sur la pétition

 

À ce jour, 4 300 signatures ont été apposées sur la pétition du collectif indique Jean-Paul Nicolas, le président d’Amadeus qui, avec Patrick Causeur, le directeur pointe la crise Covid n’a fait qu’accentuer la situation déjà fragile.

 

Le manque de considération, les salaires faibles, les heures de travail de week-end et de nuit pèsent sur des personnels usés, fatigués et démoralisés par manque de reconnaissance alerte la CGT. Tous affirment la situation dramatique car on ne répond plus aux besoins de la population ». Tous soulèvent aussi le problème du Ségur qui n’a pas été appliqué en totalité car pas de financement. Résultat, il y a une sectorisation des professions, des inégalités. Ceux payés par l’Agence Régionale de Santé ont eu la prime, ceux payés par le Conseil Départemental ne sont pas éligibles, ce n’est pas admissible.

 

Don Bosco recrute aussi dans un secteur qui à ce jour n’attire plus. La CFDT réclame de la considération. Des engagements forts pour tous les personnels du secteur.

 

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150 personnels du social et du médico-social manifestent

Le Télégramme –Landerneau – 23 novembre 2021

 

Ce lundi, à Landerneau, 150 personnels du social et du médico-social ont manifesté pour réclamer des revalorisations salariales et, plus généralement, une reconnaissance de leurs métiers.

 

Après les différentes prises de parole, la députée Graziella Melchior a reçu une délégation du collectif employeurs/salariés à sa permanence. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

Certes, les revendications ne sont pas nouvelles et font régulièrement l’actualité depuis plus d’un an. Tanguy Jouan, représentant CGT à l’association Don Bosco, estime même « qu’il n’y a pas eu de hausse des salaires dans le social et le médico-social depuis vingt ans ». Mais, avec l’apparition de la crise sanitaire liée à la covid-19, la situation est devenue encore plus tendue. À tel point que, depuis, et ce n’est pas si fréquent, un collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire s’est constitué.

 

C’est ce dernier qui, ce lundi, a appelé à un nouveau rassemblement devant la permanence de la députée Graziella Melchior, à Landerneau. Côté employeurs, on retrouvait là des représentants de l’UES Mescoat (Don Bosco), d’Amadeus Aide et Soins, de la Fondation de Plouescat, des Genêts d’Or (foyer Laborit de Loperhet) et des Papillons Blancs. À leurs côtés, les salariés se sont réunis sous les bannières de la CGT, de la CFDT et de Sud. En tout, ce sont 150 personnes qui ont bravé la pluie pour redire leur colère.

 

Tension dans les équipes

 

Outre l’absence de revalorisation des salaires, le mécontentement porte aussi sur la prime du Ségur. « Au sein de notre secteur, certains personnels dépendent de l’ARS (Agence régionale de santé) et touchent la prime. Ceux qui sont sous la tutelle du conseil départemental ne l’auront pas. Ainsi, au sein de la même équipe d’un même établissement, et à qualification égale, certains toucheront la prime tandis que d’autres, non », poursuit Tanguy Jouan.

 

Penons l’exemple d’un foyer de vie dans lequel sont hébergés des adultes en situation de handicap. Les personnels orientés « soins », aides-soignants et infirmiers notamment, dépendent de l’ARS et sont concernés par le Ségur. Les salariés qui œuvrent davantage dans le domaine de l’accompagnement éducatif (moniteurs, éducateurs, aide médico-psychologique, accompagnant éducatif et social) ne le sont pas. On imagine les tensions que la situation peut engendrer. « On fragilise ainsi des salariés dont le travail consiste déjà à s’occuper de personnes elles-mêmes fragiles », s’indigne Tanguy Jouan.

 

Au-delà des salaires et primes, c’est un secteur en mal de reconnaissance qui a manifesté ce lundi. Un manque de reconnaissance qui se traduit aussi par de gros problèmes de recrutement et des difficultés à trouver des remplaçants.

 

Les manifestants du secteur social et médico-social se sont réunis devant la permanence de la députée Graziella Melchior. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

4 300 signatures en ligne

 

Vers 11h00, Graziella Melchior a reçu une délégation du collectif employeurs/syndicats qui lui a remis une motion d’encouragement à l’attention des parlementaires. Un texte qui reprend les principales revendications et qui, dans le Finistère, totalise actuellement 4 300 signatures en ligne.

 

 


L’association Don Bosco tire le signal d’alarme

Le Télégramme – Landerneau – 20 novembre 2021 – Laurent Aquilo

 

Aux côtés des salariés du secteur médico-social, la direction de l’association Don Bosco, basée à Landerneau, tire le signal d’alarme au sujet d’un secteur très fragilisé.

 

Anthony Quéguineur et Michel Jézéquel, de l’association Don Bosco, s’alertent de la fragilisation du secteur médico-social. (Le Télégramme/Laurent Aquilo)

 

Ils seront présents lundi avec les salariés de l’association devant les permanences des parlementaires finistériens pour leur remettre une « motion d’encouragement ». Parce que les avancées existent depuis quelques semaines mais que la situation du secteur relève cependant toujours de l’urgence. « On a même créé un service social avec une assistante sociale, pour accompagner du personnel en difficulté », relève Michel Jézéquel, le directeur général de l’association Don Bosco, qui emploie, dans les secteurs de l’insertion, du handicap et de la protection de l’enfance, 1 500 personnes (1 100 équivalent temps plein), dont 500 sur le bassin landernéen.

 

Depuis longtemps, les difficultés couvaient, mais la crise sanitaire a accentué la précarité de nombreux professionnels du secteur médico-social, confrontés à des temps partiels et des horaires atypiques. Par-dessus cela, le Ségur de la santé, en réservant dans un premier temps les hausses de salaires au seul secteur hospitalier, a engendré un fort sentiment d’inégalité et de déclassement.

 

Situations inéquitables

 

Certes, des avancées ont été obtenues concernant les établissements financés par l’État et certaines catégories de salariés dans les Ehpad. « Mais une grande part des travailleurs du secteur social et médico-social en sont toujours exclus, explique Anthony Quéguineur, directeur général adjoint, et on se retrouve avec des cas où, au sein de la même équipe, des gens à qualification équivalente ne se retrouvent pas dans la même situation ».

 

Pour l’instant, malgré les tensions sur le recrutement, des arrêts plus fréquents et quelques départs, l’association Don Bosco maintient l’ensemble de ses services ouverts, « au prix de certaines réorganisations ». Mais si la solidité de l’institution landernéenne, qui a essaimé sa toile sur tout le Finistère Nord, semble la mettre à l’abri des tangages actuels, « ce n’est pas le cas partout. Et s’il n’y a pas une grande politique massive de reconnaissance du secteur, il y aura des fermetures de service », prévient Michel Jézéquel, qui n’avait jamais connu une telle situation de tension en quarante ans de fonction.

 

Garants du bon fonctionnement

 

C’est pourquoi, comme l’ensemble de ses confrères des directions des établissements médico-sociaux du secteur, il n’a pas hésité à joindre un mouvement où se retrouvent également les principales centrales syndicales. « On y est chacun avec nos intérêts propres, mais en tant qu’employeur, il nous paraît essentiel que les professionnels soient revalorisés. On est les garants de la bonne organisation et du bon fonctionnement des services ». Pour cela, les professionnels du secteur médico-social attendent une mobilisation générale de l’opinion publique.

 

C’est le sens de leur action devant les parlementaires sur un sujet dont l’enjeu ne fera que croître avec le vieillissement de la population. « On a parfois l’impression que les responsables politiques ne prennent pas la mesure du problème », reconnaît Michel Jézéquel, qui espère que la mobilisation de lundi permettra d’amener un nouveau pas en avant sur le sujet. C’est le sens de la « motion d’encouragement » qui sera remise aux parlementaires lundi. Pour ne pas faire baisser la pression.

 

 


Un nouveau titre pour travailler en établissement médico-social

Ouest-France – Landerneau – 7 novembre 2021

 

Un nouveau parcours d’un an, sous forme de contrat d’alternance, forme aux activités essentielles d’un agent en établissement médico-social (EMS). Une formation qui donne, enfin, un niveau de qualification pour les agents de service.

Un nouveau titre professionnel pour les agents de service médico-social, va voir le jour à Landerneau. Une formation proposée par l’Ifso qui accorde une reconnaissance à ce métier et qui le revalorise. | Archives/ pPhoto d’illustration

 

Un nouveau titre

 

Après un retard d’un an en raison de la crise sanitaire, le titre d’ASMS (Agent de service médico-social), va enfin voir le jour. Il a été créé par le ministère du Travail en 2020 afin d’apporter une reconnaissance au métier d’agent de service. Le CFA de l’Institut de formation santé de l’Ouest propose un parcours d’un an pour être formé à trois activités essentielles : la réalisation du nettoyage et du bio nettoyage des locaux, la contribution aux prestations du service hôtelier, et l’accompagnement du résident dans les gestes de la vie quotidienne.

 

Montée en compétence

 

La pénurie de personnels de soins et d’accompagnement a généré des tâches supplémentaires aux agents de service. La formation va permettre à la fois d’acquérir progressivement la bonne posture relationnelle et les compétences exigées dans le référentiel, mais aussi aider à confirmer l’appétence des agents à travailler auprès de personnes âgées ou handicapées.

 

Un niveau de qualification

 

Le titre d’Agent de Service Médico-Social (ASMS) va aussi intéresser les employeurs désireux d’attirer des demandeurs d’emploi parfois non qualifiés, en leur proposant un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation (accessible au-delà de 30 ans) menant vers un titre en douze mois. L’Ifso a fait le choix de proposer 406 heures en centre de formation réparties sur 1 à 2 jours fixes par semaine afin de s’intégrer au mieux dans les plannings des équipes. Cette formation permet également aux employeurs de qualifier des personnels non-diplômés et déjà en activité au moyen du contrat Pro-A peu connu. Sans oublier la Validation des acquis de l’expérience, autre moyen de permettre à des salariés expérimentés d’obtenir un titre de niveau 3.

 

Porte d’entrée vers l’emploi

 

Pour les particuliers intéressés, l’inscription de ce titre est finançable via le compte Formation. Cette formation offre un premier pallier certifiant à des personnes ne se sentant pas en capacité d’intégrer directement une formation aide-soignant. Une poursuite d’étude future sera tout à fait possible pour les titulaires de ce titre.

