L’Unapei Bretagne dévoile les résultats de son enquête d’impact social

Le Télégramme – Saint Brieuc – 6 décembre 2021 – Quentin-Mathéo Pihour

 

Ce lundi 6 décembre, l’Unapei (1) Bretagne a dévoilé les résultats de son enquête d’impact social, au Palais des congrès de Saint-Brieuc. Une étude lancée en 2019 auprès de travailleurs en Esat (2), dont l’organisme se félicite des conclusions.

 

Jack Meunier, président de l’Unapei Bretagne (au centre) et Élodie Gruel, déléguée régionale de la fédération (à sa droite) ont présenté les résultats de l’enquête d’impact social de l’Unapei Bretagne. (Le Télégramme/Quentin-Mathéo Pihour)

 

À Saint-Brieuc, l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) de Bretagne a dévoilé, ce lundi 6 décembre, les résultats de son enquête d’impact social, au Palais des congrès de Saint-Brieuc. Un projet d’envergure lancé en 2019, auprès de travailleurs d’Esat (Établissements et services d’accompagnement par le travail, NDLR) à propos de leur qualité de vie. « C’était une démarche expérimentale, également testée – mais sur des sujets différents – par les Unapei des Pays de la Loire et Auvergne Rhône-Alpes », a expliqué Jack Meunier, président de l’Unapei Bretagne.

 

93 % des répondants se sentent utiles dans leur travail

 

Au total, 429 travailleurs en Esat, 179 familles et 209 partenaires de l’Unapei en Bretagne ont répondu aux questionnaires distribués. « Cela a permis une confrontation de points de vue, pour sentir l’impact qu’on avait réellement », a expliqué Jack Meunier. Parmi les résultats dévoilés, 81 % des travailleurs interrogés ont estimé que leur projet professionnel les aidait à améliorer leur qualité de vie. De même, 93 % des répondants ont déclaré se sentir utiles dans leur travail. De « très bons résultats » qui ont également fait ressortir de nouveaux points d’intérêt; ils seront explorés dans les mois à venir par la fédération bretonne.

 

« Pour une fois, on s’inquiète de leur avis »

 

Personnes en situation de handicap, encadrants, directeurs d’Esat, familles : environ 150 spectateurs ont assisté à l’événement. « Il y avait une vraie attente de ces résultats des personnes accompagnées », a notamment expliqué Élodie Gruel, déléguée régionale de l’Unapei Bretagne. « Pour une fois, on s’inquiète de leur avis, on leur pose des questions… C’est pour cela qu’il était important d’organiser cette étude. » Un constat partagé par Jack Meunier : « Nous sommes agréablement surpris de l’écho qu’ont eu nos actions sur les personnes, sur leur autonomie, sur leur vie ! ».

 

  1. Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis.
  2. Établissements et services d’accompagnement par le travail.

 


Manifestations – Crise du secteur médico-social

Article

Le 23/11/2021

Démissions, pénurie de personnels, difficultés à recruter… Le secteur médico-social connaît une crise sans précédent qui menace l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. L’Unapei a lancé une pétition pour que l’engagement de ces professionnels soit enfin reconnu. Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux & les associations du réseau Unapei se mobilisent et organisent plusieurs manifestations partout en France.

Dates des manifestations des associations du réseau Unapei :

Vendredi 17 novembre
Manifestation à Nantes avec l’Adapei Loire Atlantique & l’Adapei 53

Mardi 30 novembre
Manifestation devant les Préfectures

– du Calvados à Caen
– de Chalons en Champagne à 10h30
– de Lille
– de Metz
– de Seine-Maritime à Rouen
– de Strasbourg

Jeudi 2 décembre à 15h00
Manifestation à Ainterexpo, Bourg-en-Bresse avec le collectif handicap 69 dont l’Adapei 69, l’Uriopss, la Fehap et Nexem.

Mardi 7 décembre
Manifestation à Vesoul


Des parents révoltés face au manque de places pour les jeunes handicapés dans le Finistère

Le Télégramme – Finistère – 18 novembre 2021 – Catherine Le Guen

 

Le collectif de parents IME 29 s’inquiète du manque de places pour les enfants et adultes handicapés, ces derniers sont maintenus en institut médico-éducatif (IME) faute de structures adaptées.

 

« Nos enfants sont vulnérables et ont besoin d’une solidarité nationale réaliste et soutenante », disent Séverine Tanguy, Christine Lamata et Frédéric Duchene, parents du collectif IME 29. (Le Télégramme/Catherine Le Guen)

 

« Quelle famille supporterait que son enfant soit maintenu au lycée jusqu’à 30 ans, faute de place en post-bac ? », interrogent les parents du collectif IME 29. C’est pourtant ce qui se passe dans les instituts médico-éducatifs (IME) ouverts aux enfants à partir de six ans et jusqu’à 20 ans, mais qui se retrouvent avec une bonne part de leur effectif âgé de plus 20 ans, parfois jusqu’à 32 ans !

 

« 1 200 jeunes adultes attendent une place »

 

L’amendement Creton, en 1989, a ouvert la possibilité de maintenir les plus de 20 ans en IME pour pallier le manque de places en structures adultes. Faute de création de nouvelles places, la situation n’a fait que s’aggraver depuis 30 ans.

« Dans le Finistère, on estime que 1 200 jeunes adultes âgés de plus de 20 ans attendent une place en foyer de vie (FDV) en maison d’accueil spécialisée (MAS) ou foyer d’accueil (FAM). À ce chiffre déjà conséquent, il faut ajouter 500 enfants en attente d’un accueil en IME dans le Finistère, puisque les places sont occupées par les adultes », soulignent Séverine Tanguy et Christine Lamata.

L’été dernier, plusieurs parents ont pu rencontrer la ministre, Sophie Cluzel, en visite à Porspoder pour plaider leur cause, comme ils l’ont fait auprès de l’Agence régionale de santé de Bretagne ou du Département. Une déception.

 

« Ils sont devenus invisibles ces enfants-là »

 

« Pour la ministre, il n’y a plus lieu de construire de nouveaux établissements, seules les solutions inclusives sont à privilégier. Nous sommes parents d’enfants porteurs de handicaps lourds et complexes qui ne peuvent s’insérer. On dirait qu’ils sont mis de côté, carrément oubliés, ils sont devenus invisibles ces enfants-là. L’un des parents doit cesser de travailler pour s’occuper de l’enfant. Et il y a beaucoup de misère sociale, notamment beaucoup de femmes seules avec leur enfant handicapé », ajoute Frédéric Duchene.

Le collectif met aussi en garde contre la création de places sans augmenter les effectifs des personnels. « Il faut des éducateurs, des accompagnements, sinon on ne sera plus dans de l’éducation mais dans de la garderie ».

 

489 places en IME occupées par des adultes en Bretagne

 

De son côté l’Agence régionale de santé de Bretagne précise qu’il existe 61 IME en Bretagne, dix dans les Côtes-d’Armor, treize dans le Finistère, vingt en Ille-et-Vilaine et 18 dans le Morbihan, offrant un total de 3 343 places, dont 2 125 en accueil temporaire. Parmi ces 3 343 places, 489 sont occupées par des adultes de plus de 20 ans, dont 129 dans le Finistère, 166 dans le Morbihan, 130 en Ille-et-Vilaine et 64 dans les Côtes-d’Armor (chiffres au 1er janvier 2020).

 

« Nos enfants sont handicapés à plus de 80 %. Comment une société qui se veut développée et égalitaire laisse-t-elle ainsi toutes ces personnes vulnérables et leur entourage sur le bord de la route ? ».

 

Le collectif invite les parents concernés à prendre contact par mail : collectif.parents.ime.29@gmail.com

 

 

Handicap? : dans le Finistère, Maël de Calan promet des moyens et des annonces avant Noël

 

Maël de Calan, président du conseil départemental du Finistère.

 

« Un million d’euros de fonctionnement pour le projet de musée des phares à Brest, ce sont 20 à 30 nouvelles places d’accueil pour les personnes en situation de handicap », argumentait Maël de Calan, nouveau président du Département, dans le dernier numéro du magazine Finistère Penn ar Bed.

 

« Plusieurs centaines de nouvelles places »

 

Interrogé sur la révolte des parents d’enfants en situation de handicap, Maël de Calan répond : « Il est clair qu’il manque de nombreuses places dans le Finistère, probablement plusieurs centaines, c’est un sujet que nous abordons régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de santé de Bretagne qui doit absolument ouvrir plus de places. Le conseil départemental a fait du handicap sa priorité et travaille avec l’État et les associations à ouvrir plusieurs centaines de nouvelles places d’accueil sur son périmètre de compétence qui est l’hébergement des adultes en situation de handicap ».

En effet, le conseil départemental est en charge de l’hébergement des adultes, notamment en foyer de vie ou en foyer d’accueil médicalisé, tandis que l’État est en charge des enfants en Institut médico-éducatif (IME) ou des classes Unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS), ainsi que des travailleurs dans les établissements ou services d‘aide par le travail (Esat).

 

Discussions avec la ministre

 

« Dans ce cadre, des discussions sont ouvertes avec la ministre en charge du handicap, pour que l’effort inédit du conseil départemental, qui dépassera largement ce qui a été fait par le passé, soit accompagné d’un effort important de l’État en création de places sur son périmètre », ajoute le président du conseil départemental. « Nous allons prendre nos responsabilités dans le Finistère, nous allons répondre présent, l’État devra l’être également et c’est tout le travail que nous avons engagé. L’objectif est d’aboutir avant Noël », conclut Maël de Calan.

 

 


« La revalorisation des salaires est une nécessité » : le secteur médico-social manifeste

Ouest-France –Lesneven – 17 novembre 2021

 

Devant le bâtiment des Genêts d’Or, le mot d’ordre laissait entrevoir une certaine anxiété pour l’avenir, mardi 16 novembre 2021. Pour la direction, les salariés de la profession et leurs familles, le Ségur de la santé a oublié le secteur médico-social.

Une centaine de personnes se sont rassemblées, mardi 16 novembre 2021, devant les Genêts d’Or, à Lesneven (Finistère), pour dire toute la crainte pour l’avenir de la structure. | Ouest-France

 

« Revalorisation des salaires », « Épuisés, sous payés » « Pas d’attractivité pour nos métiers ». Les slogans faisaient légion, mardi 16 novembre 2021, aux abords des Genêts d’Or, l’établissement et services d’aide par le travail (ESAT), à Lesneven (Finistère).

 

La centaine de personnes présente, écoutant différents orateurs, reconnaissait la dégradation du travail « qui se ressent de plus en plus, à tous les postes de travail de l’entreprise.  Et qui trouve ses racines dans les salaires qui ne bougent pas et la fatigue, qu’elle soit physique ou psychique, pouvait-on entendre.

 

Le Ségur de la santé a finalement aggravé notre cas, martelait un responsable syndical. Les accueils de jour doivent fermer dans plusieurs établissements, faute de personnel. Le recrutement devient de plus en plus difficile. Sans oublier que certains collègues peuvent être tentés d’aller voir ailleurs ».

