Site officiel de l'Association Départementale des Associations de Parents et amis de personnes handicapées mentales du Finistère
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Actualités

Signez pour garantir à chaque personne en situation de handicap un accompagnement digne !

 

 

Unapei a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à 3 autres

 

https://www.change.org/p/gouvernement-signez-pour-garantir-%C3%A0-chaque-personne-en-situation-de-handicap-un-accompagnement-digne

 

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. #OubliésDuSégurDeLaSanté

 

Depuis de nombreuses années, les professionnels médico-sociaux accompagnent sans relâche, jours et nuits, les personnes en situation de handicap à domicile ou en établissement. Ils sont à leur écoute, veillent à leur bien-être, à leur participation à la société, à leur santé, à leur sécurité, répondent de leur mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Pourtant, ces professionnels travaillent le plus souvent dans l’ombre. Et ce sentiment d’invisibilité ne fait que se renforcer depuis le début de la crise sanitaire. Le secteur médico-social connait, aujourd’hui en France, une crise profonde, sans pareille, représentant un grave danger pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Oubliés du Ségur de la Santé en 2020 et en 2021, tous les professionnels du médico-social doivent aujourd’hui être considérés au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux sont de plus en plus nombreux à quitter le secteur du handicap. Dans tous les territoires, les associations du réseau Unapei sont confrontées à ce problème et peinent à recruter des professionnels qualifiés : 120 postes vacants en Haute-Savoie, 116 en Loire-Atlantique, 53 en Savoie, 70 dans le Rhône, 50 dans les Hauts-de-Seine… Même les agences d’intérims n’arrivent plus à combler le manque de professionnels.

 

Ces pénuries ont d’ores et déjà des effets délétères sur l’accompagnement quotidien des personnes en situation de handicap, que ce soit en établissement ou au domicile. Dans certains départements, nos associations manquent tellement de professionnels qu’elles ne peuvent plus assurer les actes les plus quotidiens et essentiels à la vie : toilettes ou aide aux repas. Les familles ont dû prendre le relais parce que certaines associations ont été contraintes d’interrompre des services… Un véritable retour en arrière de 60 ans pour notre pays.

Or, rappelons que les professionnels médico-sociaux formés et qualifiés sont la clé de voûte indispensable à la France pour garantir une réelle effectivité des droits des personnes en situation de handicap : le droit à l’éducation, le droit de se nourrir, de se loger, d’avoir accès à un emploi, aux soins et de participer pleinement à la vie en société…

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, Français, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit ENFIN reconnu au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Nous demandons une application stricte des mesures d’augmentation et de revalorisation salariales du Ségur de la Santé pour TOUS les professionnels médico-sociaux du handicap, sans inégalité de traitement, avec notamment la revalorisation nette mensuelle de 183 euros ainsi qu’une reconnaissance réelle de de ces métiers et de leurs expertises.

Défendre ces métiers essentiels, c’est permettre à tous, personnes accompagnées, familles et professionnels, de vivre sans attendre !

 

Nous dénonçons cette situation alarmante qui met en péril la qualité de l’accompagnement, et donc viole les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap. Elles sont, ainsi que leurs familles, victimes collatérales d’une politique qui les ignore.

Partageons, relayons et diffusons ce message en masse autour de nous.

 

Agissons ensemble pour que tous, personnes en situation de handicap, familles et professionnels, puissent #VivreSansAttendre !

 

Luc Gateau, président de l’Unapei

 

 


Actions n°2 : Mobilisation du 6 octobre 2021

Offres d'emploi | Les Genêts d'Or

 


L’association Les Genêts d’or souhaite une revalorisation des salaires

Ouest-France – Quimper – 6 octobre 2021 –  Lydia REYNAUD

 

Mercredi 6 octobre, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). L’association de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de handicap veut alerter sur les différentes difficultés vécues par le secteur.

 

Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). | Ouest-France

 

« On nous demande de révolutionner le secteur à moyens constants », ironise Marine Le Page, directrice des services du domicile pour l’association Les Genêts d’or. Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements basés sur Quimper, Morlaix et Brest s’étaient donné rendez-vous devant la préfecture de Quimper (Finistère) à 11h00 pour remettre un courrier pour alerter sur les différentes difficultés du secteur. « On a eu une véritable écoute même si on a conscience que la question doit se régler au niveau national », relate Joël Goron, directeur général Les Genêts d’or, après sa rencontre avec le directeur de cabinet du préfet.

 

« Parmi les problèmes soulevés : démissions en augmentation, fermeture de services et difficulté de recrutement notamment pour les métiers d’aides-soignantes, AESH ou encore veille de nuit… », pointe Yann Moyou, directeur de l’ESAT et des foyers de Landivisiau.

 

« Actuellement, il y a 106 postes non pourvus. On n’a jamais connu ça », relève Hervé Jean-Touffet, directeur ESAT, foyers Saint-Pol de Léon et Kérozal Taulé. Par exemple, à Châteaulin, il a fallu 9-10 mois pour pourvoir un poste à temps plein en CDI. Pour Mathilde Orlach, directrice de l’ESAT, foyers Lesneven, « la pénibilité du travail, les horaires décalés, les gens n’ont plus envie de ça. La crise sanitaire a accéléré ça ».

 

Quid de la revalorisation salariale ? Ils ne font pas partie des bénéficiaires de la prime mensuelle de 183 € prévue par le SEGUR de la santé. « Ceux qui sont générateurs de projets d’inclusion sont exclus, soupire Yann Moyou, on ne parle que du sanitaire mais l’acte médico-social ne doit pas disparaître ».

 

 


Déficit de personnels : l’association Les Genêts d’or en situation de crise

Le Télégramme – Bretagne – 5 octobre 2021

 

L’association Les Genêts d’or, qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap dans le Finistère, s’alarme du déficit de personnels. Une centaine de postes sont vacants, remettant aujourd’hui en cause leur mission d’intérêt général.

Les Genêts d’Or. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

 

« On peut parler d’une situation inédite. Jamais nos établissements n’ont fonctionné en mode aussi dégradé ». Le responsable de l’administration générale des Genêts d’or dresse un constat alarmant des conditions d’accueil dans les 52 établissements gérés par l’association, dans le Finistère. La tension n’est pas nouvelle mais la crise sanitaire a fragilisé encore un peu plus le réseau qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap. À l’image d’ailleurs de l’ensemble du secteur médico-social. « Les établissements implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper emploient 1 678 salariés et accompagnent quotidiennement 2 220 personnes. Or, aujourd’hui, une centaine de postes ne sont pas pourvus ».

Faiblesse des salaires et pénibilité

 

Plusieurs raisons expliquent cette pénurie de personnels. La crise sanitaire a réclamé une très forte mobilisation des équipes. « Pour certains professionnels, le niveau d’engagement, rajouté à la pénibilité du travail, a été un motif de renoncement ». La faiblesse des salaires dans le secteur, qui cause déjà de réelles difficultés de recrutement, a poussé des salariés vers la sortie. La tension est forte sur cette revendication. Seuls les professionnels relevant des financements de l’assurance maladie sont éligibles au Ségur et à la revalorisation de 183 €. Or, ils représentent 10 % des effectifs. D’où un sentiment de profonde iniquité pour la majorité des équipes (qui dépendent du Département) qui exercent les mêmes fonctions. Conséquence directe, une vingtaine de salariés (infirmiers, accompagnants…) ont déjà quitté l’association.

 

Les dirigeants des Genêts d’or chez le préfet du Finistère

 

Cette pénurie de ressources humaines met à mal l’association, au point de « remettre directement en cause notre capacité à maintenir notre mission d’intérêt général auprès des publics en situation de vulnérabilité ». Des activités ne sont déjà plus assurées et des fermetures de services sont envisagées. Le directeur général de l’association des Genêts d’or, accompagné des directeurs d’établissement, remettra ce mercredi 6 octobre, à Quimper, un courrier au préfet du Finistère à Quimper pour l’alerter de cette situation de crise.

 


Handicap mental : l’Adapei du Finistère souligne le manque de places en structures d’accueil

Le Télégramme – Châteaulin – 4 octobre 2021

Le besoin accru de places dans les structures d’accueil est l’un des points évoqués lors de l’assemblée générale de l’Adapei 29.

 

Jacques Michel et Jean François Marandola, président et vice-président. A droite, Lucie Moreau et Monica Duvivier, secrétaires, Régis Guemene, responsable informatique.

 

L’assemblée générale de l’Adapei du Finistère s’est tenue samedi au Vieux-Bourg, à Châteaulin, devant une quarantaine de personnes. L’association œuvre en faveur des droits des personnes souffrant de handicap mental et de leurs familles dans le Finistère depuis 1972. Elle regroupe actuellement près de 1 000 familles.

 

Jacques Michel et Jean-François Marandola sont respectivement président et vice-président de l’Adapei 29. Après qu’ont été donnés le rapport moral et le bilan financier, le rapport d’orientation a été présenté à son tour. Ont été notamment évoqués le besoin de davantage de places dans les structures d’accueil, la demande d’augmentation des agréments dans les établissements, le souhait de faire respecter le libre choix de vie des personnes handicapées, la demande urgente d’une réponse adaptée à l’accompagnement des personnes handicapées vieillissantes, le tout en renforçant les délégations et en faisant entendre les attentes dans les différentes commissions.

 

Contact : Adapei 29 Tél. 02 98 55 51 43

 


Le Café des aidants fait une halte à la Chocolaterie

Le Télégramme – Landerneau – 1 octobre 2021

À Landerneau, le Café des aidants du jeudi 7 octobre aura lieu, une fois n’est pas coutume, à La Chocolaterie, dans la galerie marchande du centre E. Leclerc.

Pour participer au Café des aidants, il suffit d’habiter le territoire de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas. (Photo d’archives Francois Destoc/Le Télégramme)

 

Porté par le Clic (Centre local d’information et de coordination gérontologique) de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, le Café des aidants existe sur le territoire depuis octobre 2016. Voilà donc cinq ans qu’il a lieu chaque premier jeudi du mois à La Cimenterie.

La formule est toujours la même. Pendant deux heures, les aidants qui le souhaitent se réunissent autour d’un thème. Ils sont accompagnés d’un travailleur social du Clic et d’une psychologue. Il s’agit là d’un rendez-vous anonyme, gratuit et sans inscription. Pour y participer, il suffit de remplir aujourd’hui deux conditions. Il convient d’abord que l’aidant ou la personne aidée habite la communauté de communes. Par ailleurs, crise sanitaire oblige, il faut désormais présenter un passe sanitaire.

La semaine nationale des Aidants aura lieu du 4 au 8 octobre sur le thème de l’isolement social. Pour marquer le coup, le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas a souhaité déplacer son rendez-vous dans un lieu atypique. Ce sera La Chocolaterie, située dans la galerie marchande du centre E. Leclerc. C’est là qu’aura donc lieu le prochain Café des aidants, le jeudi 7 octobre, de 14h00 à 16h00.

 

Présent sur le marché

 

Signalons par ailleurs que le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas organisera un point information sur le marché de Landerneau le mardi 19 octobre 2021. À cette occasion, un jeu concours permettra de gagner des entrées pour l’espace balnéothérapie d’Aqualorn.

 


Handicap à l’école : « Il y a encore du travail à faire » selon les Papillons Blancs 29

Le Télégramme – Bretagne – 20 septembre 2021

 

Une mère de famille demande l’ouverture d’une classe Ulis à Concarneau. Elle a lancé une pétition. Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? C’est le décryptage de Bonjour Bretagne

 

Son fils autiste ne va pas au collège

 

Christine Decker, mère de famille demande la création d’une classe Ulis à Concarneau pour son fils Maël, autiste. Elle a lancé une pétition.

 

« Le système est grippé »

 

Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? Quels sont les freins ? Maël de Calan, président du Conseil Départemental du Finistère : ” Tous les jours on fait des interventions au service de l’État pour aider des enfants à trouver des solutions. Le système est grippé. ” Même constat pour Nicolas Floch, responsable du pôle pédagogique aux Papillons Blancs du Finistère : « Entre la loi, le discours politique et le terrain, il y a encore du chemin à faire »

 

Ils ont tous les deux décrypté la situation sur le plateau de Bonjour Bretagne, le rendez-vous de l’info de Tébéo-Tébésud

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Le collectif du secteur social et médico-social reste mobilisé

Le Télégramme – Pleyben – 20 septembre 2021

Vendredi, Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est réuni salle Arvest, à Pleyben. L’occasion de dénoncer un Ségur de la santé qui a oublié nombre de catégories, entre autres motifs de colère.

 

Réunis vendredi à la salle Arvest, le collectif du secteur social et médico-social dénonce notamment « une inégalité de traitement injustifiable pour des professionnels qui exercent le même métier ».

 

Il s’était déjà réuni plusieurs fois depuis sa création l’an passé, au cœur de la crise sanitaire, notamment à Pleyben fin septembre. Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est retrouvé vendredi pour une réunion de reprises, salle Arvest. Il est constitué de 26 organisations à but non lucratif de l’Économie sociale et solidaire en Bretagne ainsi que les organisations syndicales CFDT Santé-Sociaux du Finistère, CGT, SUD et FO. « C’est un premier bilan, tout en préparant la suite de nos actions », explique Mickaël le Rest, membre de l’association et responsable d’administration générale des Genêts d’or, avec un mot d’ordre : « Continuer la mobilisation ».

 

Les oubliés du Ségur

 

« Le Ségur de la santé a revalorisé les salaires des professionnels du secteur public tout comme ceux des Ehpad. Mais à ce jour, les professionnels des secteurs sociaux (protection de l’enfance, foyers de jeunes travailleurs, petite enfance, etc.) et médico-sociaux (handicap, services à domicile, etc.) sont les grands oubliés de cette reconnaissance nationale », ont ajouté les responsables du collectif. « Il y a eu des avancées, des attributions mais nous continuerons à échanger et revendiquer nos positions face aux parlementaires, aux responsables des collectivités et institutions, car il reste beaucoup à faire » précise Mickaël le Rest, soulignant le succès de la mobilisation citoyenne du 12 juin à Quimper. « Nous dénonçons certaines situations ubuesques dans un secteur où la revalorisation prévue au 1er janvier ne concerne que les établissements financés par l’État. Les structures qui ne sont pas sous cette tutelle sont mises de côté malgré la même charge de travail, les mêmes fonctions et responsabilités », déplore notamment le membre de l’association.

 

Nos articles sur le Ségur de la santé

 

Des remplacements compliqués

 

D’autres problématiques majeures sont soulignées : « Il y a beaucoup de rencontres, d’engagements, mais le blocage demeure au niveau du financement. Il y a aussi la question du recrutement et des ressources humaines : nous ne parvenons plus à remplacer les professionnels, ce qui est pourtant primordial pour assurer un accueil et un fonctionnement de qualité pour les personnes dans le besoin ».

 

 

 


Convention ONU : l’Unapei regrette un rapport à la vision caricaturale des établissements et une occasion manquée d’aider à leur transformation

UNAPEI – 17 septembre 2021

 

Communiqué de presse

 

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A l’issue de la 25ème session, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU a publié, mardi 14 septembre 2021, ses observations et recommandations quant à l’application de la Convention de l’ONU en France. S’il contient des recommandations pertinentes que l’Unapei soutient pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes en situation de handicap, il donne une vision caricaturale des établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. L’Unapei regrette que le rapport ne pointe pas les freins à lever pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes, quel que soit le lieu où elles choisissent de vivre, plutôt que de s’attaquer frontalement aux établissements, sans prise en compte de la parole des personnes en situation de handicap qui ont besoin d’un accompagnement continu et de leurs aidants familiaux.

 

Faisant référence à l’article 19 « Autonomie de vie et inclusion dans la société », l’autonomie de vie est la capacité des personnes à décider de leurs choix de vie, de leurs habitudes, de leurs préférences, le Comité critique la France et sa politique d’institutionnalisation des personnes en situation de handicap.

Le réseau Unapei, constitué de personnes en situation de handicap et de leurs aidants, accompagne, depuis 70 ans, les personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées. Elle est le témoin au quotidien des réalités de terrain, partout en France y compris dans les territoires d’outre-mer. Parmi les personnes en situation de handicap que le réseau Unapei accompagne, bon nombre font appel à des aides humaines 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’Unapei milite, depuis toujours, pour que toutes puissent vivre pleinement incluses dans la société, fassent leur choix en toute autodétermination et disposent de parcours de vie sans rupture.

L’Unapei rappelle que les établissements et services ont été créés par les personnes en situation de handicap elles-mêmes et leurs proches, justement pour pallier les carences de l’Etat, dont les politiques publiques ne prenaient pas en compte les besoins et aspirations. Le rapport du Comité se serait honoré à constater les initiatives déjà à l’œuvre dans bon nombre d’établissements qui travaillent à transformer leur offre de services en mettant les souhaits de la personne au centre des prestations qu’ils proposent. L’Unapei défend depuis toujours des principes d’émancipation, de dignité, d’autonomie et de vivre ensemble. Dans cette perspective, elle a créé des dispositifs d’accueil spécialisés destinés aux personnes en situation de handicap et réalisent des partenariats avec les dispositifs de droit commun.

L’Unapei rappelle que chaque personne en situation de handicap est une citoyenne à part entière et personne à part elle-même ne doit préjuger de ses choix.Aujourd’hui, les associations membres du réseau Unapei innovent et construisent des solutions pour qu’une personne en situation de handicap puisse choisir librement son lieu de vie, en collectif, en habitat inclusif ou en habitat individuel, tout en continuant à être accompagnée autant que nécessaire.  On peut être chez soi, sans vouloir être seul.

Cependant, il revient aux politiques publiques de rendre ce choix effectif. Il faut un changement de paradigme dans la manière de penser le handicap. Les établissements ne peuvent se transformer seuls. De nombreux freins administratifs comme financiers, voire sociétaux sont à lever.

L’Unapei regrette que le Comité des droits n’ait pas mis en exergue ces obstacles entravant toute tentative de transition inclusive :

  • L’orientation MDPHéquivaut trop souvent à une absence de choix ou de solutions pour les personnes et leurs proches. A titre d’exemple, les notifications pour la scolarisation des enfants en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées sont trop peu effectives. Par ailleurs, des dizaines de milliers d’adultes sont encore en France sans solution d’accompagnement adapté. Ils restent au domicile de leurs parents, parfois avec des conséquences dramatiques pour chacun : régression et mise en danger, familles isolées et épuisées abandonnant leurs activités professionnelles, aidants familiaux âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants adultes vieillissants.
  • L’absence de ressources propres des personnes en situation de handicap qui conduit parfois au « choix » par défaut des établissements (nécessaire réforme de la PCH et de l’AAH – recommandations du rapport que l’Unapei fait siennes).
  • La question de facturation des absences en établissements qui pose la question fondamentale de la liberté d’aller et venir au sein des établissements.
  • Le manque d’accès à une palette d’accompagnements permettant un choix effectif et auto déterminé de leurs accompagnements par les personnes en situation de handicap.

Le défaut de propositions de l’Etat français laisse, de fait, des personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées :

  • privées de leurs droits d’accès à des services spécialisés, à des aides personnelles, mais également d’accès au logement, d’accès aux soins, d’accès à l’école, d’accès au travail, d’accès à la vie affective…
  • exposées à la pauvreté ;
  • exclues de la société.

 

Les familles, qui doivent assumer l’accompagnement de leur proche handicapé, sont quant à elles fragilisées socialement. Pour ce faire, une politique coordonnée, transversale et d’évaluation des besoins chiffrésdes personnes handicapées est indispensable, comme le relève le rapport et que nous ne cessons de réclamer. Un plan d’urgence doit être développé par l’Etat français pour leur assurer un accès égal et effectif aux services sociaux, aux soins, au logement, ainsi qu’à des aides à la vie autonome.

Pour l’Unapei, la Convention de l’ONU constitue un guide incontournable en faveur, non seulement de la reconnaissance pleine et entière de l’ensemble des droits des personnes en situation de handicap, mais également de l’effectivité de leurs droits, et ce quel que soit leur situation de handicap. Elle fait sienne certains de ces retours terrain concernant la sur-médication, la limitation de l’accès aux soins pendant la période Covid, les maltraitances à l’école.

Pour l’Unapei, est inclusive toute structure qui, en son sein, respecte les principes de la Convention et applique les droits des personnes en situation de handicap. Un mode de vie collectif peut être respectueux des libertés ordinaires de la vie quotidienne et d’un chez soi.

Dans certains établissements, la liberté des personnes en situation de handicap est, en ce sens limitée, ce que déplore l’Unapei. Mais ce n’est pas en mettant en exergue une caricature des manquements de certains établissements, qu’il ne s’agit nullement de nier, que le Comité des droits aide la France à mieux appliquer la Convention. En cela, ce rapport constitue pour l’Unapei une occasion manquée. Les personnes en situation de handicap méritent mieux que ces caricatures.

L’Unapei interpelle les candidates et candidats à la future élection présidentielle pour savoir comment ils souhaitent mettre en œuvre les dispositions de la Convention et les recommandations du Comité pour permettre aux personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées et leurs proches, de jouir de leurs droits, de bénéficier d’une citoyenneté pleine et entière, et de participer aux activités de la société, à égalité avec les autres.

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : Communiqué Convention ONU (PDF, 204,0 Ko)

 

 


Les limites du modèle associatif des Genêts d or pointées par la chambre régionale des comptes

Le Télégramme – Bretagne – 23 août 2021 – Gwendal Hameury

 

Dans son rapport, la chambre régionale des comptes pointe les limites du modèle associatif des Genêts d’Or, structure d’accueil travailleurs handicapés.

La chambre régionale des comptes a pointé, dans son rapport, les limites du modèle associatif des Genêts d’Or. (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

 

La chambre régionale des comptes ayant inscrit à son programme 2019 un thème de contrôle portant sur les Esat (Établissements et services d’aide par le travail), quatre associations intervenant dans chacun des départements bretons et représentant plus de 40 % des places agréées en Bretagne en 2020, ont fait l’objet d’un contrôle dernièrement. Parmi elles, l’association « Les Genêts d’Or », située à Saint-Martin-des-Champs (29). Ses comptes et sa gestion ont été analysés à partir de l’exercice 2016. Dans son rapport de 81 pages, la chambre régionale des comptes indique que l’association gère 53 établissements et services implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper, regroupant 2 391 places soumises à 70 agréments.

 

Clarifier les relations avec Sevel Services

 

Après de grosses difficultés au début des années 2000, qui avaient abouti au procès de trois anciens responsables, poursuivis pour abus de confiance et escroquerie, en 2008, l’association a su rebondir. La chambre juge d’ailleurs sa situation financière « globalement équilibrée » (en 2018, son budget consolidé était de 90 millions d’euros). Ce qui lui confère « une visibilité à moyen et long terme, même si la baisse des résultats économiques des budgets annexes de production commerciale nécessite une vigilance ».

La chambre rappelle, par ailleurs, que Les Genêts d’Or ne comptent pas d’adhérents et sont administrés par des membres élus par des collèges ou cooptés par leurs pairs. Selon elle, « l’érosion du nombre des participants aux assemblées illustre les limites du modèle associatif pour la gestion de cette structure, qui a acquis un poids considérable au fil du temps ». Elle recommande donc de « clarifier les délégations et la répartition des pouvoirs entre les différentes instances statutaires, ainsi que les relations juridiques et financières avec l’entreprise adaptée Sevel Services, association avec laquelle elle partage les mêmes président, bureau, directeur et siège ».

 

Communication à améliorer sur la rémunération

 

La chambre estime enfin que la communication de l’association en matière de rémunération des travailleurs handicapés doit être améliorée. Sachant que la part de la rémunération des travailleurs handicapés financée directement par l’Esat est de 0,71 € de l’heure (soit 7 % du Smic), le situant dans la fourchette basse par rapport à la moyenne nationale (10,32 % du Smic).

 

 


AVIS DE DECES

Bonjour à toutes et tous,
C’est avec tristesse que je vous apprends le décès d’Anne UGUEN, maman de Michel qui est au Foyer de vie de Ploujean.
Nous sommes nombreux à l’avoir connue. Très engagée dans notre mouvement, toujours souriante et avenante, prête à rendre service et à l’écoute de tous, à des moments où cela n’a pas été facile, tant à l’APEI LGO qu’aux Genêts d’Or eux-mêmes,  mais elle prônait toujours le dialogue et la douceur.
Pour mémoire, elle a toujours été présente :
– au bureau de l’APEI des Genêts depuis 1984  au moins, étant successivement secrétaire , vice-présidente et présidente dans les années 2000.
– au bureau de l’ADAPEI en tant que secrétaire en 97/98 et toujours au CA en 2013/2014.
– au niveau de l’Antenne ADAPEI de Morlaix: à préparer les goûters et thés dansants.
– au niveau de la kermesse avec son stand “A tous les coups on gagne”.
Bref, plus de 30 ans au service de la cause, comme on dit.
Ceci inspire le respect de l’engagement au service des autres.
Ainsi, était Anne : bénévole… tout simplement !
En votre nom à tous :  Merci Anne.
Vous trouverez en pièce jointe l’avis de décès.
L’antenne ADAPEI et l’APEI LGO, associées, mettront une petite annonce après l’avis de la famille, à paraitre demain.
Bien à vous.
François CUEFF

Handicap. Les places manquent et les listes d’attente s’allongent dans le Finistère, l’Adapei alerte

Ouest-France – Quimper – 10 juin 2021 – Rose-Marie DUGUEN

 

L’Adapei 29 s’inquiète et le fait savoir : dans le Finistère, les listes d’attente s’allongent pour accueillir au mieux les personnes handicapées mentales.

Jean-François Marandola (vice-président de l’Adapei 29), Jacques Michel (président de l’association), Cécile Le Saout (maman d’une jeune femme autiste), et Daniel Brenterch (secrétaire de l’association). | Ouest-France

 

Alors que les élections départementales se profilent, les 20 et 27 juin 2021, l’Adapei 29 (association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, qui regroupe 1 000 familles) interpelle les candidats : « dans le département, 2 000 personnes (1 300 adultes et 700 enfants) sont soit en attente d’une place dans une structure soit ont une place mais elle est en inadéquation avec leur situation », déplorent d’une même voix Jacques Michel, Jean-François Marandola, Daniel Brenterch, respectivement président, vice-président et secrétaire de l’association. Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (Caph 29) avait fait de même il y a quelques jours.

 

Tous les âges concernés

 

Cécile Le Saout, maman d’Enora, autiste, témoigne : «Enora a 22 ans ; elle est en IME (Institut médico-éducatif) grâce à l’amendement Creton (qui permet, pour les plus de 20 ans, de rester dans un établissement médico-social en attendant une autre solution adaptée). Elle a une orientation pour un Foyer d’accueil médicalisé (Fam) mais quand on visite des établissements, on nous annonce quinze à vingt ans d’attente… Si on me disait un jour qu’elle doit retourner à la maison, ça serait dramatique : pour elle car elle régresserait, mais aussi pour moi et pour son entourage ».

 

Au niveau du schéma départemental, il est prévu « 120 places de plus en foyers de vie d’ici 2024 ; or le besoin est de 480 places », pointe l’Adapei 29.