 

Rentrée le 6 décembre 2021

 

Le centre de formation IFSO de Landerneau, se prépare à accueillir les premières promotions dès le 6 décembre 2021.

Les candidats intéressés peuvent obtenir plus de renseignements et retirer un dossier d’inscription via le site http://www.ifso-asso.org/recherche.php. Tel : 02 98 21 55 60.

 


Le Café des aidants fait sa rentrée sur le secteur Landerneau-Daoulas

Le Télégramme – Daoulas – 8 septembre 2021

Les deux animatrices ont tenu un stand sur le marché de Daoulas pour expliquer l’objectif du Café des aidants.

 

C’est aussi la rentrée pour le Café des aidants de Landerneau-Daoulas, dont l’objectif est de soutenir psychologiquement ceux qui accompagnent au quotidien un proche âgé, malade ou handicapé.

 

Dimanche 5 septembre 2021, au marché de Daoulas, Jessica Favre-Templé, animatrice sociale et Justine Mazé, assistante sociale au Centre local d’information et de coordination gérontologique (Clic), ont informé le public. Quel que soit leur rôle (nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, soutien psychologique, communication, activités domestiques), ces aidants restent souvent dans l’ombre. Et dans certains cas de dépendance les plus lourds, l’aide est même exclusivement apportée par les proches.

Des permanences et conférences se tiennent assez régulièrement à la Cimenterie, à Landerneau. Jeudi 7 octobre, il sera évoqué la façon d’éviter l’isolement social.

 

Pratique : Contact et inscription au 02 98 85 99 08 ou clic@ccpld.bzh

 


La collecte solidaire de bouchons des enfants de l’IME de Kerlaouen

Le Télégramme – Landerneau – 15 juillet 2021

 

À Landerneau, des enfants de l’IME de Kerlaouen collectent des bouchons au profit de l’association Handi’Chiens Bretagne.

Les bouchons collectés à l’IME de Kerlaouen seront acheminés au Portugal pour y être recyclés. (Photo IME Kerlaouen)

 

Depuis quelques années, l’IME (Institut médico-éducatif) de Kerlaouen (association Don Bosco), à Landerneau, mène des activités de tri sélectif et de récupération de divers matériaux. Actuellement, les enfants du groupe Diaphir récupèrent les bouchons de liège. Pour cela, ils vont à la rencontre des autres jeunes et des professionnels dans les différents services.

Les bouchons sont ensuite déposés dans un commerce de Guipavas, « La cave du coin » qui les stocke jusqu’à ce que Samuel Morvan vienne les récupérer. Ce dernier tient une page Facebook (sametgraff), où l’on peut découvrir les actions qu’il mène avec son chien d’assistance.

 

Direction le Portugal

 

Les bouchons sont ensuite expédiés par camion à Bordeaux (33) où ils sont pesés pour que soit chiffré le montant qui sera reversé à l’association Handi’Chiens Bretagne qui éduque et remet gratuitement des chiens d’assistance à des personnes en situation de handicap. Quant aux bouchons, ils sont envoyés au Portugal dans une usine de recyclage pour faire des objets en liège.

 

 


Clowne Coquette présente Rémi, son orgue de Barbarie

Le Télégramme – Landerneau – 29 juin 2021

Clowne Coquette a présenté son nouveau compagnon de facétie poétique, mercredi dernier, à l’IME de Kerlaouen. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Comme promis, Audrey Garnier-Petton, alias Clowne Coquette, a entamé sa tournée de présentation locale de son nouveau compagnon. Son prénom ? Rémi. Son orgue de Barbarie : « Pour do, ré, mi, pardi ! » L’instrument a été spécialement fabriqué pour l’artiste saint-divyenne, grâce, notamment, à la contribution en ligne de généreux donateurs.

 Habituée à toucher les âmes des résidents de maisons de retraite ou d’instituts d’accueils de personnes handicapées avec ses facéties cash, Clowne Coquette a choisi l’IME Kerdelune (Kerlaouen) pour cadre de grande première. Mercredi dernier, au milieu du cloître de l’ancien couvent des Ursulines rempli de jeunes résidents, d’accompagnateurs professionnels et de soleil, l’artiste, son orgue et la danseuse crozonnaise Bénédicte Pierrefeu, ont donné corps à la mécanique de l’émotion partagée.

 

 


Trois futurs ingénieurs fabriquent des paravents pour l’association Lud’Autisme

Le Télégramme  – Landerneau – 5 juin 2021

 

Des paravents à destination des autistes pour favoriser une meilleure concentration, Voilà l’innovation de trois élèves ingénieurs de l’Enib. Jeudi, ils les ont apportés à l’association Lud’Autisme.

 

Les trois étudiants avec les responsables de l’association Lud’Autisme, jeudi soir lors de la remise des paravents.

 

Erwan Huygue, Romain Leclerre et Maxime Soulaimana sont des étudiants de l’École nationale d’ingénieurs de Brest (Enib). Ils ont choisi comme thème d’un projet à mener dans leur cursus scolaire celui de l’autisme. Un choix qui n’a rien de personnel pour les trois camarades, âgés de 20 ans. « Aucun de nous ne connaît dans son entourage une personne souffrant de ses troubles neurologiques. Nous avons juste été sensibilisés en regardant le film « Hors Normes », évoquant le quotidien de deux jeunes dans ce monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. On s’est alors dit que nous pourrions essayer d’apporter notre modeste contribution à l’amélioration du bien-être de ses personnes », expliquent les futurs ingénieurs.

 

« Que des jeunes qui ne sont pas concernés par le handicap prennent l’initiative de construire un projet autour de l’autisme, c’est une démarche très, très forte, méritant d’être soutenue et prise en exemple ».

 

Améliorer la vie des jeunes avec de nouveaux équipements

 

Ils ont alors pris contact avec Asperansa et Lud’Autisme, les deux associations sur l’autisme les plus engagées sur la région brestoise. À Landerneau, siège de Lud’Autisme, ils ont rencontré et écouté Cindy Defontaine, la présidente, et Sandrine Toccanier-Gandrille, l’une des vice-présidentes, présenter la matériathèque, installée à la Maison des familles de la MPT. Ici, on prête des jeux adaptés aux enfants présentant des difficultés d’apprentissage et d’autonomie. Mais toujours avec l’esprit d’améliorer la vie de ses jeunes par de nouveaux équipements.

 

« C’est une démarche très, très forte »

 

« Ces échanges nous ont permis de mieux connaître l’environnement et les différents types d’autisme. Ça a été pour nous une vraie ouverture dans un monde que nous ne connaissions pas du tout. Et, après réflexion, notre projet a été bâti sur la construction de paravents, des modules favorisant une meilleure concentration », expliquent les élèves ingénieurs venus, jeudi, livrer leurs réalisations composées de quatre paravents, trois petits et un plus grand.

Les responsables de Lud’Autisme n’avaient pas de mots assez forts en guise de remerciement. « Que des jeunes qui ne sont pas concernés par le handicap prennent l’initiative de construire un projet autour de l’autisme, c’est une démarche très, très forte, méritant d’être soutenue et prise en exemple ».

 

 


 

LANDERNEAU – BREST – LAVERUNE (34)

Nous avons la tristesse de vous annoncer de décès de

 

Sylvie ELLEOUET

A l’âge de 44 ans.

De la part de ses parents, Jean et Monique Elleouet;

Ses frères et sœurs, Karine et Michel Cos Elleouet, Jean-Phillippe et Sophie Elleouet Angebault;

Ses neveux et nièces, Ninon, Martin, Eliot, Lili, Balthazar, Suzanne et Athénais;

Sa grand-mère, Lydia Molina;

Toute la famille et ses amis.

 

Un hommage lui sera rendu jeudi 18 mars à 16h30 à la salle de cérémonie de Saint-Ernel à Landerneau, dans le respect des consignes sanitaires.

 

Sylvie repose au centre funéraire de Saint-Ernel à Landerneau. Visites de 14h00 à 17h30.

La famille remercie l’association Don Bosco et tout particulièrement le foyer de Stergann pour leur dévouement et leur gentillesse.

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

PFCA, Landerneau. Tél 02.98.21.60.94

 


La tablette de Manuel continuera de servir à l IEM Kerdelune de Landerneau

Le Télégramme – Landerneau – 11 février 2021

Les résidents, salariés et familles de l’IEM Kerdelune continueront d’utiliser la tablette de synthèse vocale de Manuel et d’entretenir le souvenir de leur camarade.

 

À la pointe des évolutions au foyer des Pâquerettes (Dirinon) qu’il a rejoint à l’âge de 5 ans, Manuel, privé de l’usage de la parole par son handicap moteur, a été précurseur dans l’expérimentation des nouvelles technologies assurant la communication non verbale. Il a, par exemple, été l’un des premiers à utiliser un système de synthèse vocale qui permet l’élaboration de messages sonores à partir de l’agencement de pictogrammes.

 

Tablette de nouvelle génération

 

Il innovait encore l’année dernière en acquérant du matériel de nouvelle génération, de la taille d’une tablette, qui permet la synthèse vocale mais aussi de se connecter à Internet et de contrôler l’environnement à distance (domotique). Hélas, le jeune homme, une vingtaine d’années, n’en a pas longtemps profité. En mars 2020, il cédait son dernier souffle.

 

Souvenir prolongé

 

Mais sa famille a voulu que le matériel serve à d’autres. Elle vient donc d’en faire don à l’IEM (Institut d’éducation motrice) de Kerdelune (mutualité 29-56), en présence de l’association argolaise Manu et Lydie, qui avait soutenu l’achat.

Les jeunes résidents de l’établissement médico-social landernéen feront bon usage de ce support d’apprentissage. Ce sera aussi un vecteur de prolongation d’affectueux souvenirs pour tous les camarades et salariés qui ont échangé avec Manuel et sa joie de vivre.

 


Élève autiste : les personnels éducatifs du lycée de l’Elorn à Landerneau soutiennent la direction

Le Télégramme – Landerneau – 4 février 2021

 

Les représentants des personnels éducatifs élus au conseil d’administration du lycée de l’Elorn réagissent à l’article publié le 1er février dans nos colonnes (*) relatant les difficultés d’intégration d’un élève autiste intolérant au port du masque de protection sanitaire.