 

« Recrutement difficile, convention collective à revoir »

 

Parlant de difficultés de recrutement, Mathilde Orlach, directrice de la structure lesnevienne se rappelle de ces vendredis crispants, où on se demande si on aura le personnel nécessaire pour assurer durant le week-end.

Elle précise également que « s’il y a quelques mois, les candidatures spontanées nous permettaient d’avoir ce matelas disponible pour réagir rapidement. Aujourd’hui, ce n’est vraiment plus le cas ». 

 

« Un éducateur était embauché à 1,6 fois le Smic, voilà dix ans. Aujourd’hui, on est sur la base d’1,1. Trouvez l’erreur », donnait en exemple un syndicaliste. Il met en cause « la convention collective du secteur médico-social, qui n’a jamais évolué depuis vingt ans ». 

 

Rassurer le personnel

 

Côté positif de la chose, la directrice faisait part du fait qu’une centaine de places supplémentaires pourraient voir le jour dans le département. « Avec, normalement, des places supplémentaires en foyer de vie et en hébergement à Lesneven ».

 

Mais, pour cela, reconnaissait-elle, « il va falloir nous donner les moyens de rassurer le personnel présent et celui qui devra nous rejoindre ». 

 

 

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Aux Genêts d’or de Lesneven salariés, direction et familles unis pour marquer leur mécontentement

Le Télégramme – Lesneven – 17 novembre 2021

 

Salariés, familles et direction des Genêts d’or de Lesneven étaient mobilisés ce mardi après-midi. Ils mettent en avant la fatigue physique et psychique, l’usure professionnelle et les difficultés de recrutement.

PLus d’une centaine de personnes, entre les familles, salariés et direction étaient présents et solidaires mardi après midi devant l’établissement des genêts d’or de Lesneven

 

Le secteur médico-social est le grand oublié du Ségur. Salariés, familles et direction des Genêts d’or de Lesneven étaient mobilisés ce mardi, dès 14h30.

 

Les familles ont commencé à se rassembler à 14h00 derrière les banderoles installées par les salariés. « On soutient nos éducateurs. Nous, parents, on en a aussi ras-le-bol ! ». Fatigue physique et psychique, usure professionnelle, difficultés de recrutement sont les points mis en avant dans les revendications.

 

« Des fermetures dans les accueils de jour »

 

« Il manque une centaine de salariés pour les Genêts d’or dans le département, faisait remarquer un parent. Du coup, cela provoque des fermetures pour les accueils de jour. Mais on y croit. Il faut que ça bouge et il faut montrer qu’on est là. La semaine prochaine, on sera à Landerneau, aux permanences de la députée et du sénateur, pour remettre notre pétition ».

Parmi les salariés, une infirmière fait remarquer la différence de salaire avec une infirmière en hôpital. « 450 € en moins pour nous. À cause de notre convention. Parmi les personnes que nous accompagnons, il y a des comportements à risque et des responsabilités énormes. J’avoue, je regarde les offres d’emploi chaque jour ».

 

« J’avoue, je regarde les offres d’emploi chaque jour »

 

Des CDI non pourvus

 

Mathilde Orlach, directrice des établissements de Lesneven, explique : « Ce mouvement était un souhait des salariés, que nous soutenons. Il faut marquer le coup, on est tous dans le même bateau ». À Lesneven, les difficultés de recrutement existent. « Nous avons deux CDI que l’on ne parvient pas à pourvoir : un éducateur technique spécialisé aux espaces verts et un éducateur spécialisé ». La directrice précise : « Une centaine de places devraient ouvrir dans le département. Nous avons répondu à deux appels à manifestation d’intérêt pour obtenir dix places supplémentaires au foyer de vie et six en hébergement Esat, car il y a des besoins à Lesneven ».

 

 

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Une centaine de salariés du médico-social mobilisés à Châteaulin pour une revalorisation des salaires

Le Télégramme – Châteaulin – 15 novembre 2021

 

En réponse à un appel de l’intersyndicale des Genêts d’or, une centaine de salariés du médico-social sont descendus dans la rue, à Châteaulin, ce lundi. Avec, comme principale revendication, une revalorisation salariale.

 

Les manifestants du médico-social sont descendus du Vieux-Bourg pour se rassembler devant la permanence de Richard Ferrand, à Châteaulin. (Le Télégramme/Séverine Floch)

 

L’intersyndicale CGT-CFDT-FO-Sud des Genêts d’or avait appelé à la mobilisation, ce lundi, à Châteaulin. Les salariés du médico-social ont répondu présents. Ils étaient une centaine à se rassembler au Vieux-Bourg avant de rejoindre la permanence de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, pour déposer une déclaration linéaire et des témoignages.

 

Les Genêts d’or, Les Papillons blancs 29, hôpital de Quimper

 

Des personnels des Genêts d’or de tout le département, de l’association Les Papillons blancs et de l’hôpital public de Quimper ont fait le déplacement pour la mobilisation.

Les manifestants ont déposé une déclaration linéaire et des témoignages à la permanence de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale. (Le Télégramme/Séverine Floch)

 

« On attend une revalorisation des salaires pour tout le personnel médico-social. On est tous complémentaires, le personnel éducatif fait le même travail qu’un soignant auprès des personnes handicapées », souligne Dominique Abiven, syndiqué à la CGT et secrétaire central au comité d’entreprise des Genêts d’or.

 

Le personnel du secteur médico-social va continuer à se mobiliser. Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi 16 novembre à Lesneven.

 

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Le risque c’est le clivage dans les équipes et l’arrêt de certains soins

Ouest-France – Châteaulin – 15 novembre 2021 – Carole TYMEN

 

Les travailleurs du handicap étaient une nouvelle fois dans la rue, lundi 15 novembre 2021. Une centaine de personnes s’est retrouvée à Châteaulin (Finistère). Elles dénoncent l’absence de revalorisation de certains métiers et alertent sur le mal-être des travailleurs.

Les travailleurs du handicap étaient une nouvelle fois dans la rue, lundi 15 novembre 2021, à Châteaulin (Finistère). | Ouest-France

 

Des éducateurs spécialisés, des moniteurs d’ateliers, des accompagnants éducatifs et sociaux (AES ou ex-AMP), des directeurs d’établissements accueillant des personnes handicapées, des agents de restauration ou de l’administration mais aussi des aides-soignants, des infirmiers… Divers et multiple, le monde du handicap « en a marre d’être inaudible » et incompris.

Pour tenter de se faire entendre, une centaine de personnes s’est retrouvée lundi 15 novembre 2021, à Châteaulin (Finistère), pour défiler entre l’Esat du Vieux-Bourg, tenu par l’association des Genêts d’Or, et la permanence du député, Richard Ferrand, situé sur les quais de la ville.

 

« On n’en peut plus de ne pas être reconnus »

 

Le rassemblement, organisé à l’initiative des syndicats CGT, CFDT et Sud et des directions de plusieurs établissements médico-sociaux du Finistère, avait pour but de dénoncer l’absence de revalorisation de certains métiers, depuis le Ségur de la santé, et d’alerter sur le mal-être des travailleurs de ce secteur de l’ombre. « Tout le monde est susceptible d’aller un jour à l’hôpital, explique Yvonne Le Ménédeu, élue syndicale CFDT et éducatrice à l’IME de Plabennec. Mais dans les établissements pour personnes handicapées, si on n’est pas concerné, on n’y va pas. On n’en peut plus de ne pas être reconnus ».

Fabien Huguet, Yvonne Le Ménédeu et Marylise Rospars. | Ouest-France

 

Elle, comme d’autres, dont les professions ne sont pas considérées comme relevant du « soin » mais de l’éducation ou de l’accompagnement ne bénéficient pas des 183 € supplémentaires par mois, prévus par le Ségur de la santé. « Chez nous, à Briec, 62 personnes sur la centaine de salariés ne sont pas concernées par cette revalorisation », souligne Marylise Rospars, éducatrice spécialisée et représentante du syndicat Sud.

 

Le sens du métier

 

Sauf que dans les faits, nombreux sont ceux qui participent, plus ou moins ponctuellement, aux soins quotidiens des personnes, comme les toilettes des résidents.

Le risque de cette revalorisation ciblée est, pour les syndicats, la menace d’une rupture dans des équipes épuisées par des mois de pandémie, une aggravation des « cas » à prendre en charge et une augmentation des protocoles à mettre en place. « L’inclusif en milieu ordinaire, c’est très bien. Mais avec les fermetures de lits dans les hôpitaux (psy notamment), les gens qui arrivent chez nous aujourd’hui ont des pathologies beaucoup plus lourdes qu’avant. On n’est pas formés à ça », expliquent les représentants du personnel. Ça rajoute à la fatigue et à la charge mentale. Nous sommes nombreux à nous questionner sur le sens de notre métier, celui d’accompagner la personne dans leurs vies quotidiennes. Tout aujourd’hui doit être calibré ».

 

Crise des recrutements

 

D’où, peut-être, les problèmes de recrutement de la filière. Depuis des mois, de nombreux centres du Finistère font face à une crise des vocations. C’est notamment le cas pour l’association des Genêts d’Or dont les directeurs ont dit le ras-le-bol au préfet du Finistère, en octobre 2021.

Le monde du handicap « en a marre d’être inaudible » et incompris. | Ouest-France

 

Faute de personnels, l’IME de Plabennec a ainsi dû fermer temporairement son internat en début d’année, idem au foyer de vie de Menez-Bihan, à Dinéault, il y a quelques semaines. À Ploujean (Morlaix), 20 % des 120 salariés de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) et du foyer de vie seraient en arrêt de travail. À Briec, 9 % des postes seraient vacants. « Viennent s’y ajouter les collègues qui nous demandent des renseignements sur les ruptures conventionnelles, les reconversions, etc. Ce n’est pas encourageant pour la suite », raconte Fabien Huguet, éducateur spécialisé et représentant CGT à Ploujean.

Manifestation à Châteaulin (Finistère) lundi 15 novembre 2021. | Ouest-France

 

Certains réfléchissent à demander une révision des fiches de poste. « En attendant, c’est le risque de l’accentuation de clivages dans les équipes et la menace que des soins ne soient pas effectués », alerte Fabien Huguet.

 

Plusieurs rassemblements à venir

 

Un rassemblement est organisé ce mardi 16 novembre 2021, à Lesneven devant l’Esat des Genêts d’Or.

 

La semaine prochaine, plusieurs événements devraient être organisés devant les permanences des députés et sénateurs du Finistère, pour défendre le secteur médico-social. Une journée nationale de mobilisation est également prévue le 7 décembre 2021.

 

 

 


Des employeurs et syndicats du médico-social breton demandent une revalorisation salariale

Le Télégramme – Bretagne – Collectif employeurs – syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne- 11 novembre 2021

 

Face à des salaires faibles qui conduisent à des démissions et à des difficultés de recrutement, le monde médico-social breton craint pour sa capacité à assurer sa mission d’intérêt général.