 

Au niveau de l’Agence régionale de santé (ARS), « aucune création de place n’est prévue d’ici 2022 ». Ils rappellent aussi que « le tout inclusif a ses limites » et que « le médico-social prendre de plus en plus en charge des personnes atteintes de maladies psychiques et psychiatriques. Nous ne sommes pas contre mais cela se fait sans moyens supplémentaires… ».

 

 

L’Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales

Le Télégramme – Finistère – 9 juin 2021 – Mathilde Calloc’h

L’association Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales. Ils sont épuisés de se battre pour obtenir davantage de places dans des établissements spécialisés pour les personnes atteintes d’handicap mental.

Jean-François Marandola, le vice-président de l’Adapei 29, Cécile Le Saout, mère d’une jeune femme autiste, Jacques Michel, président de l’association et Daniel Brenterch, secrétaire. (Le Télégramme/Mathilde Calloc’h)

 

« Il y a un manque de places de partout », s’indigne Jacques Michel, président de l’Adapei du Finistère. L’association lance un cri d’alerte et souhaite interpeller les candidats aux élections départementales, quel que soit leur bord politique. Leur objectif est de se faire entendre, afin que les personnes atteintes d’handicap mental puissent accéder à des établissements spécialisés rapidement. « Près de 2 000 personnes sont dans l’attente de places dans des locaux adaptés à leur handicap dans le Finistère », poursuit Jacques Michel. Parmi eux, 1 200 adultes et 600 enfants.

 

« Ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente »

 

La problématique du manque de places dans les hébergements spécialisés ne date pas d’hier : « Ça fait deux ans que je cherche à placer ma fille en foyer d’accueil médicalisé (FAM), ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente. Il faut attendre qu’une personne décède ou déménage, c’est dramatique », témoigne Cécile Le Saout, mère d’Enora, âgée de 22 ans et autiste. Elle est dans un IME (Institut médico-éducatif) à Brest depuis ses quatorze ans et doit quitter en principe ce service.

« Avant, les personnes atteintes de trisomie 21 avaient toutes leurs chances d’être acceptées en Esat (*), maintenant ce service est complet en raison de ceux qui sont atteints de maladies psychiques et psychiatriques. Les trisomiques sont moins autonomes et les Esat privilégient ceux qui peuvent travailler suffisamment pour être rentables », dénonce Dominique Quentel, membre de l’Adapei 29. Les hébergements sont financés par l’ARS et le conseil départemental.

 

« C’est un combat au quotidien »

 

« Ma hantise c’est qu’on me dise, à ses 25 ans, que l’IME ne peut plus la garder et que je dois la récupérer. Ce serait dramatique pour elle et pour moi », reprend la mère d’Enora. Les personnes atteintes d’handicap mental ont besoin de se sociabiliser selon l’Adapei 29. Les parents d’enfants malades ont pu en faire les frais pendant le premier confinement, lorsque certaines structures étaient fermées, notamment les IME. « J’ai fait un burn-out, je n’en pouvais plus, ce n’était plus gérable », lâche Cécile Le Saout. Une mère dans la même situation que Cécile confirme : « Rien qu’en une semaine à la maison, ma fille, atteinte de troubles autistiques commence à avoir des troubles du comportement. Elle n’a toujours pas rattrapé ce qu’elle a perdu pendant le confinement ».

 

(*) Établissement et service d’aide par le travail.


L’action sociale dans la rue le 12 juin 2021

Ouest-France – Finistère – 1 juin 2021 – Lucile Vanweydeveldt

 

Une grande mobilisation est organisée à Quimper (Finistère) le samedi 12 juin 2021 à 14h00. Professionnels et familles manifestent afin d’obtenir plus de moyens pour l’action sociale et médico-sociale.

Une manifestation aura lieu à Quimper (Finistère) le 12 juin 2021 pour défendre les droits des personnes handicapées. | Archives

 

Une mobilisation citoyenne est organisée le samedi 12 juin 2021 à 14h00, place de la Résistance à Quimper (Finistère) pour soutenir l’action sociale et médico-sociale en Bretagne. L’objectif : réclamer plus de moyens humains et financiers, demander une revalorisation salariale pour les professionnels, et obtenir davantage de places dans les établissements.

Cette manifestation est lancée à l’appel du collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

De nombreux parents réunis en collectifs seront également présents. Ils estiment qu’il manque actuellement 1 200 places en secteur adulte dans le département et 500 places dans le secteur enfant. Ils dénoncent également l’inadéquation de l’orientation des adultes porteurs de handicap, faute de moyens.

 

Samedi 12 juin à 14h00, place de la Résistance à Quimper.

 

 


Travail en Esat : « vital » pour 120 000 Français ?

Handicap.fr / Emploi, Vie au travail, Milieu protégé, Travailleur handicapé, Handicap mental / 9 mai 2021 • Par  E. Dal’Secco

 

Les Esat, rouage essentiel pour 120 000 travailleurs handicapés ? Pour convaincre de la pertinence de ce modèle social et économique, un collectif d’asso soumet au gouvernement des pistes de transformation, plus urgente encore en période de crise…

 

Voir la vidéo Les ESAT, le droit au travail pour tous

https://youtu.be/6jgGS8nfjYg

 

120 000 personnes en situation de handicap travaillent aujourd’hui dans les 1 500 Esat français. Sur 100 euros investis par la collectivité nationale dans ces Etablissements et services d’aide par le travail, 87 sont directement réinjectés dans l’économie locale. Dans un communiqué, un collectif(*) fait savoir le « rôle majeur de ces structures pour les publics les plus éloignés de l’emploi », un modèle social et économique jugé « encore plus essentiel en période de crise ». Près de 500 000 personnes en situation de handicap sont aujourd’hui au chômage et « toutes ne trouveront pas leur place dans le milieu ordinaire », assurent ces associations. Par ailleurs, le collectif rappelle qu’offrir une activité professionnelle à des personnes en Esat coûte 32 % de moins que de les laisser sans emploi, « sans parler des conséquences en chaîne qu’ils subiraient sans être incluses et accompagnées ». Enfin, avec 75% de leurs clients situés dans le même département, ces acteurs locaux ont un impact positif d’un point de vue « écologique ».

 

Un plaidoyer pour les Esat

 

Fin 2019 déjà, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et celle des finances (IGF) rendaient leur rapport pour étudier la pertinence et l’utilité de ces établissements, concluant qu’ils assuraient une « mission essentielle », notamment en raison de leur rôle de « bouclier social contre la grande pauvreté et d’espace de resocialisation de ces publics ». Ce rapport faisait 37 propositions pour améliorer le modèle de ces structures. Suivies d’effet ? En janvier 2021, le secrétariat d’Etat au Handicap assure vouloir lancer une concertation à ce sujet ; cinq groupes de travail sont alors constitués. Le collectif, qui se dit « favorable à des évolutions mesurées et positives », entend lui aussi « apporter sa construction à la réflexion nationale » afin de « lutter contre les idées reçues » et pérenniser un accompagnement durable vers l’emploi. Ce plaidoyer pour les Esat, qui a pour titre « Le droit au travail pour tous », a été rendu public le 6 mai 2021. Un engagement d’autant plus urgent que les Esat font face de plein fouet à la crise actuelle avec en moyenne 30 % de perte de chiffre d’affaires en 2020 par rapport à 2019. Si près de 92 % d’entre eux avaient retrouvé un niveau d’activité quasi normal avant le deuxième confinement, ils ont vu leur activité dégringoler fin 2020 (article en lien ci-dessous).

 

(*) Adaptea, Andicat, Apajh, Apf France handicap, Fehap, Gepso, Gesat, Unapei, Uniopss

 

https://www.unapei.org/wp-content/uploads/2021/05/ESAT-Le-droit-au-travail-pour-tous_Mai-2021.pdf

 

 


Un numéro unique à l’écoute des parents d’enfants handicapés dans le Finistère

Le Télégramme – Finistère – Brest – 6 mai 2021

⇒ Autocollant Sticker Adhésif "Blason du Finistère" - Made in BZH

« Chaque enfant en situation de handicap est d’abord un enfant. Il a le droit de s’amuser avec les autres », tel est le credo du Pôle ressources handicap 29, créé dans le Finistère en janvier.

Un numéro de téléphone unique, le 07 61 84 91 33, permet aux parents d’enfants porteurs de handicap de trouver des solutions de garde ou de loisirs de proximité. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

 

Après le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, le Finistère vient de se doter d’un Pôle ressources handicap qui aide les parents à trouver des solutions d’accueil et de loisirs pour leurs enfants, dont le handicap est reconnu ou en cours de reconnaissance par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), à Quimper. L’objectif est qu’aucune famille ne soit sans solution lorsqu’elle cherche une place en crèche, chez une assistante maternelle, en halte-garderie ou en centre de loisirs pour son enfant.

 

Plus de 4 000 enfants en Finistère

 

En 2018, le Finistère comptait 4 221 enfants de 0 à 17 ans, porteurs d’un handicap reconnu par la MDPH. Autant de bénéficiaires potentiels de ce « Pôle ressources handicap 29 », créé par quatre associations du département avec le soutien de la Caisse d’allocations familiales (Caf) du Finistère. « Le constat de la Caf, en 2011, était qu’il y avait d’un côté des familles qui cherchaient des modes de garde, et de l’autre des structures qui accueillaient peu ou partiellement. L’idée était de se faire rencontrer les deux univers. Après des formations et des soirées d’échange avec les professionnels, l’an dernier, nous avons travaillé avec les familles », précise Xavier Caill, de la Fédération départementale Familles Rurales du Finistère, l’une des quatre associations qui portent ce pôle ressources Handicap 29 avec Évasion en pays d’accueil et de loisirs (Epal), Planète Loisirs et le centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa) déjà présent dans le pôle du Morbihan.

 

Huit malles pédagogiques pour les structures

 

« Les structures les plus connues concentrent souvent les demandes, alors que des accueils de proximité pourraient être sollicités. Un centre comme Planète Loisirs, à Brest, mixe les publics. Il accueille 50 % d’enfants porteurs de handicap et gère une liste d’attente de 50 familles. Certains enfants viennent parfois de très loin. Notre idée est de proposer aux parents des solutions de proximité, en travaillant avec les structures », ajoute Xavier Caill.

Le pôle propose aux structures des outils, et huit malles pédagogiques sont mises à disposition par Familles Rurales. Le pôle peut s’appuyer sur un réseau de professionnels spécialisés en psychologie, sociologie ou psychomotricité. « Il suffit parfois de solutions simples comme des plannings visuels pour les enfants, des trottinettes adaptées, des espaces où l’enfant va pouvoir se calmer ou, au contraire, libérer son énergie. Grâce au partenariat avec la Caf, les équipes peuvent être formées en milieu spécialisé ».

 

Pratique : Le numéro de téléphone unique pour le Finistère est le 07 61 84 91 33. Un animateur rappelle la famille dans les 72 heures pour faire le point sur leur projet : mode de garde, répit, socialisation avant l’école…

 

 


Le secteur social et médico-social se mobilise

Ouest-France – Finistère – 26 avril 2021 – Aude KERDRAON

Le collectif, composé de 26 associations et trois syndicats, alerte sur l’immobilisme en termes de rémunération du secteur social et médico-social. Il appelle à une mobilisation, samedi 12 juin à 14h00, à Quimper.

Des représentants du collectif issus de la CFDT, de Sud santé socio, des Genêts d’Or, d’AS Domicile pays de Morlaix, de Bon Bosco, de l’ADMR des deux Abers appellent à se mobiliser samedi 12 juin à Quimper. | Ouest-France

 

Que dénonce le collectif ?

 

Les 26 associations et fondations ainsi que les trois syndicats qui forment le collectif, alertent depuis des mois la faible reconnaissance salariale accordée aux professionnels de santé. « La crise sanitaire met en évidence l’invisibilité des personnes du secteur social et médico-social, souligne Joël Goron, directeur général des Genêts d’or. Les inégalités de traitement entre les professionnels du sanitaire, du social, du médico-social, entre les équipements du secteur public et ceux du privé associatif ou mutualiste, entre l’accompagnement à domicile et en établissement, se développent ».

 

Quelles conséquences sur le secteur ?

 

« Nous sommes confrontés à des difficultés de recrutement toujours plus importantes. Notre secteur n’est pas assez attractif pour des jeunes professionnels », s’inquiètent les membres du collectif qui se font la voix des familles en dénonçant le manque de places. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Dans le département, il manque 1 200 places pour accueillir les adultes en situation de handicap et 500 places pour les enfants ».

 

Que réclame-t-il ?

 

Le collectif demande une revalorisation salariale pour tous les salariés du secteur au travers des 183 € évoqués par le Ségur de la Santé.

 

Que faire pour se faire entendre ?

 

Outre une motion de soutien envoyée dans les collectivités territoriales, ils lancent un appel aux professionnels, aux familles, aux accompagnants et accompagnés et à tous les sympathisants à se mobiliser à Quimper, samedi 12 juin, à partir de 14h00. « La mobilisation se tiendra certainement sur les quais, mais nous n’avons pas défini le lieu pour l’instant. Nous le communiquerons par voie de presse dès qu’il sera fixé ».

 


Délibération du Conseil Départemental du Finistère

Le 5ème schéma « vivre ensemble » pour les personnes handicapées établi pour la période
de 2020 à 2024 est mis en oeuvre à compter de 2020

 


Trisomie, en route vers l’autonomie

Trisomique, elle a un travail, un fiancé et attend les clés de son futur appartement.

 

https://www.facebook.com/cEstMaVieTV/videos/4181829608549887/

 

 


Santé buccodentaire : témoignez pour faire progresser les droits des personnes en situation de handicap

Article

Le 17/03/2021

L’Unapei et ses partenaires milite depuis près de 20 ans pour l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap et c’est le but de l’association Santé Orale et Soins Spécifiques (SOSS)(*) dont elle est membre. SOSS lance un vaste recueil de témoignage auquel nous vous invitons à contribuer.

L’objectif est de construire des revendications ancrées sur la réalité afin de faire progresser l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap. Ce plaidoyer sera notamment relayé en 2022 à Paris, à l’occasion du congrès de l’association internationale du handicap et de la santé bucco-dentaire (IADH). Cet évènement d’ampleur réunissant des intervenants reconnus internationalement sera l’occasion d’interpeller la France.

Vous êtes une personne à besoins spécifiques, membre d’une famille concernée, un aidant, un intervenant bénévole ou professionnel qui agit au quotidien avec une personne en situation de handicap, un professionnel de santé ?

Partagez vos difficultés, vos réussites, vos idées, pour contribuer à cette démarche essentielle sur www.soss.fr

(*) SOSS, association française pour la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap rassemble depuis 2011 des représentants des professionnels de la chirurgie dentaire, des associations d’usagers de la santé et des soins spécifiques, des réseaux et des acteurs de la santé. SOOS a pour objet la promotion de la santé orale des personnes en situation de handicap par le développement de la prévention et de l’accès aux soins.


 

 

LANDERNEAU – BREST – LAVERUNE (34)

 

Nous avons la tristesse de vous annoncer de décès de

 

Sylvie ELLEOUET

A l’âge de 44 ans.

 

De la part de ses parents, Jean et Monique Elleouet;

Ses frères et sœurs, Karine et Michel Cos Elleouet, Jean-Phillippe et Sophie Elleouet Angebault;

Ses neveux et nièces, Ninon, Martin, Eliot, Lili, Balthazar, Suzanne et Athénais;

Sa grand-mère, Lydia Molina;

Toute la famille et ses amis.

 

Un hommage lui sera rendu jeudi 18 mars à 16h30 à la salle de cérémonie de Saint-Ernel à Landerneau, dans le respect des consignes sanitaires.

 

Sylvie repose au centre funéraire de Saint-Ernel à Landerneau. Visites de 14h00 à 17h30.

 

La famille remercie l’association Don Bosco et tout particulièrement le foyer de Stergann pour leur dévouement et leur gentillesse.

 

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

PFCA, Landerneau. Tél 02.98.21.60.94

 

 


Emploi des personnes en situation de handicap : le conseil départemental du Finistère s’engage

Le Télégramme – Bretagne – Finistère – 19 février 2021

 

Les travailleurs en situation de handicap bénéficient d’aides techniques et humaines et d’amélioration des conditions de vie et travail au Conseil départemental.  (Photo d’archives. Claude Prigent.)

 

Mardi, le conseil départemental du Finistère a signé une convention avec le fonds pour l’insertion des personnes handicapées (FIPHFP) dans la fonction publique.

Nathalie Sarrabezolles a, à cette occasion, insisté sur le volontarisme du Département pour l’inclusion. « La politique handicap est le premier budget du Département qui y consacre 20 % du budget de fonctionnement soit 152 M€ », a rappelé la présidente.

L’obligation légale dans la fonction publique est d’atteindre 6 % d’agents en situation de handicap. Dans le Finistère, ce taux d’emploi était de 11 % en 2020 (1,73 % en 2005). 390 agents sur les 3 800 que compte le conseil départemental (dont 700 assistants familiaux) sont concernés par cette politique qui a connu une accélération ces dernières années. Ces emplois concernent tous les domaines d’intervention du Département, jusqu’aux apprentis (quatre personnes en situation de handicap par an au minimum ont un contrat, et chaque année un ou deux sont pérennisés).

Cette politique se traduit aussi par le suivi des agents en poste (*). En 2020, 26 agents ont été déclarés inaptes sur leur poste de travail et ont suivi un processus de reconversion.

La convention signée avec la FIPHFP permettra notamment de maintenir durablement le taux d’emploi des agents handicapés avec par exemple le recrutement et la réservation de marchés auprès des Esat et entreprises adaptées…

 

(*) De 2017 à 2020, le conseil départemental a organisé 16 interventions d’interprétariat en langue des signes, 16 agents ont bénéficié d’une prise en charge de leurs prothèses auditives, 178 études ergonomiques ont été réalisées pour des agents en situation de handicap et 195 aménagements de l’environnement de travail financés, etc.

 

 


Les Papillons blancs du Finistère investissent dans des purificateurs pour lutter contre la Covid

Ouest-France – Finistère – 24 décembre 2020 – Christine PENNEC

 

L’association finistérienne des Papillons blancs vient de se doter de dix purificateurs d’air pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Ainsi, elle entend encore mieux protéger les personnes handicapées mentales qu’elle accompagne.

 

Un des dix purificateurs d’air de l’entreprise Air in space est installé dans la salle à manger de la résidence Michel-Garapin, à Brest. Ici, en présence de Cindy Nicol et Yann Amil, responsables de service ; Frédéric Gobin et Jacques Philippe, directeur et président des Papillons blancs du Finistère. | Ouest-France

 

L’association finistérienne des Papillons blancs s’est dotée, lundi 21 décembre 2020, de dix unités mobiles de filtration de l’air, conçues par l’entreprise Air in space, domiciliée en région parisienne.

L’association prend en charge environ 1 650 personnes en situation de handicap mental. Trente-cinq établissements ont reçu son agrément et elle emploie quelque 1 000 personnes.

 

Réagir vite

 

« La pandémie de Covid-19 demande de réagir extrêmement rapidement, rappelle Jacques Philippe, président de l’association départementale. Nous avons eu trois foyers importants au sein des Papillons blancs 29, et c’est aussi pour cela que nous avons souhaité aller très vite dans cette démarche. Cet achat nous permet de mieux protéger les personnes vulnérables dont nous avons la charge, alors même que certaines d’entre elles n’ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour appliquer les gestes barrières. Tout en protégeant également le personnel qui en a la charge ».

 

Bénéficier des mêmes mesures que les hôpitaux

 

Pour les Papillons blancs 29, cet investissement revêt aussi un caractère politique afin de montrer que le secteur médico-social « doit bénéficier des mêmes niveaux d’équipements que les hôpitaux et les Ehpad. Les personnes que nous accompagnons présentent souvent des comorbidités importantes donc cette mesure barrière supplémentaire est, pour nous, très intéressante », précise Jacques Philippe.

 

Pour quel prix ?

 

Le prix de vente de cette unité mobile, qui pèse 26 kg, est de 6 500 €. Grâce à un groupement d’achats, les Papillons blancs 29 ont déboursé moins de 4 000 € par pièce.

L’association y a travaillé avec l’Unapei (Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales), à laquelle elle est affiliée. L’Unapei est en passe de signer un accord-cadre afin, de permettre aux trois cents associations gestionnaires de son réseau de profiter d’un prix négocié.

Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère, et Frédéric Gobin, directeur général, soulève le purificateur d’air. | Ouest-France

 

Quant à sa sécurité et son efficacité, ce purificateur d’air est labellisé avec des normes ISO. Il est aussi validé par l’institution Santé publique France. Son taux de décontamination est particulièrement élevé et monte à 99,9 %.

Dans un espace clos, cette machine nettoie l’air du virus du Covid-19 et aussi des pollens ou tous les autres agents pathogènes. Elle purifie 130 m3 en six minutes.

Elle est dotée d’un booster qui accélère son rythme d’absorption et peut également être mise en action 24 heures sur 24, comme dans les hôpitaux. Ou comme dans la Station spatiale internationale qui l’utilise aussi !

 

Pourquoi le choix de cette machine

 

« Nous avons regardé la concurrence. La machine d’Air in space est un peu plus chère que d’autres, mais le moindre coût de la maintenance et le fait que ce produit soit entièrement français nous a intéressés particulièrement », plaide Jacques Philippe.

 

Répartitions des dix machines

 

Une au siège social au Relecq-Kerhuon ; une au CAMSP à Brest ; une à l’IME de l’Elorn au Relecq-Kerhuon; une à l’IME et au SESSAD des Primevères à Concarneau; une à l’ESAT à Brest; une à l’ESAT de Cornouaille à Concarneau; deux dans les hébergements du Ponant; deux dans les hébergements de Cornouaille.

 

 


Nicole Ferroni : Je veux dénoncer des situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées

Faire Face – Société – 9 décembre 2020 – Valérie Dichiappari 

« Dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent, et ça a du sens d’en parler. » © Radio France/Christophe Abramowitz

 

Le mercredi sur France Inter, Nicole Ferroni place régulièrement les personnes en situation de handicap au centre de ses chroniques matinales à l’humour acéré. Aujourd’hui, feu sur l’Allocation adulte handicapé, dont elle souligne, encore une fois, certaines incohérences. Mais qu’est-ce qui motive celle qui « espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique ».

 

Faire-face.fr : En février, vous aviez salué l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH. Pourquoi en parler de nouveau ?

Nicole Ferroni : J’avais en effet déjà évoqué ce sujet, à ma façon. En invoquant l’esprit de la Saint-Valentin pour “rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour, d’être concubins, deux culs dans un même bain, sans entamer l’autonomie ou leur dignité”. J’avais aussi souligné toute l’absurdité de cette situation qui ajoute, dans les couples, de la dépendance financière à la dépendance tout court.

À l’occasion du débat sur projet de loi de finances 2021 au Sénat, le sujet de l’Allocation adulte handicapé, l’AAH, a été de nouveau abordé. Notamment son financement en cas de décorrélation des revenus du conjoint. L’occasion pour la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, de réaffirmer son opposition à cette mesure. Ça valait bien une chronique, non ?

 

https://youtu.be/JUP88dF8DF4

 

F-f.fr : Lenteur, incohérence administrative, privation de droits… Vous pointez les situations ubuesques, discriminantes, voire inhumaines auxquelles les personnes en situation de handicap doivent faire face. Pourquoi cela vous tient-il à cœur ?

N.F : Longtemps, je n’ai pas osé mêler humour et handicap. C’était tabou, jusqu’à ce qu’un de mes amis, atteint d’infirmité motrice cérébrale, m’apprenne à me moquer… de lui.

Le handicap entraîne déjà de l’isolement, demande de tout prévoir à l’avance, du temps, de l’énergie. Alors, devoir avaler une montagne de paperasses, se retrouver face à des imbroglios administratifs ajoute de la difficulté à la difficulté. Je veux dénoncer toutes ces situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées car je les trouve choquantes.

 

« Écoute, cette histoire-là, elle existe ! »

 

https://youtu.be/QE1ryHL5rRk

 

F-f.fr : Vous mettez aussi en avant des combats individuels comme ceux de Nora Poulain. En quoi est-ce important d’ancrer vos chroniques dans un vécu particulier ?

N.F : Rencontrée à un cours de théâtre, Nora est devenue une amie. La naissance de son fils polyhandicapé, décédé en début d’année, l’a plongée, pendant neuf ans, dans une bataille médicale et administrative au long cours. Ce qu’elle a traversé a alimenté ma réflexion.

Fonder mes chroniques sur de vraies personnes et les situations concrètes qu’elles affrontent, en les nommant, c’est important pour dire : “Écoute, cette histoire-là, elle existe !” Et elle peut être violente et inhumaine : comme le manque de bienveillance dont a fait preuve l’administration après le décès du fils de Nora.

Il s’agit aussi de sortir d’une représentation de la personne handicapée qui oscille trop souvent entre héroïne ou pauvre victime, et rien ou quasi entre les deux. Mais dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent et ça a du sens d’en parler.

 

« Derrière la blague, de l’information ».

 

F-f.fr : Comment préparez-vous vos chroniques ?

N.F : Comme elles sont liées à l’actualité, je me documente beaucoup, je lis les projets de loi, des articles de presse… et je cite toujours mes sources. C’est un gros travail de fond car derrière la blague, il doit y avoir de l’information. Mon challenge : être rigoureuse et farfelue en même temps.

Une chronique de quelques minutes, c’est un débroussaillage. Cela ne peut pas être exhaustif mais j’espère susciter l’envie de l’auditeur d’aller plus loin. Une déformation sans doute de mon ancien métier de prof.

 

F-f.fr : Certaines ont-elles déclenché de vives réactions ?

N.F : Des auditeurs ont pu se sentir heurtés. Comme suite à une de mes chroniques pour rendre hommage à Charly Valenza, défenseur de l’assistance sexuelle de la première heure, décédé en 2015. J’ai été traitée de validiste à cette occasion et j’ai découvert ce mot. J’ai été mise dans une case et je n’aime pas les cases. Mais je suis devenue plus attentive au fait que, parfois, je pouvais être blessante… sans le vouloir.

 

F-f.fr : Et des actions ?

N.F : Mine de rien, je sais que j’ai une forme de pouvoir. Mon billet est très écouté : je passe juste avant la pub (rires). D’ailleurs, le lendemain de ma chronique sur Nora, fin janvier, a démarré la polémique sur le non-prolongement du congé parental suite au décès d’un enfant. [Depuis, le 1er juillet, les règles ont été assouplies, ndlr]. J’espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique.

 


Lettre ouverte du collectif Associations/Syndicats

 

 


Communiqué de presse

 

Comité Interministériel du Handicap : Des annonces et des attentes fortes non satisfaites

Le 16/11/2020

 

Focus

 

L’Unapei prend acte des annonces du CIH, dont celle du lancement d’une concertation sur les métiers du secteur. Cependant des avancées qualitatives sont attendues sur les champs de la scolarisation et des accompagnements pour tous, qui se doivent d’être déployées afin de ne laisser aucune personne en situation de handicap de côté.

 

La pandémie a révélé que les personnes et les familles sont particulièrement percutées par le manque d’accès aux droits, à la protection sociale, ainsi que les discriminations persistantes dont elles font l’objet.