(Le Télégramme / Yann Le Gall)

 

« Nous tenons à affirmer que la direction de l’établissement et les personnels ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition afin d’intégrer au mieux l’élève autiste, avec troubles du comportement, scolarisé en CAP ébénisterie. Élève autorisé par le tribunal administratif à suivre uniquement les cours d’enseignement général », expliquent les représentants de la communauté éducative du lycée public landernéen.

« Tout a été fait pour que les choses se passent au mieux pour cet élève en situation de handicap, ainsi que pour les autres élèves de la classe. Il ne faut pas les oublier. Nous accueillons chaque année des élèves autistes dans l’établissement (douze cette année, NDLR). La publication de l’article a suscité une certaine indignation chez les personnels, dont certains ont eux-mêmes des enfants autistes ».

 

« Le problème vient du Ministère »

 

Par ailleurs, les représentants du conseil d’administration tiennent aussi « à affirmer (leur) soutien à la direction quant aux mesures prises, afin d’assurer la sécurité sanitaire de toutes les personnes fréquentant l’établissement ».

« Nous comprenons l’inquiétude de certains parents, mais il faut qu’ils soient conscients que le plus important, sur le plan humain, est la santé de tous et, sur le plan pédagogique, l’acquisition des méthodologies nécessaires au niveau supérieur. Pour nous, le problème vient du ministère de l’Éducation nationale qui, depuis bientôt un an, fait comme si les élèves avaient une scolarité normale et qui a donc décidé de maintenir les programmes déjà très lourds de la réforme en l’état, sans aucun allégement ».

Ils concluent : « La direction du lycée de l’Elorn et l’ensemble des personnels font le maximum pour veiller à l’intérêt des élèves. C’est parfois difficile quand nous apprenons les décisions nous concernant, comme tout à chacun, par conférences télévisées ».

 

 

(*) L’article paru le 1er février en première page du cahier des locales du pays de Brest l’a été par erreur. Il ne s’agissait pas de la version définitive, celle qui apporte des précisions supplémentaires sur la situation. Cette version complète est, en revanche, parue sur le site letelegramme.fr

 


Le médico-social finistérien attend toujours de la considération pour ses salariés

Le Télégramme – Landerneau – 2 février 2021

 

Constitué pendant la pandémie, le collectif finistérien d’associations et syndicats du médico-social réclame un meilleur soin salarial pour ses 8 500 collaborateurs, « exclus du Ségur ».

Anne-Marie Le Bris (ADMR des deux Abers), Joël Goron (Les Genêts d’Or), Mickaël Le Rest (Les Genêts d’Or), Michel Jézéquel (Don Bosco), Loïc Marchand (CGT), Hervé Le Gall (AS Domicile) et Bernez Rannou (Don Bosco) ont relayé les revendications du collectif d’assos et syndicats du sociale et médico-social, lundi, au siège de Don Bosco, à Landerneau. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Fin juin 2020, 24 associations et trois syndicats finistériens du social et du médico-social se réunissaient, au Family, à Landerneau, pour fonder un collectif inédit. La première vague de la Covid passée, il s’agissait d’obtenir des pouvoirs publics des marques de considération pour les missions accomplies par les aides soignants et aides à domicile employés par ces structures, chez les habitants, notamment isolés, pendant la crise sanitaire.

Huit mois après, alors que l’on parle d’une troisième vague et de reconfinement, le collectif (8 500 salariés, 38 000 personnes de tous âges accompagnées au quotidien), auquel se sont jointes deux nouvelles structures, dont une du Morbihan (association Gabriel-Deshayes d’Auray), n’a pas abandonné le terrain des revendications.

 

« Toujours pas reconnu à sa juste valeur »

 

« La mobilisation se poursuit car le secteur social et médico-social ne bénéficie toujours pas de la reconnaissance de son importance à sa juste valeur », a de nouveau regretté Michel Jézéquel, directeur général de Don Bosco, lundi, au siège landernéen de l’association, qui accueillait des représentants du collectif.

Les salariés ont fini par toucher une prime, dans la continuité de celle accordée aux soignants engagés sur le front de l’épidémie. « Mais d’un montant variable d’une structure à l’autre », signale le Landernéen, rappelant qu’il avait déjà fallu se battre pour obtenir des protections sanitaires au début de la crise. « Aujourd’hui, nous devons encore nous mobiliser pour que nos salariés bénéficient des avancées du Ségur de la Santé ».

 

Douze ans pour un Smic

 

En l’occurrence, « 238 € bruts, soit 183 € d’augmentation par mois sur le salaire », précise Loïc Marchand, délégué CGT aux Papillons blancs. « C’est très bien que les agents de la fonction publique aient obtenu cette revalorisation. Nous demandons la même chose pour nos salariés car leurs activités sont similaires », insiste Hervé Le Gall, directeur d’AS domicile.

La question de la revalorisation des revenus reste primordiale pour soigner l’attractivité vers des métiers de l’aide à la personne, toujours en tension alors que la société actuelle en recherche de plus en plus. Or, comment recruter quand « il faut douze ans d’ancienneté à un accompagnant à domicile pour toucher un salaire supérieur au Smic » ? Au-delà de cette hausse de revenu réclamée, la problématique ne pourrait échapper à un examen dans le cadre de la loi Autonomie Grand Âge. « Déjà reportée trois fois depuis 2019. Il faut pourtant que le débat ait lieu ».

 

 

En complément

 

Le secteur médico-social finistérien prêt à manifester à Quimper en mai

 

Les parlementaires finistériens savent les attentes du collectif vis-à-vis de l’État. Les conseillers départementaux finistériens aussi. Tous ont reçu la lettre ouverte du collectif en date du 27 novembre 2020. Logique, État et Département se partagent l’essentiel du financement du secteur de l’aide et du soin à domicile. Ce qui, du reste, complique la mécanique d’homogénéisation des grilles salariales.

 

Salariés fatigués

 

Une fausse excuse, estime cependant Hervé Le Gall : « Peu importe le financeur, que le Département et l’État trouvent un consensus et arrêtent le ping-pong. La nécessité, c’est de revoir l’ensemble des rémunérations. Un problème sur la table depuis vingt ans », relève le directeur d’AS Domicile. « Aujourd’hui, les salariés sont fatigués, épuisés psychologiquement. On ressent du découragement », complète Anne-Marie Le Bris, directrice de l’ADMR des Deux-Abers.

 

Avec les familles dans la rue

 

Le collectif espère des progrès sur leur revendication en mars, à l’occasion d’une nouvelle rencontre avec les élus locaux et nationaux. « Didier Le Gac (député du Finistère) essaye de nous obtenir une rencontre avec Michel Laforcade (DG de l’Agence régionale de santé de Nouvelle Aquitaine, missionné par le gouvernement sur les métiers de l’autonomie) », indique Joël Goron, directeur général des Genêts d’Or.

Si aucune avancée n’intervient d’ici-là, une nouvelle réunion du comité, en avril, pourra décider d’organiser une manifestation, un samedi de mai, à Quimper. La CGT départementale avait déjà exprimé sa colère devant l’ARS de la préfecture finistérienne, en novembre. L’appel de mai prochain devrait rassembler « des salariés, des syndicats, des directions et des familles d’usagers. C’est un mouvement historique dans notre branche. Avec des ambitions régionales ».

  

(*) 26 associations du secteur (25 du Finistère, une du Morbihan) et trois syndicats (CGT, CFDT, Sud).

 

 


L’élève autiste en difficulté avec le masque ne reviendra pas au lycée de Landerneau

Le Télégramme – Landerneau – 26 janvier 2021

 

 

L’année scolaire de Léo (*) au lycée de l’Elorn de Landerneau s’arrête sans jamais avoir vraiment commencé. En cause, un masque que cet élève autiste ne supporte pas.

Le masque est obligatoire pour tous et partout au lycée de l’Elorn. Léo bénéficiait d’une dérogation médicale pour seulement l’enlever en classe. Cadre contraignant que ce jeune autiste déstabilisé par le port de ce tissu protecteur n’a pas intégré à 100 %. Après une exclusion disciplinaire, ses parents le retirent de l’établissement.

Après une année de seconde générale, Léo (*) a rejoint, en septembre, la première année de CAP ébénisterie du lycée de l’Elorn. La prévisite de son nouvel établissement renforce sa motivation d’intégration d’un apprentissage en milieu scolaire ordinaire. Léo, Brestois âgé de 16 ans, est suivi par un Service de soins à domicile (Sessad). Il souffre d’un trouble du spectre de l’autisme.

Ce qui se traduit, notamment, par un blocage sur le port du masque : « On a essayé de le lui faire accepter mais il ne le garde pas plus de dix minutes. Le port du masque accapare 100 % de son attention. Il ne peut se mobiliser sur rien d’autre », explique son père. Impossible, par exemple, de suivre un cours.

 

Certificat médical

La direction du lycée est avisée par les parents de cette difficulté contraire au règlement imposant le port du masque dans un établissement scolaire. On veut laisser sa chance au jeune, suivi par une AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap). Mais dès la première semaine, l’élève se retrouve éloigné du lycée pour avoir enlevé la protection.

La situation s’arrange grâce à un certificat médical. L’élève peut enlever son masque en classe, dans le respect d’une distance physique de 2 m, avec des arrivées et départs différés de ceux de ses 20 camarades. « Dans cette classe, dans ce lycée (1 600 élèves, 200 adultes), il y a des personnes à risques (sanitaires). Il faut en tenir compte », explique Thierry Lapalme, le proviseur.

 

Tribunal administratif

Comme ailleurs, la flambée de contamination du coronavirus, en octobre, pousse à durcir les protocoles. Le port du masque devient obligatoire partout et pour tous au lycée de l’Elorn. Encore un changement. Léo a du mal à l’intégrer. Il subit une seconde interdiction d’accès à l’établissement. Ses parents saisissent le tribunal administratif. Ce dernier leur donne raison. Léo peut de nouveau ôter son masque, une fois installé à sa table de cours.

 

4 h 30 de cours

Le jugement, rendu le 27 novembre, demande également à la direction du lycée landernéen « de définir, en concertation avec les parents, l’emploi du temps adapté à la situation et aux besoins » de Léo. L’équipe de suivi de scolarisation propose un nouvel emploi du temps de 4 h 30, trois jours par semaine, en demi groupe. « Nous avons mis en place des solutions. Nous sommes dans le dialogue avec les parents depuis juillet 2020 (uniquement par écrit) », fait valoir Thierry Lapalme.