Les membres du collectif employeurs – syndicats se sont réunis mercredi à Châteaulin pour décider de leur action en direction des parlementaires finistériens. (Le Télégramme/Karen Jégo)

 

« Il y a une vraie perte de sens dans notre travail. On devient maltraitant ! », s’insurge un membre du Collectif employeurs-syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne. Le manque de personnel de plus en plus criant dans des services déjà fragilisés inquiète.

 

Des aides incomplètes

 

Mercredi, des représentants de 26 associations et fondations du secteur social et médico-social ainsi que les organisations syndicales CFDT santé-sociales du Finistère, CGT, Sud et Fo se sont retrouvés à Châteaulin pour faire le point sur les difficultés de recrutement dans le secteur. « Nous souhaitons remettre aux parlementaires du Finistère, le 22 novembre, une motion d’encouragement, accompagnée d’une pétition, pour qu’ils soutiennent notre demande de revalorisation salariale au niveau national », expose Joël Goron, directeur des Genêts d’Or et co-animateur du collectif.

« Depuis le mois de septembre, nous sommes confrontés à des problèmes de recrutement et des démissions pour des raisons financières. Et nos perspectives d’avenir au 1er janvier ne sont pas encourageantes, précise-t-il. Le Segur ne devrait être profitable qu’à 10 % de nos salariés. Nous demandons donc, dans un premier temps, la généralisation des 183 € net par mois du Segur. Nous sommes aussi dans l’attente d’une nouvelle convention collective. L’autre problème est l’enveloppe octroyée pour la revalorisation des salaires dans les Ehpad au 1er janvier 2021. Elle ne couvre que 74 % de la somme nécessaire pour assurer la pérennité de l’augmentation pour tous, cette année. Certaines associations ont donc dû mettre fin à cette hausse de salaire. L’ARS (Agence régionale de santé) nous a dit que nous toucherions le complément en juillet mais nous n’avons toujours rien reçu ! ».

Le directeur des Genêts d’Or renchérit : « Quant au secteur du handicap, seuls 10 % des professionnels (ceux dont les salaires sont financés par l’Assurance maladie), devraient profiter de cette augmentation au 1er janvier 2022 ! ».

Ce collectif informel représente 8 474 professionnels qui accompagnent au quotidien 37 896 personnes (enfants, adultes et personnes âgées) dans la région. Ses membres espèrent que leur motion du 22 novembre fera enfin bouger la situation.

 

 


 

Catalogue de Noël 2021 | WDK Groupe Partner

 

Campagne de Noël 2021

 

Cette année encore, l’Adapei 29 vous propose d’effectuer vos achats de Noël sur notre boutique en ligne : https://boutique-solidaire.com/adapei29/

Une partie des recettes étant reversée à l’Adapei 29, en achetant un produit de ce catalogue vous permettez à notre association de poursuivre ses actions en faveur des personnes handicapées et de leurs familles.

N’hésitez pas à faire connaître notre boutique en ligne autour de vous !

Adapei 29

(association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr

 


Le gouvernement annonce la création de places en maisons d’accueil spécialisées

Ouest-France – Finistère – Handicap – 19 octobre 2021

 

Le secrétaire d’État Adrien Taquet a annoncé ce mardi 19 octobre 2021 la création de vingt places en maisons d’accueil spécialisées dans le Finistère d’ici 2022.

De nouvelles places en centres médicalisés pour adultes en situation de handicap seront créées en Bretagne d’ici 2022 dont vingt places en maisons d’accueil spécialisées (Mas) dans le Finistère. (Photo d’illustration). | Archives Ouest-France

 

Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’enfance et de la famille, a annoncé la création de vingt places en maisons d’accueil spécialisées d’ici 2022 dans le département du Finistère.

 

Cette annonce est intervenue ce mardi 19 octobre 2021 lors de la séance du Sénat consacrée aux questions orales. Adrien Taquet répondait à une question du sénateur Michel Canévet (Union centriste) au sujet du manque de places dans les maisons d’accueil spécialisées (Mas) et foyers d’accueil médicalisés (Fam) : « Il est particulièrement préjudiciable que des jeunes adultes soient maintenus en instituts médico-éducatifs et prennent la place d’autres jeunes car ils ne trouvent pas de places dans des établissements correspondant à leur handicap », a rappelé le sénateur finistérien.

 

Le département dispose de 766 places dans des centres médicalisés pour adultes en situation de handicap dont 544 places en Fam : « Il existe bien une tension sur l’offre en places d’hébergement […] dans le département : 1,79 pour 1 000 contre 1,93 pour la moyenne régionale », a reconnu le ministre.

 

 

 


Ségur de la santé – Agissons ensemble !

 

 

Comme vous le savez, l’Unapei est fortement mobilisée pour dénoncer les conséquences du Ségur de la Santé pour notre secteur.

Comme annoncé, nous vous proposons d’agir ensemble !

 

Plusieurs outils sont à votre disposition :

 

 

  • un modèle d’e-mail ci-joint destiné aux familles et aux adhérents pour les alerter et les inviter à la signer

 

  • un courrier ci-joint à personnaliser que vous pourrez adresser à vos élus locaux et parlementaires pour les inciter à s’engager à nos côtés

 

Vous recevrez également dans les prochains jours un communiqué de presse personnalisable, pour relais à la presse locale.

 

Au niveau national, nous avons déjà alerté les parlementaires dans le cadre de la discussion budgétaire qui s’ouvre, mais il est important qu’ils soient également saisis dans chacune de leurs circonscriptions.

Au regard des enjeux majeurs des conséquences du Ségur de la Santé pour notre secteur, nous savons pouvoir compter sur vous pour faire vivre cette pétition et lui donner un large écho.

 Par le nombre de signatures, nous ferons la démonstration de la force de notre collectif.

 

Nous comptons sur votre mobilisation,

 

 

Luc GATEAU

Marie-Aude TORRES MAGUEDANO

Président

Directrice Exécutive

 

 

 

Signez pour garantir à chaque personne en situation de handicap un accompagnement digne !

 

 

Unapei a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à 3 autres

 

https://www.change.org/p/gouvernement-signez-pour-garantir-%C3%A0-chaque-personne-en-situation-de-handicap-un-accompagnement-digne

 

Face à la pénurie des professionnels, les personnes en situation de handicap et leurs familles sont aujourd’hui les victimes collatérales d’un secteur médico-social abandonné. #OubliésDuSégurDeLaSanté

 

Depuis de nombreuses années, les professionnels médico-sociaux accompagnent sans relâche, jours et nuits, les personnes en situation de handicap à domicile ou en établissement. Ils sont à leur écoute, veillent à leur bien-être, à leur participation à la société, à leur santé, à leur sécurité, répondent de leur mieux à leurs besoins et à leurs attentes. Pourtant, ces professionnels travaillent le plus souvent dans l’ombre. Et ce sentiment d’invisibilité ne fait que se renforcer depuis le début de la crise sanitaire. Le secteur médico-social connait, aujourd’hui en France, une crise profonde, sans pareille, représentant un grave danger pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap.

Oubliés du Ségur de la Santé en 2020 et en 2021, tous les professionnels du médico-social doivent aujourd’hui être considérés au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Epuisés, ignorés, non reconnus à la hauteur de leurs compétences et de leurs engagements, les professionnels médico-sociaux sont de plus en plus nombreux à quitter le secteur du handicap. Dans tous les territoires, les associations du réseau Unapei sont confrontées à ce problème et peinent à recruter des professionnels qualifiés : 120 postes vacants en Haute-Savoie, 116 en Loire-Atlantique, 53 en Savoie, 70 dans le Rhône, 50 dans les Hauts-de-Seine… Même les agences d’intérims n’arrivent plus à combler le manque de professionnels.

 

Ces pénuries ont d’ores et déjà des effets délétères sur l’accompagnement quotidien des personnes en situation de handicap, que ce soit en établissement ou au domicile. Dans certains départements, nos associations manquent tellement de professionnels qu’elles ne peuvent plus assurer les actes les plus quotidiens et essentiels à la vie : toilettes ou aide aux repas. Les familles ont dû prendre le relais parce que certaines associations ont été contraintes d’interrompre des services… Un véritable retour en arrière de 60 ans pour notre pays.

Or, rappelons que les professionnels médico-sociaux formés et qualifiés sont la clé de voûte indispensable à la France pour garantir une réelle effectivité des droits des personnes en situation de handicap : le droit à l’éducation, le droit de se nourrir, de se loger, d’avoir accès à un emploi, aux soins et de participer pleinement à la vie en société…

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, Français, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit ENFIN reconnu au même titre que les autres acteurs du soin.

 

Nous demandons une application stricte des mesures d’augmentation et de revalorisation salariales du Ségur de la Santé pour TOUS les professionnels médico-sociaux du handicap, sans inégalité de traitement, avec notamment la revalorisation nette mensuelle de 183 euros ainsi qu’une reconnaissance réelle de de ces métiers et de leurs expertises.

Défendre ces métiers essentiels, c’est permettre à tous, personnes accompagnées, familles et professionnels, de vivre sans attendre !

 

Nous dénonçons cette situation alarmante qui met en péril la qualité de l’accompagnement, et donc viole les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap. Elles sont, ainsi que leurs familles, victimes collatérales d’une politique qui les ignore.

Partageons, relayons et diffusons ce message en masse autour de nous.

 

Agissons ensemble pour que tous, personnes en situation de handicap, familles et professionnels, puissent #VivreSansAttendre !

 

Luc Gateau, président de l’Unapei

 

 


Actions n°2 : Mobilisation du 6 octobre 2021

Offres d'emploi | Les Genêts d'Or

 


L’association Les Genêts d’or souhaite une revalorisation des salaires

Ouest-France – Quimper – 6 octobre 2021 –  Lydia REYNAUD

 

Mercredi 6 octobre, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). L’association de prise en charge et d’accompagnement des personnes en situation de handicap veut alerter sur les différentes difficultés vécues par le secteur.

 

Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements de l’association Les Genêts d’or ont remis un courrier à la préfecture de Quimper (Finistère). | Ouest-France

 

« On nous demande de révolutionner le secteur à moyens constants », ironise Marine Le Page, directrice des services du domicile pour l’association Les Genêts d’or. Mercredi 6 octobre 2021, une vingtaine de directeurs d’établissements basés sur Quimper, Morlaix et Brest s’étaient donné rendez-vous devant la préfecture de Quimper (Finistère) à 11h00 pour remettre un courrier pour alerter sur les différentes difficultés du secteur. « On a eu une véritable écoute même si on a conscience que la question doit se régler au niveau national », relate Joël Goron, directeur général Les Genêts d’or, après sa rencontre avec le directeur de cabinet du préfet.

 

« Parmi les problèmes soulevés : démissions en augmentation, fermeture de services et difficulté de recrutement notamment pour les métiers d’aides-soignantes, AESH ou encore veille de nuit… », pointe Yann Moyou, directeur de l’ESAT et des foyers de Landivisiau.