L’Unapei suivra de près la mission sur la valorisation des filières professionnelles du secteur du handicap et restera attentive à ce que les mesures concertées permettent un accompagnement de qualité pour les personnes en situation de handicap. Elle salue le vote récent de l’aide à la vie partagée et accueille positivement la volonté de renforcer l’accessibilité des campagnes électorales à partir de 2021, dont l’accessibilité des professions de foi aux personnes en situation de handicap intellectuel via le déploiement du FALC (Facile à lire et à comprendre).

 

Des personnes toujours sans solution d’accompagnement

 

Rien dans les mesures annoncées ne concerne cependant les personnes en situation de handicap sans solutions d’accompagnement. De trop nombreuses personnes notamment avec handicaps complexes (autisme ; polyhandicap ; maladies rares ; troubles du comportement ; …) demeurent sans solution et sans accompagnement. L’exil en Belgique est toujours une solution par défaut. Certains types de handicap sont non compensés, sous reconnus, voire oubliés. L’accès aux droits, aux dépistages, aux diagnostics et aux évaluations demeure pour elles un parcours du combattant.

Alors que la semaine européenne de l’emploi des personnes en situation de handicap s’ouvre, rappelons que nombre de travailleurs en situation de handicap ne trouvent pas de solution d‘accompagnement par manque de places en ESAT. Le ralentissement de l’activité économique des ESAT dû à la crise sanitaire menace par ailleurs l’accomplissement des projets professionnels de nombres de travailleurs accompagnés dans ces établissements.

 

Des élèves toujours sans solution de scolarisation

 

Concernant l’école, le gouvernement se doit de déployer des solutions afin qu’aucun d’enfant en situation de handicap ne restent sans solution dont les :

  • Enfants sur liste d’attente IME
  • Enfants avec des scolarisations partielles : partage d’AESH, scolarisation quelques heures par semaine, en attente d’une place

Pour ce re confinement, il doit agir dès à présent pour éviter aux élèves en situation de handicap :

  • La rupture des scolarisations partagées
  • Le refus de scolarisation lié au port du masque
  • Le refus d’intervention des SESSAD au sein des écoles

Le premier Ministre a conclu le CIH en s’engageant pour que « la crise ne nous détourne pas des mesures structurelles engagées pour une société plus inclusive et plus solidaire ».

Selon Luc Gateau, il est primordial que cela se traduise en actes pour les personnes en situation de handicap : « Ne laissons pas les citoyens en situation de handicap être aux avant-postes d’un monde d’après dégradé mais faisons-en sorte qu’ils puissent être les avant-gardes d’une société réellement plus solidaire. Il est grand temps ».

 

À propos de l’Unapei 

 

Mouvement citoyen de 900 000 personnes handicapées, familles, amis, professionnels et bénévoles, l’Unapei œuvre, depuis 60 ans, pour que les personnes en situation de handicap intellectuel et cognitif (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap) accèdent aux mêmes droits que tous. L’Unapei s’engage pour une société solidaire, ouverte à tous et respectueuse des différences et du libre-choix des personnes handicapées. Son réseau de 550 associations membres innove sur tous les territoires et construit des solutions d’accompagnement évolutives et adaptées à chaque étape de la vie des personnes handicapées pour agir contre l’isolement et l’exclusion sociale. L’Unapei accompagne tout au long de leur vie 200 000 personnes handicapés, enfants et adultes, intellectuels et cognitifs. Chaque année 15 000 enfants naissent avec un handicap intellectuel dont la moitié avec des déficiences sévères. http://www.unapei.org/

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : CIH2020 – Bilan non satisfaisant (PDF, 151,4 Ko)

 

 

 


Le TV LGO de novembre est arrivé

 

Au sommaire :

·         La continuité du travail en ESAT pendant le second confinement

·         Les coulisses du journal des Genêts d’Or et de Sevel Services

·         Un métier par mois : TISF

Technicienne d’Intervention Sociale et Familiale

 


Comité interministériel du handicap : L’UNAPEI interpelle le gouvernement

Handirect – 15 novembre 2020 – Par Caroline Madeuf

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

L’UNAPEI interpelle le gouvernement à la veille du Comité Interministériel du handicap

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

 

“Entre promesses du gouvernement et réalités sur le terrain : à quand des moyens humains et financiers pour une réelle transition inclusive ?”

“L’Unapei, association de défense des droits des personnes en situation de handicap intellectuel(*), attend des actes forts de la part du gouvernement, lundi prochain, lors du Comité interministériel du handicap, explique l’association. Depuis le printemps, la crise sanitaire a exacerbé et révélé les difficultés vécues par les personnes en situation du handicap et leurs aidants familiaux : isolement, fatigue, manque de moyens humains et financiers, non-respect de la législation… Face à la réalité de ces situations, il est grand temps que notre société repense, en profondeur, les modalités d’accompagnement des personnes en situation de handicap pour aujourd’hui et pour demain. La société du prendre soin est un investissement vital pour l’avenir”.

 

Ainsi, l’UNAPEI met en avant quatre grandes priorités dans son manifeste.

 

Les conditions pour une véritable transition inclusive

  1. Un rattrapage en urgence des manquements de l’Etat en termes d’accès aux droits et de financement des accompagnements.
  2. Une co-construction avec tous les acteurs concernés grâce à une évaluation des besoins et des attentes des personnes en situation de handicap et des familles.
  3. Un bouleversement des codes de la société et des représentations relatives aux personnes en situation de handicap.
  4. Des personnes, quelques soient leur handicap, accompagnées de manière adaptée pour être actrices de leurs décisions.
  5. Des professionnels du médico-social formés et accompagnés.

 

Des personnes en situation de handicap toujours sans solutions d’accompagnement

En février dernier, à l’occasion de la Conférence nationale du handicap, Luc Gateau, président de l’Unapei, avait interpellé le gouvernement : « quelles mesures vont être mises en œuvre pour que le mot « sans solution » disparaisse du vocabulaire d’ici à la fin du quinquennat ? ». Or, 8 mois après, les personnes dont les besoins préexistaient avant la crise sanitaire, sont aujourd’hui toujours sans solutions d’accompagnement adapté. Le contexte actuel ne doit pas être le prétexte au retour d’un ostracisme dont les principales victimes sont les personnes handicapées et leurs familles. Par exemple, pourquoi des personnes vivant en France sont-elles encore aujourd’hui obligées de s’exiler en Belgique ?

L’avènement d’une véritable société du « prendre soin » ne pourra se faire sans une politique du handicap globale, coordonnée, chiffrée, évaluée, à la hauteur des besoins et reposant sur la solidarité nationale. L’Unapei demande des garanties pour instaurer et rendre pérenne des accompagnements de qualité et adaptés à chaque personne.

Sur le terrain, les associations de l’Unapei sont pleinement mobilisées avec l’ensemble des parties prenantes afin de trouver des solutions aux personnes en situation de handicap. Néanmoins, faute de moyens quantitatifs et qualitatifs suffisants, les solutions apportées sont trop souvent temporaires et partielles.

 

Non effectivité du droit à la scolarisation pour les élèves en situation de handicap à la veille du Comité Interministériel du handicap

Contrairement à ce qui a été annoncé à la Conférence nationale du handicap, de nombreux enfants en situation de handicap sont toujours privés d’école. Les exemples de défaut d’accompagnement sont nombreux. Et pour preuve : les témoignages de parents en colère, sans solution de scolarisation adaptée pour leurs enfants, continuent d’affluer sur le site dédié : marentree.org. Au niveau des chiffres : sur 100 000 enfants atteints de troubles autistiques, 40 000 ont une scolarisation en milieu ordinaire et 10 000 en milieu protégé. Où sont les autres ? De nombreux élèves sont en attente de place en classe avec appui d’un dispositif ULIS, en IME… D’autres ne sont scolarisés seulement quelques heures par semaine avec le retrait de l’accompagnement humain individualisé qui a pourtant été notifié.

Au lendemain du comité de suivi de l’école inclusive, où les ministres se sont absentés au moment du débat avec les acteurs de terrain, l’Unapei réaffirme que pour rendre l’école réellement inclusive, il faudra non seulement des moyens à la hauteur des enjeux corrélés à une évaluation suivie et pertinente des besoins mais aussi que l’école se transforme en profondeur pour s’adapter à accueillir ces élèves aux besoins particuliers. Sans ce préalable, l’école inclusive continuera de se résumer à une multiplication de dispositifs, certes intéressants, mais rendus non pertinents par absence de cohérence globale. Sans réelle coopération entre le médico-social, l’Education nationale et tous les acteurs concernés, des enfants continueront à pâtir d’une privation de l’effectivité leur droit à la scolarisation.

 

Des professionnels du médico-social démunis, en manque de reconnaissance

Au quotidien, les personnes en situation de handicap atteintes de troubles du neurodéveloppement* ont besoin des compétences et de l’accompagnement des professionnels du médico-social.

Or, aujourd’hui, la vie professionnelle de ces acteurs du « prendre soin » est mise à rude épreuve. Ils endurent chaque jour des situations d’épuisement. L’Unapei regrette que malgré ses interpellations répétées, ces professionnels restent encore invisibles, voire oubliés par les politiques publiques. Ils souffrent cruellement d’un manque de reconnaissance de leur travail et d’une iniquité de traitement. Il est urgent de revaloriser l’ensemble de ces métiers et d’aplanir les inégalités préexistantes.

 

Sur le terrain, les tensions sont fortes pour recruter des professionnels en raison de la perte d’attractivité des métiers liés au handicap, ce qui crée des pénuries de professionnels et menaçant la qualité de l’accompagnement.

 

(*) Personnes vivant avec des conséquences de troubles du neurodéveloppement (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap).

 

 


Finistère : un chèque de 45 000 euros va contribuer au projet de bus bucco-dentaire d’Ildys

Le Télégramme – Brest – 12 novembre 2020

Le bus bucco-dentaire va offrir des consultations et des soins aux enfants et adultes de dix établissements médico-sociaux du Finistère. (Photo d’archives Claude Prigent/Le Télégramme)

 

Le projet de bus bucco-dentaire de la Fondation Ildys s’adresse aux personnes accueillies dans des structures médico-sociales et il vient d’obtenir une aide de 45 000 € du Crédit agricole. Si le financement est bouclé, il pourrait sillonner les routes du Finistère dès le mois d’avril prochain.

 

Plus de la moitié des enfants en situation de handicap et des personnes âgées hébergées en structures, ont besoin de soins dentaires. Pour 17 % des personnes, ce sont même des soins d’urgence. Mais il n’est pas toujours facile de prendre rendez-vous et d’assurer le déplacement d’un patient âgé dépendant ou d’un jeune souffrant de troubles autistiques, par exemple. Les personnes de plus de 90 ans ont deux fois moins de chance d’accéder aux soins dentaires que celles de 60 ans. Une mauvaise santé bucco-dentaire favorise pourtant la dénutrition, facteur de perte d’autonomie de la personne âgée

 

Achat d’un véhicule adapté

 

Une réflexion a été menée au sein de la Fondation Ildys sous la houlette de Michel Mogan, directeur général délégué à la Fondation, qui est à l’origine du projet et de Sandrine Honnorat qui est en charge de son déploiement. Ce projet de bus bucco-dentaire qui sera capable de sillonner le Finistère pour se rendre directement à la porte des établissements médico-sociaux a été validé en août 2019 par l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne qui a accordé un budget de fonctionnement pour cinq ans d’un montant de 674 000 €. L’enjeu pour la Fondation Ildys est maintenant de recueillir les fonds nécessaires pour financer l’investissement de 471 000 € que représente ce projet avec notamment l’achat d’un véhicule adapté et son aménagement, ainsi que l’acquisition de matériel dentaire spécifique. Le bus, commandé en juillet dernier, sera équipé d’un cabinet dentaire accessible aux personnes à mobilité réduite et proposera des actions de prévention, de diagnostic et de soins à destination des résidents.

 

Il manque 236 000 € pour boucler le projet

 

« Nous avons déjà la moitié de l’enveloppe nécessaire avec 235 000 € réunis en faveur de ce projet, grâce à des mécènes comme le Crédit agricole qui nous a remis, ce jeudi, un chèque de 45 000 €. Il reste encore 236 000 € à trouver », précise Tiphaine David-Meleux, responsable de la communication d’Ildys.

Les formations des personnels ont déjà commencé dans les dix établissements médico-sociaux partenaires (*) : 23 référents bucco-dentaires sont prêts et douze professionnels, travaillant dans neuf établissements différents, ont aussi été formés à l’utilisation d’une caméra spécifique pour des consultations de télémédecine.

Le service d’odontologie du CHRU de Brest est partenaire du bus bucco-dentaire. Des soins seront prodigués pas des dentistes et des étudiants de sixième année qui pourront réaliser des consultations de télémédecine différées en lien avec un professionnel de la santé bucco-dentaire spécialiste de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Le déploiement de la télémédecine est prévu à la fin de cette année et le début des soins dans le bus est envisagé en avril 2021. L’expérimentation sur cinq ans se terminera en septembre 2025.

 

 

(*) Les dix établissements appartiennent à l’Hospitalité Saint Thomas de Villeneuve (HSTV) dont l’Ehpad de Plougastel, aux Papillons Blancs du Finistère, à l’APF France Handicap, au Centre Hospitalier de la Presqu’île de Crozon, Les Genêts d’Or et au Centre Hospitalier des Pays de Morlaix.

 


Participez à l enquête pour mesurer l accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun

UNAPEI – 10 novembre 2020

 

EcoutezReadSpeaker webReader: EcoutezFocus

 

Participez à une enquête en ligne pour mesurer l’accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun dans divers pays européens. Vous contribuez ainsi à une importante action de recherche.

 

L’Unapei est partenaire du centre d’excellence TND Robert Debré, une des trois références en matière de recherche sur l’autisme en France. Ce centre avec d’autres référents réunis dans le consortium Européen AIMS2 -Trials lancent une importante enquête utile pour leurs travaux de recherche. Elle vise à mesurer le niveau d’accès des personnes autistes aux services de droit commun dans de nombreux domaines : santé, aide sociale, éducation, emploi…

 

Cette enquête en ligne s’adresse aux personnes autistes et à leurs accompagnants. Elle permettra de comparer dans divers pays leurs expériences et ressentis lorsqu’ils souhaitent accéder aux services ouverts à tout citoyen.

 

Cette enquête inédite portée par l’Université de Cambridge est accompagnée d’explications en français simplifié. Merci pour vos contributions.

 

Accédez à l’enquête 

 

Lire les explications simplifiées

 

 


Le TV LGO d’octobre est arrivé

 

Au sommaire :

·         Baptême du voilier cargo « Grain de sail » à Lorient

·         Le FALC : Facile A Lire et à Comprendre

·         Un métier par mois : surveillant de nuit

 

 


COVID–19 – mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, un communiqué de presse concernant : COVID–19 – les mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

 

29-10 -2020 mesures confinement ph 2eme vague covid19 (1)


Attestations de déplacement

 

Veuillez trouver ci-dessous deux attestations de déplacement : une en version ordinaire et une en version FALC.

Le secrétariat de l’Adapei 29 sera joignable par téléphone  et par mail pendant la période de confinement.

 

30-10-2020-attestation-de-deplacement-derogatoire (1)

30-10-2020-attestation-de-deplacement-derogatoire-falc

 

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

 


 

Une Lorientaise sort un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées

Le Télégramme – Lorient – 24 octobre 2020 – Céline Le Strat

 

Jeanne Le Pengalou, lorientaise de 35 ans, a sorti son premier ouvrage le 1er octobre, autour des activités pour personnes polyhandicapées. (Le Télégramme/Céline Le Strat)

 

La Lorientaise Jeanne Le Penglaou, éducatrice spécialisée, vient de sortir son premier livre. Un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées. La suite logique de son site Handiy, devenu référence dans le milieu.

 

Il n’est pas facile de mettre en place des activités de loisirs ou d’apprentissage avec les polyhandicapés. C’est de ce constat qu’est partie Jeanne Le Penglaou pour écrire son livre « 40 activités pour personnes polyhandicapées ou atteintes de déficiences multiple ». Sorti le 1er octobre, il recense des animations « conçues pour convenir aux personnes fortement dépendantes ». La Lorientaise de 35 ans est éducatrice spécialisée, a été animatrice, directrice de séjours adaptés et est bien connue du web puisqu’elle a lancé il y a trois ans le site Handiy, un jeu de mots avec DIY pour Do-it-yourself : fais-le toi-même. C’est de ce site que tout est parti : « J’y écris des idées d’activités, adaptées pour les personnes âgées ou handicapées par exemple et une éditrice m’a contactée car les éditions Phalente voulaient créer une collection handicap », rapporte l’éducatrice.

 

« Partir de la personne, ses choix, ses envies »

 

Jeanne Le Penglaou mettra finalement trois ans à écrire son ouvrage, « il est plus poussé que le site internet, il y a de la méthodologie, c’est décrit, concret », assure l’auteur. Activités manuelles, musique, motricité sensorielle, idée de sortie : un véritable recueil de loisirs et d’apprentissage « parce qu’à chaque fois il y a un objectif éducatif ». Les activités sont ludiques, « comme le jeu de l’oie : quand on tombe sur une case, il faut par exemple jouer de la musique cela peut être souffler dans une flûte, crier le plus fort possible ». Le mot d’ordre : l’adaptation à son public « j’explique qu’il faut toujours partir de la personne, de ses choix, ses envies. Il n’y a pas de méthode toute faite ou de recette miracle ».

Jeanne Le Penglaou sait de quoi elle parle. « Mon grand frère est atteint de déficiences multiples, j’ai beaucoup testé les activités avec lui. Les personnes polyhandicapées sont souvent dans des foyers, où il manque du personnel et ce n’est pas facile de mettre en place des activités ».

 

Un tennis de table avec frites et ballon de baudruche

 

Jeanne puise ses idées sur internet, adapte des activités connues de tous « comme le tennis de table avec des frites de piscine et un ballon de baudruche. Son livre s’adresse aussi bien aux éducateurs qu’aux centres spécialisés et aux parents et peut aussi s’adapter à un autre public que les personnes en situation de handicap, « pour les personnes âgées qui ont un retard important par exemple », assure Jeanne Le Penglaou. Ce livre ne sonne pas la fin de son site internet qui sert de mine d’info à bon nombre d’animateurs. Jeanne Le Penglaou pense à travailler sur un volet numérique, « car je pense que les personnes en situation de handicap en sont éloignées et pourtant j’ai travaillé avec de jeunes autistes qui savaient faire plein de choses sur le numérique ».

 

 

Pratique : « 40 activités pour personnes polyhandicapés ou atteintes de déficiences multiples », 208 pages aux éditions Phalente, 19,90 €. Site internet www.handiy.fr

 

 


Cornu-Pauchet : un pilote pour freiner l’exil en Belgique ?

Handicap.fr / 14 octobre 2020 • Par  E. Dal’Secco

 

Prévenir les départs contraints des Français handicapés vers la Belgique, telle est la mission confiée à Marianne Cornu-Pauchet le 5 octobre 2020. Le gouvernement entend ainsi mettre en œuvre une “évolution plus radicale”.

 

 

Fin 2018, près de 8 000 Français (1 500 enfants et 6 500 adultes) sont accueillis dans des établissements en Wallonie (Belgique). Ils sont majoritairement originaires de trois régions : Hauts-de-France, Ile-de-France et Grand-Est.

 

Des solutions de dernier recours

 

Face à la pression des familles contraintes d’accepter ces « exils » faute de solutions adaptées en France, le gouvernement français a mis en œuvre en 2016 une « politique des départs non souhaités », associée au déploiement de la démarche « Réponse accompagnée pour tous ». Quatre ans plus tard, même si Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, note les « premières améliorations », elle admet que les « séparations des familles se poursuivent », plus souvent « subies que choisies ». En dehors de la contrainte humaine, ce sont par ailleurs près de 500 000 millions d’euros chaque année qui financent (via l’Assurance maladie et les départements) ces prises en charge « de dernier recours » sur le territoire belge.

 

Une lettre de mission datée du 5 octobre

 

Dans ce contexte, le gouvernement appelle à une « évolution plus radicale de notre politique publique » et, le 5 octobre, adresse sa lettre de mission à Marianne Cornu-Panchet. Cette ex-directrice du Fonds CMU-C, co-auteure d’un rapport sur l’accès aux soins des personnes handicapées et précaires, a pour objectif de « documenter cette réalité et de formuler des recommandations ». Elle devra, d’abord, mettre en œuvre « une stratégie commune État/conseils départementaux de conventionnement du secteur adulte, pour réguler tant sur le plan qualitatif que quantitatif, l’activité des établissements wallons accueillant des Français ».

 

Chantier prioritaire ?

 

Mais ce « chantier prioritaire », selon la ministre, vise aussi à faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, en assurant le déploiement de solutions alternatives d’accompagnement à « haut rythme » dans les régions les plus concernées. Ces deux mesures sont inscrites dans la loi de financement de sécurité sociale (LFSS) pour 2020. Le gouvernement avait en effet promis, dès septembre 2019, un plan de création sur trois ans de « solutions nouvelles » avec un budget dédié de 90 millions d’euros (dont 20 dès 2020). D’autres axes figurent dans cet engagement : offre d’accompagnement pour les situations les plus complexes, notamment les personnes autistes, projets de logements inclusifs…

 

Cette nomination fait notamment suite à une alerte formulée par l’Uniopss en séance plénière du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) du 24 septembre 2020. En présence de Sophie Cluzel, l’association avait déploré « le manque de coordination au niveau national des travaux sur la lutte contre les départs en Belgique et la non consommation des 20 millions d’euros prévus en 2020 ».

 

 


Allocution du président de l’Unapei, Luc Gateau : Assemblée générale 2020

Unapei – 25 septembre 2020

 

EcoutezEcoutez avec webReaderFocus

L’Unapei organise cette année sa première assemblée générale à distance et en direct. Ce rendez-vous incontournable dans la vie d’une association rassemble des centaines de représentants d’associations, parents, personnes accompagnées et professionnels partout en France.

 

Les conditions particulières, si elles rendent compliquées les interactions et les temps de convivialité, n’empêchent pas le Mouvement Unapei de préparer l’année à venir comme de tirer le bilan de celle écoulée.

Luc Gateau, lors de son intervention d’entrée, revient sur la douloureuses crise sanitaire pour les personnes accompagnées, leurs familles et les professionnels mais aussi sur l’ambition, toujours intacte, du mouvement Unapei pour contribuer à la transformation de la société. Plus que jamais cette dernière doit être réellement solidaire et inclusive pour prendre soin de tous ses membres, dont les personnes en situation de handicap encore trop souvent oubliées.

 

Découvrez l’intégralité de son intervention dans la vidéo ci-dessous :

https://youtu.be/ycSfeObiO-8

 

 


Le TV LGO de septembre est arrivé

 

Au sommaire :

·       Rentrée scolaire pour les jeunes de l’IME (Collège Nelson Mandela Plabennec)

·       Un métier par mois : conseillère en insertion professionnelle

·       Assemblée Générale Les Genêts d’Or

 

 

C’est par ici

 


Ces élèves en situation de handicap ne pourront pas faire leur rentrée

Marentrée.org

 

 

Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante… A quelques jours de la rentrée scolaire et en pleine pandémie, la situation des enfants en situation de handicap est plus que critique : elle est carrément alarmante.

 

“Monsieur le Ministre, ne les oubliez pas”. C’est un appel de première urgence que lance l’Unapei à l’adresse de Jean-Michel Blanquer. La fédération française d’associations de défense des droits des personnes en situation de handicap alerte le Ministre de l’Education Nationale sur un point : la rentrée des classes approche et pourtant, des milliers d’enfants en situation de handicap n’ont toujours pas de solution de scolarisation adaptée à leurs besoins.

En somme, ils restent exclus de l’école. Et ce alors que le déconfinement avait déjà mis en évidence de vrais dysfonctionnements concernant la prise en charge des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, c’est donc la question de l’école et d’une scolarité plus inclusive qui doit être soulevée dans le débat public.

“Pourquoi certains enfants sont encore privés d’école ? Pourquoi un enfant devrait-il attendre dans une classe qui ne lui convient pas qu’une place se libère dans une classe adaptée à ses besoins ?”, s’interroge à la fédération, réagissant au peu d’alternatives proposées (scolarisation à temps partiel, à distance, place par défaut…).

Pour l’Unapei, nous sommes là face à une “non-effectivité du droit à l’éducation”, des écoles “ordinaires” aux écoles spécialisées. Sur les réseaux sociaux (avec le mot-clé #jaipasecole) mais aussi sur le site www.marentree.org, les témoignages abondent pour dénoncer cette réalité trop peu médiatisée, qui concerne autant enfants et parents que personnels éducatifs. L’idée ? “Rompre le silence autour de ce scandale”.

“Mon fils n’a rien. Même le rectorat, le médecin du rectorat et l’ancien établissement scolaire ne sont pas capables d’aider et de trouver une solution. Il faut attendre la rentrée pour espérer des désistements ! Impossible de compléter les voeux pour élargir l’orientation et avoir une chance de scolarisation dans une voie qui lui convient mieux”, déplore la mère de Valentin, 15 ans. Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante, solutions de recours maigres ou fantoches, communication impossible… Les soucis abondent.

Les parents de Julien P, 15 ans, en attestent : “On a changé de région et notre fils se retrouve sans lycée. Son stress est au maximum, il tourne autour de la maison en marmonnant. Et nous parents on téléphone au rectorat, on envoie des mails, on a saisi le médiateur de l’Education nationale. Aucune réponse”.

Même son de cloche pour les parents de Ziyan, 5 ans. “Chaque structure a toujours une excuse : pas le profil, pas du même département… Et dans le même département, ils estiment que c’est trop loin de notre domicile. Pas de place… Trop jeune. On nous a tout sorti ! Alors qu’il s’agit de structures soi-disant adaptées. Voilà. A peine 5 ans et déjà complètement exclu de partout. Obligé de rester à la maison avec maman”, nous racontent-ils.

Un état des lieux déplorable. Et encore, précise Luc Gateau, président de l’Unapei, “ces témoignages ne sont que la partie émergée de l’iceberg”. A l’aube de septembre, l’Unapei interpelle le gouvernement et en appelle à l’établissement d’un environnement scolaire adapté et accessible. Cela passe par une meilleure sensibilisation du handicap, un accompagnement “sans rupture” et réfléchi des élèves et de leurs familles, mais aussi à une collaboration renforcée entre l’Education nationale et le secteur médico-social. Histoire d’éviter le fiasco total.

“Rien n’a changé en France en 20 ans. Le handicap est un parcours du combattant quasi constant”, s’attriste encore une internaute. “Les familles sont épuisées, abandonnées, ne se sentent pas entendues”, tacle de son côté l’Unapei. Gageons que ces témoignages puissent changer la donne des mois après un confinement national qui, comme le rappelle la fédération, n’a fait qu’exacerber la fatigue et l’isolement des principaux concernés.

 

 

Source :

https://www.terrafemina.com/article/rentree-2020-ces-eleves-en-situation-de-handicap-sont-exclus_a354871/1

 


Le TV LGO Spécial été est arrivé

 

Au sommaire :

·         Travaux de rénovation à l’agence Sevel Services de Brest

·         Service civique européen – Témoignages

·         Familéo, un nouvel outil de communication au sein des EHPAD

 

C’est par ici


Les soignants veulent du soin pour leurs salaires

Ouest-France – Finistère 10 juillet 2020 – Christian GOUEROU

 

Le monde médico-social veut plus qu’une prime de 500 € ou 1 000 €. Employeurs, syndicats et le Département souhaitent une revalorisation salariale et renvoient la balle vers le gouvernement.