Quoi qu’il en soit, le couple brestois ne cache pas sa surprise, en écho à celle de leur fils, lorsque celui-ci découvre du ruban adhésif jaune et noir étiré au sol autour de sa table de classe, à la rentrée de janvier. Procédé destiné à délimiter son périmètre de mobilité. Il outrepasse. La classe est évacuée.

 

Sans masque dans un cours non prévu

Les autres cours (sans ruban adhésif au sol) se déroulent normalement. Jusqu’à celle du jeudi 14 janvier. Après une heure d’enseignement général inscrite dans son planning, il suit ses camarades en cours de technologie appliquée, pas prévu dans son emploi du temps puisque cet élève en ébénisterie n’a plus accès à l’atelier. « Il se déplace dans le lycée sans masque et se rend à un cours où il n’est pas censé être. Je lui ai demandé de sortir », relate le proviseur.

 

« C’était à l’institution de s’adapter, pas l’inverse »

L’incident déclenche une exclusion disciplinaire de trois jours. Elle prenait fin vendredi dernier. Mais Léo n’est toujours pas revenu en cours, ce mardi. Le chemin de l’Elorn s’est éloigné : « Nous avons envie d’arrêter. Ça lui plaisait vraiment mais comme cette formation d’ébénisterie ne marche pas, nous allons en chercher une autre pour l’année prochaine et des terrains de stage en attendant », indique le parent d’élève, gardant l’espoir d’aider son fils de 16 ans à rebondir.

« Il se sent meurtri par cette situation. Cette histoire de masque, c’est vraiment absurde. Il existe pourtant un décret de possibilité de dérogation concernant les élèves suivis par la MDPH. C’était à l’institution de s’adapter, pas l’inverse », maintient toujours le père de famille.

 

(*) prénom d’emprunt.

 

 


Une unité Covid dédiée à Dirinon

Le Télégramme – Finistère – Dirinon – 25 janvier 2021

Depuis mi-janvier, les personnes handicapées du Finistère et contaminées par la covid-19 peuvent se confiner dans une structure dédiée.

Une unité Covid pour les personnes en situation de handicap

 

Reportage d’Antoine Richard pour Tébéo-TébéSud.

https://www.tebeo.bzh/videod/q03mxl3

 

C’est une structure unique dans le Finistère qui a ouvert mi-janvier à Dirinon. En ce moment, le domaine de Kérivin spécialisé dans la location de salles pour des réceptions accueille une quinzaine de personnes en situation de handicap et contaminées par la covid-19.

Cette unité dédiée doit rester ouverte jusqu’au 3 mars. Elle est gérée par l’association des Papillons Blancs 29, ainsi que par l’ARS.

 


La Saint Divyenne clowne Coquette a reçu son orgue de barbarie

Le Télégramme – Landerneau – 18 janvier 2021

L’orgue est parvenu vendredi au service pédiatrique de l’hôpital de Morlaix. La Saint-Divyenne Audrey Garnier-Petton, alias clowne Coquette, a hâte de partager son bonheur en public. (Photo Nelly Désouches)

 

« Il est né en néonat’», savoure Audrey Garnier-Petton. C’est au service de pédiatrie de l’hôpital de Morlaix que l’animatrice a fait ses premiers pas sur son orgue de barbarie flambant neuf, vendredi dernier. L’instrument siéra à merveille au personnage de clowne Coquette, campé par la Saint-Divyenne dans ses interventions détonantes en Ehpad, foyer pour handicapés et autres structures médico-sociales.

 

144 facilitateurs de rêve

 

Avec l’espoir de présenter au plus vite ce vecteur supplémentaire d’échange avec ce public. Quand l’épidémie cessera d’imposer son fatigant bémol. En attendant, Audrey adresse ses couplets de remerciements aux 144 « facilitateurs de rêve ». Ils ont réuni 5 000 € sur la plate-forme participative guipavasienne Kengo. La somme nécessaire à la réalisation financière de ce beau projet d’orgue, baptisé « résonner les cœurs hors les murs ».

 

 


Les collégiens Ulis de Saint-Sébastien accueillent des animaux en séances de médiation

Le Télégramme – Landerneau – 15 janvier 2021

 

Six étudiants de l’Ites de Brest partagent le champ de la médiation animale avec les collégiens Ulis de Saint-Sébastien (Landerneau). Avec Neptune et ses potes, le courant passe vraiment bien.

L’infatigable Neptune a capté la balle et l’attention des collégiens de l’Ulis de Saint-Sébastien. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Une agitation bien singulière occupait le couloir du bâtiment administratif historique du collège « Saint-Sé », à Landerneau, mardi après-midi. Un petit chien courait vivement derrière une balle lancée par des élèves mesurant leur talent au bowling sur de petites quilles alignées. Ce sympathique et tout à fait tolérable chahut a été instauré par six étudiants de l’Institut de formation au travail éducatif et social (Ites) de Brest.

« Dans le cadre de notre formation, nous menons un projet autour de la médiation animale dans une classe d’élèves en situation de handicaps et en difficultés d’apprentissage scolaire », renseigne Gabrielle, étudiante en deuxième année d’éducation spécialisée.

 

« Les animaux ne jugent pas »

 

Saint-Sébastien a accepté d’ouvrir ses portes. En l’occurrence, celles de l’unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis). L’enseignante des douze collégiens, Lydie Levray, n’a pas hésité quand les étudiants l’ont approchée : « Je connais la médiation animale. C’est une relation tellement différente de celle à l’humain. Là, les enfants n’ont pas peur de s’exprimer. Les animaux ne portent pas de jugement ».

Renée Guéguéniat, infirmière spécialisée en médiation animale qui intervenait à la séance, confirme l’effet désinhibant. Et d’autres bonus : « Chez les jeunes, le rapport avec l’animal peut entraîner de l’apaisement, de la concentration, retirer la tension mise par l’école et les parents. Il amène le concept de respect du vivant, des différences. Mais il faut une médiation régulière pour obtenir des résultats. Dans le cas de cette intervention à Saint-Sébastien, il s’agit d’initiation dans un but récréatif », précise la Saint-Thonanaise.

 

Menez-Meur, Refuge animalier

 

En tout cas, cela fait mouche. Que ce soit dans la direction du chien Neptune à la poursuite de la balle, le nourrissage et le toilettage de ses copains lapin nain et cochon d’Inde, les douze collégiens de l’Ulis se sont appliqués. Une excursion au Domaine de Menez-Meur, à Hanvec, puis un détour par le Refuge animalier du Pays de Landerneau apparaissent dans la suite du programme. Un goûter final donnera une dernière occasion aux jeunes, aux étudiants, aux encadrants et à Neptune l’occasion d’échanger sur cette belle expérience.

 


Diwall, le masque identitaire et solidaire

Le Télégramme – Landerneau – 14 janvier 2021

 

Le masque de protection « Diwall » expose les valeurs bretonnes. Dont la solidarité, illustrée par une opération au centre E.Leclerc de Landerneau en faveur de Don Bosco.

De gauche à droite : Jean-Luc Kermarrec, Gaëlle Kermarrec, Patrick Cassin (Leclerc), Bernez Rannou, Françoise Rivier (Don Bosco), Joël Gourmelon et Serge Avetand (Protect’me), réunis par le fil de la solidarité locale dans l’opération Diwall. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Entreprise « créée sans aide publique », comme le signale son fondateur, Joël Gourmelon, dans une partie du bâtiment CAP Stream de Mescoden (Ploudaniel), la discrète Protect’me a été la première, en septembre 2020, à fabriquer et commercialiser un masque chirurgical dans le Finistère. Damant ainsi le pion aux unités qui se montaient en Bretagne pour répondre à l’explosion de la demande dans le contexte pandémique de la covid-19. Mais l’objectif ne visait pas à tirer la couverture : « On ne veut pas faire du volume ». Avec un rythme actuel de 22 000 unités produites par jour (capacité maximale de 1,5 million par mois), le masque Diwall ne prétend pas couvrir le monde (*).

 

Circuit local

 

Rendre service en Bretagne suffit largement à Joël Gourmelon, aussi attentif à la qualité, au confort, à la haute utilité sanitaire du produit qu’à sa singularité régionale. Diwall – littéralement « attention ! » en breton, mais qu’il traduit par « se protéger » –, « porte aussi le message d’un produit fabriqué localement, avec des moyens locaux ». En plus des cinq salariés embauchés à la production, les masques fournissent du travail à deux Esat (établissements et services d’aide par le travail) de Brest pour la partie conditionnement.

Les collectivités territoriales et les entreprises privées bretonnes ont été les premières à manifester leur sensibilité pour cette fibre « gwenn ha du ». « 90 % de notre activité émane de leurs commandes », indique Serge Avetand, responsable commercial de Protect’me. Mais Diwall touche aussi les pharmacies et les petits commerces. Ainsi que, depuis ce jeudi, une grande surface. En l’occurrence, le centre E.Leclerc de Landerneau.

 

2 € à Don Bosco sur chaque sachet

 

Les sachets de dix masques estampillés Diwall se retrouvent en rayon à l’hypermarché et à la parapharmacie du Leck, ainsi qu’à l’Express-Drive de Saint-Thonan. Au prix de 3,90 €, « sans marge prise par les magasins », garantit Joël Gourmelon. Jean-Luc et Gaëlle Kermarrec, propriétaires-adhérents du centre E.Leclerc de Landerneau, ont décidé de verser 2 € à l’association Don Bosco sur chaque sachet vendu. « On est toujours en période d’étrennes », sourit Jean-Luc Kermarrec.

Cette délicate attention va naturellement droit au cœur des représentants de Don Bosco : « Ces dons abonderont un fonds de dotation spécialement créé par Don Bosco pour soutenir des projets innovants, des expérimentations », précise Françoise Rivier, attachée de direction de l’association médico-sociale landernéenne. Les achats de masques Diwall pourraient ainsi accélérer le réaménagement de la ferme pédagogique du foyer de Keraoul (La Roche-Maurice).

 

(*) Encore qu’un jeu-concours lancé via la page Facebook de la société ait désigné un gagnant de masques Diwall au Texas ! La diaspora bretonne s’est aussi manifestée depuis le Japon, l’Australie et même la Chine.