 

« Actuellement, il y a 106 postes non pourvus. On n’a jamais connu ça », relève Hervé Jean-Touffet, directeur ESAT, foyers Saint-Pol de Léon et Kérozal Taulé. Par exemple, à Châteaulin, il a fallu 9-10 mois pour pourvoir un poste à temps plein en CDI. Pour Mathilde Orlach, directrice de l’ESAT, foyers Lesneven, « la pénibilité du travail, les horaires décalés, les gens n’ont plus envie de ça. La crise sanitaire a accéléré ça ».

 

Quid de la revalorisation salariale ? Ils ne font pas partie des bénéficiaires de la prime mensuelle de 183 € prévue par le SEGUR de la santé. « Ceux qui sont générateurs de projets d’inclusion sont exclus, soupire Yann Moyou, on ne parle que du sanitaire mais l’acte médico-social ne doit pas disparaître ».

 

 


Déficit de personnels : l’association Les Genêts d’or en situation de crise

Le Télégramme – Bretagne – 5 octobre 2021

 

L’association Les Genêts d’or, qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap dans le Finistère, s’alarme du déficit de personnels. Une centaine de postes sont vacants, remettant aujourd’hui en cause leur mission d’intérêt général.

Les Genêts d’Or. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

 

« On peut parler d’une situation inédite. Jamais nos établissements n’ont fonctionné en mode aussi dégradé ». Le responsable de l’administration générale des Genêts d’or dresse un constat alarmant des conditions d’accueil dans les 52 établissements gérés par l’association, dans le Finistère. La tension n’est pas nouvelle mais la crise sanitaire a fragilisé encore un peu plus le réseau qui assure la prise en charge de personnes en situation de handicap. À l’image d’ailleurs de l’ensemble du secteur médico-social. « Les établissements implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper emploient 1 678 salariés et accompagnent quotidiennement 2 220 personnes. Or, aujourd’hui, une centaine de postes ne sont pas pourvus ».

Faiblesse des salaires et pénibilité

 

Plusieurs raisons expliquent cette pénurie de personnels. La crise sanitaire a réclamé une très forte mobilisation des équipes. « Pour certains professionnels, le niveau d’engagement, rajouté à la pénibilité du travail, a été un motif de renoncement ». La faiblesse des salaires dans le secteur, qui cause déjà de réelles difficultés de recrutement, a poussé des salariés vers la sortie. La tension est forte sur cette revendication. Seuls les professionnels relevant des financements de l’assurance maladie sont éligibles au Ségur et à la revalorisation de 183 €. Or, ils représentent 10 % des effectifs. D’où un sentiment de profonde iniquité pour la majorité des équipes (qui dépendent du Département) qui exercent les mêmes fonctions. Conséquence directe, une vingtaine de salariés (infirmiers, accompagnants…) ont déjà quitté l’association.

 

Les dirigeants des Genêts d’or chez le préfet du Finistère

 

Cette pénurie de ressources humaines met à mal l’association, au point de « remettre directement en cause notre capacité à maintenir notre mission d’intérêt général auprès des publics en situation de vulnérabilité ». Des activités ne sont déjà plus assurées et des fermetures de services sont envisagées. Le directeur général de l’association des Genêts d’or, accompagné des directeurs d’établissement, remettra ce mercredi 6 octobre, à Quimper, un courrier au préfet du Finistère à Quimper pour l’alerter de cette situation de crise.

 


Handicap mental : l’Adapei du Finistère souligne le manque de places en structures d’accueil

Le Télégramme – Châteaulin – 4 octobre 2021

Le besoin accru de places dans les structures d’accueil est l’un des points évoqués lors de l’assemblée générale de l’Adapei 29.

 

Jacques Michel et Jean François Marandola, président et vice-président. A droite, Lucie Moreau et Monica Duvivier, secrétaires, Régis Guemene, responsable informatique.

 

L’assemblée générale de l’Adapei du Finistère s’est tenue samedi au Vieux-Bourg, à Châteaulin, devant une quarantaine de personnes. L’association œuvre en faveur des droits des personnes souffrant de handicap mental et de leurs familles dans le Finistère depuis 1972. Elle regroupe actuellement près de 1 000 familles.

 

Jacques Michel et Jean-François Marandola sont respectivement président et vice-président de l’Adapei 29. Après qu’ont été donnés le rapport moral et le bilan financier, le rapport d’orientation a été présenté à son tour. Ont été notamment évoqués le besoin de davantage de places dans les structures d’accueil, la demande d’augmentation des agréments dans les établissements, le souhait de faire respecter le libre choix de vie des personnes handicapées, la demande urgente d’une réponse adaptée à l’accompagnement des personnes handicapées vieillissantes, le tout en renforçant les délégations et en faisant entendre les attentes dans les différentes commissions.

 

Contact : Adapei 29 Tél. 02 98 55 51 43

 


Le Café des aidants fait une halte à la Chocolaterie

Le Télégramme – Landerneau – 1 octobre 2021

À Landerneau, le Café des aidants du jeudi 7 octobre aura lieu, une fois n’est pas coutume, à La Chocolaterie, dans la galerie marchande du centre E. Leclerc.

Pour participer au Café des aidants, il suffit d’habiter le territoire de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas. (Photo d’archives Francois Destoc/Le Télégramme)

 

Porté par le Clic (Centre local d’information et de coordination gérontologique) de la communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas, le Café des aidants existe sur le territoire depuis octobre 2016. Voilà donc cinq ans qu’il a lieu chaque premier jeudi du mois à La Cimenterie.

La formule est toujours la même. Pendant deux heures, les aidants qui le souhaitent se réunissent autour d’un thème. Ils sont accompagnés d’un travailleur social du Clic et d’une psychologue. Il s’agit là d’un rendez-vous anonyme, gratuit et sans inscription. Pour y participer, il suffit de remplir aujourd’hui deux conditions. Il convient d’abord que l’aidant ou la personne aidée habite la communauté de communes. Par ailleurs, crise sanitaire oblige, il faut désormais présenter un passe sanitaire.

La semaine nationale des Aidants aura lieu du 4 au 8 octobre sur le thème de l’isolement social. Pour marquer le coup, le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas a souhaité déplacer son rendez-vous dans un lieu atypique. Ce sera La Chocolaterie, située dans la galerie marchande du centre E. Leclerc. C’est là qu’aura donc lieu le prochain Café des aidants, le jeudi 7 octobre, de 14h00 à 16h00.

 

Présent sur le marché

 

Signalons par ailleurs que le Clic du Pays de Landerneau-Daoulas organisera un point information sur le marché de Landerneau le mardi 19 octobre 2021. À cette occasion, un jeu concours permettra de gagner des entrées pour l’espace balnéothérapie d’Aqualorn.

 


Handicap à l’école : « Il y a encore du travail à faire » selon les Papillons Blancs 29

Le Télégramme – Bretagne – 20 septembre 2021

 

Une mère de famille demande l’ouverture d’une classe Ulis à Concarneau. Elle a lancé une pétition. Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? C’est le décryptage de Bonjour Bretagne

 

Son fils autiste ne va pas au collège

 

Christine Decker, mère de famille demande la création d’une classe Ulis à Concarneau pour son fils Maël, autiste. Elle a lancé une pétition.

 

« Le système est grippé »

 

Comment se passe l’inclusion des enfants handicapés à l’école ? Quels sont les freins ? Maël de Calan, président du Conseil Départemental du Finistère : ” Tous les jours on fait des interventions au service de l’État pour aider des enfants à trouver des solutions. Le système est grippé. ” Même constat pour Nicolas Floch, responsable du pôle pédagogique aux Papillons Blancs du Finistère : « Entre la loi, le discours politique et le terrain, il y a encore du chemin à faire »

 

Ils ont tous les deux décrypté la situation sur le plateau de Bonjour Bretagne, le rendez-vous de l’info de Tébéo-Tébésud

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Le collectif du secteur social et médico-social reste mobilisé

Le Télégramme – Pleyben – 20 septembre 2021

Vendredi, Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est réuni salle Arvest, à Pleyben. L’occasion de dénoncer un Ségur de la santé qui a oublié nombre de catégories, entre autres motifs de colère.

 

Réunis vendredi à la salle Arvest, le collectif du secteur social et médico-social dénonce notamment « une inégalité de traitement injustifiable pour des professionnels qui exercent le même métier ».

 

Il s’était déjà réuni plusieurs fois depuis sa création l’an passé, au cœur de la crise sanitaire, notamment à Pleyben fin septembre. Le Collectif finistérien du secteur social et médico-social s’est retrouvé vendredi pour une réunion de reprises, salle Arvest. Il est constitué de 26 organisations à but non lucratif de l’Économie sociale et solidaire en Bretagne ainsi que les organisations syndicales CFDT Santé-Sociaux du Finistère, CGT, SUD et FO. « C’est un premier bilan, tout en préparant la suite de nos actions », explique Mickaël le Rest, membre de l’association et responsable d’administration générale des Genêts d’or, avec un mot d’ordre : « Continuer la mobilisation ».

 

Les oubliés du Ségur

 

« Le Ségur de la santé a revalorisé les salaires des professionnels du secteur public tout comme ceux des Ehpad. Mais à ce jour, les professionnels des secteurs sociaux (protection de l’enfance, foyers de jeunes travailleurs, petite enfance, etc.) et médico-sociaux (handicap, services à domicile, etc.) sont les grands oubliés de cette reconnaissance nationale », ont ajouté les responsables du collectif. « Il y a eu des avancées, des attributions mais nous continuerons à échanger et revendiquer nos positions face aux parlementaires, aux responsables des collectivités et institutions, car il reste beaucoup à faire » précise Mickaël le Rest, soulignant le succès de la mobilisation citoyenne du 12 juin à Quimper. « Nous dénonçons certaines situations ubuesques dans un secteur où la revalorisation prévue au 1er janvier ne concerne que les établissements financés par l’État. Les structures qui ne sont pas sous cette tutelle sont mises de côté malgré la même charge de travail, les mêmes fonctions et responsabilités », déplore notamment le membre de l’association.

 

Nos articles sur le Ségur de la santé

 

Des remplacements compliqués

 

D’autres problématiques majeures sont soulignées : « Il y a beaucoup de rencontres, d’engagements, mais le blocage demeure au niveau du financement. Il y a aussi la question du recrutement et des ressources humaines : nous ne parvenons plus à remplacer les professionnels, ce qui est pourtant primordial pour assurer un accueil et un fonctionnement de qualité pour les personnes dans le besoin ».

 

 

 


Convention ONU : l’Unapei regrette un rapport à la vision caricaturale des établissements et une occasion manquée d’aider à leur transformation

UNAPEI – 17 septembre 2021

 

Communiqué de presse

 

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A l’issue de la 25ème session, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU a publié, mardi 14 septembre 2021, ses observations et recommandations quant à l’application de la Convention de l’ONU en France. S’il contient des recommandations pertinentes que l’Unapei soutient pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes en situation de handicap, il donne une vision caricaturale des établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. L’Unapei regrette que le rapport ne pointe pas les freins à lever pour une meilleure application de la Convention au bénéfice des personnes, quel que soit le lieu où elles choisissent de vivre, plutôt que de s’attaquer frontalement aux établissements, sans prise en compte de la parole des personnes en situation de handicap qui ont besoin d’un accompagnement continu et de leurs aidants familiaux.