Durant une manifestation à Quimper au mois de juin 2020, des aides à domicile disent leur colère. | Archives Ouest-France

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Le contexte de la crise liée au nouveau coronavirus a permis des rapprochements entre les associations (1) du secteur médico-social, dans le domaine des personnes âgées, du handicap, de la petite enfance, des foyers de vie, etc. Mais, au-delà des équipes dirigeantes, ce sont aussi les syndicats de salariés qui sont montés dans le train pour porter des revendications communes : la CFDT santé sociaux, la CGT et Sud santé sociaux.

Jeudi, en soirée, tous ces acteurs ont débattu avec la présidente du Département, Nathalie Sarrabezolles. S’il n’est pas l’employeur, le Département finance de nombreux établissements du secteur associatif. L’assemblée a voté, lundi, la somme de 2,3 millions d’euros afin de financer une prime de 500 € pour les 4 600 personnes de ce secteur en Finistère.

 

Que demandent les employeurs et les salariés ?

Que l’assemblée les soutienne pour aller chercher une prime de 1 000 € bien sûr mais surtout la revalorisation des salaires… Pour la majorité de gauche, la décision du gouvernement, qui accorde une prose de 500 à 1 000 € aux soignants et 1 000 € à tout le monde dans le domaine médico-social financé par l’Assurance maladie, créé de l’inégalité.

« Ce gouvernement décide que les Départements vont aussi donner des prismes alors que nous ne sommes pas les employeurs. Oui, nous comprenons que ces salariés aient cette prime mais cela ne change pas leurs conditions de travail ni la grille de salaires » soulignait Nathalie Sarrabezolles, lundi. Ainsi, dans un même établissement, des salariés pourraient avoir une prime et d’autres non, parce que ne dépendant pas de l’Assurance maladie.

La présidente du Département l’écrit ainsi quand elle s’adresse aux salariés et employeurs finistériens concernés : «C’est bien la question du niveau de rémunération d’une grande partie des personnels sociaux et médico-sociaux qui est reposée à l’occasion de la crise sanitaire, ainsi que la précarité de nombreux emplois. Cette question devra être traitée par une réévaluation salariale ».

Quel retour après la rencontre ?

Du côté associatif, les syndicats et les employeurs sont satisfaits des échanges. Pour la CFDT santé sociaux, « Oui, nous sommes dans une démarche collective. Nathalie Sarrabezolles soutient la nécessité de valorisation du secteur dans son ensemble. Heureusement qu’il existe un secteur associatif, avec ses valeurs, entre le public et le privé ».

La CGT abonde : « Le Département souhaite qu’il y ait équité entre le secteur privé et public. Nous avons un problème d’attractivité pour trouver des soignants dans les Ehpad. Nous avons des salaires en dessous du Smic. Nous recherchons une reconnaissance salariale ».

Pour SUD santé sociaux, même son de cloche : « La prime, oui, mais si les salaires ne suivent pas, il n’y aura pas de recrutement ».

Selon Michel Jézéquel, directeur de Don Bosco, et Joël Goron, directeur général des Genêts d’Or, « la crise met en évidence la nécessité de prendre en compte les soignants, au-delà de l’hôpital. Il s’agit des soignants de l’enfance, du handicap, de l’insertion, des personnes âgées. Il faut une vision plus large de la notion de soin ».

Que va-t-il se passer ?

La démarche des employeurs et des syndicats n’est pas de dire au Département : « Il faut payer ». Au département, on entend pousser pour que le gouvernement mette les 500 € restants pour que la prime fasse 1 000 €.

Surtout, « le vrai sujet » dit-on chez les élus, c’est la valorisation des salaires. Le gouvernement préconise que les Départements passent à un tarif de 21 € par heure pour les aides à domicile. En Finistère, la collectivité met déjà 24 € par heure. Ce qui ne va pas forcement dans la poche des salariés mais dans la structure.

 

En résumé, Département, syndicats et employeurs du secteur médico-social sont d’accord : l’Etat créé de l’inégalité. En lien avec l’association des Départements de France, l’assemblée départementale va faire une démarche vers le ministère.

 

(1) Vingt et une organisations – à but non lucratif – de l’économie sociale et solidaire du Finistère, dont par exemple Les Genêts d’Or, Don Bosco, Kan ar Mor, La Fondation Massé-Trévidy, Les Papillons Blancs du Finistère et des aides à domicile en milieu rural.

 

 


L’habitat API, un nouveau pas est franchi !

Article UNAPEI

Le 01/07/2020

« Demain, je pourrai choisir d’habiter avec vous », tel est le titre du rapport de Denis Piveteau et Jacques Wolfrom, dont les grandes lignes ont été dévoilées au CNCPH le 25 juin. En impulsant l’habitat API (Accompagné, partagé et inséré dans la vie locale), les auteurs du rapport proposent un nouveau mode d’habiter, choisi par les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, en plein de cœur des dynamiques territoriales.
Denis Piveteau et Jacques Wolfrom revendiquent une approche « pratique » : partir des aspirations et des besoins des personnes pour faire une douzaine de propositions concrètes permettant de lever les grands obstacles rencontrés par les personnes dans leur choix d’habitat et de mode de vie. Permettre ainsi à des personnes, si elles le souhaitent, de vivre chez elles, tout en écartant le risque d’isolement grâce au partage de certains moments de vie avec d’autres.

Vivre chez soi sans être seul

Proposition phare du rapport, la création d’une nouvelle aide individuelle à la personne, l’aide à la vie partagée (AVP), pourra permettre aux personnes qui le souhaitent de bénéficier d’un appui pour le partage et l’animation de la vie partagée.
Grande nouveauté également, la création d’un « forfait de services mutualisés » venant s’ajouter à l’AVP pour les personnes ne bénéficiant pas d’une aide individuelle à l’autonomie permettra, pour la première fois, aux personnes en situation de handicap non éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH) d’avoir accès à ce type d’habitat. Ces aides viennent en complément d’un accompagnement individuel et adapté aux besoins de chacun.

Rôle majeur du médico-social

Le rapport ouvre la voie à une collaboration rapprochée entre habitat API et établissements et services médico-sociaux dans l’accompagnement des personnes au quotidien bien sûr, mais également dans l’attention au parcours de vie de la personne. En mettant ainsi leur expertise au service de l’ensemble des acteurs de la société, les acteurs médico-sociaux sont amenés à renforcer leur rôle majeur de soutien émancipateur auprès des personnes handicapées et de facilitateur au sein de la société.
L’Unapei défend depuis longtemps le droit pour chaque personne de pouvoir choisir sa voie et son lieu de vie, de bénéficier d’une vie sociale choisie, de décider librement de ses activités et de son rythme de vie tout en participant et en contribuant à la vie locale.
C’est pour cela que l’Unapei soutient l’habitat API : il devrait permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir bénéficier d’un environnement accueillant et bienveillant, d’être doté d’un accompagnement de qualité adapté à leurs besoins et ce au cœur de la vie locale.

 

Le rapport annuel intégré - Contenus d'intérêt collectif ? - Angie

 


Le journal TV LGO de juin 2020 est de retour

 

Au sommaire :

·         Reprise du travail après le confinement ESAT de Guipavas – ESAT de Plabennec

·         Expérience en blanchisserie pendant le confinement

·         Le confinement en MAS, FAM, FDV de Ploujean

·         Don de 50 palettes de chocolat

·         Valorisation des professionnels du secteur médico-social

·         Fête de la musique à l’EHPAD des 4 Moulins

 

 


Finistère. Prime Covid-19 : les aides à domicile crient à l’injustice

Ouest-France – Finistère – 30 juin 2020

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus.

Les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire ont interpellé, hier, les élus, Jean-Luc Fichet et Sandrine Le Feur. | Ouest-France

 

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus. Une récompense de tous les personnels des structures médico-sociales, publiques ou privées, pourtant annoncée par le gouvernement, mais dont la prise en charge revient aux Départements. « Durant la crise, nos aides à domicile ont fait le même travail, ils ont pris les mêmes risques que les soignants », indique Alban Le Roux, directeur de l’AS Domicile à Morlaix.

 

Pour le secteur de l’aide à domicile, financé par les Départements, « la prime reste une promesse non tenue », dénoncent les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire. « Ces gens font bien leur travail et ne sont pas visibles », a souligné Jean-Luc Fichet.

 

L’élu annonce qu’il va mobiliser les parlementaires du Département, où cette question demeure pour l’heure en suspens. En cause, la crise sanitaire qui a rebattu les cartes des budgets du Département. « Le sujet sera débattu la semaine prochaine lors d’une réunion », détaille Solange Creignou, vice-présidente chargée des politiques personnes âgées et personnes handicapées.

 

 


Bonjour,

Voici la réponse de l’ARS concernant l’ouverture totale des IME :

Bonjour Monsieur Michel,

Les consignes du ministère assouplissant les consignes pour les établissements prenant en charge des enfants en situation de handicap nous ont été communiquées cet après-midi. Elles demandent à ce que les établissements puissent accueillir les enfants pour lesquels les parents souhaitent une reprise des prises en charge à temps plein dès que possible.

Ces consignes ont été transmises immédiatement auprès des établissements concernés pour mise en œuvre.

Restant à votre écoute,

Cordialement,

Jean-Paul MONGEAT
> Directeur
_____________________________________________
==Agence régionale de santé (ARS) Bretagne
Délégation Départementale du Finistère
5, venelle de Kergos | 29324 QUIMPER Cédex | France
> Tél. : 02.98.64.50.20 | Fax : 02.98.95.19.25

jean-paul.mongeat@ars.sante.fr

http://www.ars.bretagne.sante.fr

 


Le secteur médico-social attend une reconnaissance

Ouest-France – Finistère – 19 juin 2020 – Lucas BOUGUET

Associations médico-sociales et syndicats étaient réunis au Family à Landerneau (Finistère), mercredi 17 juin 2020, pour réclamer la prime d’État de 1 500 €. Dans un courrier adressé aux élus, préfets, à l’ARS (Agence régionale de santé), ils demandent une reconnaissance nationale dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Associations médico-sociales et syndicats se sont rassemblés à Landerneau. | Ouest-France

 

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Que réclame le secteur médico-social ?

Les annonces d’Édouard Philippe du 15 avril ont fait écho jusque dans le Finistère. Parmi les déclarations que le chef du gouvernement avait faites, figurait une prime de 1 500 € pour tous les personnels des services de santé qui ont dû gérer la crise du Covid-19. Les vingt-sept associations d’action sociale et médico-sociale du Finistère et les trois syndicats (CFDT, CGT, SUD), ne souhaitent pas être laissés pour compte.

 

Un secteur doublement pénalisé ?

Réunis autour de la table, syndicats, personnels et professionnels revendiquent tous cette prime de 1 500 € qui a été promise par le Premier ministre. Plus largement, c’est une revalorisation des salaires que tous demandent. La CFDT demande également à ce que les salariés qui ont contracté le virus (environ une centaine selon la CGT) soient reconnus. Par ailleurs, depuis le 25 mai, le gouvernement a lancé le Ségur de la Santé (du nom de la rue où ont lieu les discussions) afin d’apporter des réponses au secteur de la santé, en première ligne face à la pandémie de Covid-19.

Or, il est nécessaire que le Ségur puisse « bénéficier équitablement au public et au privé. Notre branche est parmi la moins payée. 80 % des salariés sont des femmes. C’est sans doute ce qui le justifie ».

 

Quelles actions en cours ?

Pour la première fois, associations et syndicats s’unissent autour d’une même revendication. Ensemble, ils ont fait parvenir un courrier aux instances, élus et ARS pour alerter de leur situation.

Une initiative qui trouvera sans doute écho sur l’ensemble du territoire. Un courrier qui a déjà interpellé Didier LE GAC, député LREM de la 3ème circonscription du pays de Brest. Un rendez-vous est déjà calé lundi prochain dans les locaux de la CFDT à Brest.

 


Une valorisation du personnel médico-social, pour que nos mercis deviennent visibles

Le Parisien – 24 mai 2020 – Par Opinion

 

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, l’Unapei, Nous aussi et plus de 60 personnalités demandent, notamment, une prime et une revalorisation des salaires des professionnels qui ont accompagné les personnes en situation de handicap durant l’épidémie de Covid-19.

 

«Les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19», soulignent les signataires.

 

Luc Gateau, président de l’Unapei (qui regroupe 550 associations, animées par des bénévoles, des parents et des amis de personnes handicapées), et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ; Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi, et plus de soixante personnalités :

« Prendre soin : les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19. Oubliés et invisibles, ils doivent être considérés au même titre que tous les acteurs du soin. Nous, parents, sœurs, frères, amis, aidants, personnes en situation de handicap sommes en première ligne pour témoigner de l’impact de la crise sur notre quotidien. Un quotidien soulagé par l’accompagnement de ces professionnels. Avec le soutien de citoyens solidaires, nous voulons rappeler leur engagement sans faille. Nous demandons que nos mercis intimes du quotidien deviennent visibles et tangibles.

 

Durant les semaines de confinement que notre pays a traversées, les personnes, quel que soit leur handicap, ont plus que jamais eu besoin des compétences de professionnels qui ne sont ni hospitaliers ni de santé et qui pourtant ont pour mission d’accompagner et de « prendre soin ». Ce sont les professionnels dits du « médico-social ». Pour des milliers d’enfants et d’adultes en situation de handicap en perte de repères et inquiets, comme d’autres, de ce qui se passait, ces professionnels ont souvent constitué le seul lien social. Pour leurs proches également.

 

Au-delà des accompagnements courants, toujours nécessaires, ils ont veillé à ce que leur vie ne bascule pas vers plus de difficultés et de troubles, si ce n’est vers la maladie. Ils ont ainsi permis, avec conscience professionnelle, que soient maintenus les rendez-vous quotidiens essentiels aux personnes concernées et à leurs familles. Si l’on peut regretter que, pendant la période de confinement, il ait été fait peu état de leur mobilisation, il importe désormais de faire bouger les lignes et évoluer les mentalités, afin qu’ils reçoivent la juste reconnaissance qu’ils espèrent si légitimement.

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit reconnu dans un premier temps par une prime au même titre que les autres acteurs du soin. Ce geste symbolique reconnaissant leurs efforts sans pareils pendant cette crise ne devrait même pas faire débat. Nous demandons surtout une valorisation globale de leurs métiers, qui passera également par une revalorisation de leurs salaires à la hauteur de leur rôle dans la société.

 

Valoriser les métiers du médico-social, faire preuve de gratitude, de façon effective, envers celles ou ceux qui aident tous les jours des personnes à être actrices de leur vie, c’est démontrer que le « prendre soin » a, plus que jamais, un sens dans notre pays et, plus encore, qu’il est un investissement pour l’avenir.

 

A l’heure où, pour beaucoup de personnes en situation de handicap et de familles, le confinement a été et reste une épreuve, ne tournons pas trop rapidement la page et réfléchissons à comment, ensemble, œuvrer à une société plus responsable et solidaire ».

 

 

Les signataires

 

Luc Gateau, président de l’Unapei et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ;

Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi ;

Adda Abdelli, comédien ;

Patrick Adler, comédien ;

Albert Algoud, journaliste ;

Jean-François Balmer, comédien ;

Gregori Baquet, comédien ;

Nadège Beausson-Diagne, comédienne ;

Frédérique Bedos, fondatrice d’ONG ;

Leïla Bekti, comédienne ;

Marie-Paule Belle, chanteuse ;

Christian Benedetti, comédien ;

Claude Bergeaud, entraîneur de basket ;

Jean-Yves Berteloot, comédien ;

Michel Billé, sociologue ;

Jacques Bonnaffé, comédien ;

Isabelle de Botton, comédienne ;

Caroline Boudet, journaliste ;

Anne Bouvier, comédienne ;

Didier Brice, comédien ;

Jean-Michel Carlo, administrateur de l’UNICEF ;

Emilie Cazenave, comédienne ;

Jeanne Cherhal, chanteuse ;

François Cluzet, comédien ;

Philippe Croizon, athlète et chroniqueur ;

Gérard Darmon, comédien ;

Olivier Delacroix, animateur TV ;

Vincent Des Portes, professeur de médecine ;

Alexis Desseaux, comédien ;

Henri Duboc, médecin chercheur ;

Hervé Dubourjal, comédien ;

Anny Duperey, comédienne ;

Philippe Durance, sociologue ;

Elha, chanteuse ;

Eglantine Emeyé, journaliste-animatrice TV ;

Jean-Louis Fournier, écrivain ;

Catherine Frot, comédienne ;

Jacques Gamblin, comédien ;

Charles Gardou, anthropologue ;

Alexandre Jardin, écrivain ;

Jonathan Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Michaël Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Axel Kahn, professeur de médecine ;

Valérie Karsenti, comédienne ;

Eric Laugérias, comédien ;

Samuel Le Bihan, comédien ;

David Le Breton, anthropologue ;

Olivier Lejeune, comédien ;

Lionel Levy, chef étoilé ;

Marc Levy, écrivain ;

Sébastien Marsset, navigateur ;

Régine Monti Tessier, sociologue ;

François Morel, comédien ;

Olivier Nakache, réalisateur ;

Israël Nisand, professeur de médecine ;

Erik Orsenna, écrivain ;

Eric Toledano, réalisateur ;

Olivier Rabourdin, comédien ;

Jean-Michel Ribes, comédien ;

Christophe Rossignon, producteur de cinéma ;

Anne Roumanoff, humoriste ;

Alain Sachs, comédien ;

Laurent Savard, humoriste ;

Benoit Soles, comédien ;

Régis Sonnes, entraîneur de rugby ;

Barbara Stiegler, philosophe ;

Alice Zéniter, écrivain.

 

 


Finistère. Une prime pour les salariés du médico-social ?

Ouest-France – Quimper 4 mai 2020

 

Comme pour le secteur hospitalier, les associations employeurs du secteur médico-social du Finistère demandent une prime pour leurs salariés. C’est vers le conseil départemental qu’elles se tournent.

Vingt associations qui accompagnent des publics vulnérables écrivent à la présidente du Département du Finistère, Nathalie Sarrabezolles, et au directeur de la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS). En question, la prime que le Président Macron a promise aux soignants mais pas au monde médico-social. Parmi les signataires, on trouve Don Bosco, les Genêts d’or, Massé-Trévidy, des ADMR, les Papillons Blancs…

« Nos professionnels ont su redoubler d’efforts. Ils se sont retrouvés en première ligne afin d’assurer la continuité de nos missions de service public. Cet engagement, qui s’est parfois fait au détriment de leur propre santé, nécessite notre respect et une véritable reconnaissance. […] Elle ne pourra se limiter à de simples remerciements », soulignent les associations.

 

Une demande de reconnaissance

 « Cependant, nous faisons déjà face à des financements encadrés. À ce jour, nos associations sont dans l’incapacité d’assurer une valorisation financière à hauteur de l’engagement de nos salariés-collaborateurs, argumentent-elles. Les récentes annonces du président de la République et du gouvernement font état d’une volonté de valoriser les professionnels du secteur hospitalier et des EHPAD par une prime. Il nous paraît indispensable que l’ensemble des professionnels du secteur médico-social, dont les services à domicile (SSIAD, SAAD et SPASAD), soit concerné par cette décision politique. Ils sont les grands oubliés des discours actuels ».

Les fédérations médico-sociales ont également adressé un courrier au Président, pour cette reconnaissance, le 10 avril 2020.

 

 



Huguette Dolou, ancienne présidente de l’Adapei, est décédée

Ouest-France – Brest – 13 avril 2020 – Gaëlle COLIN

 

La bénévole brestoise était très engagée auprès des personnes en situation de handicap. L’ancienne présidente de l’Adapei (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) de Brest (Finistère) est décédée à l’âge de 77 ans.

Huguette Dolou, déléguée de section ( Brest)  de l’Adapei. Elle est décédée à l’âge de 77 ans. | Archives Ouest-France

 

Huguette Dolou, présidente de la section brestoise de l’Adapei (Association départementale de parents et d’amis de personnes handicapées mentales) est décédée à l’âge de 77 ans. Mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, elle était une figure du bénévolat finistérien auprès des personnes en situation de handicap. Notamment avec son mari, Jacques Dolou, qui a été président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère.

 

Un engagement de toute une vie

 

Cet engagement prend racine quand on lui a annoncé que son fils, Christian, était en situation de handicap mental. « Je ne peux pas dire que ce soit facile à vivre », racontait-elle à notre journaliste, en 2003. Elle lui avait rappelé le chemin parcouru : « Il y a quarante ans, l’annonce du handicap était brutale et courte. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le médecin prend le temps de parler aux parents, donne son numéro de téléphone, indique toutes les coordonnées utiles… ». Un engagement qui l’a suivi jusqu’au bout de sa vie, puisqu’elle a souhaité « des dons en faveur de l’Adapei du Finistère plutôt que des fleurs ».

La Brestoise, née à Paris, s’était aussi engagée à 70 ans dans la politique locale. Elle faisait partie de la liste aux municipales 2014 de Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon.

La section brestoise de l’Adapei et le centre communal d’action sociale de Guipavas, dont Huguette Dolou était administratrice, lui rendent hommage.

 En raison des contraintes sanitaires en vigueur liées au coronavirus, ses obsèques sont célébrées dans l’intimité familiale.

 

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Décès d’Huguette Dolou bénévole très engagée auprès des personnes handicapées dans le Finistère

Le Télégramme – 12 avril 2020

Huguette Dolou.

 

La Saint-Marcoise Huguette Dolou, née Morin, figure emblématique du bénévolat auprès des personnes handicapées s’est éteinte vendredi, à l’âge de 78 ans.

Huguette Dolou, née à Paris en mai 1942, avait passé son enfance entre l’Afrique et la région parisienne. Dans les années 65, suite à l’annonce du handicap de son fils Christian, elle et Jacques, son époux, sont arrivés en Finistère, d’où ce dernier est originaire. Ils se sont tout d’abord installés à Landerneau puis à Landivisiau, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon et plus récemment Brest.

Huguette Dolou était couturière de formation, elle aimait son métier qu’elle a exercé pour ses proches jusqu’à ces dernières semaines. Elle a travaillé à l’hôpital psychiatrique de Morlaix durant quinze ans.

Dans le milieu associatif du monde du handicap, Il est impossible de dissocier Huguette et Jacques Dolou tant l’un et l’autre ont apporté, et notamment, aux Genêts d’Or et à l’Adapei du Finistère.

Figure incontournable du handicap mental en Finistère, Huguette était attentive à toute détresse et la première à communiquer son dynamisme. Elle était mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants.

 

À noter : En raison des contraintes en vigueur, les obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale. Un hommage lui sera rendu ultérieurement. Huguette Dolou repose au centre funéraire de l’Ouest, 245, rue Général-Paulet, à Brest. Des dons en faveur de l’Adapei du Finistère seront préférés aux fleurs.

 

 


Bonjour,

Je viens malheureusement d’apprendre la disparition d’Huguette DOLOU.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

Adapei 29

(association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr

 


Coronavirus : neuf associations finistériennes demandent des tests de dépistage

Le Télégramme – Brest – 7 avril 2020

Les personnels du social et du médico-social s’inquiètent de l’absence de dépistage du coronavirus. (Photo d’illustration Claude Prigent/ Le Télégramme)

 

Neuf associations finistériennes du social et du médico-social (*) ont décidé de faire front commun dans la crise du coronavirus face au manque d’équipements de protection pour leurs personnels et aux risques de contaminations.

Un courrier, cosigné par les présidents des neuf associations, a été adressé au préfet du Finistère, au directeur finistérien de l’Agence régionale de santé, à la présidente du département et aux sénateurs et députés finistériens.

Dans ce courrier, les associations demandent que leurs professionnels aient accès à un dépistage préventif du coronavirus et à bénéficier d’un approvisionnement suffisant en équipements de protection et gel hydroalcoolique.

 

Le déplacement de domicile en domicile, « un risque marqué »

 

« Nos établissements sont fermés aux visites depuis plusieurs semaines déjà et sont pour la majeure partie d’entre eux dépourvus de personnes porteuses du coronavirus. S’agissant des services à domicile, le déplacement de professionnels de domicile en domicile constitue un risque marqué », écrivent les présidents.

L’idée, avec ce dépistage préventif, est bien d’assurer la sécurité des personnes accompagnées et la sérénité des équipes. Le courrier se poursuit : « Il nous est insupportable de penser que l’on puisse être vecteurs d’une maladie aux conséquences pouvant être dramatiques. Les tragiques exemples d’Ehpad confrontés à une épidémie de coronavirus montrent qu’il est extrêmement difficile de contenir la prolifération du coronavirus au sein d’un établissement ».

 

Manque d’équipements de protection

 

Les associations rappellent aussi leur difficulté persistante à se procurer des équipements de protection. Si des masques ont commencé à être livrés, ils sont en quantité insuffisante et il manque toujours des surblouses ou combinaisons à usage unique, lunettes de protection, charlottes, gants et gel hydroalcoolique.

 

Nos articles sur le coronavirus

 

 

(*) Les Genêts d’or, Kan ar Mor, Les Papillons Blancs du Finistère, Don Bosco, Fondation Massé-Trévidy, Acimad, Archipel aide et soins à domicile, AS Domicile et Amadeus Aide et Soins.

 

 


Consignes et recommandations applicables à l’accompagnement des
enfants et adultes en situation de handicap

Qu'est-ce que l'ARS Bretagne ? | Agence régionale de santé Bretagne

 

 


#COVID19 | Conditions de sortie des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant assouplies

 

 

Cette mesure ne fait pas l’objet d’une attestation dédiée.

 

  • Remplissez toujours l’attestation dérogatoire de déplacement

 

Par ailleurs, suite à l’annonce ce matin du Président de la République, les conditions de sortie pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnant sont désormais assouplies pour notamment accompagner les personnes en grande difficulté au regard de leurs troubles du spectre de l’autisme, déficience intellectuelle, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles psychiques. Cet assouplissement doit s’accompagner d’un strict respect des gestes barrière impératifs pour la sécurité sanitaire de tous.

  • Pour les personnes en situation de handicap domiciliées chez elles, leurs parents ou leurs proches : leurs sorties, soit seules soit accompagnées, en voiture ou non, ne sont pas limitées à 1 heure, ni contraintes à 1 km du domicile -pour permettre notamment d’aller dans un lieu de dépaysement-, ni régulées dans leur fréquence et leur objet, dès lors que la personne ou son accompagnant justifie aux forces de l’ordre d’un document attestant de la situation particulière de handicap.
  • S’agissant des déplacements d’un tiers professionnel ou non pour la prise en charge de personnes en situation de handicap : ce déplacement entre dans le cadre des déplacements pour assistance à personnes vulnérables, sans condition de durée ou de distance.

 

Attention : cette mesure ne fait pas l’objet d’une attestation dédiée, mais consigne est donnée aux préfets et aux forces de l’ordre d’une prise en compte spécifique. Il faut donc toujours pour autant remplir et avoir l’attestation habituelle dérogatoire de déplacement.