 

 


Médico-social : 150 personnels manifestent à Landerneau

Le Télégramme – Landerneau – 11 décembre 2020

 

Ce vendredi, 150 personnels du secteur médico-social ont manifesté à Landerneau pour réclamer que leur soit versé un complément de salaire de 183 € par mois.

Les manifestants se sont d’abord rassemblés sur le site de l’IEM-IME de Kerlaouen avant de se diriger vers la permanence de la députée Graziella Melchior. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

Le rassemblement de ce vendredi à Landerneau avait une vocation départementale. L’appel avait en effet été lancé par la CGT Santé et action sociale 29 et relayé par Sud.

Le sentiment d’exclusion est celui qui revient le plus fréquemment dans la bouche des personnels du médico-social. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

Ce sont ainsi 150 personnels du secteur médico-social qui se sont retrouvés sur le site de l’IEM-IME de Kerlaouen. On trouvait là des salariés des Genêts d’Or, des Papillons Blancs, de Don Bosco, de l’IME Ar Brug (Saint-Martin-des-Champs) ou encore de l’hôpital de Morlaix.

En cause ici, le Ségur de la santé. Signé le 13 juillet, ce dernier octroie le versement d’un complément de salaire de 183 € par mois aux personnels des établissements sanitaires et des Ehpad. « Discriminatoire », s’offusque la CGT qui demande que le secteur médico-social bénéficie du même traitement.

Les salariés du médico-social estiment être les oubliés du Ségur de la santé. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

Pour faire entendre leurs revendications, les manifestants ont quitté Kerlaouen en début d’après-midi pour regagner le centre-ville et se diriger vers la permanence de la députée Graziella Melchior où une délégation a été reçue.

Un petit message adressé au Père Noël. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 


Le centre hospitalier de Landerneau sensibilise son personnel au handicap

Le Télégramme – Landerneau – 25 novembre 2020

Une partie de la commission handicap présente, le vendredi 20 novembre, lors du tirage au sort des quiz sur le handicap remplis par les agents de l’hôpital. (Photo Le Télégramme/Antoine Irrien)

 

Le centre hospitalier de Landerneau a signé sa première convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique. Elle intervient pendant la Semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

 

Le projet d’améliorer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap est porté par la commission handicap du centre hospitalier de Landerneau, créée il y a tout juste un an. La signature récente d’une convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique vient renforcer un objectif d’intégration au sein même de l’hôpital landernéen.

La commission handicap, représentée par une variété de salariés, a pu dégager un budget de 319 828 € sur trois ans (une moitié assurée par le Fonds, l’autre par l’hôpital).

L’établissement Ferdinand-Grall profite ainsi de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées pour annoncer des axes prioritaires tels que le maintien dans l’emploi. « Nous soutenons notamment, dans leur projet de reconversion professionnelle, les personnes inaptes à leur fonction, annonce Manon Quillevéré, des ressources humaines. Nous allons recruter pour la première fois une personne en situation de handicap au poste d’aide-soignant, en janvier prochain, ainsi que deux apprentis ».

 

Quiz et ateliers

 

Comme l’année passée, la semaine européenne est l’occasion, pour la commission handicap, d’organiser des actions à destination de l’ensemble des membres du personnel, afin de les sensibiliser aux situations de handicap.

Du 16 au 22 novembre, trois ateliers ont été proposés à des salariés. Un premier concernant le handicap auditif, animé par l’Union régionale des associations de parents d’enfants déficients auditifs (Urapeda), auprès de 24 agents qui ont dû porter des casques et des bouchons d’oreilles. « Le but était de leur faire prendre conscience des difficultés que peuvent rencontrer les personnes malentendantes », explique Marie Le Corre, psychologue du travail, qui a fraîchement rejoint la commission.

Le centre hospitalier a aussi participé à l’opération « Duoday », ce jeudi, où deux secrétaires de l’Ehpad an Elorn ont accueilli une personne en situation de handicap.

Les agents de l’hôpital ont également reçu, avec leur bulletin de salaire d’octobre, un quiz sur le handicap. Ces quiz ont été retournés aux membres de la commission, qui ont organisé un tirage au sort ce vendredi, avec des lots en jeu.

 

 


Médico-social : la CFDT réclame une hausse des salaires

Le Télégramme – Landerneau – 14 octobre 2020

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/landerneau/medico-social-la-cfdt-reclame-une-hausse-des-salaires-video-13-10-2020-12637595.php

La Roche-Maurice (29). Médico-social : la CFDT réclame une hausse des salaires

 

Ce mardi 13 octobre, à l’appel de la CFDT Santé sociaux, une cinquantaine de professionnels du secteur social et médico-social se sont rassemblés devant le foyer Stergann, de la Roche-Maurice (établissement de l’association Don Bosco), afin de réclamer une revalorisation de leur salaire.

Il y avait là des agents de l’UES Mescoat (Don Bosco, En jeux d’enfance, Assiette coopérative, Buanderie du Leck), de la Mutualité ou encore des Genêts d’Or. Par la voix de Mireille Keromnès, déléguée CFDT, ces derniers ont d’abord rappelé leur rôle pendant la première vague de la covid-19. « Pendant le confinement, où étaient les enfants des soignants ? Où étaient les adultes et enfants en situation de handicap ? », a-t-elle interrogé faisant référence à la mobilisation des professionnels du secteur au sein des crèches et autres établissements spécialisés.

 

Le secteur ne séduit plus

 

C’est pourquoi, par le biais d’une mobilisation baptisée « Et nous ? », la CFDT estime que ces salariés doivent bénéficier de la même considération que les professionnels de la santé. Selon le syndicat, tous doivent jouir d’une même rémunération, qu’ils travaillent dans le privé, l’associatif ou le public.

Car pour la CFDT, la faiblesse du salaire entraîne par ricochet des difficultés de recrutement. « Aujourd’hui, à l’UES Mescoat, les postes sont pourvus. Mais s’il faut remédier aux absences, nous avons des difficultés à recruter, car les jeunes se détournent de ces métiers », explique Mireille Kéromnès. Certains de ses collègues renchérissent : « Plus ça va et plus la base de rémunération se rapproche du Smic. Ça ne vaut pas le coup de faire des études pour un tel salaire et sans espoir d’augmentation ».

 

Courrier à Jean Castex

 

La CFDT encourage donc les salariés à signer une lettre type, qui sera envoyée au Premier ministre, Jean Castex, pour lui demander que soient reconnus les professionnels du secteur social et médico-social.

 

 


Don Bosco reçoit une aide de 7 500 euros pour financer l’achat d’un véhicule auto-école adapté aux handicaps

 

Les responsables de Don Bosco ont reçu le chèque de 7500  € pour financer le nouveau véhicule auto-école adapté.

 

L’association Don Bosco va pouvoir financer un nouveau véhicule auto-école adapté pour répondre aux différents handicaps. Elle confirme ainsi sa mission de lutte contre les discriminations et pour l’accessibilité à la mobilité.

 

L’association Don Bosco a reçu, ce vendredi midi, au centre de Moulin-Mer, à Logonna-Daoulas, un chèque de 7 500 € de la part du Fonds Handicap et Société, pour le financement d’un nouveau véhicule auto-école adapté. Celui-ci permettra aux personnes porteuses de handicap physique d’accéder au permis de conduire ou de réapprendre à conduire sur un véhicule spécifiquement adapté à leur handicap.

 

« Mis en service avant la fin décembre »

 

« Ce nouveau véhicule, après l’avoir équipé, répondra aux différents handicaps. Il devrait être mis en service avant la fin décembre. Le montant de l’achat et des installations se montent à 80 000 €. La mobilité est un outil qui permet l’autonomie, l’inclusion. Les personnes porteuses de handicap – soit de naissance, soit à la suite d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’un accident de la vie (accident de la route, amputation d’un membre) – sont majoritairement exclues de ce système d’accès à la mobilité. En effet, les auto-écoles ne sont pas équipées de véhicules aménagés permettant d’adapter le poste de conduite aux handicaps des personnes. Les personnes se retrouvent donc quelque peu discriminées par le fait de ne pouvoir accéder aux auto-écoles », a indiqué David Marzin, directeur du service mobilités inclusives à Don Bosco. 

 

Passer son permis de conduire

 

Le projet de Don Bosco, en partenariat avec sa direction Mobilité et son auto-école sociale « Feu Vert », est d’acheter un nouveau véhicule auto-école, équipé de double pédale puis de l’aménager de manière à ce qu’il couvre près de 80 % des handicaps, et permettre ainsi aux personnes hémiplégiques ou paraplégiques, amputées ou appareillées, de pouvoir retrouver une autonomie au volant de leur voiture personnelle. Les aménagements peuvent être : accélérateur ou frein au volant, boules directionnelles et volants adaptés. La possibilité de réaliser des transferts d’un fauteuil roulant vers le véhicule doit aussi être envisagée. Cela entraîne des aménagements spécifiques dans l’habitacle.

Par ce projet, Don Bosco permet aux personnes de passer leur permis de conduire, de bénéficier de conseils en aménagement de leur propre véhicule. Il répond aussi aux orientations de la Loi Mobilité pour une meilleure accessibilité des personnes handicapées à la mobilité, à l’autonomie, aux déplacements. L’auto-école sociale de Don Bosco confirme sa mission de lutte contre les discriminations, de changement de comportement et d’accessibilité à la mobilité.

 

 

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Un nouveau véhicule auto-école adapté à Don Bosco

Ouest-France – Landerneau – 13 octobre 2020

 

Don Bosco a reçu 7 500 € du Fonds Handicap et Société, pour financer un véhicule auto-école adapté qui permettra aux personnes porteuses de handicap physique d’accéder au permis de conduire ou de réapprendre à conduire sur un véhicule adapté à leur handicap.

Le Fonds Handicap et Société a remis à l’association Don Bosco un chèque de 7 500 € pour les aider à équiper un véhicule auto-école adapté aux personnes porteuses de handicaps. | DR

 

Les personnes porteuses de handicap sont majoritairement exclues de la conduite car les auto-écoles ne sont pas équipées de véhicules adaptés aux handicaps des personnes qui se retrouvent donc discriminées par le fait de ne pouvoir accéder aux auto-écoles.