 

Faisant référence à l’article 19 « Autonomie de vie et inclusion dans la société », l’autonomie de vie est la capacité des personnes à décider de leurs choix de vie, de leurs habitudes, de leurs préférences, le Comité critique la France et sa politique d’institutionnalisation des personnes en situation de handicap.

Le réseau Unapei, constitué de personnes en situation de handicap et de leurs aidants, accompagne, depuis 70 ans, les personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées. Elle est le témoin au quotidien des réalités de terrain, partout en France y compris dans les territoires d’outre-mer. Parmi les personnes en situation de handicap que le réseau Unapei accompagne, bon nombre font appel à des aides humaines 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’Unapei milite, depuis toujours, pour que toutes puissent vivre pleinement incluses dans la société, fassent leur choix en toute autodétermination et disposent de parcours de vie sans rupture.

L’Unapei rappelle que les établissements et services ont été créés par les personnes en situation de handicap elles-mêmes et leurs proches, justement pour pallier les carences de l’Etat, dont les politiques publiques ne prenaient pas en compte les besoins et aspirations. Le rapport du Comité se serait honoré à constater les initiatives déjà à l’œuvre dans bon nombre d’établissements qui travaillent à transformer leur offre de services en mettant les souhaits de la personne au centre des prestations qu’ils proposent. L’Unapei défend depuis toujours des principes d’émancipation, de dignité, d’autonomie et de vivre ensemble. Dans cette perspective, elle a créé des dispositifs d’accueil spécialisés destinés aux personnes en situation de handicap et réalisent des partenariats avec les dispositifs de droit commun.

L’Unapei rappelle que chaque personne en situation de handicap est une citoyenne à part entière et personne à part elle-même ne doit préjuger de ses choix.Aujourd’hui, les associations membres du réseau Unapei innovent et construisent des solutions pour qu’une personne en situation de handicap puisse choisir librement son lieu de vie, en collectif, en habitat inclusif ou en habitat individuel, tout en continuant à être accompagnée autant que nécessaire.  On peut être chez soi, sans vouloir être seul.

Cependant, il revient aux politiques publiques de rendre ce choix effectif. Il faut un changement de paradigme dans la manière de penser le handicap. Les établissements ne peuvent se transformer seuls. De nombreux freins administratifs comme financiers, voire sociétaux sont à lever.

L’Unapei regrette que le Comité des droits n’ait pas mis en exergue ces obstacles entravant toute tentative de transition inclusive :

  • L’orientation MDPHéquivaut trop souvent à une absence de choix ou de solutions pour les personnes et leurs proches. A titre d’exemple, les notifications pour la scolarisation des enfants en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées sont trop peu effectives. Par ailleurs, des dizaines de milliers d’adultes sont encore en France sans solution d’accompagnement adapté. Ils restent au domicile de leurs parents, parfois avec des conséquences dramatiques pour chacun : régression et mise en danger, familles isolées et épuisées abandonnant leurs activités professionnelles, aidants familiaux âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants adultes vieillissants.
  • L’absence de ressources propres des personnes en situation de handicap qui conduit parfois au « choix » par défaut des établissements (nécessaire réforme de la PCH et de l’AAH – recommandations du rapport que l’Unapei fait siennes).
  • La question de facturation des absences en établissements qui pose la question fondamentale de la liberté d’aller et venir au sein des établissements.
  • Le manque d’accès à une palette d’accompagnements permettant un choix effectif et auto déterminé de leurs accompagnements par les personnes en situation de handicap.

Le défaut de propositions de l’Etat français laisse, de fait, des personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées :

  • privées de leurs droits d’accès à des services spécialisés, à des aides personnelles, mais également d’accès au logement, d’accès aux soins, d’accès à l’école, d’accès au travail, d’accès à la vie affective…
  • exposées à la pauvreté ;
  • exclues de la société.

 

Les familles, qui doivent assumer l’accompagnement de leur proche handicapé, sont quant à elles fragilisées socialement. Pour ce faire, une politique coordonnée, transversale et d’évaluation des besoins chiffrésdes personnes handicapées est indispensable, comme le relève le rapport et que nous ne cessons de réclamer. Un plan d’urgence doit être développé par l’Etat français pour leur assurer un accès égal et effectif aux services sociaux, aux soins, au logement, ainsi qu’à des aides à la vie autonome.

Pour l’Unapei, la Convention de l’ONU constitue un guide incontournable en faveur, non seulement de la reconnaissance pleine et entière de l’ensemble des droits des personnes en situation de handicap, mais également de l’effectivité de leurs droits, et ce quel que soit leur situation de handicap. Elle fait sienne certains de ces retours terrain concernant la sur-médication, la limitation de l’accès aux soins pendant la période Covid, les maltraitances à l’école.

Pour l’Unapei, est inclusive toute structure qui, en son sein, respecte les principes de la Convention et applique les droits des personnes en situation de handicap. Un mode de vie collectif peut être respectueux des libertés ordinaires de la vie quotidienne et d’un chez soi.

Dans certains établissements, la liberté des personnes en situation de handicap est, en ce sens limitée, ce que déplore l’Unapei. Mais ce n’est pas en mettant en exergue une caricature des manquements de certains établissements, qu’il ne s’agit nullement de nier, que le Comité des droits aide la France à mieux appliquer la Convention. En cela, ce rapport constitue pour l’Unapei une occasion manquée. Les personnes en situation de handicap méritent mieux que ces caricatures.

L’Unapei interpelle les candidates et candidats à la future élection présidentielle pour savoir comment ils souhaitent mettre en œuvre les dispositions de la Convention et les recommandations du Comité pour permettre aux personnes en situation de handicap intellectuel, psychique, autistes et polyhandicapées et leurs proches, de jouir de leurs droits, de bénéficier d’une citoyenneté pleine et entière, et de participer aux activités de la société, à égalité avec les autres.

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : Communiqué Convention ONU (PDF, 204,0 Ko)

 

 


Les limites du modèle associatif des Genêts d or pointées par la chambre régionale des comptes

Le Télégramme – Bretagne – 23 août 2021 – Gwendal Hameury

 

Dans son rapport, la chambre régionale des comptes pointe les limites du modèle associatif des Genêts d’Or, structure d’accueil travailleurs handicapés.

La chambre régionale des comptes a pointé, dans son rapport, les limites du modèle associatif des Genêts d’Or. (Le Télégramme / Gwendal Hameury)

 

La chambre régionale des comptes ayant inscrit à son programme 2019 un thème de contrôle portant sur les Esat (Établissements et services d’aide par le travail), quatre associations intervenant dans chacun des départements bretons et représentant plus de 40 % des places agréées en Bretagne en 2020, ont fait l’objet d’un contrôle dernièrement. Parmi elles, l’association « Les Genêts d’Or », située à Saint-Martin-des-Champs (29). Ses comptes et sa gestion ont été analysés à partir de l’exercice 2016. Dans son rapport de 81 pages, la chambre régionale des comptes indique que l’association gère 53 établissements et services implantés dans les territoires de Brest, Morlaix et Quimper, regroupant 2 391 places soumises à 70 agréments.

 

Clarifier les relations avec Sevel Services

 

Après de grosses difficultés au début des années 2000, qui avaient abouti au procès de trois anciens responsables, poursuivis pour abus de confiance et escroquerie, en 2008, l’association a su rebondir. La chambre juge d’ailleurs sa situation financière « globalement équilibrée » (en 2018, son budget consolidé était de 90 millions d’euros). Ce qui lui confère « une visibilité à moyen et long terme, même si la baisse des résultats économiques des budgets annexes de production commerciale nécessite une vigilance ».

La chambre rappelle, par ailleurs, que Les Genêts d’Or ne comptent pas d’adhérents et sont administrés par des membres élus par des collèges ou cooptés par leurs pairs. Selon elle, « l’érosion du nombre des participants aux assemblées illustre les limites du modèle associatif pour la gestion de cette structure, qui a acquis un poids considérable au fil du temps ». Elle recommande donc de « clarifier les délégations et la répartition des pouvoirs entre les différentes instances statutaires, ainsi que les relations juridiques et financières avec l’entreprise adaptée Sevel Services, association avec laquelle elle partage les mêmes président, bureau, directeur et siège ».

 

Communication à améliorer sur la rémunération

 

La chambre estime enfin que la communication de l’association en matière de rémunération des travailleurs handicapés doit être améliorée. Sachant que la part de la rémunération des travailleurs handicapés financée directement par l’Esat est de 0,71 € de l’heure (soit 7 % du Smic), le situant dans la fourchette basse par rapport à la moyenne nationale (10,32 % du Smic).

 

 


AVIS DE DECES
Bonjour à toutes et tous,
C’est avec tristesse que je vous apprends le décès d’Anne UGUEN, maman de Michel qui est au Foyer de vie de Ploujean.
Nous sommes nombreux à l’avoir connue. Très engagée dans notre mouvement, toujours souriante et avenante, prête à rendre service et à l’écoute de tous, à des moments où cela n’a pas été facile, tant à l’APEI LGO qu’aux Genêts d’Or eux-mêmes,  mais elle prônait toujours le dialogue et la douceur.
Pour mémoire, elle a toujours été présente :
– au bureau de l’APEI des Genêts depuis 1984  au moins, étant successivement secrétaire , vice-présidente et présidente dans les années 2000.
– au bureau de l’ADAPEI en tant que secrétaire en 97/98 et toujours au CA en 2013/2014.
– au niveau de l’Antenne ADAPEI de Morlaix: à préparer les goûters et thés dansants.
– au niveau de la kermesse avec son stand “A tous les coups on gagne”.
Bref, plus de 30 ans au service de la cause, comme on dit.
Ceci inspire le respect de l’engagement au service des autres.
Ainsi, était Anne : bénévole… tout simplement !
En votre nom à tous :  Merci Anne.
Vous trouverez en pièce jointe l’avis de décès.
L’antenne ADAPEI et l’APEI LGO, associées, mettront une petite annonce après l’avis de la famille, à paraitre demain.
Bien à vous.
François CUEFF

Handicap. Les places manquent et les listes d’attente s’allongent dans le Finistère, l’Adapei alerte

Ouest-France – Quimper – 10 juin 2021 – Rose-Marie DUGUEN

 

L’Adapei 29 s’inquiète et le fait savoir : dans le Finistère, les listes d’attente s’allongent pour accueillir au mieux les personnes handicapées mentales.