 

Cette mesure vient en complément des mesures prises pour tenir compte des besoins spécifiques des personnes en situation de handicap, comme l’attestation disponible en ligne en Facile à lire et à comprendre (FALC) et le fait de ne pas exiger des personnes aveugles ou malvoyantes d’attestation, sous condition de présenter une carte d’invalidité ou un document justifiant d’un tel handicap.

 

Le secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées et la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement resteront mobilisés tout au long de cette crise sans précédent pour apporter soutien et solutions aux personnes et à leur famille.

Aujourd’hui, Sophie Cluzel et Claire Compagnon répondront à toutes leurs questions lors d’un Facebook live à 17h00 100% accessible.

 

DES DISPOSITIFS D’ECOUTE ET D’APPUI

 

  • Un dispositif d’écoute par téléphone et mail, renforcé, pour les familles et les personnes : Autisme Info Service : 0800 71 40 40

https://www.autismeinfoservice.fr/

  • Un service dédié à l’accompagnement des adultes isolés : les adultes autistes qui ont besoin d’un soutien peuvent solliciter ce service par un formulaire de contact

https://gncra.fr/soutien-aux-adultes-autistes/

  • Une plateforme en ligne recensant tous les services nationaux et locaux qui se déploient actuellement sur le territoire pour accompagner les personnes handicapées et les familles

https://www.solidaires-handicaps.fr/

 

DES DISPOSITIFS ET OUTILS D’INFORMATIONS PRATIQUES

 

  • Une Foire aux Questions générale handicap

https://handicap.gouv.fr/…/coro…/article/foire-aux-questions

  • Une Foire aux Questions spécifique autisme

https://www.autismeinfoservice.fr/…/covid-19-foire-question…

 

DES OUTILS POUR AIDER LES FAMILLES ET LES PERSONNES A GÉRER LE CONFINEMENT

 

  • Deux guides pour aider adultes et enfants pendant le confinement.

https://handicap.gouv.fr/…/coronavirus-comment-vivre-le-con…

  • Des ressources proposées par le ministère de l’Education nationale

https://eduscol.education.fr/…/continuite-pedagogique-pour-…

  • Et la plateforme Cap Ecole inclusive ouverte à tous

https://www.reseau-canope.fr/cap-e…/amenager-et-adapter.html

  • De nombreuses fiches pratiques

https://www.reseau-canope.fr/cap-e…/amenager-et-adapter.html

https://handicap.gouv.fr/…/une-journee-mondiale-de-l-autism…

 


Les MDPH ferment aussi leurs portes

15 mars 2020 • Par Handicap.fr / E. Dal’Secco

 

Pour faire face à l’épidémie de Covid-19, les MDPH ferment à leur tour leurs portes mais, afin d’assurer un suivi des dossiers, plusieurs mesures sont prises, notamment un accueil téléphonique renforcé. Et qu’en est-il pour Cap emploi?

 

Dernière minute du 16 mars 2020

L’actualité liée au coronavirus évoluant rapidement, nous appelons nos lecteurs à se référer aux derniers articles mis en ligne pour connaître les mesures qui sont prises par le gouvernement et sont susceptibles d’évoluer au jour le jour (voir article du 16 mars en lien ci-dessous).

 

Article initial du 15 mars 2020

 

POUR LES MDPH

Dans le cadre des mesures de précaution renforcées en phase 3 de circulation du virus Covid-19, après les commerces et services non essentiels, c’est au tour des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) de fermer leurs portes, au motif, selon le secrétariat d’Etat au Handicap, qu’elles « doivent faire l’objet d’une vigilance particulière ». L’objectif prioritaire étant de « limiter les risques d’exposition au virus des personnes en situation de handicap, dont l’état de santé les rend plus fragiles et vulnérables aux complications de santé ». Dans le même temps, il convient « d’assurer une continuité de service auprès des personnes en situation de handicap pour éviter toute situation de ruptures de droits ».

Quelles mesures ?

Dans ce contexte, le gouvernement et l’Assemblée des départements de France ont pris le 15 mars 2020 au soir les mesures suivantes :

  • L’accueil physique dans les MDPH est suspendu pour éviter tout risque d’accélération de la circulation du virus et de contamination des personnes en situation de handicap. L’accueil physique est limité aux seuls accueils sur rdv justifiés par une situation d’urgence.
  • Pour assurer une continuité de réponses aux besoins des personnes en situation de handicap conformément à leurs plans de continuité déclenchés en lien avec les services départementaux, et éviter tout isolement, les MDPH :
    • mettent en place un accueil téléphonique renforcé, dont chaque MDPH communiquera le numéro d’appel dédié ;
    • • organisent un suivi à distance des demandes selon le moyen le plus adapté à chaque situation : téléphone, message électronique…) ;
    • mettent en œuvre un circuit de traitement court pour accompagner les situations de retour au domicile de personnes en situation de handicap jusque-là accueillies en établissement médico-social : les demandes de prestation de compensation du handicap doivent être dans ce cadre traitées sans délai ;
    • adaptent les modalités de fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) à la situation pour permettre les décisions urgentes.

 

« Dans chaque département, une coordination est mise en place entre les représentants de l’Etat, du département et des MDPH afin de faciliter l’organisation de cette continuité, et la coordination des interventions à domicile indispensables à l’instruction de droits en cours ou de demandes urgentes », promet le gouvernement.

 

POUR POLE ET CAP EMPLOI

Le service public de l’emploi, et notamment Cap emploi dédié aux travailleurs en situation de handicap, adapte lui aussi ses modalités de fonctionnement.

  • Des modalités d’information, de suivi et d’accompagnement à distance (téléphone, mail, audioconférence) sont systématiquement mises en œuvre afin d’assurer la continuité du service, en lieu et place de l’accueil physique en agence. Dans ce cadre, il est demandé aux usagers qui le peuvent de privilégier l’appel téléphonique ou les contacts par mail.
  • Au sein de Pôle emploi et des missions locales, l’accueil physique en agence reste possible prioritairement sur la base de rendez-vous à la demande des usagers, pour traiter de situations qui le justifient et qui présentent un caractère d’urgence (difficultés financières notamment). Une attention particulière est portée dans ce cadre aux usagers non autonomes dans le recours aux services en ligne.
  • Au sein des agences, les mesures de prévention (gestes barrière, distance minimale de 1 mètre entre les personnes) sont strictement respectées. Les ateliers et prestations à caractère collectif sont annulés et reportés jusqu’à nouvel ordre.
  • Concernant le versement des allocations, les usagers ne peuvent en aucun cas être pénalisés par les difficultés ou les aléas rencontrés du fait de la crise sanitaire en cours. Pôle emploi et les missions locales adaptent et assurent en ce sens la gestion des dossiers et l’information des usagers.

 

https://emploi.handicap.fr/a-coronavirus-mesures-handicap-esat-12710.php

 


Mesures relatives aux personnes en situation de handicap vivant à domicile et/ou accompagnées en établissements.

Secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées – 17 mars 2020

 

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, des mesures ont été prises pour protéger les personnes en situation de handicap les plus fragiles, avec la mobilisation de l’ensemble de la solidarité nationale.

Dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, des mesures ont été prises pour protéger les personnes en situation de handicap les plus fragiles, avec la mobilisation de l’ensemble de la solidarité nationale.

 

Le Gouvernement est totalement mobilisé pour accompagner les personnes en situation de handicap et leurs proches aidants, en s’appuyant sur l’expertise scientifique disponible, et avec la volonté de tenir compte des besoins particuliers.

 

1. Les personnes en situation de handicap exposées à des complications de santé et qui vivent à domicile doivent adapter leurs habitudes de vie pour limiter les contacts et les déplacements.

Une attention toute particulière doit leur être apportée par le maintien voire le renforcement des accompagnement et soins à domicile, autant que de possible.

 

2. Un délai de 8 jours maximum est laissé aux externats médico-sociaux accueillant des enfants et des jeunes en situation de handicap pour organiser les conditions du maintien à domicile, avec continuité de l’accompagnement, et garantir aux enfants ne pouvant être pris en charge par les familles des solutions adaptées.

Ce délai tient à la nécessité d’organiser la continuité des prises en charge en soins et en interventions pour les enfants. Il doit aussi être mobilisé pour bien construire les solutions pour les enfants aux besoins les plus complexes.

Certaines situations territoriales peuvent néanmoins conduire à une fermeture dès à présent, notamment là où la propagation du virus est déjà très active (« clusters »). Dans ces cas, les fermetures doivent être accompagnées d’une concertation par les organismes gestionnaires avec chacune des familles, afin d’organiser la continuité des soins et la continuité de l’accompagnement des personnes.

Pour permettre la mise en œuvre de ces orientations, les organismes gestionnaires sont appelés à travailler en pleine coopération sur les territoires, en lien avec les agences régionales de santé.

Les parents qui seraient amenés à garder leur enfant handicapé à domicile, quelle qu’en soit la raison, bénéficieront d’une prise en charge par la Sécurité Sociale des indemnités journalières.

 

3. Les internats pour les enfants et adultes fonctionnant 365 jours / 365 sont maintenus ouverts,mais les capacités d’accueil peuvent être adaptées en fonction des besoins, pour tenir compte par exemple du choix des familles d’un retour accompagné à domicile dans la période.

Des mesures de protection sont prises dans ces établissements et services pour les personnes et pour freiner la propagation du virus :

Les visites dans les structures accueillant des enfants et des adultes sont suspendues, excepté dans certaines situations particulières pour lesquelles l’absence de lien avec un aidant référent serait particulièrement préjudiciable (risque de décompensation, troubles du comportement…), appréciées par un médecin. Ces visites autorisées à titre exceptionnel devront néanmoins être organisées dans le respect strict des recommandations formulées.

Dans le même objectif, les sorties le week-end sont suspendues pour à la fois protéger les personnes et limiter les risques d’une diffusion du virus dans le collectif de la structure. Les sorties sont envisageables à titre exceptionnel sous réserve d’un avis médical.

Tous les efforts seront faits pour organiser les transmissions et mettre en place des moyens de communication quotidien avec les familles, afin qu’elles soient tenues informées de la santé de leur proche.

 

4. Les services dans les territoires sont chargés d’organiser, par la mobilisation notamment des capacités d’accueil temporaire dans le médico-social, les cas où un proche aidant serait malade, ou les cas où une personne en situation de handicap vivant seule, dans sa famille, ou dans un habitat partagé, ne disposerait plus d’une continuité d’accompagnement suffisante à son domicile. Les territoires s’organisent pour identifier un numéro d’appel permettant aux personnes concernées de mobiliser les services nécessaires.

 

5. En cas de doute dès l’apparition des premiers symptômes, les services de soins, de ville, d’urgence et hospitaliers, sont mobilisés pour prendre en charge les personnes en situation de handicap. Les professionnels médico-sociaux devront être en appui pour accompagner les personnes hospitalisées, notamment polyhandicapées, et les professionnels de santé.

 

6. Les professionnels médico-sociaux sont soutenus au vu de l’importance de leur mission. Ils comptent parmi les personnels prioritaires pour la mobilisation de systèmes de gardes d’enfants organisés par l’Education nationale et ses partenaires.

 

Le Gouvernement remercie l’ensemble des professionnels qui accompagnent au plus près du terrain les personnes fragiles, et nous saluons leur immense engagement dans la gestion de cette crise.

 

 



Le journal TV LGO de février 2020 est à découvrir

 

Au sommaire :

·      Don en soutien au parcours des sens – IME de Briec

·      Projet EQUI-LIBRE, « prévention pour les aînés » à l’EHPAD de Kerallan

·      Retour sur les séjours européens – Luxembourg – FDV de Loperhet

·      Campagne d’appel aux dons 2020/2021 – Appel à projets

 

   

 

 

 

 

 

 


L’actrice avec trisomie du film De Gaulle privée d’école

3 mars 2020 • Par Cassandre Rogeret / Handicap.fr

Clémence Hittin crève l’écran dans De Gaulle, en salle le 4 mars 2020, où elle interprète Anne, la fille trisomique du général. Mais, depuis la fin du tournage, se joue un tout autre scénario ; déscolarisée, elle recherche un établissement adapté.

 

Voir la vidéo DE GAULLE Bande Annonce (2020) Lambert Wilson

 

Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne, est son premier soutien mais, très vite, les évènements les séparent. Elle se lance sur les routes de l’exode, avec ses trois enfants. Parmi eux, Anne, 12 ans, porteuse de trisomie 21. Elle est incarnée par Clémence Hittin, 13 ans, dans le film De Gaulle, en salle le 4 mars 2020. Une aventure « extrêmement enrichissante » aussi bien pour l’adolescente que pour Lambert Wilson et Isabelle Carré qui interprètent le couple phare de la Résistance.

 

Une équipe « aux petits soins »

La scénariste du film a repéré Clémence via le blog de sa mère, Agnès Hittin. « Elle n’avait aucune expérience dans le cinéma et, au bout de deux essais avec le staff, nous nous sommes rendus compte qu’elle ne pourrait pas apprendre ses répliques par cœur, explique cette dernière. Elle était à la fois très joyeuse et angoissée car elle ne comprenait pas complètement ce qu’on attendait d’elle ». « Emballée » par ce projet, Clémence accepte finalement et improvise. Cette spontanéité contagieuse oblige les acteurs à se réinventer et à « se laisser guider par ce que Clémence a à leur offrir ». « Cette proximité avec des inconnus, c’est difficile pour une enfant trisomique. Au début, elle n’était pas très à l’aise lorsque les acteurs lui témoignaient de l’affection. Sans compter la fatigue qui s’installe après de longues journées de tournage… Mais l’équipe a su s’adapter à ses spécificités et l’a vraiment choyée », se félicite Agnès.

 

Sans solution éducative

Depuis la fin du tournage, le scénario a bien changé… Déscolarisée depuis décembre 2019, l’apprentie actrice se sent « terriblement seule » et vient gonfler les rangs des élèves en situation de handicap « sans solution » éducative. Nouveau synopsis ? Clémence, jeune fille souriante et pleine de vie, recherche « petite » structure spécialisée qui prône une approche ludique et bienveillante, pour s’épanouir sur le plan scolaire et social. Sur Facebook, sa mère lance un appel à la mobilisation pour l’aider à trouver cet établissement adapté. « Comment cette jeune actrice capable de tenir un rôle pour le cinéma peut être, en même temps, déscolarisée aussi longtemps ? C’est incompréhensible ! », s’insurge-t-elle. Avant le tournage, Clémence a passé « sept années exceptionnelles » au sein de l’école spécialisée « Aime la vie », située au cœur de Voisins-le-Bretonneux, une petite ville des Yvelines. Cette structure accueille six enfants en situation de handicap, qui suivent des cours le matin et prennent part à des activités l’après-midi. Le hic, c’est qu’elle est réservée aux enfants de 5 à 12 ans et Clémence vient d’en avoir 13. « Nous avions trouvé une place en Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire, ndlr) mais elle s’est faite littéralement virer au bout d’à peine trois mois, regrette Agnès. Les institutrices n’ont pas réussi à comprendre comment fonctionnait Clémence et n’ont pas cherché plus loin… ».

 

Les établissements spécialisés saturés

Depuis, « nous avons contacté, voire harcelé, tous les établissements spécialisés des alentours. En vain, déplore la maman. Il n’y a plus aucune place nulle part, les portes se ferment les unes après les autres ». Selon elle, seul un Institut médico-éducatif a répondu présent mais « il n’était pas adapté aux besoins et au caractère de Clémence ». « Nous avons donc pris la décision qui nous semblait la meilleure, ne pouvant nous résoudre à un simple ‘placement’, poursuit Agnès. Comme tout parent, nous souhaitons le meilleur pour notre enfant et cherchons un endroit où nous serons certains que notre fille sera pleinement heureuse et épanouie ». En attendant, Agnès, ancienne aide-soignante, s’improvise professeur des écoles et lui fait cours tous les matins. « Je suis une maman, pas une institutrice, donc je fais tout mon possible pour que Clémence ne lâche pas l’école mais ce n’est pas suffisant », ajoute-t-elle.

« Comment font les parents qui travaillent ? Heureusement, ce n’est pas mon cas, sinon quelles solutions aurions-nous ? », questionne la maman qui constate « un manque considérable d’établissements intermédiaires ». « Nous n’avons pas beaucoup de choix, c’est soit l’IME, soit une classe Ulis, observe-t-elle. L’inclusion, c’est bien mais ce n’est pas adapté à tous les enfants. Clémence n’est pas une élève ‘comme les autres’, elle aime l’école mais à petite dose et affectionne particulièrement le sport et les activités manuelles ».

 

Agnès assure avoir reçu de nombreux soutiens mais aussi des témoignages de parents confrontés aux mêmes difficultés qui, selon elle, « souffrent en silence et se sentent seuls ». « Nous sommes fatigués de devoir sans cesse nous battre mais nous n’abandonnerons pas ! », promet-elle.

 


Les temps forts de la Conférence nationale du Handicap 2020

Unapei – 12 février 2020

Le mardi 11 février, 15 ans après la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, nous étions réunis ; présidents d’associations de la sphère du handicap, chefs d’entreprise et élus pour assister à la Conférence Nationale du Handicap. 

 

Une victoire – La non intégration de l’Allocation Adultes Handicapés au revenu universel d’activité

Fruit d’un combat collectif, orchestré par les associations Unapei du territoire ainsi que par la récente action menée en inter-associatif aux côtés de la Fédération APAJH, l’APF France Handicap, l’Unafam et l’Unapei (départ de la concertation gouvernementale sur le revenu universel d’activité), nous sommes satisfaits que le chef de l’Etat ait assuré que l’allocation versée à 1,2 million de personnes ne sera ni transformée, ni diluée dans le revenu universel d’activité.

(les déclarations concernant l’AAH se trouvent à 27 min. et 27 sec de cette vidéo)

 

Un défi – Apporter une réponse aux sans solution

Lors de cette CNH, Luc Gateau, président de l’Unapei a interpellé les membres du gouvernement sur l’urgence de développer des nouvelles solutions d’accompagnement pour les adultes et les enfants en situation de handicap. Il a notamment rappelé l’importance de prendre en considération ces milliers de personnes toujours laissées à la charge de leur famille sans aucun accompagnement.

Discours du Président de l’Unapei, Mr Luc Gateau

https://youtu.be/GtVJGyHKTUg

 

Le président de la République, Emmanuel Macron, souhaite accélérer le déploiement de solutions adaptées aux personnes ayant les besoins les plus soutenus, et stopper l’exil vers la Belgique.

Un plan de prévention des départs en Belgique devrait permettre la création de 1 000 places dans trois régions prioritaires (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est). De plus, le Président de la République a annoncé la création de 2 500 places supplémentaires en établissements ou en services pour accompagner les transitions, et garantir le retour vers le milieu spécialisé en cas de nécessité.

 

Une volonté affichée – L’école pour tous

 

L’objectif du Président est qu’aucun enfant ne soit laissé sans solution de scolarisation à la rentrée de septembre. Pour répondre à cette ambition, 11 500 postes d’accompagnants supplémentaires devraient être créés d’ici à 2022, s’ajoutant aux 66 000 prévus à la fin de l’année. Des engagements pour lesquels les modes de financement n’ont pas été détaillés. L’Unapei restera très attentive quant à la mise en œuvre de ces annonces, et assurera son rôle de porte-parole de ces enfants et parents notamment grâce au site marentree.org,

 

Une signature – La convention d’engagement 

 

L’Unapei a signé une convention d’engagement quadripartite entre l’Etat, l’Assemblée des Départements de France (ADF), les associations représentatives des personnes en situation de handicap et les organisations du secteur de l’offre d’accompagnement du handicap. L’Unapei reste vigilante quant à la mise en œuvre des accords de méthode et aux moyens qui seront donnés par les pouvoirs publics, Etat et départements, pour respecter cet engagement.

 

 


Emmanuel Macron rassure les associations sur le futur revenu universel

Ouest-France avec AFP – 11 février 2020 –

 

Emmanuel Macron a assuré, ce mardi 11 février, que l’allocation aux adultes handicapées (AAH) ne serait pas diluée dans le revenu universel d’activité (RUA).

 

L’allocation aux adultes handicapés (AAH), actuellement versée à 1,2 million de personnes, ne sera jamais transformée, diluée ou supprimée au bénéfice du futur revenu universel d’activité (RUA) qui doit fusionner plusieurs allocations, a affirmé ce mardi 11 février Emmanuel Macron, répondant ainsi aux inquiétudes des associations.

 

Rassurer les associations

 

L’objectif de la concertation actuellement menée par le gouvernement pour dessiner les contours du futur RUA n’est pas de remplacer l’allocation adultes handicapés ou de la diluer dans le revenu universel d’activité, a affirmé le chef de l’État lors d’un discours à l’Élysée, à l’occasion de la Conférence nationale du handicap. Je vais être ici très clair, ça n’arrivera pas. Et donc l’allocation adultes handicapés demeurera, a insisté le président.

Quatre associations de défense des personnes handicapées avaient claqué la porte la semaine dernière de la concertation gouvernementale sur le RUA, pour marquer leur refus de voir l’AAH intégrée dans ce dispositif.

Le RUA, qui pourrait concerner près de 15 millions de personnes à l’horizon 2023, doit intégrer au minimum les actuels RSA, prime d’activité et allocations logement. Mais aussi, potentiellement, d’autres prestations, parmi lesquelles le minimum vieillesse et l’AAH, selon les hypothèses évoquées jusqu’à présent par le gouvernement.

Désormais, il est très important que l’ensemble des associations soient présentes autour de la table pour définir le RUA, car il touche aussi des personnes en situation de handicap qui ne sont pas forcément à l’AAH mais ont une activité adaptée, partielle, et il faut qu’on prenne en compte leur situation quand on définit le RUA, a encore détaillé le président.

Je souhaite que (les associations) reviennent à la table, mais avec un principe ici posé officiellement et clairement : jamais l’AAH ne sera transformée, diluée ou supprimée au bénéfice du RUA, a-t-il ajouté.

Le président de l’association APF France Handicap, Alain Rochon, s’est félicité de cette clarification. Le discours est parfaitement clair, je pense que les éléments sont réunis […] pour revenir à la table des négociations sur cette base, a-t-il commenté.

 

 

Conférence nationale du handicap. Macron promet des solutions de scolarisation pour les enfants

Ouest-France avec AFP – 11 février 2020

 

Emmanuel Macron présidait la conférence nationale du handicap. Le chef de l’État a notamment promis qu’il n’y aurait plus d’enfants handicapés sans solution de scolarisation en septembre.

 

Il ne faudra plus aucun enfant handicapé sans solution de scolarisation à la rentrée de septembre, a déclaré mardi Emmanuel Macron, en annonçant l’embauche de 11 500 accompagnants d’ici 2022.

Nous ne devons jamais nous habituer à ce que des enfants en situation de handicap soient privés de la chance d’aller à l’école, de la joie d’apprendre et du bonheur de tisser des liens, a dit le chef de l’État en concluant la Conférence nationale sur le handicap à l’Élysée, en présence de 500 acteurs du secteur.

Il a pour cela fixé l’objectif qu’aucun enfant sans solution de scolarisation ne puisse encore exister au mois de septembre prochain.

 

« Manque d’accompagnants »

 

Selon lui, le nombre d’enfants qui étaient en attente d’un accompagnant a été divisé par près de deux entre 2018 et 2019, de 15 000 à 8 000 mais on doit réussir à tomber à zéro.

Le vrai sujet est qu’on manque d’accompagnants pour aider ces enfants à l’école, a-t-il regretté. Leur nombre a pourtant progressé de 55 000 en 2017 à 66 000 à la fin de l’année 2020, mais un trop grand nombre d’entre eux travaillent à temps partiel.

Il a indiqué que 11 500 postes d’accompagnants supplémentaires seraient créés d’ici la fin du quinquennat en 2022.

Accompagné de son épouse Brigitte, très impliquée sur le dossier du handicap, Emmanuel Macron a souligné que la politique du gouvernement était basée sur une philosophie nouvelle qui considère les personnes handicapées comme des citoyens à part entière, qui ont droit à une vie de dignité, une vie de liberté, une vie comme les autres au milieu des autres.

 

Un numéro d’appel, le 360, pour répondre à l’angoisse des familles

 

Un numéro d’appel unique, le 360, sera mis en place pour répondre à l’angoisse des familles. 1 000 places supplémentaires dans les établissements spécialisés vont être également créées.

Emmanuel Macron a par ailleurs répondu aux inquiétudes des associations sur l’avenir de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), versée à 1,2 million de personnes. Cette prestation ne sera jamais transformée, diluée ou supprimée au bénéfice du futur revenu universel d’activité (RUA) qui doit fusionner plusieurs allocations, a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs annoncé que le dispositif de la prestation de compensation du handicap (PCH), qui permet de financer des aides, sera étendu dès l’an prochain de manière à couvrir les aides ménagères, mais aussi l’assistance apportée par un tiers à un parent handicapé pour s’occuper de son jeune enfant.

Sur le front de l’emploi, le gouvernement entend mettre l’accent sur le développement de l’apprentissage. Il a en outre souligné que la question du droit à la vie sexuelle de ces personnes ne devait pas être un tabou dans la société.

 

« C’est vous qui avez les manettes »

 

Avant l’intervention d’Emmanuel Macron, personnes handicapées, aidants familiaux et militants associatifs ont interpellé la douzaine de ministres présents sur la lenteur des démarches ou le manque de solutions d’accompagnement.

On a envie de prendre notre place dans la société, mais on a besoin de vous pour faire bouger les choses, c’est vous qui avez les manettes, a résumé une femme atteinte d’un handicap visuel, jugeant anormal que certaines démarches prennent quatre mois dans La Marne et deux en Seine-Saint-Denis.

Notre pays compte des milliers de personnes sans solutions d’accompagnement adapté, a souligné de son côté Luc Gateau, le président de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei).

Son homologue de l’APF France handicap, Alain Rochon, a réclamé des sanctions contre les établissements recevant du public qui rechignent à faire des travaux pour se rendre accessibles aux handicapés.

En réponse, les ministres ont reconnu que les efforts devaient encore être accentués.

 

Un objectif de 80 % d’accessibilité aux personnes aveugles ou malvoyantes d’ici 2022

 

Le secrétaire d’État au numérique, Cédric O, a ainsi noté que les démarches administratives en ligne étaient encore insuffisamment accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, et a fixé un objectif de 80 % d’accessibilité d’ici à deux ans.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye s’est engagée à ce que tous les discours du président et du Premier ministre soient sous-titrés et traduits en langue des signes d’ici à quelques mois.

Symboliquement, cette conférence a été programmée exactement 15 ans après l’adoption d’une loi majeure pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi, adoptée sous la présidence de Jacques Chirac, a permis une démarche vers l’autonomie et revêtait une dimension symbolique, a souligné devant les invités Claude Chirac, la fille de l’ancien président, qui s’est dite très émue.

Quinze ans plus tard, les préjugés demeurent. Avant d’être l’affaire de l’État, c’est l’affaire de tous, a ajouté Claude Chirac.

Sous le slogan Un droit ce n’est pas une faveur, des familles avaient prévu de manifester mardi dans une quarantaine de villes partout en France, y compris outre-mer, pour dénoncer les défaillances du système. Les protestataires réclament notamment que les pouvoirs publics fassent respecter les législations déjà en vigueur.