 

L’Association Don Bosco, via sa Direction Mobilité et son auto-école sociale Feu Vert, investit dans un véhicule aménagé de manière à ce qu’il couvre près de 80 % des handicaps, et permettre ainsi aux personnes hémiplégiques ou paraplégiques, amputées ou appareillées, de pouvoir retrouver une autonomie au volant de leur voiture personnelle.

 

Mobilité synonyme d’autonomie

 

« Par ce projet, nous permettons aux personnes de passer leur permis de conduire, de bénéficier de conseil en aménagement de leur propre véhicule. Nous pouvons aussi permettre aux personnes déjà titulaires d’un permis mais ayant perdu la mobilité de réaliser des évaluations de reprise de la conduite puis des régularisations de leur permis initial », complète Bernez Rannou, président de Don Bosco.

 

Ce projet répond aux orientations de la Loi Mobilité pour une meilleure accessibilité des personnes handicapées à la mobilité, à l’autonomie, aux déplacements. Le laboratoire de Mobilité Inclusive rappelle que 2 millions de personnes reconnues handicapées étaient au chômage en 2015 (soit 2 fois plus que la moyenne nationale) faute, souvent, de ne pas pouvoir passer le permis de conduire.

 

 


Pays de Landerneau : un orgue de barbarie pour perforer les murs

Le Télégramme – Landerneau – 29 septembre 2020

La clowne Coquette veut passer commande d’un orgue de barbarie grandeur nature et former avec lui un nouveau duo socioartistique détonant. (Photo Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Frustrée d’être tenue à la porte des Ehpad et foyers de handicapés par la covid, la clowne Coquette a trouvé une jolie parade pour toucher les âmes derrière les murs : l’orgue de barbarie.

 

Audrey Garnier-Petton se sent à l’aise sur le fil tendu entre le médico-social et le spectacle. Une voie originale que la Saint-Dyvienne a commencé à explorer dès l’adolescence. À 16 ans, alors qu’elle effectuait un stage au centre social de Landerneau, grattant un peu la guitare à l’occasion, elle croise un certain Sydney Bernard : « J’ai toujours été artistiquement sensible. Il a senti un don en moi », se souvient-elle, sans fanfaronner.

Il faudra encore quelques années pour que l’intuition du génial metteur en scène et comédien de la compagnie Imaginaire à l’égard d’Audrey prenne consistance. Une drôle de consistance. Celle de la clowne Coquette.

 

Allergique à la distanciation sociale

 

Voilà huit ans que l’animatrice médico-sociale de formation enfile son costume sensationnel et profite de la licence désinvolte du personnage pour titiller les résidents d’Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou de foyers d’accueil de personnes en situation de handicap. « Cette clowne, c’est un vecteur artistique pour toucher les gens. Même s’il n’y a pas la communication verbale ».

Hélas, le coronavirus a jeté un voile sur ces relations fortes : « Avec la covid, on n’entre plus nulle part ». Audrey ne se laisse pas pour autant abattre. Le spectacle ne peut plus se faire à l’intérieur ? « Il va se faire dehors ! ». En juin, la clowne force la voix devant un Ehpad. « Mais il y avait trop de distanciations pour percevoir les vibrations. Moi, ce qui m’anime, c’est de donner la vie et aller vers elle. Là, il manquait quelque chose ».

 

Cagnotte en ligne

 

C’est alors que vint le flash. « J’ai repensé à l’orgue de barbarie dont jouait Marcel Cloarec, une connaissance de Saint-Renan, récemment décédé. Un instrument populaire, visuel, au bois magnifique. Son son, son odeur, ses cartons, sa mécanique… Il ne laisse personne insensible ». La rencontre avec le facteur d’orgue amateur Pierre Pénard, à Erquy (22), a validé le coup de foudre : « Il m’a mis en relation avec un professionnel agenais ». Le devis est sur la table. Audrey doit désormais réunir la coquette somme de 5 000 €.

Ses propres moyens n’y suffiront pas. C’est là qu’intervient la plate-forme guipavasienne Kengo. Emballée par le projet « Résonner les cœurs hors les murs », elle a ouvert une cagnotte en ligne. Les facilitateurs de rêve (sur Kengo, on ne dit pas donateur) peuvent contribuer, pendant six semaines, à l’achat de l’orgue.

 

Pour jouer du Queen !

 

Si la somme minimale était dépassée, la fabrication de l’orgue de barbarie s’enclencherait. « Trois mois de travail », signale Audrey. Coquette a hâte de faire tourner la manivelle dans un espace ouvert au public. En janvier, si tout se déroule bien.

« Il faudra aussi acheter les cartons perforés (100 € l’unité). J’aimerais bien jouer du Radiohead ou du Queen avec cet orgue. Moderniser le son. Continuer à m’amuser à aller où on ne s’y attend pas. C’est comme les vieux, pourquoi toujours les associer aux dominos et au tricot ? » ne comprend toujours pas cette bienveillante provocatrice.

 

 

Pratique : Cagnotte sur la plateforme participative Internet bretonne kengo, projet « Résonner les cœurs à travers les murs ».

 

 


La cale du centre nautique de Moulin-Mer en service

Le Télégramme – Logonna-Daoulas – 16 septembre 2020

Patrick Leclerc, président de la CCPLD et les élus du territoire ont inauguré la cale de Moulin-Mer ce mercredi midi.

 

Douze ans ont été nécessaires pour mener le projet de la nouvelle cale de Moulin-Mer à Logonna-Daoulas. L’équipement donne désormais un accès d’embarquement plus sécurisé aux personnes en situation de handicap.

Entre les réglementations administratives et techniques, la cale de Moulin-Mer a rencontré bien des obstacles avant sa mise en service. Ouvert en février 2008 pour répondre aux contraintes d’exploitation du centre nautique et faciliter, en toute sécurité, l’accès à la mer des personnes en situation de handicap, le chantier a duré d’octobre 2018 à novembre 2019.

« Il est maintenant terminé mais il ne fut pas si simple à conduire pour la Communauté de communes de Landerneau-Daoulas. L’attachement que nous portons à ce site de Moulin-Mer, par ailleurs l’un des équipements structurants de notre territoire et voué à jouer une carte encore plus importante dans le développement touristique du Pays de Brest, a permis de réaliser cet ouvrage, indispensable pour l’accueil et l’accompagnement de personnes à mobilité réduite », a dit Patrick Leclerc, le président de la CCPLD. Et ce quel que soit le coefficient de marée.

 

Coût de l’ouvrage : 580 000 €

 

L’ouvrage a été construit sur pieux, solution technique offrant une meilleure intégration dans le littoral et surtout sans aucune incidence sur le milieu marin. Il a été réalisé par des financements de la Région pour 153 600 €, du Département pour 132 000 € et de l’État à hauteur de 155 000 €. La CCPLD apportant 139 000 €.

Ces travaux confortent plus que jamais l’orientation « Nautisme pour tous », prise par l’association Don Bosco, gestionnaire des bâtiments. À Moulin-Mer, les séjours adaptés représentent 20 % du chiffre d’affaires du centre nautique. Le prochain chantier concernera la rénovation des vestiaires.

 


L’IEM Kerdelune prépare un forum d’orientation

Le Télégramme – Landerneau – 3 septembre 2020

Gaëlle Rolland et Allain Bellec, directrice adjointe et directeur de l’IEM Kerdelune, souhaitent faire sortir au maximum les jeunes de l’établissement. (Le Télégramme/Hervé Corre)

 

Avec des effectifs à nouveau au complet, l’Institut d’éducation Kerdelune. EM Kerdelune (Institut d’éducation motrice) prépare pour 2021 un forum d’orientation à vocation départementale.

 

Établissement de la Mutualité Française 29-56 situé à Kerlaouen, l’institut d’éducation motrice (IEM) Kerdelune accueille 74 enfants, ados et jeunes adultes qui, pour la plupart, sont atteints de handicaps moteurs.

Certes, l’ambition de l’établissement est de faire du sur mesure.

Pour cela, il propose notamment un service d’hébergement (quatre nuits par semaine). Pour autant, l’IEM n’a pas vocation à remplacer le domicile et à devenir un lieu de vie. Il est d’abord et avant tout un lieu d’apprentissage, de rééducation, et de soins.

D’ailleurs, durant le confinement, la plupart des jeunes sont rentrés chez eux. Seule une poignée (une dizaine) est restée sur place, hébergée en pension complète à l’IEM de mars à mai. Une mesure nécessaire pour assurer la continuité des soins et éviter les incessants va-et-vient entre le domicile et l’établissement qui peuvent être source de propagation du virus.

 

Inclusion scolaire

 

Depuis mai, les patients réintègrent petit à petit les locaux et, le 24 août dernier, l’IEM a fait sa rentrée avec un effectif à nouveau au complet. Avec, pour tous, un même objectif : « On veut favoriser le brassage et la mixité pour que le jeune, en étant de moins en moins dans l’institution, trouve sa place dans la société », résume la directrice adjointe, Gaëlle Rolland. Lorsque l’enfant a moins de 16 ans, il s’agit notamment d’envisager l’inclusion en milieu scolaire.

Pour les plus de 16 ans, on visera davantage l’autonomie et l’autodétermination. « Ce n’est pas parce qu’il y a un handicap qu’on doit décider pour eux », résume Gaëlle Rolland. C’est pourquoi, en partenariat avec l’association des paralysés de France et les Genêts d’Or, l’IEM entend organiser, en 2021 à Saint-Ernel, un forum départemental d’orientation. Les personnes en situation de handicap pourront découvrir ce qui peut leur être proposé en termes d’emplois adaptés, de lieux de vie, de loisirs et de vie sociale.

C’est dans cet ordre d’idée que l’IEM avait noué un partenariat avec le CCAS de Landerneau afin de louer deux appartements au centre-ville. Ces logements permettent aux jeunes adultes de l’établissement d’expérimenter une vie seul et en autonomie.

 

Projet artistique

 

À signaler enfin que, comme il l’avait fait en 2018, l’IEM va développer un projet artistique. Pendant une semaine, les patients vont monter un spectacle qui mêlera arts plastiques (costumes et décors), chant, danse et théâtre. Un spectacle qui donnera lieu à plusieurs représentations au Family en avril 2021.