Jean-François Marandola (vice-président de l’Adapei 29), Jacques Michel (président de l’association), Cécile Le Saout (maman d’une jeune femme autiste), et Daniel Brenterch (secrétaire de l’association). | Ouest-France

 

Alors que les élections départementales se profilent, les 20 et 27 juin 2021, l’Adapei 29 (association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, qui regroupe 1 000 familles) interpelle les candidats : « dans le département, 2 000 personnes (1 300 adultes et 700 enfants) sont soit en attente d’une place dans une structure soit ont une place mais elle est en inadéquation avec leur situation », déplorent d’une même voix Jacques Michel, Jean-François Marandola, Daniel Brenterch, respectivement président, vice-président et secrétaire de l’association. Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (Caph 29) avait fait de même il y a quelques jours.

 

Tous les âges concernés

 

Cécile Le Saout, maman d’Enora, autiste, témoigne : «Enora a 22 ans ; elle est en IME (Institut médico-éducatif) grâce à l’amendement Creton (qui permet, pour les plus de 20 ans, de rester dans un établissement médico-social en attendant une autre solution adaptée). Elle a une orientation pour un Foyer d’accueil médicalisé (Fam) mais quand on visite des établissements, on nous annonce quinze à vingt ans d’attente… Si on me disait un jour qu’elle doit retourner à la maison, ça serait dramatique : pour elle car elle régresserait, mais aussi pour moi et pour son entourage ».

 

Au niveau du schéma départemental, il est prévu « 120 places de plus en foyers de vie d’ici 2024 ; or le besoin est de 480 places », pointe l’Adapei 29.

 

Au niveau de l’Agence régionale de santé (ARS), « aucune création de place n’est prévue d’ici 2022 ». Ils rappellent aussi que « le tout inclusif a ses limites » et que « le médico-social prendre de plus en plus en charge des personnes atteintes de maladies psychiques et psychiatriques. Nous ne sommes pas contre mais cela se fait sans moyens supplémentaires… ».

 

 

L’Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales

Le Télégramme – Finistère – 9 juin 2021 – Mathilde Calloc’h

L’association Adapei 29 interpelle les candidats aux élections départementales. Ils sont épuisés de se battre pour obtenir davantage de places dans des établissements spécialisés pour les personnes atteintes d’handicap mental.

Jean-François Marandola, le vice-président de l’Adapei 29, Cécile Le Saout, mère d’une jeune femme autiste, Jacques Michel, président de l’association et Daniel Brenterch, secrétaire. (Le Télégramme/Mathilde Calloc’h)

 

« Il y a un manque de places de partout », s’indigne Jacques Michel, président de l’Adapei du Finistère. L’association lance un cri d’alerte et souhaite interpeller les candidats aux élections départementales, quel que soit leur bord politique. Leur objectif est de se faire entendre, afin que les personnes atteintes d’handicap mental puissent accéder à des établissements spécialisés rapidement. « Près de 2 000 personnes sont dans l’attente de places dans des locaux adaptés à leur handicap dans le Finistère », poursuit Jacques Michel. Parmi eux, 1 200 adultes et 600 enfants.

 

« Ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente »

 

La problématique du manque de places dans les hébergements spécialisés ne date pas d’hier : « Ça fait deux ans que je cherche à placer ma fille en foyer d’accueil médicalisé (FAM), ils me disent qu’il y a 15 à 20 ans d’attente. Il faut attendre qu’une personne décède ou déménage, c’est dramatique », témoigne Cécile Le Saout, mère d’Enora, âgée de 22 ans et autiste. Elle est dans un IME (Institut médico-éducatif) à Brest depuis ses quatorze ans et doit quitter en principe ce service.

« Avant, les personnes atteintes de trisomie 21 avaient toutes leurs chances d’être acceptées en Esat (*), maintenant ce service est complet en raison de ceux qui sont atteints de maladies psychiques et psychiatriques. Les trisomiques sont moins autonomes et les Esat privilégient ceux qui peuvent travailler suffisamment pour être rentables », dénonce Dominique Quentel, membre de l’Adapei 29. Les hébergements sont financés par l’ARS et le conseil départemental.

 

« C’est un combat au quotidien »

 

« Ma hantise c’est qu’on me dise, à ses 25 ans, que l’IME ne peut plus la garder et que je dois la récupérer. Ce serait dramatique pour elle et pour moi », reprend la mère d’Enora. Les personnes atteintes d’handicap mental ont besoin de se sociabiliser selon l’Adapei 29. Les parents d’enfants malades ont pu en faire les frais pendant le premier confinement, lorsque certaines structures étaient fermées, notamment les IME. « J’ai fait un burn-out, je n’en pouvais plus, ce n’était plus gérable », lâche Cécile Le Saout. Une mère dans la même situation que Cécile confirme : « Rien qu’en une semaine à la maison, ma fille, atteinte de troubles autistiques commence à avoir des troubles du comportement. Elle n’a toujours pas rattrapé ce qu’elle a perdu pendant le confinement ».

 

(*) Établissement et service d’aide par le travail.


L’action sociale dans la rue le 12 juin 2021

Ouest-France – Finistère – 1 juin 2021 – Lucile Vanweydeveldt

 

Une grande mobilisation est organisée à Quimper (Finistère) le samedi 12 juin 2021 à 14h00. Professionnels et familles manifestent afin d’obtenir plus de moyens pour l’action sociale et médico-sociale.

Une manifestation aura lieu à Quimper (Finistère) le 12 juin 2021 pour défendre les droits des personnes handicapées. | Archives

 

Une mobilisation citoyenne est organisée le samedi 12 juin 2021 à 14h00, place de la Résistance à Quimper (Finistère) pour soutenir l’action sociale et médico-sociale en Bretagne. L’objectif : réclamer plus de moyens humains et financiers, demander une revalorisation salariale pour les professionnels, et obtenir davantage de places dans les établissements.

Cette manifestation est lancée à l’appel du collectif employeurs/syndicats de l’économie sociale et solidaire en Bretagne.

De nombreux parents réunis en collectifs seront également présents. Ils estiment qu’il manque actuellement 1 200 places en secteur adulte dans le département et 500 places dans le secteur enfant. Ils dénoncent également l’inadéquation de l’orientation des adultes porteurs de handicap, faute de moyens.

 

Samedi 12 juin à 14h00, place de la Résistance à Quimper.

 

 


Travail en Esat : « vital » pour 120 000 Français ?

Handicap.fr / Emploi, Vie au travail, Milieu protégé, Travailleur handicapé, Handicap mental / 9 mai 2021 • Par  E. Dal’Secco

 

Les Esat, rouage essentiel pour 120 000 travailleurs handicapés ? Pour convaincre de la pertinence de ce modèle social et économique, un collectif d’asso soumet au gouvernement des pistes de transformation, plus urgente encore en période de crise…

 

Voir la vidéo Les ESAT, le droit au travail pour tous

https://youtu.be/6jgGS8nfjYg

 

120 000 personnes en situation de handicap travaillent aujourd’hui dans les 1 500 Esat français. Sur 100 euros investis par la collectivité nationale dans ces Etablissements et services d’aide par le travail, 87 sont directement réinjectés dans l’économie locale. Dans un communiqué, un collectif(*) fait savoir le « rôle majeur de ces structures pour les publics les plus éloignés de l’emploi », un modèle social et économique jugé « encore plus essentiel en période de crise ». Près de 500 000 personnes en situation de handicap sont aujourd’hui au chômage et « toutes ne trouveront pas leur place dans le milieu ordinaire », assurent ces associations. Par ailleurs, le collectif rappelle qu’offrir une activité professionnelle à des personnes en Esat coûte 32 % de moins que de les laisser sans emploi, « sans parler des conséquences en chaîne qu’ils subiraient sans être incluses et accompagnées ». Enfin, avec 75% de leurs clients situés dans le même département, ces acteurs locaux ont un impact positif d’un point de vue « écologique ».

 

Un plaidoyer pour les Esat

 

Fin 2019 déjà, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et celle des finances (IGF) rendaient leur rapport pour étudier la pertinence et l’utilité de ces établissements, concluant qu’ils assuraient une « mission essentielle », notamment en raison de leur rôle de « bouclier social contre la grande pauvreté et d’espace de resocialisation de ces publics ». Ce rapport faisait 37 propositions pour améliorer le modèle de ces structures. Suivies d’effet ? En janvier 2021, le secrétariat d’Etat au Handicap assure vouloir lancer une concertation à ce sujet ; cinq groupes de travail sont alors constitués. Le collectif, qui se dit « favorable à des évolutions mesurées et positives », entend lui aussi « apporter sa construction à la réflexion nationale » afin de « lutter contre les idées reçues » et pérenniser un accompagnement durable vers l’emploi. Ce plaidoyer pour les Esat, qui a pour titre « Le droit au travail pour tous », a été rendu public le 6 mai 2021. Un engagement d’autant plus urgent que les Esat font face de plein fouet à la crise actuelle avec en moyenne 30 % de perte de chiffre d’affaires en 2020 par rapport à 2019. Si près de 92 % d’entre eux avaient retrouvé un niveau d’activité quasi normal avant le deuxième confinement, ils ont vu leur activité dégringoler fin 2020 (article en lien ci-dessous).

 

(*) Adaptea, Andicat, Apajh, Apf France handicap, Fehap, Gepso, Gesat, Unapei, Uniopss

 

https://www.unapei.org/wp-content/uploads/2021/05/ESAT-Le-droit-au-travail-pour-tous_Mai-2021.pdf

 

 


Un numéro unique à l’écoute des parents d’enfants handicapés dans le Finistère

Le Télégramme – Finistère – Brest – 6 mai 2021

⇒ Autocollant Sticker Adhésif "Blason du Finistère" - Made in BZH

« Chaque enfant en situation de handicap est d’abord un enfant. Il a le droit de s’amuser avec les autres », tel est le credo du Pôle ressources handicap 29, créé dans le Finistère en janvier.

Un numéro de téléphone unique, le 07 61 84 91 33, permet aux parents d’enfants porteurs de handicap de trouver des solutions de garde ou de loisirs de proximité. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

 

Après le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, le Finistère vient de se doter d’un Pôle ressources handicap qui aide les parents à trouver des solutions d’accueil et de loisirs pour leurs enfants, dont le handicap est reconnu ou en cours de reconnaissance par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), à Quimper. L’objectif est qu’aucune famille ne soit sans solution lorsqu’elle cherche une place en crèche, chez une assistante maternelle, en halte-garderie ou en centre de loisirs pour son enfant.

 

Plus de 4 000 enfants en Finistère

 

En 2018, le Finistère comptait 4 221 enfants de 0 à 17 ans, porteurs d’un handicap reconnu par la MDPH. Autant de bénéficiaires potentiels de ce « Pôle ressources handicap 29 », créé par quatre associations du département avec le soutien de la Caisse d’allocations familiales (Caf) du Finistère. « Le constat de la Caf, en 2011, était qu’il y avait d’un côté des familles qui cherchaient des modes de garde, et de l’autre des structures qui accueillaient peu ou partiellement. L’idée était de se faire rencontrer les deux univers. Après des formations et des soirées d’échange avec les professionnels, l’an dernier, nous avons travaillé avec les familles », précise Xavier Caill, de la Fédération départementale Familles Rurales du Finistère, l’une des quatre associations qui portent ce pôle ressources Handicap 29 avec Évasion en pays d’accueil et de loisirs (Epal), Planète Loisirs et le centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Ceméa) déjà présent dans le pôle du Morbihan.