  

 


Le budget du Département consacre 500 millions d’euros au volet social

Ouest-France – Finistère – Quimper – 31 janvier 2020 – Christian GOUEROU

À sept semaines des élections municipales, le conseil départemental du Finistère vote son budget, presque le milliard d’euros. Majorité et opposition ne marieront pas leurs analyses.

Le conseil départemental du Finistère vote son budget, presque le milliard d’euros. | Archives Ouest-France

 

Il y a le budget, un peu moins du milliard d’euros, 978,78 millions d’euros exactement. Dont la moitié sert la politique sociale du Département du Finistère, le handicap, les personnes âgées, le Revenu de solidarité active (RSA), la famille, la petite enfance. Et puis le contexte : cette assemblée, où 25 élus au moins sont impliqués directement dans une liste aux élections municipales, cette assemblée où le clivage majorité et oppositions se creuse. Dans un an, on votera pour les élections départementales et régionales. Ça s’entend.

Inlassablement, la droite parle d’une majorité dispendieuse, qui ne gère pas. Vos vœux pieux n’auront aucune incidence s’ils ne sont pas financés, lance Maël de Calan, pour la droite. La grande différence entre vous et nous, c’est que nous pensons que le Département peut faire plus.

 

La répartition des dépenses sociales du Département. | OUEST-FRANCE

Et inlassablement, la majorité, par la voix de sa présidente Nathalie Sarrabezolles, explique et réplique. Nous travaillons avec un État défaillant sur certains sujets, qui ne compense pas 13 milliards d’euros qu’il devrait apporter à l’ensemble des Départements de France. Cela fait 120 millions d’euros par an pour le Département du Finistère ! On en ferait des choses avec cela.

 

Sa lecture des chiffres

À l’heure où la taxe sur le foncier bâti part vers les communes pour remplacer la défunte taxe d’habitation, les Départements ont perdu leur autonomie fiscale. Nous obtenons les droits de mutations qui sont prélevés sur les ventes immobilières dans le Finistère, mais cela ne permet pas d’asseoir des politiques pérennes », souligne une fois de plus la présidente Sarrabezolles.

Bref, de part et d’autre, les positions sont figées. La droite voudrait arriver à faire converger la gauche. C’est-à-dire, que la majorité reconnaisse sa lecture des chiffres. Mais, les chiffres, c’est bien connu, on leur fait dire ce qu’on veut, répond la gauche. Un exemple ? La droite pointe la baisse des 15 millions à 20 millions d’euros par an à compter de 2020 dans les subventions d’investissement qui profitent aux communes et EPCI.

Et elle additionne dans le mandat à venir : sur six ans, cela fait 120 millions en moins pour les communes et intercommunalités. À sept semaines du scrutin municipal, le coup est bon à jouer.

La majorité n’a pas cette lecture, qui dit que le budget d’investissement ne faiblit pas et dépasse les 100 millions d’euros. Mais le bloc communal reçoit aujourd’hui d’autres moyens comme la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). C’est l’État qui nous dit qu’il s’occupe des communes », reprend Nathalie Sarrabezolles.

 Nous avons voulu casser cette politique de guichet. Hé oui, nous menons des projets comme la construction d’un collège à Landerneau, de l’action sociale, ou des centres d’exploitations des routes », ajoute le vice-président, Roger Mellouet.

 

« C’est le retour de l’impôt »

« Vous nous reprochez de recevoir de l’argent de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA, organisme chargé de financer l’aide à la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées), mais nous sommes une collectivité décentralisée. Je trouve choquant de dire que l’État nous ferait des cadeaux ! C’est le retour de l’impôt », s’exclame Nathalie Sarrabezolles.

Ce à quoi Maël de Calan répond : Personnellement, je suis favorable à une deuxième journée de solidarité. On l’entend, le discours du leader de la droite tape sur la majorité mais épargne le gouvernement Macron. Dès aujourd’hui, en coulisses, la droite départementale tente de construire une alliance avec LREM. Et plus si affinités.

 

 


Le journal TV LGO de janvier 2020 est à découvrir

Au sommaire :

·       Retour sur les journées européennes du handicap – Ostrava en République Tchèque

·       Challenge de natation en sport adapté – Espace aquatique du pays de Morlaix

·       Un métier par mois : chauffeur livreur – ESAT de Guipavas

 

                                   

 

 

 

 

 

 

 

 


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Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, une lettre ouverte concernant le 5e schéma départemental en faveur des personnes handicapées, transmise ce jour aux conseillers départementaux ainsi qu’à Ouest France et Le Télégramme.

Cordialement,

Le secrétariat

CAPH29

02.98.90.01.46

 

 


Handicap : premier poste budgétaire du Département

Ouest-France – Finistère – 28 janvier 2020

 Après la publication, mardi 28 janvier 2020, de la position du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère qui pointe le manque de places en établissement, la présidente du Département, Nathalie Sarrabezolles, répond.

Nathlie Sarrabezolles, présidente du conseil départemental du Finistère. | ARCHIVES

 

Lors du vote de l’assemblée, prévu ce jeudi, « une nouvelle programmation complémentaire de 10 millions d’euros est proposée, explique la présidente du conseil départemental. Au terme de la réalisation des appels à projets, ces 10 millions d’euros viendront renforcer tous les ans l’offre départementale.

 Pour 2020, le budget annuel dédié au handicap par le Conseil départemental sera de 153 millions d’euros. C’est le premier poste budgétaire du Département […]. Il permet le financement de plus de 2 975 places d’accueil et d’accompagnement pour personnes en situation de handicap gérées par le Conseil départemental du Finistère (hors places de compétence État, comme les MAS, IME, ESAT…) ».

 

« Contraintes financières de l’État »

« Compte tenu des contraintes accrues que l’État impose aux finances départementales, cet engagement confirme la volonté permanente du Département d’améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap […].

La dernière analyse des listes d’attente pour des places en établissements et services fait apparaître que plus de la moitié des adultes est en attente d’une place relevant de la compétence de l’État, qui n’annonce aucun moyen supplémentaire d’ici 2022 ».

 


La présidente du conseil départemental du Finistère rappelle que le handicap est le premier budget du Département

Le Télégramme – Finistère – 28 janvier 2020

(Photo archives Claude Prigent)

 

La présidente du conseil départementale, Nathalie Sarrabezolles, réagit à la colère du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, déçu des 120 nouvelles places annoncées en foyer de vie dans le 5e schéma départemental des personnes en situation de handicap qui sera voté ce jeudi.

 

« Pour 2020, le budget annuel dédié au handicap par le CD29 sera de 153 millions d’euros (et non seulement 10 M€). C’est le premier poste budgétaire du Département et qui augmente régulièrement au fur et à mesure des schémas. Il permet aujourd’hui le financement de plus de 2 975 places d’accueil et d’accompagnement pour personnes en situation de handicap gérées par le conseil départemental du Finistère (hors places de compétence État, comme les MAS, IME, ESAT…).

Compte tenu des contraintes accrues que l’État impose aux finances départementales, cet engagement confirme la volonté permanente du Département d’améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap, comme en témoignent son attachement à faire du handicap une thématique transversale de ses politiques publiques et son attention aux parcours de vie des personnes.

La dernière analyse des listes d’attente pour des places en établissements et services fait apparaître que plus de la moitié des adultes est en attente d’une place relevant de la compétence de l’État, qui n’annonce aucun moyen supplémentaire d’ici 2022 ».

 


Débat 5ème Schéma Départemental du Finistère

Bonjour,

Le projet du 5ème schéma sera débattu et voté, jeudi 30 janvier prochain au Conseil Départemental du Finistère (32 Boulevard Dupleix à Quimper).

L’Adapei 29 vous demande de bien vouloir assister à ce débat et de vous y rendre à partir de 13h30, afin d’appuyer nos revendications.

Pour une meilleure organisation, merci de vous inscrire auprès du secrétariat de l’Adapei 29, de préférence par mail : adapei29@wanadoo.fr ou au 02 98 55 51 43, avant mercredi 29 janvier.

A noter : toute personne entrant au Conseil Départemental sera susceptible de devoir présenter sa carte d’identité.

Bien cordialement

Jacques MICHEL – Vice-président

Adapei 29

(association départementale des associations de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr


Handicap. Malgré les ouvertures prévues, il n’y a toujours pas assez de place dans le Finistère

Ouest-France – Quimper – 28 janvier 2020

 

Environ 500 personnes en situation de handicap seraient sur les listes d’attente des foyers de vie en Finistère. Les 120 nouvelles places annoncées par le Département restent donc bien insuffisantes.

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère réagit à l’annonce du nouveau schéma départemental pour les personnes handicapées, qui sera voté le 30 janvier 2020 au conseil départemental du Finistère. Photo d’illustration. | Marc Roger/Archives Ouest France

 

Ce jeudi 30 janvier 2020, le conseil départemental du Finistère s’apprête à voter le nouveau schéma départemental pour les personnes handicapées. Il prévoit l’ouverture de nouvelles places pour les adultes en situation de handicap, notamment 120 dans les foyers de vie.

Bien que favorable à la plupart des points de ce nouveau schéma, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère exprime ses craintes quant à la longue liste des personnes dans l’attente d’une place en foyer de vie. Selon les chiffres que leur a communiqués le Département en juin 2019, elles étaient 480 en 2017. Selon les chiffres communiqués aux journalistes mi-janvier, toujours pour 2017, elles étaient 390.

 

Certains attendent depuis plusieurs années

 

Les foyers de vie « ont pour mission d’accueillir, d’accompagner et d’héberger les personnes handicapées parmi les plus fragiles », rappelle le collectif. « Vous pouvez imaginer les inquiétudes et les souffrances de toutes sortes pour ces centaines de personnes et pour leurs familles ou leurs proches […] qui attendent, certaines depuis plusieurs années, de pouvoir être accueillies là où elles le demandent ».

Le collectif demande que le nouveau schéma « permette de voir les listes d’attente se réduire de moitié au cours des cinq années à venir ».

 

 


Schéma handicap : le CAPH 29 déçu des places en foyer de vie

Le Télégramme – Bretagne – 27 janvier 2020

« Nombreuses sont celles qui sont proches du désespoir » écrit le président du collectif, Pierre Dubois au sujet des familles en attente d’une place en foyer de vie dans le département. (Télégramme/François Destoc)

 

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (CAPH 29) ne décolère pas, déçu des 120 places en foyer de vie annoncées dans le futur schéma départemental des personnes en situation de handicap.

 

Le 30 janvier prochain, le conseil départemental du Finistère devrait valider le cinquième schéma départemental (2020-2026) des personnes en situation de handicap. Fort d’un budget annuel de 10 M€, il prévoit la création de 307 places d’accueil pour les adultes handicapés : 120 en foyer de vie, 100 en accompagnement à la vie sociale, 35 en unités personnes handicapées vieillissantes en Ehpad, 32 en habitat inclusif et 20 en service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (cofinancé avec l’ARS).

 

Une liste d’attente de 500 personnes

Ravi des grandes orientations de cette mouture, le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère, qui rassemble la quasi-totalité des associations finistériennes de personnes handicapées et de leurs proches, demande en revanche à ce que le volet des foyers de vie soit revu. Le collectif estime que la liste d’attente dans ces structures qui accueillent les personnes handicapées les plus fragiles et dans l’impossibilité d’exercer une activité professionnelle, est de près de 500 personnes.

« Or, la programmation prévisionnelle mentionnée dans le projet actuel se monte à seulement 120 places. Vous pouvez imaginer les inquiétudes et les souffrances de toutes sortes pour ces centaines de personnes concernées par un handicap important, et pour leurs familles ou leurs proches, et qui attendent, pour certaines depuis quelques années, de pouvoir être enfin accueillies là où elles le demandent. Nombreuses sont celles qui sont proches du désespoir » écrit le président du collectif, Pierre Dubois.

 

Le collectif a rédigé une lettre ouverte, envoyée aux conseillers départementaux, pour demander une réduction de la liste d’attente de moitié dans les cinq années à venir.

 

 


Amendement Creton

Mobilisation de Vincent et ses copains

1 – A la maison

 

 

 

 

 

2 – A l’IME

 

 

 

 

 

 

 


Handicap : 307 places d’accueil en plus dans le Finistère d’ici 2026

Le Télégramme – Finistère – 16 janvier 2020

Actuellement, le conseil départemental dispose de 4 027 places d’hébergement, dont le coût annuel pour la collectivité varie de 7 000 € à 52 295 € selon la prise en charge. (Télégramme/François Destoc)

 

Voté à la fin du mois, le 5e schéma départemental des personnes en situation de handicap (2020-2026) devrait générer plus de 300 places d’accueil supplémentaires pour les adultes dans le Finistère.

Selon le dernier relevé du conseil départemental, qui date de 2017, près de 1 162 personnes en situation de handicap étaient à l’époque sur liste d’attente pour un accueil spécialisé. Foyer d’hébergement pour travailleur handicapé, foyer de vie, foyer d’accueil médicalisé, maison d’accueil spécialisé, services d’accompagnement à la vie sociale… Les demandes sont multiples dans un département où l’on dénombre un pourcentage de gens touchés par un handicap plus élevé qu’au plan national : 9 % dans le Finistère contre 6 % en France.

L’accompagnement du handicap représente d’ailleurs le plus gros budget du conseil départemental du Finistère en 2019 : 149 M€, somme qui a augmenté de 12,3 M€ depuis 2015. « Malgré le manque de moyens investis par l’État et le pacte financier. Entendre dire qu’il y a une baisse, c’est faux », souligne la présidente Nathalie Sarrabezolles.

 

120 nouvelles places en foyer de vie

La présidente qualifie d’« ambitieux » le 5e schéma départemental des personnes en situation de handicap qui sera soumis au vote des conseillers fin janvier. La mouture précédente, dotée de 12 M€ par an, avait permis la création de 437 places d’accueil et plusieurs innovations comme la plateforme des parcours, la prise en compte de la vie affective et sexuelle ou encore le dispositif Tremplin à Brest, pour acquérir une autonomie dans la vie quotidienne.

Le 5e schéma disposera, lui, d’un budget annuel de 10 M€. Il prévoit la création de 307 places d’accueil : 120 en foyer de vie, 100 en accompagnement à la vie sociale, 35 en unités personnes handicapées vieillissantes en Ehpad, 32 en habitat inclusif et 20 en service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (cofinancé avec l’ARS). Actuellement, le Département dispose de 4 027 places d’hébergement, dont le coût annuel pour la collectivité varie de 7 000 € à 52 295 € selon la prise en charge.

 

« Un volet très fort sur les aidants »

Certaines actions se dégagent, comme l’accompagnement à l’échéance des droits, l’expérimentation d’un conseiller parcours à la Maison départementale du handicap (MDPH), l’incitation à la formation des agents d’accueil des institutions… « Avec un volet très fort sur les aidants, reprend la présidente du conseil départemental. Appuyer leur rôle tout en leur permettant de disposer d’un peu de répit. Il y a même des demandes de formation, car il n’est pas toujours facile d’aborder certains sujets ».

 

Finistère. 437 places en plus pour les adultes en situation de handicap

Ouest-France – Quimper – 16 janvier 2020 – Flora CHAUVEAU

 

Le nouveau schéma départemental du Finistère des personnes en situation de handicap inclut une hausse des moyens financiers pour davantage de places dans les établissements d’accueil.

Le conseil départemental du Finistère votera, ce 30 janvier 2020, son nouveau schéma départemental des personnes en situation de handicap. Pour cinq ans, celui-ci guidera les actions et les moyens attribués au handicap dans le département.

Dix millions d’euros supplémentaires devraient être attribués chaque année au handicap. Aujourd’hui, c’est le premier budget de fonctionnement du conseil départemental, avec 149 millions d’euros dépensés en 2019.

 

Listes d’attente

Concrètement, cela se traduira par 437 nouvelles places pour les adultes (dont le Département est en charge, les enfants étant du ressort de l’État via l’Agence régionale de santé) : 120 en foyers de vie, 100 en service d’accompagnement à la vie sociale, 35 en unité personnes en situation de handicap vieillissantes en Ehpad, 32 en habitat inclusif et 20 en service d’accompagnement médico-social pour adultes en situation de handicap (cofinancé avec l’ARS).

Est-ce suffisant ? Les derniers chiffres du Département, datant de 2017 (ensuite, l’ARS a pris le relais), indiquent que 1 162 personnes étaient sur liste d’attente, dont 556 relevant du Département. L’Association de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère (Adapei 29) comptait 1 819 « enfants et adultes attendant une solution adaptée à leur pathologie ».

 

Innovation pour l’habitat inclusif

« J’ai bien conscience que cela ne répond pas encore à toutes les attentes. Mais je ne peux pas entendre que le Département ne fait rien. Il n’y a jamais eu de baisse du budget dédié au handicap. C’est celui qui a le plus augmenté ces dernières années », indique Nathalie Sarrabezolles, la présidente du conseil départemental.

D’autres actions sont inscrites dans ce schéma : des fonds pour l’innovation en matière d’habitat inclusif (« nous sommes ouverts à toutes les bonnes idées », dit Nathalie Sarrabezolles), le développement de dispositifs de relais pour les aidants familiaux, des solutions d’accompagnement plus lisibles…

 « Je continuerai à solliciter l’Agence régionale de santé et l’État pour obtenir plus de moyens », assure la présidente du Département. Malheureusement, poursuit-elle, la collectivité doit souvent pallier financièrement les manques de l’État. Ainsi, il est devenu le premier financeur de la Maison départementale des personnes en situation de handicap.

 Si le schéma est voté, les premières places pourraient être mises en place dès cette année. Pour les autres, nécessitant des appels à projets, il faudra un peu plus de temps.

 


Bonne année 2020 de la part du Mouvement Unapei !

Le 07/01/2020

Ecoutez avec webReaderFocus

Ensemble vers de nouveaux horizons !

 

Pour cette nouvelle année 2020, recevez nos meilleurs vœux, de la part de toutes les personnes du Mouvement Unapei !

 

Pour l’Unapei et ses associations, l’année qui vient de s’écouler a été une nouvelle fois intense. Nous avons poursuivi nos actions revendicatives et pédagogiques pour promouvoir et défendre notre conception d’une société solidaire et inclusive pragmatique, qui ne laisse personne de côté, et qui ne soit pas synonyme d’une protection sociale au rabais, au mépris de la condition des personnes vulnérables.

Nous vous proposons de découvrir les faits marquants de l’année passée, parmi de nombreuses autres actions menées par l’Unapei.

Le Mouvement Unapei vous souhaite une année 2020 engagée, solidaire, tolérante, enthousiaste, fraternelle et militante. Grâce à vous, le Mouvement oeuvre quotidiennement pour améliorer la vie des personnes handicapées et de leur famille. Ensemble, poursuivons nos actions pour construire une société solidaire et inclusive.

 

Merci d’être #avecnous ! 

 

https://youtu.be/2rCgODS4NxA

 

 


Le journal TV LGO de décembre 2019 est à découvrir

Au sommaire :

  • Le marché de Noël Inter-EHPAD
  • Le projet VALOREMPL – séjour à Bologne
  • Un métier par mois : ouvrière en chocolaterie ESAT de Lanmeur

 

 

 

 


Pétition :

Des solutions adaptées à chaque situation

pour le handicap mental dans le Finistère !

 

Bonjour,

Je viens de mettre en ligne la pétition “Des solutions adaptées à chaque situation pour le handicap mental dans le Finistère !” et je souhaitais savoir si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.

Notre objectif est d’atteindre 100 signatures et nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:

NB : si vous répondez favorablement à la demande don qui vous sera proposée, sachez qu’elle n’a pas destinée à l’Adapei 29, ni à l’Apei LGO.

 

Merci

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante Administrative

 

 


Réunion sur l’avenir des sortants et futurs sortants d’IME

 

L’Adapei 29 invite toutes les familles concernées à venir échanger sur l’avenir des sortants ou futurs sortants d’IME  :

Le samedi 11 janvier 2020, de 10h00 à 12h00, au Vieux Bourg à Châteaulin.

 

Si vous souhaitez y participer, merci de vous inscrire au secrétariat de l’Adapei 29, de préférence par mail :adapei29@wanadoo.fr ou par téléphone : 02 98 55 51 43.

Cordialement

Jacques MICHEL, Vice-président de l’Adapei 29

(Association de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

Site internet : www.adapei29.fr


L’Unapei Bretagne tire la sonnette d’alarme

Vendredi 15 novembre 2019

 

L’assemblée générale de l’Unapei Bretagne s’est tenue le vendredi 8 novembre dernier à la Chambre d’agriculture de Plérin, près de Saint-Brieuc. L’occasion pour l’Union régionale de débattre de la problématique des familles et personnes en situation de handicap sans solution ou sans solution adaptée à leurs besoins. « Et malheureusement, trop nombreuses, elles le sont encore en 2019, soulignent les responsables de l’Unapei Bretagne. En effet, le recensement effectué en octobre montre que de 4 167 personnes handicapées en attente d’une réponse en 2017 sur la région Bretagne, on est passé à 5 883 aujourd’hui ! ».

 

Cette situation « totalement inacceptable » a été exposée au nouveau directeur général de l’Agence Régionale de la Santé de Bretagne, Stéphane Mulliez, présent lors de cette assemblée générale. L’ancien directeur-adjoint de l’ARS a pris en compte les inquiétudes et revendications quant à ce sujet particulièrement délicat et complexe. Il reconnaît l’expertise de l’Unapei Bretagne dans le champ du handicap et son ancrage territorial,  incontournables pour la co-construction des politiques publiques et spécifiquement concernant celles du handicap. « Pour autant, l’évolution des réponses ne pourra s’effectuer qu’en fonction de moyens contraints à optimiser ».

 

Le nouveau bureau de l’Unapei Bretagne, élu en séance, réfléchit à des solutions de résorption de ce phénomène croissant. A sa tête, Jack Meunier, président, et Jean-Yves Herviou, vice-président. Aux côtés de l’équipe d’administrateurs(trices) renouvelée, ils s’investiront dans l’accélération de la transformation de la société se devant d’être solidaire en plus d’être inclusive.

 


Handicap mental : les familles se mobilisent

Ouest-France – Finistère – 14 novembre 2019

 

L’Association départementale des associations de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère lance une pétition pour trouver des solutions adaptées.

Samedi, une quarantaine de parents-aidants se sont réunis au Vieux-Bourg. | Ouest-France

 

« Une place pour chacun et chacun à sa place ! » C’est sur ce mot d’ordre que se sont réunies, samedi matin 9 novembre 2019, à Châteaulin (Finistère), les familles des adultes accueillis en Instituts médico-éducatifs (IME). Cette rencontre a permis d’échanger sur les actions à mettre en place pour l’avenir des sortants ou futurs sortants d’IME.

Dans le Finistère, 1 819 enfants et adultes en situation de handicap mental attendent une solution adaptée à leur pathologie. 489 jeunes enfants ne peuvent plus entrer en IME, faute de place. Ils sont contraints de rester à domicile, avec des prises en charge partielles, entraînant souvent une cessation d’activité pour l’un des deux parents, le confinement familial. Autour de la table samedi, un constat : « Tout le monde souffre ». Les parents qui, en tant qu’aidants, n’ont jamais de répit et tous les membres de la famille face à la lourdeur de la prise en charge.

 

L’amendement Creton remis en cause

Dans le Finistère, 180 jeunes de plus de 20 ans sont en attente de places en secteur adulte. Faute de solutions, ils sont maintenus dans les établissements pour enfants en situation de handicap, au titre de l’amendement Creton. L’amendement Creton, la loi du 13 janvier 1989, permet le maintien dans l’attente d’une solution adaptée, de jeunes handicapés âgés de plus de vingt ans dans les établissements médico-sociaux pour enfants handicapés qui les accueillent.

Aujourd’hui, trop de jeunes sont maintenus dans des établissements pour enfants au titre de cet amendement. Accueil inadapté, cohabitation parfois délicate, liste d’attente… « Ce système a ses limites, la création de dispositifs est indispensable ».

C’est ainsi que l’Adapei 29 a lancé une pétition pour que des solutions adaptées soient proposées à chaque situation.

 

La pétition a déjà récolté 2 020 signatures.

  

Pratique : toute personne désireuse d’apporter son soutien à l’Adapei Finistère peut signer la pétition en allant sur le site web de l’Adapei 29, rubrique actualités.

 

 

 


Reconnaissance des aidants familiaux : des avancées à saluer

Article

Le 24/10/2019

L’Unapei, mouvement familial, milite depuis toujours pour la reconnaissance du rôle et l’amélioration des droits des proches aidants qui interviennent auprès des personnes en situation de handicap. La stratégie nouvelle présentée par le gouvernement répond en partie à des revendications maintes fois défendues.

Le 23 octobre dernier, Édouard Philippe a présenté les mesures du Gouvernement pour soutenir les aidants. Ces dernières, dont la mise en œuvre devrait démarrer en 2020, constituent une avancée certaine pour les millions d’aidants en France en reconnaissant leur rôle et en proposant des actions concrètes pour qu’ils disposent de droits.

La suppression de la fiscalité du dédommagement familial dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH) soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux que vient d’annoncer le gouvernement était une revendication portée sans relâche par l’Unapei depuis 12 ans et encore dernièrement dans les travaux préparatoires à la Conférence Nationale du Handicap (CNH).

L’Unapei, qui œuvre depuis son origine pour une reconnaissance du rôle essentiel des proches aidants auprès des personnes en situation de handicap et une amélioration de leurs droits, a obtenu des avancées significatives ces dernières années.  C’est le cas en 2005 avec l’introduction d’un choix possible, dans certaines situations, entre dédommagement familial et salariat das le cadre de la PCH ainsi que la revalorisation du montant du dédommagement initialement prévu par le projet de réforme.

Entre 2010 et 2012, l’Unapei a notamment participé à un projet européen sur l’autoévaluation des besoins des aidants familiaux.

En 2014, dans le cadre de la réforme des retraites des améliorations des droits à la retraite des parents et proches aidants ont aussi été obtenues avec la suppression de la condition de ressources pour l’accès à l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) et la création d’une nouvelle majoration de durée d’assurance retraite (8 trimestre supplémentaires) au profit des personnes assumant la charge permanente d’une personne adulte handicapée.

En 2016, encore, l’Unapei a contribué activement aux travaux pilotés par la CNSA pour améliorer le repérage et l’évaluation des besoins des aidants familiaux : cela s’est concrétisé par la mise en place d’une partie dédiée aux besoins des aidants familiaux dans le nouveau formulaire MDPH.

La stratégie présentée par le Gouvernement pour la période 2020 / 2022 concrétise de nombreuses actions portées par le Mouvement Unapei qui suivra de près sa mise en œuvre et ne manquera pas de contribuer à son développement.