 


La Ville soutient l’impératif d’un grand plan sanitaire et médico-social

Le Télégramme – Landerneau – 8 juillet 2020

« La santé fera d’ailleurs partie des thèmes que je proposerai lors de l’élaboration du projet de territoire de la CCPLD », a déclaré Patrick Leclerc. (Archives Hervé Corre)

 

Patrick Leclerc a reçu un courrier d’un syndicat défendant les personnels de santé, vendredi après-midi, lui demandant de présenter une motion en conseil municipal. « Un syndicat que je ne nommerai pas car l’enjeu est bien plus large concernant les personnels du sanitaire et du médico-social, public comme privé », considère le maire qui, s’il n’a pas pu proposer la mention au vote de vendredi soir (question de délais), l’a tout de même lue et approuvée.

 

Vieillissement, dépendance, attente à rallonge

« De nombreuses problématiques se posent ou vont se poser : vieillissement (augmentation des besoins en termes de soins, d’accompagnement, d’hébergement), difficultés de recrutement (des aides-soignants aux spécialistes), dépendance croissante, listes d’attente qui s’allongent (accueil des personnes âgées, secteur du handicap, voire simple rendez-vous médical) », pointe Patrick Leclerc.

 

« Meilleure reconnaissance des personnels »

« Un grand plan sanitaire et médico-social est donc indispensable à l’échelle nationale. Il devra prévoir des réorganisations, une responsabilisation individuelle (devenir moins consommateur de santé), une meilleure reconnaissance des personnels, de nouveaux financements, l’embauche de plus de soignants et de soins d’administratifs », encourage le maire, également président du conseil de surveillance de l’hôpital public de Landerneau.

 

Thème communautaire

« La santé fera d’ailleurs partie des thèmes que je proposerai lors de l’élaboration du projet de territoire de la CCPLD (Communauté de communes du pays de Landerneau-Daoulas) », a indiqué le président sortant de la Comcom, que l’on imagine encore davantage, après ce genre de serment, candidat à sa réélection jeudi prochain.

 


Le secteur médico-social finistérien uni pour réclamer une revalorisation

Le Télégramme – Landerneau – 17 juin 2020

Employeurs des Genêts d’Or, Don Bosco, AS Domicile, Amadeus, ADMR, Ildys, Papillons blancs 29, APF France handicap, Amitiés d’Armor, Kan ar Mor, Massé-Trévidy, Archipel, d’Acimad… et représentants du personnel CFDT, CGT et Sud se retrouvent sur des revendications communes. (Le Télégramme/Yann Le Gall)

 

Inédit. 27 employeurs et trois syndicats de structures médico-sociales du Finistère se sont réunis, ce mercredi matin, à Landerneau, pour amplifier leur demande de revalorisation.

« Pendant la crise, on a beaucoup parlé des soignants, en oubliant que les établissements du médico-social poursuivaient, eux aussi, leurs soins auprès des personnes accompagnées. Que ce soit dans les champs de l’aide à domicile, du handicap, de la petite enfance, de la protection de l’enfance, de l’insertion. Nos salariés ont vécu des situations difficiles », a rappelé Michel Jézéquel, directeur général de Don Bosco, en ouverture d’une conférence de presse inédite, ce mercredi matin, à Landerneau, au Family.

Jamais encore 27 employeurs d’associations et représentants de trois syndicats de salariés du secteur médico-social finistérien n’avaient formé union plus large. Pour parler d’une même voix aussi forte, alors que le Ségur de la santé promet des rattrapages salariaux au secteur de la santé.

 

« Ne pas creuser l’écart »

« Que chaque chose retenue pour le public soit dupliquée dans le privé », espère Franck Monfort (secrétaire général CGT santé-29). « Un écart de salaire de 20 %, à tous niveaux », confirme un délégué de la CFDT santé. « Si nous ne trouvons pas de financement supplémentaire, nous allons vers la mort des associations. Ce sera difficile de recruter si la différence entre le public et le privé continue de se creuser », prévient Patrick Causeur, directeur général d’Amadeus Aide et soins.

 

Une prime de 1 500 € pour commencer

Des messages à l’adresse des pouvoirs publics (ARS comprise), avec cette priorité à activer : « Une prime de 1 500 € pour tous », précise Stéphane Postollec. « Puis une reconnaissance durable et pérenne pour les associations », défend le secrétaire général CFDT santé sociaux-29.

Parti le 12 juin, le quatrième courrier revendicatif adressé aux parlementaires et responsables de l’ARS, depuis mars, par ce collectif informel passé de cinq à 30 signataires, a reçu un écho positif.

 

Un député fait le premier pas

Didier Le Gac, député LREM du Finistère, les invite à une réunion, lundi prochain, à Brest. La réponse du conseil départemental (principal financeur du médico-social) devrait bientôt parvenir : « Nous aimerions que ce mouvement enclenché dans le Finistère se développe à l’échelle régionale et même au-delà ». L’engagement s’est manifesté partout. « Une centaine d’employés du secteur ont contracté le Covid en Bretagne », estime la CGT.

 


La colère des salariés du monde du handicap et de la protection de l’enfance

Côté Brest – 13 avril 2020 – Par Adèle Leberre

Dans le Finistère, l’association Don Bosco intervient dans les champs du handicap, de la protection de l’enfance, la petite enfance… Les salariés se sentent oubliés.

Dans les crèches de Don Bosco, les masques proviennent de dons. (©Don Bosco)

 

Les masques commencent à arriver dans les établissements de Don Bosco. Cette association intervient dans les secteurs du handicap, de la protection de l’enfance, la petite enfance et l’insertion dans le Finistère. Elle compte 1 200 salariés.

Michel Jézéquel, le directeur, se dit soulagé :

« Nous avons beaucoup peiné à obtenir des masques. Nous en avons trouvés en pharmacie, nous avons bénéficié de dons… Là, nous avons de la visibilité pour la semaine : nous devrions avoir 2 masques pour chaque personnel intervenant auprès des personnes handicapées et des jeunes relevant de la protection de l’enfance. Ensuite ? Hé bien, je ne sais pas ».

 

Pas de masques pour les crèches

Don Bosco a reçu des masques de ses financeurs pour ces deux domaines. En revanche, rien pour ses crèches. Trois sur 14 sont toujours ouvertes (à Brest, Plougastel et Morlaix). Cette situation fait bondir Mirelle Keromnès, déléguée syndicale CFDT de l’UES (qui réunit l’association Don Bosco, le GIE du Leck, la SCIC Assiette Coopérative et la SCIC Enjeux d’Enfance) :

« Dans les crèches, nous accueillons les enfants des soignants. Le risque de propagation du virus est donc plus important qu’ailleurs. Et nos personnels ne sont pas protégés ! C’est incroyable qu’ils ne soient pas considérés comme prioritaires ».

 

Ces personnels et les directions des crèches ont réussi à trouver des masques à droite et à gauche.

L’appel aux dons de Don Bosco. (©Don Bosco)

 

Absence de considération

D’une manière générale, Mirelle Keromnès s’insurge contre l’absence de considération des personnels du secteur médico-social :

« C’est bien d’applaudir les infirmières. Mais, nous aussi, nous sommes sur le pont à prendre soin des personnes handicapées, vieillissantes, des jeunes en difficultés ! Nous sommes oubliés ! D’ailleurs visiblement, il n’est pas prévu que nous touchions la prime de 1 000 euros. C’est scandaleux ! ».

 

Montée de la violence

La représentante syndicale est aussi très inquiète de la montée de la violence dans les établissements de Don Bosco pour la protection de l’enfance et du handicap :

« Les usagers ont encore plus de mal que les autres à supporter le confinement. J’ai peur pour les salariés pour les semaines à venir ».

 

Michel Jézéquel indique qu’aucun acte violent n’a été commis mais il est bien conscient de ce risque :

« Habituellement, les enfants sont une partie du temps à l’école. Là, ils ne sortent plus. Je salue l’investissement et l’inventivité des personnels ».

 

Aucun cas de Covid-19 n’est signalé parmi les usagers et les personnels de Don Bosco.

 

 


Don Bosco  Le médico-social a été sous-estimé

Le Télégramme – Landerneau – 30 mars 2020

Chez Don Bosco, on regrette de ne pas être assez considéré, dans le contexte actuel.

 

Se sentant comme la cinquième roue du carrosse, la direction et les salariés de Don Bosco regrettent que leur secteur, avec ses publics fragiles, ne soit pas mieux pris en compte.

 

Solidarité coronavirus Bretagne

 

Peut-on rappeler les différentes missions de Don Bosco ?

Michel Jézéquel (directeur de Don Bosco) : « Il y a d’abord la protection de l’enfance. Elle concerne environ 300 mineurs qui nous sont confiés par le département. Ils vivent dans des foyers ou en famille d’accueil. Il y a ensuite le champ du handicap : 500 enfants, ados et adultes sont accueillis dans nos différents établissements. Le troisième champ d’activité, c’est l’insertion des adultes en précarité. Enfin, Don Bosco, ce sont aussi quatorze crèches ».

 

Comment tous ces services fonctionnent-ils aujourd’hui ?

« Dans le champ du handicap, nous avons fermé tous les accueils de jour. À l’IME par exemple, les enfants qui auparavant rentraient tous les soirs à la maison sont aujourd’hui à leur domicile. Ce sont dorénavant une centaine de personnes (sur 500) qui sont ainsi chez elles au lieu d’être dans nos établissements. Dans le domaine de la petite enfance, seules trois de nos quatorze crèches sont encore ouvertes pour des publics prioritaires : soignants mais aussi personnels du champ du handicap et de la protection de l’enfance ».

 

Et qu’en est-il justement du personnel de l’association ?

« Don Bosco, ce sont 1 200 salariés pour quelque 1 000 équivalents temps pleins. La grande majorité d’entre eux est aujourd’hui au travail. Il y a évidemment du chômage partiel. Mais, nous avons aussi constitué une réserve de personnel : certains salariés des structures qui ont fermé pourront ainsi venir suppléer d’éventuelles absences. Car, dans certains secteurs, il y a un surplus d’activité. En effet, dans nos foyers, il faut par exemple davantage de monde pour s’occuper des enfants qui ne vont plus à l’école ».

 

Comment jugez-vous la situation ?