 

Huit malles pédagogiques pour les structures

 

« Les structures les plus connues concentrent souvent les demandes, alors que des accueils de proximité pourraient être sollicités. Un centre comme Planète Loisirs, à Brest, mixe les publics. Il accueille 50 % d’enfants porteurs de handicap et gère une liste d’attente de 50 familles. Certains enfants viennent parfois de très loin. Notre idée est de proposer aux parents des solutions de proximité, en travaillant avec les structures », ajoute Xavier Caill.

Le pôle propose aux structures des outils, et huit malles pédagogiques sont mises à disposition par Familles Rurales. Le pôle peut s’appuyer sur un réseau de professionnels spécialisés en psychologie, sociologie ou psychomotricité. « Il suffit parfois de solutions simples comme des plannings visuels pour les enfants, des trottinettes adaptées, des espaces où l’enfant va pouvoir se calmer ou, au contraire, libérer son énergie. Grâce au partenariat avec la Caf, les équipes peuvent être formées en milieu spécialisé ».

 

Pratique : Le numéro de téléphone unique pour le Finistère est le 07 61 84 91 33. Un animateur rappelle la famille dans les 72 heures pour faire le point sur leur projet : mode de garde, répit, socialisation avant l’école…

 

 


Le secteur social et médico-social se mobilise

Ouest-France – Finistère – 26 avril 2021 – Aude KERDRAON

Le collectif, composé de 26 associations et trois syndicats, alerte sur l’immobilisme en termes de rémunération du secteur social et médico-social. Il appelle à une mobilisation, samedi 12 juin à 14h00, à Quimper.

Des représentants du collectif issus de la CFDT, de Sud santé socio, des Genêts d’Or, d’AS Domicile pays de Morlaix, de Bon Bosco, de l’ADMR des deux Abers appellent à se mobiliser samedi 12 juin à Quimper. | Ouest-France

 

Que dénonce le collectif ?

 

Les 26 associations et fondations ainsi que les trois syndicats qui forment le collectif, alertent depuis des mois la faible reconnaissance salariale accordée aux professionnels de santé. « La crise sanitaire met en évidence l’invisibilité des personnes du secteur social et médico-social, souligne Joël Goron, directeur général des Genêts d’or. Les inégalités de traitement entre les professionnels du sanitaire, du social, du médico-social, entre les équipements du secteur public et ceux du privé associatif ou mutualiste, entre l’accompagnement à domicile et en établissement, se développent ».

 

Quelles conséquences sur le secteur ?

 

« Nous sommes confrontés à des difficultés de recrutement toujours plus importantes. Notre secteur n’est pas assez attractif pour des jeunes professionnels », s’inquiètent les membres du collectif qui se font la voix des familles en dénonçant le manque de places. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Dans le département, il manque 1 200 places pour accueillir les adultes en situation de handicap et 500 places pour les enfants ».

 

Que réclame-t-il ?

 

Le collectif demande une revalorisation salariale pour tous les salariés du secteur au travers des 183 € évoqués par le Ségur de la Santé.

 

Que faire pour se faire entendre ?

 

Outre une motion de soutien envoyée dans les collectivités territoriales, ils lancent un appel aux professionnels, aux familles, aux accompagnants et accompagnés et à tous les sympathisants à se mobiliser à Quimper, samedi 12 juin, à partir de 14h00. « La mobilisation se tiendra certainement sur les quais, mais nous n’avons pas défini le lieu pour l’instant. Nous le communiquerons par voie de presse dès qu’il sera fixé ».

 


Délibération du Conseil Départemental du Finistère
Le 5ème schéma « vivre ensemble » pour les personnes handicapées établi pour la période
de 2020 à 2024 est mis en oeuvre à compter de 2020

 


Trisomie, en route vers l’autonomie
Trisomique, elle a un travail, un fiancé et attend les clés de son futur appartement.

 

https://www.facebook.com/cEstMaVieTV/videos/4181829608549887/

 

 


Santé buccodentaire : témoignez pour faire progresser les droits des personnes en situation de handicap

Article

Le 17/03/2021

L’Unapei et ses partenaires milite depuis près de 20 ans pour l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap et c’est le but de l’association Santé Orale et Soins Spécifiques (SOSS)(*) dont elle est membre. SOSS lance un vaste recueil de témoignage auquel nous vous invitons à contribuer.

L’objectif est de construire des revendications ancrées sur la réalité afin de faire progresser l’accès à la santé buccodentaire des personnes en situation de handicap. Ce plaidoyer sera notamment relayé en 2022 à Paris, à l’occasion du congrès de l’association internationale du handicap et de la santé bucco-dentaire (IADH). Cet évènement d’ampleur réunissant des intervenants reconnus internationalement sera l’occasion d’interpeller la France.

Vous êtes une personne à besoins spécifiques, membre d’une famille concernée, un aidant, un intervenant bénévole ou professionnel qui agit au quotidien avec une personne en situation de handicap, un professionnel de santé ?

Partagez vos difficultés, vos réussites, vos idées, pour contribuer à cette démarche essentielle sur www.soss.fr

(*) SOSS, association française pour la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap rassemble depuis 2011 des représentants des professionnels de la chirurgie dentaire, des associations d’usagers de la santé et des soins spécifiques, des réseaux et des acteurs de la santé. SOOS a pour objet la promotion de la santé orale des personnes en situation de handicap par le développement de la prévention et de l’accès aux soins.


 

 

LANDERNEAU – BREST – LAVERUNE (34)

 

Nous avons la tristesse de vous annoncer de décès de

 

Sylvie ELLEOUET

A l’âge de 44 ans.

 

De la part de ses parents, Jean et Monique Elleouet;

Ses frères et sœurs, Karine et Michel Cos Elleouet, Jean-Phillippe et Sophie Elleouet Angebault;

Ses neveux et nièces, Ninon, Martin, Eliot, Lili, Balthazar, Suzanne et Athénais;

Sa grand-mère, Lydia Molina;

Toute la famille et ses amis.

 

Un hommage lui sera rendu jeudi 18 mars à 16h30 à la salle de cérémonie de Saint-Ernel à Landerneau, dans le respect des consignes sanitaires.

 

Sylvie repose au centre funéraire de Saint-Ernel à Landerneau. Visites de 14h00 à 17h30.

 

La famille remercie l’association Don Bosco et tout particulièrement le foyer de Stergann pour leur dévouement et leur gentillesse.

 

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.

 

PFCA, Landerneau. Tél 02.98.21.60.94

 

 


Emploi des personnes en situation de handicap : le conseil départemental du Finistère s’engage

Le Télégramme – Bretagne – Finistère – 19 février 2021

 

Les travailleurs en situation de handicap bénéficient d’aides techniques et humaines et d’amélioration des conditions de vie et travail au Conseil départemental.  (Photo d’archives. Claude Prigent.)

 

Mardi, le conseil départemental du Finistère a signé une convention avec le fonds pour l’insertion des personnes handicapées (FIPHFP) dans la fonction publique.

Nathalie Sarrabezolles a, à cette occasion, insisté sur le volontarisme du Département pour l’inclusion. « La politique handicap est le premier budget du Département qui y consacre 20 % du budget de fonctionnement soit 152 M€ », a rappelé la présidente.

L’obligation légale dans la fonction publique est d’atteindre 6 % d’agents en situation de handicap. Dans le Finistère, ce taux d’emploi était de 11 % en 2020 (1,73 % en 2005). 390 agents sur les 3 800 que compte le conseil départemental (dont 700 assistants familiaux) sont concernés par cette politique qui a connu une accélération ces dernières années. Ces emplois concernent tous les domaines d’intervention du Département, jusqu’aux apprentis (quatre personnes en situation de handicap par an au minimum ont un contrat, et chaque année un ou deux sont pérennisés).

Cette politique se traduit aussi par le suivi des agents en poste (*). En 2020, 26 agents ont été déclarés inaptes sur leur poste de travail et ont suivi un processus de reconversion.

La convention signée avec la FIPHFP permettra notamment de maintenir durablement le taux d’emploi des agents handicapés avec par exemple le recrutement et la réservation de marchés auprès des Esat et entreprises adaptées…

 

(*) De 2017 à 2020, le conseil départemental a organisé 16 interventions d’interprétariat en langue des signes, 16 agents ont bénéficié d’une prise en charge de leurs prothèses auditives, 178 études ergonomiques ont été réalisées pour des agents en situation de handicap et 195 aménagements de l’environnement de travail financés, etc.

 

 


Les Papillons blancs du Finistère investissent dans des purificateurs pour lutter contre la Covid

Ouest-France – Finistère – 24 décembre 2020 – Christine PENNEC

 

L’association finistérienne des Papillons blancs vient de se doter de dix purificateurs d’air pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Ainsi, elle entend encore mieux protéger les personnes handicapées mentales qu’elle accompagne.

 

Un des dix purificateurs d’air de l’entreprise Air in space est installé dans la salle à manger de la résidence Michel-Garapin, à Brest. Ici, en présence de Cindy Nicol et Yann Amil, responsables de service ; Frédéric Gobin et Jacques Philippe, directeur et président des Papillons blancs du Finistère. | Ouest-France

 

L’association finistérienne des Papillons blancs s’est dotée, lundi 21 décembre 2020, de dix unités mobiles de filtration de l’air, conçues par l’entreprise Air in space, domiciliée en région parisienne.

L’association prend en charge environ 1 650 personnes en situation de handicap mental. Trente-cinq établissements ont reçu son agrément et elle emploie quelque 1 000 personnes.

 

Réagir vite

 

« La pandémie de Covid-19 demande de réagir extrêmement rapidement, rappelle Jacques Philippe, président de l’association départementale. Nous avons eu trois foyers importants au sein des Papillons blancs 29, et c’est aussi pour cela que nous avons souhaité aller très vite dans cette démarche. Cet achat nous permet de mieux protéger les personnes vulnérables dont nous avons la charge, alors même que certaines d’entre elles n’ont pas les capacités intellectuelles suffisantes pour appliquer les gestes barrières. Tout en protégeant également le personnel qui en a la charge ».

 

Bénéficier des mêmes mesures que les hôpitaux

 

Pour les Papillons blancs 29, cet investissement revêt aussi un caractère politique afin de montrer que le secteur médico-social « doit bénéficier des mêmes niveaux d’équipements que les hôpitaux et les Ehpad. Les personnes que nous accompagnons présentent souvent des comorbidités importantes donc cette mesure barrière supplémentaire est, pour nous, très intéressante », précise Jacques Philippe.

 

Pour quel prix ?

 

Le prix de vente de cette unité mobile, qui pèse 26 kg, est de 6 500 €. Grâce à un groupement d’achats, les Papillons blancs 29 ont déboursé moins de 4 000 € par pièce.