 

Pour découvrir la stratégie du gouvernement et les 17 mesures qu’elle comporte, rendez-vous sur le site du Ministère

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/dossiers-de-presse/article/strategie-de-mobilisation-et-de-soutien-en-faveur-des-aidants-2020-2022

 


Etude sur la qualité de vie des frères ou sœurs

d’enfants avec un handicap

A l’attention de l’ensemble du Mouvement Unapei Bretagne
Bonjour à toutes et à tous,
Veuillez trouver ci-dessous, plusieurs informations :
–         Une étude sur la qualité de vie des frères ou sœurs d’enfants avec un handicap (TSA ou Trisomie 21) est menée par Gaïd LE CORFEC, psychologue et doctorante (Université de Rennes 2 / LP3C). Les résultats permettront de mieux décrire le vécu des fratries et donneront lieux à la formulation de préconisations en termes de suivi et d’accompagnement des familles, et plus particulièrement des fratries d’enfants avec un handicap. Si vous êtes intéressés et si vous voulez faire circuler l’information auprès des familles concernées, vous trouverez en pièce jointe, l’appel à participation.
–        Nous avons sollicité le 9 septembre dernier la DIRECCTE Bretagne concernant le comité de suivi régional de la réforme des Entreprises
Adaptées pour demander à être intégré dans le comité restreint auquel nous n’avions pas été initialement convié (cf. courrier joint). Une réponse
positive a été apportée à notre demande et le nouveau Président de l’Adapei 56, Armand EICHLER a été désigné pour représenter notre mouvement régional au sein de cette instance.
–         Nous allons très prochainement interpeller les parlementaires bretons sur le Revenu Universel d’Activité pour que l’AAH ne soit pas
intégrée dans son périmètre et ne vienne pas ainsi, fragiliser les droits des personnes en situation de handicap. Vous pouvez également réaliser des
sensibilisations sur les risques de cette politique gouvernementale sur vos territoires et porter la voix de notre mouvement dans ce débat sur le site
de la consultation citoyenne RUA : https://www.consultation-rua.gouv.fr/ (lancé par Christelle DUBOS et Olivier NOBLECOURT) jusqu’au 20 novembre
prochain.
–        L’Unapei, tête de réseau, lance une enquête auprès des président.es et des directeurs.rices, jusqu’au 29 octobre, pour recueillir les avis sur
la réforme SERAFIN-PH (transformation de l’offre). Le but est d’appréhender vos doutes et d’affiner la position du mouvement Unapei dans un contexte de transition inclusive.
–         L’association « Special Olympics France » qui permet aux personnes en situation de handicap mental de vivre la joie du sport réalise un
recensement des activités sportives locales pour les personnes en situation de handicap mental destiné à tous les établissements spécialisés et
associations. Vous pouvez compléter et renvoyer le tableau de recensement jusqu’au 1er novembre 2019 (le délai a été prolongé) à M. LEZEIK
Vous souhaitant bonne réception de ces différents renseignements et restant à votre disposition si besoin.
Pour M. HERVIOU, Président de l’Unapei Bretagne.
Cordiales salutations.
Elodie GRUEL
Assistante du Président

Pétition :

Des solutions adaptées à chaque situation

pour le handicap mental dans le Finistère !

 

Bonjour,

Je viens de mettre en ligne la pétition “Des solutions adaptées à chaque situation pour le handicap mental dans le Finistère !” et je souhaitais savoir si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.

Notre objectif est d’atteindre 100 signatures et nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:

NB : si vous répondez favorablement à la demande don qui vous sera proposée, sachez qu’elle n’a pas destinée à l’Adapei 29, ni à l’Apei LGO.

 

Merci

Cordialement

 

Monica DUVIVIER

Assistante Administrative

 

 


Réunion pour les familles des adultes accueillis en IME

 

Madame La Directrice, Monsieur Le Directeur,

 

Merci de bien vouloir transmettre à toutes les familles des adultes accueillis au sein de votre établissement le message ci-dessous :

 

L’Adapei 29 invite toutes les familles des adultes accueillis en IME à venir échanger sur des actions à mettre en place pour l’avenir des sortants ou futurs sortants d’IME :

Le samedi 9 novembre, de 10h00 à 12h00, au Vieux Bourg à Châteaulin.

 

Si vous souhaitez y participer, merci de vous inscrire au secrétariat de l’Adapei 29, de préférence par mail : adapei29@wanadoo.fr ou par téléphone : 02 98 55 51 43.

 

Cordialement

 

Jacques MICHEL

Administrateur

 

 


Bonjour à tous,

Mr Blanquer  a fait diffuser une circulaire pour la rentrée 2019, concernant l’école inclusive.

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie-directrices et directeurs académiques des services de l’éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs chargés des circonscriptions du premier degré ou en charge de l’adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés ; aux chefs d’établissement et aux directrices et directeurs d’école.
Voici le lien:

https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=142545

Un extrait :
Ainsi, dans chaque académie et dans chaque département sera institué un service public de l’École inclusive afin de ne laisser aucun élève au bord du chemin et afin que l’École puisse remplir mieux encore, dans le cadre d’un partenariat exigeant, son rôle de creuset de la République.”

Bonne journée,

Daniel Brenterch

 


Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents, chers amis,

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux,

Mesdames, Messieurs,

 

Le 9 août dernier, nous lancions la plateforme marentree.org afin de donner la parole aux parents et aux professionnels de l’éducation et du médico-social pour mettre en lumière les réalités récurrentes d’exclusion des enfants en situation de handicap et de leurs familles. Initié par l’Unapei, ce projet a réussi à rassembler près d’une vingtaine de partenaires associatifs.

A J-5 de la rentrée scolaire, nous ne devons pas baisser les bras. L’avenir de nos enfants réside, en grande partie, dans l’accès à une scolarisation adaptée à chacun de leurs besoins. C’est pourquoi, je vous demande à nouveau de vous mobiliser auprès de vos adhérents, vos sympathisants, les familles que vous accompagnez, les parents en attente de place en IME ou SESSAD, afin que chacun participe à cette mobilisation citoyenne #jaipasecole et témoigne sur le site marentree.org.

Si de nombreuses familles se sont déjà emparées de la plateforme et que certains médias, qu’ils soient nationaux ou locaux, ont montré un vif intérêt à notre projet, la mobilisation doit continuer pour que nos élus et le Gouvernement puissent prendre conscience des difficultés réelles vécues sur les territoires par nos familles.

Pour cela, nous mettons à votre disposition un kit de communication tous supports pour relayer l’opération auprès du plus grand nombre :

  • un communiqué de presse à personnaliser par vos soins et à envoyer dès maintenant ;
  • une affiche pour vos établissements, pour les commerçants… ;
  • une photo de profil et de couverture pour votre page Facebook ;
  • une vidéo à poster sur votre page Facebook ;
  • un visuel à partager sur vos comptes Twitter, Instagram et LinkedIn si vous en possédez ;
  • un visuel à intégrer à vos signatures de mail disponible sur ce lien https://marentree.org/share/signature.html
  • un courrier à compléter et à envoyer à vos députés et sénateurs.

 

Partagez largement cette campagne et permettez ainsi aux personnes que vous représentez de révéler leur situation auprès des médias, des pouvoirs publics et du grand public de façon instantanée.

Sa puissance de frappe dépend de toutes nos actions combinées. Unissons nos forces pour défendre les droits des élèves handicapés et de leurs familles.

 

Si vous avez des questions concernant cette opération ou des familles prêtes à témoigner dans les médias, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : contact@marentree.org.

 

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Communiqué de presse

Courrier

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Bien cordialement,

 

Luc Gateau,

Président de l’Unapei

 

 

Conformément au Règlement Général sur la Protection des Données n° UE/2016/679 du 27 avril 2016, vous pouvez demander à accéder aux informations qui vous concernent pour les faire rectifier, modifier, supprimer, pour en demander la portabilité ou pour vous opposer à leur traitement en écrivant à rgpd@unapei.org

 

 


Discours de Frank Stephens, porteur de trisomie 21, à l’ONU !

Fondation Jérôme Lejeune

Intervention exceptionnelle de John Franklin Stephens, jeune homme porteur de trisomie 21, à l’ONU : « JE SUIS UN HOMME PORTEUR DE TRISOMIE 21 ET MA VIE VAUT LA PEINE D’ETRE VECUE. Considérez-moi comme un homme, non comme une anomalie congénitale ou comme un syndrome. Je n’ai pas besoin d’être supprimé. Je n’ai pas besoin d’être soigné. J’ai besoin d’être aimé, mis en valeur, éduqué et, parfois, aidé. (…) une vie avec la trisomie 21 peut être aussi belle que n’importe quelle autre. Décidons à partir d’aujourd’hui d’inclure, non d’exclure; d’éduquer, non d’isoler; de célébrer, non de supprimer ! » – Conférence co-organisée par la Pologne, les Philippines, l’Argentine, la Lituanie, Panama et l’Ordre Souverain de Malte, aux côtés de la Fondation Jérôme Lejeune; à l’occasion de la 37ème session du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU et de la Journée mondiale de la trisomie 21 (Genève, 15 mars 2018).

 


Habiter ensemble, chez soi et dans la cité :

9 associations pour une vision à partager

Article

Le 08/07/2019

A l’heure où de récentes évolutions législatives dessinent un périmètre très restreint à la notion d’habitat inclusif , l’Unapei, avec huit autres associations du secteur du handicap, promeuvent et rappellent la nécessité de porter une vision globale qui reconnaisse, tout simplement, la citoyenneté des personnes en situation de handicap.

Le manifeste « Habiter ensemble, chez soi et dans la cité », fruit de la collaboration d’un collectif inter-associatif*, réaffirme la nécessité d’envisager l’habitat des citoyens en situation de handicap comme un enjeu pour tous les lieux de vie, existants ou nouvellement créés et ainsi leur offrir sans discrimination la possibilité de se sentir « chez soi », avec un accompagnement adapté à leurs besoins et aspirations. Chacun doit aussi pouvoir choisir ses activités et son rythme de vie tout en participant et en contribuant à la vie de la Cité dans un environnement social accueillant.

Le collectif demande que les dispositifs d’habitat inclusif soient conçus en prenant pleinement en compte les attentes des personnes et de leur proche entourage. Tout ce qui se construit ou se pilote pour les personnes, quelle que soit leur situation de handicap, doit se faire avec elles.

 

*Le collectif réunit l’APAJH, APF France Handicap, l’Arche en France, la Fabrik Autonomie Habitat, le GIHP, Simon de Cyrène, l’Unafam, l’Unapei et l’Uniopss.


L’Unapei obtient le label « Don en Confiance »

Article

Le 05/07/2019

L’Unapei a obtenu le label « Don en Confiance »  certifiant à nos différentes parties prenantes que l’association respecte les quatre grands principes du Don en Confiance : respect du donateur, transparence, probité et désintéressement, recherche d’efficacité.

Afin de mener à bien ses missions œuvrant pour une société solidaire et inclusive, notre association peut compter sur le soutien financier de particuliers et entreprises sensibles au handicap. En labellisant l’Unapei à l’issue de la période d’instruction de sa candidature, le Comité reconnaît que l’association respecte ses quatre grands principes.

La labellisation de l’Unapei par le Don en Confiance est un réel gage de confiance vis-à-vis de notre association. Cette reconnaissance est la preuve que l’Unapei est une association transparente dans sa gestion et efficiente dans ses actions. Recevoir le label « Don en Confiance » est pour moi l’opportunité de féliciter et d’encourager tous ceux qui s’engagent quotidiennement à nos côtés, parents, militants, partenaires, donateurs, pour parvenir ensemble à la défense des droits et des intérêts des personnes handicapées. Nous sommes honorés de rejoindre les associations labellisées par le Don en Confiance

déclare M. Luc Gateau, président de l’Unapei.

Par ailleurs, pour les 3 années de labellisation, cela signifie que l’Unapei respecte la charte de déontologie commune et accepte de se soumettre au contrôle du Comité de la Charte du Don en confiance, organisme à but non lucratif rassemblant à ce jour 90 associations et fondations.

L’Unapei est un mouvement parental indépendant de toute tendance politique, intérêt économique et croyance religieuse. Nos actions et nos victoires sont financées grâce à votre soutien. Merci d’être avec nous !

Découvrez comment vous pouvez nous permettre d’aller plus loin :

 

 


Le Président de l’Unapei appelle le mouvement à se rassembler

pour refuser une inclusion au rabais.

Dans son discours d’ouverture du 59ème Congrès de l’Unapei qui se déroule cette année à Lyon, le Président de l’Unapei, Luc Gateau, dénonce une politique du handicap déconnectée des réalités des personnes en situation de handicap que les associations accompagnent au quotidien.  Il s’adresse au mouvement pour appeler les associations de l’Unapei à défendre leur vision commune de la transition inclusive.

 

Revivez cet appel à mobilisation :

 

 


Adapei 29. 1 800 personnes sur liste d’attente

Le Télégramme – Finistère – 28 avril 2019

Le bureau de l’Adapei 29; au centre, Jean-Claude Billiet, président, à sa droite Jacques Michel, vice-président et Marie Evennou, présidente adjointe.

 

La santé, le vieillissement et le manque de places sont les axes de travail primordiaux de l’Adapei 29 (Association départementale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales du Finistère), qui a tenu son assemblée générale, samedi, à Gouesnou.

L’association continue d’agir dans le domaine de la formation en ce qui concerne la prévention et en particulier la prévention bucco-dentaire. La mise en place d’une mutuelle, démarrée en 2018, prend un rythme de croisière. Quant au vieillissement, l’antenne de Quimper a travaillé sur le sujet en juillet 2018.

Deux catégories de questions sont apparues : le vieillissement des personnes en situation de handicap et celui des aidants. Aujourd’hui, peu de services ou d’établissements répondent aux besoins des personnes vieillissantes en situation de handicap. Enfin le manque de places d’accueil dans le Finistère fait apparaître une liste d’attente de plus de 1 800 personnes (chiffres 2017). « Le grand mot mainte fois répété de l’inclusion semble désuet », a commenté le président, Jean-Claude Billiet, lançant un appel aux bénévoles présents : « Nous avons besoin du soutien des familles et des amis qui se sentent solidaires des valeurs que nous défendons et des actions que nous menons. Plus nous serons nombreux et plus nous pourrons peser sur les décisions des différents pouvoirs ».

 

 

 


Handicap : la France doit fermer tous ses établissements ?

13 mars 2019 – Par Luc Gateau, président de l’Unapei

 

Fermer les établissements accueillant des personnes handicapées, c’est le conseil donné à la France par l’Onu. L’Unapei partage le fond mais déplore la forme et revendique les 70 ans d’expertise du médico-social. Cap inclusif mais avec des garanties

 

Handicap.fr : La rapporteure de l’Onu a rendu son rapport fin février 2019 sur la situation de personnes handicapées en France. Un rapport préliminaire datant d’octobre 2017 (articles en lien ci-dessous) avait déjà « fâché » les associations de personnes handicapées. Aujourd’hui, Catalina Devandas-Aguilar revient à la charge. Vous attendiez-vous à cela ?

Luc Gateau, président de l’Unapei : Le ton est à peu près similaire et nous nous y attendions. Cela nous a permis de nous concentrer sur le fond plutôt que la forme, et nous y trouvons des éléments de débat utiles.

 

H.fr : Pour entrer dans le vif du sujet, lorsqu’elle écrit, noir sur blanc : « Il faut fermer tous les établissements et scolariser tous les enfants qui s’y trouvent en milieu ordinaire », vous réagissez comment ? 

LG : Je m’exprime très clairement, il ne sera pas question de fermer des établissements médico-sociaux, notamment pour enfants, sans qu’il y ait l’assurance d’avoir le bon accompagnement pour toutes les personnes, surtout avec des handicaps lourds. Cette transition est déjà une priorité de notre réseau, elle demande un long travail et, surtout, ne doit pas se faire au détriment de la qualité, en apportant de vraies garanties aux personnes handicapées et à leurs familles. Il faut se souvenir que le mouvement parental, né il y a 70 ans, a été précurseur d’un accompagnement des personnes handicapées intellectuelles, en créant des établissements et en faisant un travail que personne ne voulait faire à l’époque. Il ne s’est pas contenté de créer des murs, il a ouvert les portes vers l’extérieur. Cette transition nécessite des moyens budgétaires, la rapporteure en fait mention, des services en nombres suffisants car vivre dans la cité demande un certain nombre de transformations.

 

H.fr : En octobre, elle avait pourtant indiqué que ce n’était pas une question de moyens et que le modèle inclusif proposé n’était pas forcément plus onéreux…

LG : L’inclusion scolaire n’est peut-être pas plus onéreuse et cela reste à démontrer. En revanche, la transition inclusive demande des moyens financiers pour permettre et accompagner la transformation de l’environnement existant tout en garantissant des services pour tous, pendant et après la période de bascule. Rappelons par ailleurs que des milliers d’enfants en situation de handicap sont encore sans accès à l’éducation dans notre pays.

 

H.fr : Elle s’était exprimée davantage sur les adultes, il me semble, notamment sur le principe des unités de vie…

LG : A ce sujet, on parle souvent de personnes avec des besoins plus légers d’accompagnement, en oubliant celles qui ont une déficience profonde. Le jour où on arrivera à trouver des solutions pour faire de l’inclusion dans la cité pour celles qui ont des besoins complexes, là on aura gagné.

 

H.fr : Mais n’est-ce pas aussi aux associations gestionnaires, comme la vôtre, de proposer des nouvelles pratiques et d’impulser ce mouvement ?

LG : Oui, et nous le faisons déjà, évidemment. De nombreux dispositifs se mettent en place pour les adultes et les enfants. Par exemple, dans le Doubs, six enfants polyhandicapés sont accueillis dans une crèche et trois autres dans une école. Mais nous buttons sans cesse sur les réticences des uns et des autres. Nous souhaitons par exemple ouvrir une classe pour enfants polyhandicapés dans un établissement scolaire ordinaire à Marseille mais nous avons toutes les peines du monde. C’est aussi à l’Education nationale de faire sa part du travail, d’ailleurs elle l’admet elle-même.

 

H.fr : C’est peut-être là que réside le problème, ce rapport égratigne pas mal le milieu médico-social mais l’environnement ne semble pas vraiment prêt à ce virage inclusif…

LG : La critique ne porte pas uniquement sur notre secteur. La rapporteure parle de transformation de la société française.

 

H.fr : Il n’est quand même pas tendre…

LG : Très clairement, nous sommes loin d’être les seuls en cause. Il y a une responsabilité importante de l’Etat. Aujourd’hui, le travail des associations sur l’autodétermination des personnes pour leur permettre de faire leurs choix de vie est largement investi. A l’Unapei, le soutien à Nous aussi dès 2002 (ndlr : association de personnes avec une déficience intellectuelle auto-représentées) est la preuve que nous voulons permettre leur pleine expression et émancipation.

 

H.fr : Lorsque madame Devandas dit qu’il faut transférer les budgets et responsabilités du ministère de la Santé vers l’Education nationale, vous en pensez quoi ? 

LG : Elle dit aussi qu’il faut instaurer progressivement un système scolaire inclusif et de qualité et que les services spécialisés doivent pouvoir intervenir dans l’école. L’important à ce stade n’est pas de savoir qui sera en charge de gérer les budgets mais de savoir comment les différents acteurs vont travailler ensemble en utilisant les ressources et l’expertise du médico-social. Quand on voit ce que le gouvernement propose aujourd’hui avec les PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés), on ne peut que mesurer le chemin qui reste à parcourir.

 

H.fr : Son discours peut paraître radical mais n’est-ce pas une manière de taper du poing sur la table et de donner un cap en marquant les consciences, quitte à les bousculer un peu ?

LG : Oui, certainement. Mais attention car on parle beaucoup de virage inclusif, avec cette tendance à dire qu’il faut arrêter ce qui s’est fait avant pour créer quelque chose de nouveau. Arrêtons de jeter le bébé avec l’eau du bain. Des choses magnifiques ont été mises en place depuis des années.

 

H.fr : Vous partagez donc le fond mais jugez la forme un peu trop violente ?

LG : Oui, la forme est violente mais le rapport reconnaît clairement que le cap à tenir implique un changement sociétal et des moyens. Il ne suffit pas d’un coup de baguette magique.

 

H.fr : Que pensent les personnes que vous accompagnez de ce genre de discours ? 

LG : Les personnes handicapées intellectuelles veulent vivre comme les autres mais elles veulent aussi vivre dans une société accessible avec le soutien dont elles ont besoin. Du côté des parents, certains s’interrogent : « Comment, demain, mon enfant pourra-t-il vivre hors-les-murs ? Est-ce que tous les éléments seront bien réunis ? ». Il nous faut intégrer tout cela dans une intelligence collective, et avancer ensemble, lentement mais sûrement.

 

H.fr : L’Onu affirme par ailleurs qu’au sein du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) il y a trop de représentants du médico-social et pas assez d’associations de personnes handicapées auto-représentées. C’est une réalité ?

LG :  Les associations de personnes handicapées auto-représentées doivent avoir toute leur place au sein du CNCPH. Des associations comme Nous Aussi et Advocacy France en sont d’ailleurs déjà membres. Mais des réflexions doivent dès lors être menées pour permettre une plus grande accessibilité, notamment aux personnes avec une déficience intellectuelle. Cela passe, par exemple, par l’utilisation du facile à lire et à comprendre (FALC) dont nous sommes, avec Nous Aussi, les précurseurs et les ardents promoteurs. Par ailleurs, l’objectif n’est pas non plus que seules ces associations soient représentées au CNCPH. Celles qui sont à la fois représentantes des personnes handicapées et de leurs familles et gestionnaires ont un champ plus large, avec la responsabilité de porter une parole collective.

 

H.fr : Comment ça se passe dans les autres pays européens. On cite par exemple le cas de l’Italie qui a opté pour un virage inclusif et ferait marche-arrière…

LG : C’est ce qui arrive lorsque le virage est pris trop brutalement.

 

H.fr : Est-ce que le comité d’entente qui réunit la quarantaine d’associations du champ du handicap ou le CNCPH comptent réagir à ce rapport ? 

LG : c’est un sujet qui sera à l’ordre du jour d’une prochaine réunion du comité d’entente. Je ne sais pas encore si cela fera l’objet d’une réaction…

 

H.fr : L’idée, c’était tout de même de faire bouger les lignes… 

LG : Je m’en saisis au titre de l’Unapei, et je ne peux pas répondre pour les autres. Nous allons aussi pleinement nous en saisir dans le cadre de la procédure de réclamation collective en cours initiée par le Forum européen des personnes handicapées et Inclusion Europe contre la France, avec le soutien de cinq associations françaises (Unapei, Unafam, Clapeaha, APF et la Fnath).

 

 

https://informations.handicap.fr/a-onu-rapport-handicap-10261.php

https://informations.handicap.fr/a-rapport-onu-handicap-france-grade-11625.php

https://informations.handicap.fr/a-rapport-onu-handicap-france-deja-marche-11643.php/true

https://informations.handicap.fr/a-collectif-hlm-jeunes-trisomiques-10184.php/true

https://informations.handicap.fr/a-onu-rapport-handicap-10261.php

 

 


Nouveau formulaire CAF : atteinte aux droits en cas d’AAH ?

4 mars 2019 – Par Handicap.fr – Emmanuelle Dal’Secco

Les nouveaux formulaires de déclaration de ressources de la CAF poseraient-ils des problèmes aux allocataires de l’AAH ? L’Unapei dit avoir été alertée à de nombreuses reprises depuis fin 2018. La CNAF promet de revoir la procédure. Vigilance !

Depuis fin décembre 2018, les saisines affluent sur le bureau de l’Unapei (Union nationale des personnes avec un handicap mental), plus d’une centaine émanant d’associations et de familles dont l’enfant est rattaché au foyer fiscal. En cause ? Le nouveau formulaire de déclaration de ressources de la CAF. En effet, pour la première fois cette année, la Caisse d’allocation familiale a demandé de déclarer les revenus de placement des parents, afin de pouvoir distinguer les revenus de la personne allocataire de ceux de ses parents, qui sont désormais transmis automatiquement par les Finances publiques (DGFIP) mais avec un montant « groupé ».

Des allocations diminuées

Cette demande, jugée « inadaptée et injustifiée », par l’Unapei a « suscité de fortes et légitimes inquiétudes de nombreuses familles ». Mais elle a surtout impacté les prestations d’un grand nombre d’allocataires rattachés au foyer fiscal de leurs parents ; leur AAH (allocation adulte handicapé), mais aussi leur allocation logement, voire leur prime d’activité, ont ainsi été diminuées ou supprimées pour le mois de janvier 2019. « Peu importe la démarche effectuée : réponse transmise à la CAF dans les délais ou non, revenus des parents déclarés ou non… », poursuit l’Unapei. Les familles ont alors dû multiplier les réclamations auprès de la CAF tandis que, par ricochet, des établissements ont rencontré des difficultés pour le paiement de la contribution des personnes allocataires hébergées en foyer.

La CNAF interpellée

Début janvier 2019, l’association a donc interpellé les services de la CNAF, sa présidente, ainsi que la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, les ministères concernés et la présidente du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées). Une réunion de travail a eu lieu mi-février. « La transmission automatisée et groupée des informations par les services fiscaux serait à l’origine des nombreuses erreurs de calcul des prestations, du fait d’une impossibilité pour les CAF de déterminer à qui les revenus sont imputables », explique l’Unapei. S’il n’est pas possible de remettre en question cette transmission désormais directe de la DGFIP, la CNAF, qui a reconnu ses erreurs, s’est engagée à faire évoluer le formulaire de déclaration de ressources.

Un peu plus de clarté

L’Unapei réclame néanmoins une procédure d’urgence pour traiter les réclamations et repérer les allocataires dans ces situations. « Nous avons insisté pour que les CAF soient dans une démarche pro-active, afin que les personnes qui n’ont pas formalisé de recours soient repérées », explique Luc Gateau, président de l’Unapei. En réponse, la CNAF s’y est engagée. L’association demande également de prévoir, pour les allocataires de l’AAH, que les revenus de placement des parents ne soient plus à renseigner dans la mesure où cette demande n’est pas fondée juridiquement. Elle encourage par ailleurs à « revoir le courrier transmis aux allocataires », celui envoyé actuellement étant perçu comme un contrôle et laissant à penser aux personnes qu’elles ont commis une erreur de déclaration. Le délai de 8 jours sous lequel il faut aujourd’hui renvoyer le courrier est également jugé court, très souvent impossible à respecter (courrier antidaté, envoyé à une mauvaise adresse ou seulement à l’adresse de l’établissement dans lequel est hébergée la personne…). Enfin, l’Unapei demande que seuls les revenus de placement imposables soient à déclarer, avec une mention spécifique des contrats de rente survie et d’assurance vie épargne handicap.

Vigilance de mise

La CNAF, qui a présenté ses excuses devant le CNCPH, s’est engagée à mettre en place un groupe de travail national de suivi des régularisations mais aussi, plus largement, de suivi des difficultés rencontrées avec les caisses. L’Unapei souhaitant malgré tout rester « vigilante » car, selon elle, « les difficultés ne sont pas encore réglées », invite les familles qui rencontreraient ce problème à la contacter. Elles peuvent également saisir leur CAF et son médiateur (par courrier à l’adresse de leur CAF). « Pour que leurs droits soient rétablis au plus vite », conclut Luc Gateau.