« Notre travail est difficile à exercer. Nous avons aménagé des cellules particulières pour isoler des personnes potentiellement malades. Nous n’avons pour l’heure aucun cas au sein de l’association. Mais, il n’y a aucune raison pour qu’il n’y en ait pas dans les prochaines semaines. Tous les repas, toutes nos activités doivent être repensés pour qu’il y ait le moins de rencontres possible. Mais, le gros problème, c’est le manque de masques. Nous n’en avons pas ou peu. Or, pour toutes nos activités, il nous en faudrait entre 5 000 et 7 000 chaque semaine. L’hôpital a tout de suite été ciblé comme prioritaire et c’est normal. Mais, le secteur social et médico-social a été sous-estimé ».

 

 

Don Bosco : la CFDT réclame moyens et reconnaissance

Le Télégramme – Landerneau – 30 mars 2020-03-31

 

À l’unisson du discours de sa direction, la section syndicale CFDT de Don Bosco réclame davantage de moyens et de reconnaissance. Les différents champs d’activité de Don Bosco « sont quasiment absents de toutes les communications locales ou nationales. Or nous prenons en charge une population très vulnérable tant par leur jeune âge, leur situation sociale ou leurs pathologies » estime-t-elle d’emblée.

 

« À plein régime »

Et la section syndicale de développer : « Nous accueillons des jeunes en grande souffrance sociale avec parfois des profils psychiatriques. Du fait du confinement, tout doit être géré en interne. Les troubles du comportement présents en temps habituels se majorent. Les éducateurs doivent répondre en plus au suivi des devoirs mais avec des moyens insuffisants. Les visites aux familles sont suspendues et les foyers tournent à plein régime jour et nuit, week-end compris. Les assistants familiaux sont dans la même tempête et de surcroît, ils sont seuls en présence physique 24 h/24 ».

Ces difficultés sont aussi visibles au sein du pôle médico-social. « La population accueillie dans les foyers présente une déficience mentale sévère. À cette déficience se rajoutent des multi-handicaps, poly handicaps ou des troubles autistiques ou psychiatriques. Là aussi les organisations sont perturbées : les sorties en famille sont suspendues, les effectifs d’accueil sont au complet toute la semaine, week-end compris. Les troubles du comportement sont nombreux et provoquent de la violence exacerbée par ce confinement ».

 

Revalorisation salariale

Et toujours, au cœur du problème, cette insuffisance de masques « car le social et le médico-social passe après le sanitaire ». « Nous ne venons pas nous mettre en opposition avec le secteur sanitaire. Nous voulons juste dire que nous faisons aussi un travail nécessaire à tous et que nous souhaitons aussi de la reconnaissance. Et comme nos collègues des hôpitaux, nous demandons des revalorisations salariales », conclut la CFDT.

 

 


Une nouvelle tournée de Trou de mémoire, Sapristi !

Le Télégramme – Plouédern – 21 février 2020

La troupe Trou de mémoire propose deux nouvelles pièces de théâtre pour la saison 2020. Les bénéfices seront comme toujours reversés à de bonnes causes.

 

La troupe de théâtre amateur, Trou de mémoire, remonte sur les planches, début mars, à Plouédern. Deux nouvelles créations sont à l’affiche. « Énigmes à la ferme » et « Pension de famille » composeront le menu de cette nouvelle saison. Fidèle à ses convictions, la troupe reversera l’intégralité des bénéfices à une association. Pour l’amorce de la tournée 2020, les bénéfices seront reversés au Projet Sapristi.

 

Aider Sapristi, un café solidaire brestois

Le Projet Sapristi est un café librairie qui a pour vocation l’emploi de personnes en situation de handicap. Basé sur le don et la collecte de livres, CD ou vinyles, le projet porte aussi des valeurs écologiques. Le café librairie envisage aussi la vente de produits issus de l’agriculture locale et biologique. Le soutien de la troupe Trou de mémoire est un coup de pouce important pour le lancement de ce projet qui prévoit une ouverture en mai prochain.

  

Pratique : Deux représentations de « Trou de mémoire » sont programmées, le samedi 7 mars, à 20h30, et le dimanche 8 mars, à 14h30, à la salle Stérédenn, à Plouédern.

Entrée : 6 €.

Pour en savoir plus sur le Projet Sapristi, consulter la page Facebook dédiée.

 

 


L’art de partir au foyer de Ty-Menez

Le Télégramme – Pencran – 11 février 2020

Les résidents à la remise de la BD

 

Au Foyer de Ty-Menez (Association Don Bosco) à Pencran, au printemps prochain, les résidents quitteront les locaux actuels pour intégrer leur nouvel établissement sur Landerneau, Amezeg.

Pour accompagner les résidents dans ce changement, les professionnels ont mis en place plusieurs actions. Ainsi, ce vendredi, a eu lieu une exposition « l’Art de partir », pour présenter les créations de l’atelier Imagines et Moi. Chacun d’eux a reçu la BD qu’ils ont réalisée pour exprimer, à leur façon, leurs émotions face à ce changement de lieu de vie. Delphine, présidente du conseil de vie sociale, s’est exprimée au nom de tous.

Le foyer de vie non médicalisé pour adultes handicapés psychiques et intellectuels, est ouvert depuis 1976; il compte à ce jour 20 résidents âgés de 21 ans à 67 ans.

La BD « Amezeg » est en vente au foyer au prix de 5 euros.

 

 


La recyclerie Le Tri-Porteur solidaire de cinq nouvelles associations

Le Télégramme – Plouédern – 17 janvier 2020

Grâce au succès de la recyclerie Le tri porteur, au travail des 60 bénévoles et des deux salariés, 3 500 € ont été versés à cinq nouvelles associations.

 

Mercredi, cinq nouvelles associations locales ont bénéficié de la générosité du Tri-Porteur. Au rythme, désormais habituel de deux rendez-vous annuels, la recyclerie de Plouédern reverse les bénéfices réalisés à quelques associations locales.

Ce sont d’abord les résidents de l’Ehpad de Kerampéré (Brest) qui pourront maintenant écouter des livres lus grâce aux 400 € qui serviront à l’achat d’un lecteur de livres audio.

Le foyer de vie du Bois Bernard (Lesneven) pourra, quant à lui, poursuivre l’aménagement de son parcours de motricité, grâce aux 1 000 € reçus.

France Alzheimer a reçu un chèque de 1 000 € pour financer l’accompagnement (soutien et conseils) des aidants.

L’association « Un bouchon, un sourire » a pour vocation d’aider financièrement les enfants handicapés et leur famille : achat de matériel adapté, aménagement des lieux de vie. Elle a reçu un chèque de 700 €.

Dernier bénéficiaire de la hotte du Tri-Porteur, les Canailles en cavale, engagées dans le prochain 4L Trophy, qui ont obtenu 400 € ainsi que du matériel et des jouets pour les enfants marocains.

 


L’Assiette coopérative décline ses menus

Le Télégramme – Landerneau – 14 janvier 2020

L’Assiette coopérative livre quelque 800 déjeuners chaque jour.

 

Prestataire en restauration collective, l’Assiette coopérative, basée à Saint-Thonan, a préparé et livré quelque 633 000 repas en 2019 et s’est adaptée aux besoins de ses clients.

Aux origines, Don Bosco avait une cuisine centrale qui approvisionnait ses établissements du pôle médico-social (le handicap). Puis, l’association s’est emparée du champ de la petite enfance. Dès lors, il a aussi fallu livrer des repas aux crèches.

De fil en aiguille, d’autres structures, extérieures à Don Bosco, ont commencé à faire appel à cette cuisine centrale. En 2015, il est alors apparu pertinent de la faire sortir de l’association pour créer une entité autonome, en l’occurrence une coopérative, baptisée l’Assiette coopérative.

 

Macron a goûté

Les choses ont bien évolué depuis. En 2019, forte de 18 salariés, l’Assiette coopérative a ainsi livré 633 000 repas à plusieurs écoles (à Gouesnou, Bohars et Guilers), crèches associatives et autres établissements du champ médico-social. En tout, une cinquantaine de clients répartis sur l’ensemble du Nord Finistère.

Le point d’orgue de cette année 2019 fut sans doute cette prestation réalisée pour le congrès des maires de Bretagne, à Saint-Brieuc, avec, en invité d’honneur, Emmanuel Macron.

 

69 régimes alimentaires

La préparation, le conditionnement, la livraison : la coopérative prend tout en charge. Elle prend garde à suivre également les tendances sociétales et à privilégier le local et le bio. La création, il y a un an environ, d’une « légumerie » adossée à la coopérative participe de cette volonté. Ainsi, alors qu’ils parvenaient auparavant déjà préparés, les légumes arrivent aujourd’hui bruts. Il faut les laver, les éplucher, les tailler avant de les cuisiner.

En ce mardi 14 janvier, ce sont 800 repas qui ont été livrés pour le déjeuner. Suivant les destinataires (scolaires, personnes en situation de handicap ou petite enfance), trois menus existent. Mais, il faut composer avec les allergies, les confessions religieuses, les contre-indications : en tout 69 régimes différents recensés. On peut évoquer ici l’intolérance à une certaine vitamine, des cas de diabète ou encore, dans le champ du médico-social, une demande en repas mixés ou moulinés.

 

Capacité d’adaptation

Et c’est sans doute là, actuellement, le grand savoir-faire de l’Assiette coopérative : cette capacité d’adaptation aux différents régimes alimentaires et donc la possibilité de décliner ses menus à l’envie. Une compétence qui lui permet aujourd’hui d’envisager l’accueil de nouveaux clients parmi lesquels, espère-t-elle, les Ehpad et les entreprises.

 


Une séance de basket pour tous

Le Télégramme – Landerneau – 12 janvier 2020

Une séance qui permet de changer le regard des élèves sur le handicap.

 

Vendredi, dans le cadre de la convention qui lie le Landerneau Bretagne Basket et les associations Les Genêts d’Or et Don Bosco, les élèves de CE1 et CE2 de l’école Saint-Nicolas, ont été invités à participer à une séance de découverte du basket, avec les résidents de l’IME Kerlaouen.

Cette séance a permis aux élèves de suivre différents ateliers sportifs mais aussi de voir le handicap sous un autre angle et d’échanger avec des personnes porteuses de handicap. Malgré quelques appréhensions, cette séance s’est déroulée dans la bonne humeur et les regards avaient changé après une heure de jeu. 

La séance s’est terminée par un goûter offert par le club de basket et les élèves ont été invités à venir avec leurs parents au match du 18 janvier contre Tarbes.