Rapport Onu et handicap : la France en prend pour son grade

4 mars 2019 • Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco

40 recommandations pour accorder aux personnes handicapées leur pleine citoyenneté. L’Onu rend son rapport sur la situation en France. Objectif : respect des droits et milieu ordinaire, quitte à fermer toutes les institutions. La leçon est sévère…

Le 13 octobre 2017, la rapporteure de l’Onu sur les droits des personnes handicapées, après une visite en France, rendait son verdict préliminaire sur leur situation dans notre pays (article en lien ci-dessous). Sans langue de bois, Catalina Devandas-Aguilar saluait les avancées mais faisait également part de ses vives inquiétudes, assurant que notre pays devait faire de gros efforts. Elle avait jeté quelques pavés dans la marre, en affirmant, entre autres, que « par définition, un bon établissement n’existe pas », nourrissant l’ensemble de son discours d’une volonté farouche d’accorder aux personnes handicapées leur pleine citoyenneté en milieu ordinaire, au risque d’ébranler un système français bien rodé où la vie en institution est le plus souvent la norme. Elle avait fâché certains très fort…

Fermer les institutions

Ce préambule un peu cinglant devait être complété par un rapport final promis en mars 2019. Il a été rendu public avec quelques jours d’avance, fin février. 22 pages au total qui passent en revue les « lacunes et les domaines dans lesquels des améliorations doivent être apportées » et « formule des recommandations pour aider le Gouvernement à transformer la société française ». Sa vigueur n’a pas flanché, réaffirmant sans nuance l’objectif de désinstitutionalisation. Elle recommande noir sur blanc de «fermer les institutions médico-éducatives existantes » et de « scolariser tous les enfants handicapés qui s’y trouvaient dans des établissement ordinaires », de les transformer « en services de proximité » avec des « logements adaptés à leur disposition, en suivant un plan assorti d’échéances », en envisageant « sérieusement d’établir un moratoire sur les nouvelles admissions ». L’école ordinaire est également passée au crible : manque d’infrastructures accessibles, absence de formation spécialisée des enseignants et des accompagnants, inadaptation des programmes scolaires et des salles de classe… Dans ce contexte, toutes les ressources et responsabilités en matière d’éducation des enfants handicapés, aujourd’hui dans le giron du ministère de la Santé, devraient être transférées à l’Education nationale.

Loi handicap de 2005 à revoir !

La rapporteure donne également un coup de canif à la loi handicap de 2005, pourtant présentée comme un texte fondateur, ne la jugeant pas « pleinement conforme à la Convention » de l’Onu et avec « une portée plus limitée », puisqu’elle ne fait pas « pas référence aux droits fondamentaux tels que les droits à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne… ». Elle va jusqu’à affirmer que cette loi « devrait être revue dans sa totalité » et regrette que « les autorités publiques » n’aient pas « une bonne connaissance des nouveautés apportées par la Convention ». Elle salue malgré tout « l’adoption d’une feuille de route nationale sur le handicap le 20 septembre 2017 », reconnaissant là une « grande avancée ».

D’autres obstacles

Son rapport passe ensuite au crible les différents obstacles et possibilité relevés en France. Par exemple en matière d’accessibilité, elle constate le retard pris avec le report des échéances dans les bâtiments publics et les lacunes dans les transports à la demande, mentionne les carences d’interprètes en langue des signes, dans l’apprentissage du braille et la diffusion de documents en FALC (Facile à lire et à comprendre), ainsi que l’inaccessibilité des sites web des services publics malgré les obligations légales. Elle déplore également le fait que les personnes sous tutelles puissent être privées de leur droit de vote mais, entre temps, le gouvernement a mis fin à cette mesure (article en lien ci-dessous) et promet qu’elles pourront voter dès les élections européennes de mai 2019.

Des personnes handicapées sous-représentées

Catalina Devandas égratigne par ailleurs le CNCPH (Conseil national consultatif du handicap), observant la surreprésentation des « prestataires de service et les associations de parents », qui « continuent d’influencer la prise de décisions » alors que « des efforts plus importants sont nécessaires pour consulter en premier lieu les organisations de personnes handicapées et élargir leur représentation au sein du Conseil ». Et de citer les personnes autistes, présentant des handicaps psychosociaux, avec des handicaps intellectuels, sourdes et sourdes-aveugles. Elle se dit également « préoccupée par l’absence d’un budget de fonctionnement favorisant la bonne marche » de cette instance. Plus globalement, elle déplore que « dans les processus d’élaboration de politiques (…) les personnes handicapées n’ont généralement pas voix au chapitre et leurs opinions ne sont pas prises en compte », a fortiori lorsque ce sont des femmes. Et suggère, lors de la prochaine Conférence nationale du handicap qui doit être clôturée en juin 2019 par Emmanuel Macron, de « s’entretenir en priorité avec les différentes organisations de personnes handicapées plutôt que de consulter d’abord les prestataires de services ».

Une quarantaine de propositions

Ce rapport adresse une quarantaine de propositions au gouvernement. Parmi elles : mettre mise en place de données chiffrées sur les personnes handicapées lors des prochains recensements, revoir la feuille de route sur le handicap adoptée par le Comité interministériel du handicap en 2017, rendre la justice accessible à tous. D’autres domaines sont évoqués : la justice, l’accès à la santé, l’organisation de campagnes de sensibilisation grand public, la promotion d’une compensation sans reste à charge, le principe d’aménagement raisonnable dans l’emploi. Il évoque par ailleurs des situations de « privation de liberté » citant de manière très précise les « personnes autistes en hôpital ou en unité psychiatriques » et encourage à « mettre fin à leur traitement sans consentement » et à leur « stérilisation » forcée.

Mises à l’écart

Ce rapport conclut donc, qu’en France, les personnes handicapées sont « mises à l’écart » : « Bien que la France alloue des ressources financières et humaines considérables aux services aux personnes handicapées, les mesures qui sont prises actuellement pour répondre à leurs besoins sont extrêmement spécialisées et cloisonnées. En effet, l’accent est mis sur la prise en charge de l’incapacité alors que les efforts devraient converger vers une transformation de la société et du cadre de vie, de sorte que toutes bénéficient de services accessibles et inclusifs et d’un soutien de proximité ». « Un cloisonnement qui ne fait qu’entretenir une fausse image des personnes handicapées, à prendre en charge plutôt que comme des sujets de droit ».

https://informations.handicap.fr/a-onu-rapport-handicap-10261.php

https://informations.handicap.fr/a-14-ans-loi-2005-triste-anniversaire-11553.php/true

https://informations.handicap.fr/a-droit-vote-11286.php/true

https://informations.handicap.fr/a-onu-evaluation-france-10250.php

 

 

 


DEMENAGEMENT DES SERVICES DU DOMICILE

DES GENETS D’OR SAMSAH – SAVS – EMIA

 

Le Pôle des services du domicile des Genêts d’Or a déménagé les lundi 21 et mardi 22 janvier.

Les services (SAMSAH, SAVS, EMIA) anciennement logés au 125 rue Jean Monnet, 29490 Guipavas et au 9, rue de Kervézennec, 29200 BREST, vous accueilleront dans de nouveaux locaux au 3, rue Édouard Belin à compter du 23 janvier 2019.

La ligne téléphonique du secrétariat change, les services seront joignables au 02 98 83 77 99.

 

Pôle Services du Domicile :

3 rue Edouard Belin

Bâtiment 2-3, 1er étage

29200 BREST

Tél : 02 98 83 77 99

 


CRA Bretagne – Nouveaux locaux de l’UAC

Bonjour,

L’équipe de l’Unité d’Appui et de Coordination (UAC) du CRA a le plaisir de vous informer qu’elle sera dans ses nouveaux locaux à Brest à partir du lundi 28 janvier.

Ce déménagement ne concerne pas les Unités d’Évaluation Diagnostique (UEDE 29, UEDA-R) qui restent dans les locaux actuels de Guipavas. Les rendez-vous programmés sont maintenus.
Pour précision, l’Unité d’Appui et de Coordination (UAC) du CRA assure les missions d’information, de sensibilisation, de conseil, de diffusion de l’information, de développement du réseau ; tandis que les missions de diagnostic et d’évaluation sont réalisées par les Unités d’Évaluation diagnostique (UED).

Nos nouvelles coordonnées sont :
3 rue Edouard Belin – 29200 BREST
Contact : 02 98 85 58 90 / contact@cra.bzh

Plan d’accès

Plan d’accès de l’UAC du CRA. Vous trouverez plus d’informations sur l’accès via ce lien : Accès au CRA – instructions

L’équipe de l’Unité d’Appui et de Coordination vous remercie de votre compréhension pour les éventuels désagréments en cette période d’installation et vous attend dans ces nouveaux locaux,

Bien cordialement,

Lucie BOUGARAN

Directrice de l’UAC

 

 

 


PARCOURS DES SENS

 

 

 


Prix Femina Essai : Elisabeth de Fontenay, la fraternité dévoilée

 

Une philosophe (83 ans) qui parle de son frère handicapé (80 ans) :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/prix-femina-essai-elisabeth-de-fontenay-la-fraternite-devoilee

 

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Comité interministériel du Handicap

Des progrès pour les droits des personnes handicapées
mais de nombreuses personnes encore sans solution d’accompagnement

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Personnes handicapées. Des mesures positives

Le Télégramme – DOSSIER FAMILIAL – 26 octobre 2018

(pressmaster – stock.adobe.com)

 

Le comité interministériel du handicap a pris jeudi 25 octobre à Matignon une série de mesures positives pour les personnes en situation de handicap.

 

Droit de vote inaliénable des personnes sous tutelle

Les personnes sous tutelle ne pourront plus se voir retirer le droit de vote. « Aujourd’hui, 700 000 majeurs sont mis sous tutelle et curatelle dans notre pays. Parmi eux, plus de 300 000 sont privés par décision d’un juge de voter, principalement des personnes qui ont un handicap mental et psychique », a déclaré dans un entretien au quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, dénonçant « une forme de discrimination ».

« Notre objectif est que tout le monde puisse voter, au plus tard aux prochaines élections municipales », qui auront lieu en 2020, a précisé Sophie Cluzel.

 

Mariage, Pacs ou divorce sans autorisation judiciaire

Les personnes sous tutelle n’auront plus à obtenir une autorisation de la justice pour pouvoir se marier, se pacser ou divorcer. « Le Code civil sera modifié d’ici le début de l’année » 2019, selon la secrétaire d’État.

 

Attribution à vie de certains droits

Certains droits doivent être attribués à vie aux personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement : l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ; la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) ; la carte mobilité inclusion.

 

Gratuité des transports publics pour les accompagnants

Les accompagnants des personnes handicapées bénéficieront de la gratuité ou d’un accès aux tarifs sociaux dans les transports publics.

 

Obligation d’installation d’un ascenseur dans les immeubles de trois étages

Les bâtiments collectifs neufs de plus de trois étages comprendront obligatoirement un ascenseur. Le gouvernement doit publier un décret « avant fin 2018 » pour abaisser le seuil actuel de quatre étages, d’après le dossier de présentation du comité.

 

Parents d’enfants handicapés

Le bonus inclusion handicap pour l’accueil en crèche et la majoration du complément de libre choix du mode de garde pour les assistantes maternelles vont être mis en œuvre.

L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) sera attribuée jusqu’aux 20 ans de l’enfant ou pour la durée des cycles scolaires.

 

Accès aux soins

L’accès aux soins doit être facilité par la révision de la liste des produits et prestations remboursables par l’assurance-maladie.

Les titulaires de l’AAH bénéficieront d’une couverture santé sans reste à charge.

Le gouvernement souhaite aussi « clarifier les frontières des activités de soins des établissements médico-sociaux et l’utilisation des soins de ville », indique le dossier de présentation. Objectif : « ne pas pénaliser les personnes en situation de handicap dans leur accès aux soins ».

 

 

 


Handicap : des milliers d’enfants privés de rentrée scolaire

Comme chaque année, des milliers d’enfants handicapés n’ont pas pu rentrer en classe. Une situation inacceptable pour les associations.

 

La directrice de l’UNAPEI sur la rentrée scolaire :

https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/handicap/handicap-des-milliers-denfants-prives-de-rentree-scolaire_25311.html

 


Le Pôle de Compétences et de Prestations Externalisées

du Finistère  

et Archipel Emplois Familiaux 

vous convient à une information sur le service “Mandataire” .

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Ceci vous permettra d’avoir une bonne connaissance des missions d’un service mandataire  et donc  de  conseiller les familles et patients, bénéficiaires de vos services qui très souvent évoquent la lourdeur d’être eux mêmes employeurs.
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Les familles et patients, bénéficiaires sont cordialement invités, qu’ils soient confrontés au vieillissement ou a une situation de handicap.
Nous comptons sur vous pour diffuser l’information auprès des familles mais aussi auprès des professionnels intéressés .  L’affiche s’y jointe vous précise les lieux et horaires.
Vous pouvez vous inscrire par mail auprès de :
– territoire de Morlaix : Elodie Kerrien ( pcpe.morlaix@donbosco.asso.fr  )
– territoire de Quimper : Olivier Damas ( pcpe.cornouaille@gmail.com)
– territoire de Brest : helene.enez@ildys.org
les participations de “dernières minutes” seront pour autant acceptées.
Nous vous remercions vivement et restons à votre disposition.
Helene Enez
Coordinatrice Départementale du PCPE 29
tel : 07 75 11 52 62
helene.enez@ildys.orgFondation Ildys – Site de Ty Yann
Rue Alain Colas CS 31826
29218 Brest Cédex 2

Plaquette présentation PCPE 29 – sans marges

Affiche ARAMIS (2)


Handicap : un générateur de solidarité pour les sans solution

 

 

Résumé : L’Unapei lance un projet auprès de ses associations affiliées : le “Générateur de solidarité”, avec l’objectif d’apporter une 1ère réponse aux familles sans solution d’accompagnement pour un proche handicapé. Jusqu’au 1er octobre 2018 pour postuler.

 

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco, le 20-08-2018 

  

Un « Générateur de solidarité » pour les personnes en situation de handicap laissées sans solution ? C’est l’idée lancée par l’Unapei. A travers cette initiative, cette fédération d’associations dédiée aux personnes handicapées intellectuelles souhaite apporter une première réponse aux familles qui, faute d’accompagnement adapté, sont confrontées à l’urgence.

 

48 000 personnes sans solution

Le constat est en effet inquiétant ; selon l’Unapei, en 2018, 48 000 personnes handicapées sont toujours dans ce cas. Derrière ce chiffre, d’autres invisibles se trouvent également dans des situations inacceptables au quotidien : les familles, qui subissent l’isolement social, la précarisation, l’épuisement. Les nombreuses alertes lancées au gouvernement depuis des années n’ont toujours pas permis de prendre la pleine mesure des carences qui engendrent, trop souvent, des situations dramatiques.

 

Des mesures et après ?

Un rapport Zéro sans solution remis par Denis Piveteau en 2014, des enveloppes pour le médico-social à coup de millions d’euros, des missions express, des propositions par centaines, un fonds d’urgence, une cellule des situations critiques via le 3977 ou encore un plan anti-exil vers la Belgique (articles en lien ci-dessous)… Une journée nationale « Une réponse accompagnée pour tous » a même réuni le 2 février 2018, à Paris, de nombreux acteurs autour de cette question. Les mesures et intentions se succèdent au fil des quinquennats sans qu’un gouvernement ne parvienne à « cesser le bricolage», selon les mots de Denis Piveteau.

 

Soutenir des projets innovants

Dans ce contexte, le monde associatif entend parer à l’urgence en mettant en lumière des projets concrets et innovants. En Essonne, par exemple, un nouveau dispositif mis en place par l’Epnak aide les jeunes autistes laissés sans solution et soulage les parents en proposant une prise en charge ponctuelle, une journée par semaine, qui se déplace de ville en ville et entièrement gratuite (article en lien ci-dessous). Le générateur de solidarité, fonds de dotation mis en place par l’Unapei, a donc pour objectif de soutenir financièrement des initiatives de ce type, déjà lancées, en cours d’élaboration ou de réflexion. Attention, seules les associations adhérentes de l’Unapei peuvent répondre à cet appel à projets. A plus long terme, elle souhaite essaimer les dispositifs les plus impactants.

 

Quelles urgences ?

Les situations d’urgence sont multiples : familles dont l’enfant n’est pas admis en établissement, n’est pas accompagné, malgré une orientation CDAPH, du fait du manque de places en établissements ou du refus d’admission à cause de handicaps complexes et de troubles associés. Mais également celles pour lesquelles la réponse institutionnelle ne se révèle pas adaptée, celles sans solution provisoire, notamment avec un dossier de réorientation en cours. Les familles en précarité sociale ou financière, souvent éloignées des réseaux associatifs, ont également besoin d’être aidées dans leurs démarches administratives : informations sur les droits, constitution de dossiers, rédaction de courriers, recherche de solution. Plus largement, ce générateur concerne également les aidants familiaux qui s’occupent de leur proche au quotidien et ont besoin de temps de répit.

 

Comment candidater ?

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er octobre 2018. Le jury du fonds de dotation fera connaître ses lauréats dans le courant du mois. Le montant de l’enveloppe financière s’élève à 200 000 euros, avec un soutien compris entre 5 000 et 20 000 euros pour chaque projet sélectionné. Pour candidater au Générateur de solidarité, les porteurs de projet sont invités à demander un dossier à l’adresse : generateursolidarite@unapei.org .

 

Voir la vidéo L’Unapei lance Le générateur de solidarité

 

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Médico-social. S’unir pour être plus forts

Le Télégramme – 24 avril 2018 

De gauche à droite : Joël Goron, Emmanuel Fayémi, Sylvie Guilbaud et Roland Janvier, au siège relecquois des Papillons Blancs, vendredi.

 

Un collectif de six directeurs d’établissements spécialisés dans la prise en charge de personnes fragiles s’est constitué en février. Ils pointent les coupes budgétaires dont pâtit le public vulnérable que ces structures accueillent. 

L’insuffisante mise en lumière de leur secteur d’activité a conduit six directeurs d’établissements spécialisés dans la prise en charge de personnes fragiles à lancer un cri d’alerte (notre édition du 24 février). De six personnes ? Sylvie Guilbaud, directrice générale des Papillons Blancs du Finistère ; Joël Goron, directeur général des Genêts d’Or ; Roland Janvier, directeur général de la fondation Massé-Trévidy ; Emmanuel Fayémi, directeur de la Sauvegarde de l’enfance ; Michel Jézéquel, directeur général de Don Bosco, et Sébastien Maillard, directeur général de Kan-ar-Mor ?, le collectif va s’étoffer.

 

« Des difficultés à recruter »

« Depuis notre première rencontre, nous sommes contactés par de nombreux responsables de structures analogues aux nôtres. Leurs remarques sont identiques. « L’accueil de public vulnérable nécessite des formations spécialisées du personnel, mais, malheureusement, les coupes budgétaires ne nous permettent pas de le rémunérer comme nous devrions le faire.

La reconnaissance d’un travail de qualité passe aussi par des salaires décents. C’est d’ailleurs l’une des raisons de nos difficultés en matière de recrutement ». Acteurs sociaux et économiques puisque employeurs, les directeurs souhaitent resserrer les rangs afin d’être plus visibles et, surtout, avoir plus de poids face aux pouvoirs publics, aux fédérations…

 

Une rencontre régionale en juillet

Empruntant symboliquement le slogan « Tout commence en Finistère », le collectif entend bien assister à la naissance d’un mouvement qui ne se limitera pas au département. « C’est essentiel pour notre futur et nous devons nous mobiliser si nous voulons poursuivre notre action et accompagner les plus fragiles dans les meilleures conditions possibles ». Historique, cette démarche devrait prendre de l’ampleur puisqu’une rencontre régionale est envisagée la première quinzaine de juillet. Le bilan qui y sera dressé et les constats qui seront établis décideront de l’élargissement de cette dynamique et sous quelle forme.

 


 


Handicap mental. « Nous manquons de structures »

Le Télégramme – Bretagne – 14 avril 2018 – STEVEN LECORNU

Jacques Michel et Marie Evennou sont les vice-président et présidente de l’Adapei 29.

  

L’Adapei 29, association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental, tenait sa 46e assemblée générale, samedi, à Pont-l’Abbé, en présence d’une centaine d’adhérents. « Le manque de places en structure est criant », explique Jacques Michel, vice-président.

 

Quel est le sujet principal qui a animé les débats ?

Le manque de places en structure. C’est criant. Aujourd’hui, plus de 1 800 personnes se retrouvent en attente, sans solution. Ce chiffre ne cesse d’augmenter.

 

Quelle classe d’âge est la plus touchée ?

Elles sont toutes touchées, de la petite enfance aux personnes âgées. Il manque des foyers de vie, des foyers d’accueil médicalisés et des maisons d’accueil spécialisées (MAS). Les plus de 20 ans restent en institut médico-éducatif (IME) et, du coup, bloquent l’entrée des plus jeunes. Il existe également un gros problème avec les personnes âgées qui ne sont pas à leur place en maison de retraite. Il leur faut des structures adaptées. L’association a fait des propositions dans ce sens. En ce moment, les dispositifs d’inclusion en milieu scolaire ont le vent en poupe. Mais attention, ils ont leurs limites. Les établissements ne peuvent pas systématiquement prendre en charge toutes les formes de handicap mental, qui sont nombreuses.

 

Pourquoi cela bloque-t-il ?

L’argent reste le nerf de la guerre. Le Département nous entend et s’engage à investir si et seulement si l’État lui alloue des fonds. Nous restons très vigilants à l’élaboration, à partir de 2019, du cinquième schéma départemental des personnes âgées et handicapées. Nous sommes toujours dans l’expectative. C’est un long combat. On a trop longtemps occulté la question du handicap.

 

En quoi pouvez-vous aider les familles ?

Nous les assistons et les conseillons. Aujourd’hui, l’association compte 1 200 adhérents. Une nouvelle antenne a ouvert l’an dernier en pays bigouden avec, déjà, plus de 50 familles adhérentes. Il existe une vraie demande.

 

Contact

Tél. 02.98.55.51.43.

 

   

  

  

 


Instruction PRS –

recomposition de l’offre médico-sociale handicap 

Note d’information

 

Une note complémentaire à l’instruction n°2016-154 du 21 octobre 2016, relative à la territorialisation de la politique de santé en application de l’article 158 de la loi 2016-41 de modernisation de notre système de santé, a été adressée par la secrétaire d’état chargé des personnes handicapées aux Directeurs Généraux des ARS.

Cette note intitulée « indicateurs de suivi de la recomposition de l’offre médico-sociale » précise les indicateurs prioritaires de suivi de la recomposition de l’offre médico-sociale d’accompagnement des personnes handicapées que les ARS invitent à intégrer au sein des projets régionaux de santé (PRS) actuellement en cours d’élaboration.

 

Vous noterez que les objectifs quantifiés n’ont pas été modifiés et restent les suivants :

La réduction de 20 % par an du nombre d’adultes maintenus en ESMS pour enfant, sur la durée du PRS,

– Le taux de scolarisation à l’école des enfants accompagnés en établissements spécialisées devra être porté à 50 % d’ici à 2020 et à 80 % au terme du PRS,

– La part dans l’offre médico-sociale des services proposant un accompagnement en milieu ordinaire devra atteindre au moins 50 % des places en services au terme du plan.

 

Les ARS sont également invitées à inscrire ces objectifs dans les CPOM qu’elles signeront avec les organismes gestionnaires.

 

(c) Réseau Uniopss-Uriopss, 22/03/2018

 

PRS – Note_complementaire_a_l_instruction_PRS_fiche_indicateurs_personnes_hand.._

 


 

Emplois du médico-social. L’alerte de six directeurs

Le Télégramme – Finistère – 24 février 2018 – Catherine Le Guen

Joël Goron (Les Genêts d’Or), Michel Jézéquel (Don Bosco), Sylvie Guilbaud (Papillons Blancs 29), Éric Scwartz (Kan ar Mor), Roland Janvier (Fondation Massé-Trévidy) et Emmanuel Fayemi (Sauvegarde de l’Enfance) étaient réunis, vendredi, au siège social des Papillons Blancs, au Relecq-Kerhuon.

 

 

Six directeurs généraux d’associations médico-sociales du Finistère ont décidé, pour la première fois, de parler d’une seule voix. Une décision forte pour alerter sur l’avenir du secteur et de leurs 6 000 salariés. 

« Une société s’honore dans l’attention qu’elle porte aux plus fragiles d’entre les siens et c’est cela qui est en jeu aujourd’hui », dit Emmanuel Fayémi, directeur de la Sauvegarde de l’enfance, l’un des six directeurs réunis, vendredi, au siège social des Papillons Blancs 29, au Relecq-Kerhuon. La directrice Sylvie Guilbaud est entourée également de Joël Goron, directeur des Genêts d’Or, Michel Jézéquel, directeur de Don Bosco, Roland Janvier, directeur de la Fondation Massé-Trévidy et d’Éric Schwartz, directeur de Kan ar Mor.

 

Du bébé à la personne âgée

À eux six, ils représentent 6 000 salariés finistériens qui prennent en charge un public fragilisé, du bébé jusqu’à la personne âgée. Cette vulnérabilité des publics accueillis impose une formation spécialisée des salariés qui s’en occupent. Mais aujourd’hui les financements ne permettent pas de rémunérer à leur juste valeur ces métiers. La crainte est de tirer la qualité vers le bas ou de supprimer des services. « Ce n’est pas seul, chacun dans nos boutiques respectives, qu’on peut faire bouger les lignes. Cette démarche collective est historique. Si tout commence en Finistère, la mobilisation doit être régionale voire nationale. Nous sommes lassés d’entendre sur le blocage du point, ce n’est pas nous, c’est le national », explique Joël Goron. Face à la limitation des dépenses publiques, les associations médico-sociales subissent une baisse constante de leurs budgets de fonctionnement. « À Don Bosco, nous avons déjà dû fermer des services en 2015 », indique Michel Jézéquel.

« L’avenir de notre secteur nous inquiète. La baisse du pouvoir d’achat de nos salariés s’accompagne d’une baisse d’attractivité de ces métiers qui nécessitent une forme de vocation. On peut parler de paupérisation, même si on a la chance de vivre en Bretagne », souligne Sylvie Guilbaud. Comment font les salariés de la convention 66 qui vivent dans les grandes villes ? « En région parisienne, c’est impossible, certains assistants sociaux vivent dans leur voiture, alors qu’ils s’occupent de personnes elles-mêmes en difficulté », répond Éric Schwartz.

 

« Rémunération indécente »

Les salaires d’entrée de grille démarrent sous le Smic dans les deux conventions collectives 66 et 51, pour un attaché administratif ou un veilleur de nuit, alors qu’il s’agit d’emplois qualifiés. « Et pour les infirmiers et les éducateurs spécialisés, la rémunération est indécente en début de carrière : 1 350 € », ajoute Éric Schwartz. Les problèmes de recrutement sont importants.

 

Financement complexe

Le médico-social recouvre une grande diversité des services et une complexité des financements. Les financeurs sont le Département, l’Agence régionale de santé, l’État mais aussi la Région pour la formation, la CAF ou encore l’Europe. Les directeurs veulent mobiliser sur la reconnaissance des professions sociales. « Il y a deux ans, 26 mesures de formations ont été prises. Un plan ambitieux mais la rémunération ne suit pas et ce sont des métiers difficiles. On a dû lancer deux sélections pour remplir une promotion d’assistant de service social », dit Emmanuel Fayémi. « Il faut arrêter de penser que nous sommes une charge pour les dépenses publiques. Nous sommes un investissement pour le bien vivre ensemble, une société inclusive bienveillante vis-à-vis des personnes les plus vulnérables », ajoute Roland Janvier.