L’association y a travaillé avec l’Unapei (Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales), à laquelle elle est affiliée. L’Unapei est en passe de signer un accord-cadre afin, de permettre aux trois cents associations gestionnaires de son réseau de profiter d’un prix négocié.

Jacques Philippe, président des Papillons blancs du Finistère, et Frédéric Gobin, directeur général, soulève le purificateur d’air. | Ouest-France

 

Quant à sa sécurité et son efficacité, ce purificateur d’air est labellisé avec des normes ISO. Il est aussi validé par l’institution Santé publique France. Son taux de décontamination est particulièrement élevé et monte à 99,9 %.

Dans un espace clos, cette machine nettoie l’air du virus du Covid-19 et aussi des pollens ou tous les autres agents pathogènes. Elle purifie 130 m3 en six minutes.

Elle est dotée d’un booster qui accélère son rythme d’absorption et peut également être mise en action 24 heures sur 24, comme dans les hôpitaux. Ou comme dans la Station spatiale internationale qui l’utilise aussi !

 

Pourquoi le choix de cette machine

 

« Nous avons regardé la concurrence. La machine d’Air in space est un peu plus chère que d’autres, mais le moindre coût de la maintenance et le fait que ce produit soit entièrement français nous a intéressés particulièrement », plaide Jacques Philippe.

 

Répartitions des dix machines

 

Une au siège social au Relecq-Kerhuon ; une au CAMSP à Brest ; une à l’IME de l’Elorn au Relecq-Kerhuon; une à l’IME et au SESSAD des Primevères à Concarneau; une à l’ESAT à Brest; une à l’ESAT de Cornouaille à Concarneau; deux dans les hébergements du Ponant; deux dans les hébergements de Cornouaille.

 

 


Nicole Ferroni : Je veux dénoncer des situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées

Faire Face – Société – 9 décembre 2020 – Valérie Dichiappari 

« Dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent, et ça a du sens d’en parler. » © Radio France/Christophe Abramowitz

 

Le mercredi sur France Inter, Nicole Ferroni place régulièrement les personnes en situation de handicap au centre de ses chroniques matinales à l’humour acéré. Aujourd’hui, feu sur l’Allocation adulte handicapé, dont elle souligne, encore une fois, certaines incohérences. Mais qu’est-ce qui motive celle qui « espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique ».

 

Faire-face.fr : En février, vous aviez salué l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à supprimer la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l’AAH. Pourquoi en parler de nouveau ?

Nicole Ferroni : J’avais en effet déjà évoqué ce sujet, à ma façon. En invoquant l’esprit de la Saint-Valentin pour “rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour, d’être concubins, deux culs dans un même bain, sans entamer l’autonomie ou leur dignité”. J’avais aussi souligné toute l’absurdité de cette situation qui ajoute, dans les couples, de la dépendance financière à la dépendance tout court.

À l’occasion du débat sur projet de loi de finances 2021 au Sénat, le sujet de l’Allocation adulte handicapé, l’AAH, a été de nouveau abordé. Notamment son financement en cas de décorrélation des revenus du conjoint. L’occasion pour la secrétaire d’État, Sophie Cluzel, de réaffirmer son opposition à cette mesure. Ça valait bien une chronique, non ?

 

https://youtu.be/JUP88dF8DF4

 

F-f.fr : Lenteur, incohérence administrative, privation de droits… Vous pointez les situations ubuesques, discriminantes, voire inhumaines auxquelles les personnes en situation de handicap doivent faire face. Pourquoi cela vous tient-il à cœur ?

N.F : Longtemps, je n’ai pas osé mêler humour et handicap. C’était tabou, jusqu’à ce qu’un de mes amis, atteint d’infirmité motrice cérébrale, m’apprenne à me moquer… de lui.

Le handicap entraîne déjà de l’isolement, demande de tout prévoir à l’avance, du temps, de l’énergie. Alors, devoir avaler une montagne de paperasses, se retrouver face à des imbroglios administratifs ajoute de la difficulté à la difficulté. Je veux dénoncer toutes ces situations absurdes et injustes auxquelles sont confrontées les personnes handicapées car je les trouve choquantes.

 

« Écoute, cette histoire-là, elle existe ! »

 

https://youtu.be/QE1ryHL5rRk

 

F-f.fr : Vous mettez aussi en avant des combats individuels comme ceux de Nora Poulain. En quoi est-ce important d’ancrer vos chroniques dans un vécu particulier ?

N.F : Rencontrée à un cours de théâtre, Nora est devenue une amie. La naissance de son fils polyhandicapé, décédé en début d’année, l’a plongée, pendant neuf ans, dans une bataille médicale et administrative au long cours. Ce qu’elle a traversé a alimenté ma réflexion.

Fonder mes chroniques sur de vraies personnes et les situations concrètes qu’elles affrontent, en les nommant, c’est important pour dire : “Écoute, cette histoire-là, elle existe !” Et elle peut être violente et inhumaine : comme le manque de bienveillance dont a fait preuve l’administration après le décès du fils de Nora.

Il s’agit aussi de sortir d’une représentation de la personne handicapée qui oscille trop souvent entre héroïne ou pauvre victime, et rien ou quasi entre les deux. Mais dans la vie de tous les jours, des personnes de tous les jours se battent, agissent et ça a du sens d’en parler.

 

« Derrière la blague, de l’information ».

 

F-f.fr : Comment préparez-vous vos chroniques ?

N.F : Comme elles sont liées à l’actualité, je me documente beaucoup, je lis les projets de loi, des articles de presse… et je cite toujours mes sources. C’est un gros travail de fond car derrière la blague, il doit y avoir de l’information. Mon challenge : être rigoureuse et farfelue en même temps.

Une chronique de quelques minutes, c’est un débroussaillage. Cela ne peut pas être exhaustif mais j’espère susciter l’envie de l’auditeur d’aller plus loin. Une déformation sans doute de mon ancien métier de prof.

 

F-f.fr : Certaines ont-elles déclenché de vives réactions ?

N.F : Des auditeurs ont pu se sentir heurtés. Comme suite à une de mes chroniques pour rendre hommage à Charly Valenza, défenseur de l’assistance sexuelle de la première heure, décédé en 2015. J’ai été traitée de validiste à cette occasion et j’ai découvert ce mot. J’ai été mise dans une case et je n’aime pas les cases. Mais je suis devenue plus attentive au fait que, parfois, je pouvais être blessante… sans le vouloir.

 

F-f.fr : Et des actions ?

N.F : Mine de rien, je sais que j’ai une forme de pouvoir. Mon billet est très écouté : je passe juste avant la pub (rires). D’ailleurs, le lendemain de ma chronique sur Nora, fin janvier, a démarré la polémique sur le non-prolongement du congé parental suite au décès d’un enfant. [Depuis, le 1er juillet, les règles ont été assouplies, ndlr]. J’espère pouvoir faire un pont entre la réalité et le discours politique.

 


Lettre ouverte du collectif Associations/Syndicats

 

 


Communiqué de presse

 

Comité Interministériel du Handicap : Des annonces et des attentes fortes non satisfaites

Le 16/11/2020

 

Focus

 

L’Unapei prend acte des annonces du CIH, dont celle du lancement d’une concertation sur les métiers du secteur. Cependant des avancées qualitatives sont attendues sur les champs de la scolarisation et des accompagnements pour tous, qui se doivent d’être déployées afin de ne laisser aucune personne en situation de handicap de côté.

 

La pandémie a révélé que les personnes et les familles sont particulièrement percutées par le manque d’accès aux droits, à la protection sociale, ainsi que les discriminations persistantes dont elles font l’objet.

L’Unapei suivra de près la mission sur la valorisation des filières professionnelles du secteur du handicap et restera attentive à ce que les mesures concertées permettent un accompagnement de qualité pour les personnes en situation de handicap. Elle salue le vote récent de l’aide à la vie partagée et accueille positivement la volonté de renforcer l’accessibilité des campagnes électorales à partir de 2021, dont l’accessibilité des professions de foi aux personnes en situation de handicap intellectuel via le déploiement du FALC (Facile à lire et à comprendre).

 

Des personnes toujours sans solution d’accompagnement

 

Rien dans les mesures annoncées ne concerne cependant les personnes en situation de handicap sans solutions d’accompagnement. De trop nombreuses personnes notamment avec handicaps complexes (autisme ; polyhandicap ; maladies rares ; troubles du comportement ; …) demeurent sans solution et sans accompagnement. L’exil en Belgique est toujours une solution par défaut. Certains types de handicap sont non compensés, sous reconnus, voire oubliés. L’accès aux droits, aux dépistages, aux diagnostics et aux évaluations demeure pour elles un parcours du combattant.

Alors que la semaine européenne de l’emploi des personnes en situation de handicap s’ouvre, rappelons que nombre de travailleurs en situation de handicap ne trouvent pas de solution d‘accompagnement par manque de places en ESAT. Le ralentissement de l’activité économique des ESAT dû à la crise sanitaire menace par ailleurs l’accomplissement des projets professionnels de nombres de travailleurs accompagnés dans ces établissements.

 

Des élèves toujours sans solution de scolarisation

 

Concernant l’école, le gouvernement se doit de déployer des solutions afin qu’aucun d’enfant en situation de handicap ne restent sans solution dont les :

  • Enfants sur liste d’attente IME
  • Enfants avec des scolarisations partielles : partage d’AESH, scolarisation quelques heures par semaine, en attente d’une place

Pour ce re confinement, il doit agir dès à présent pour éviter aux élèves en situation de handicap :

  • La rupture des scolarisations partagées
  • Le refus de scolarisation lié au port du masque
  • Le refus d’intervention des SESSAD au sein des écoles

Le premier Ministre a conclu le CIH en s’engageant pour que « la crise ne nous détourne pas des mesures structurelles engagées pour une société plus inclusive et plus solidaire ».

Selon Luc Gateau, il est primordial que cela se traduise en actes pour les personnes en situation de handicap : « Ne laissons pas les citoyens en situation de handicap être aux avant-postes d’un monde d’après dégradé mais faisons-en sorte qu’ils puissent être les avant-gardes d’une société réellement plus solidaire. Il est grand temps ».

 

À propos de l’Unapei 

 

Mouvement citoyen de 900 000 personnes handicapées, familles, amis, professionnels et bénévoles, l’Unapei œuvre, depuis 60 ans, pour que les personnes en situation de handicap intellectuel et cognitif (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap) accèdent aux mêmes droits que tous. L’Unapei s’engage pour une société solidaire, ouverte à tous et respectueuse des différences et du libre-choix des personnes handicapées. Son réseau de 550 associations membres innove sur tous les territoires et construit des solutions d’accompagnement évolutives et adaptées à chaque étape de la vie des personnes handicapées pour agir contre l’isolement et l’exclusion sociale. L’Unapei accompagne tout au long de leur vie 200 000 personnes handicapés, enfants et adultes, intellectuels et cognitifs. Chaque année 15 000 enfants naissent avec un handicap intellectuel dont la moitié avec des déficiences sévères. http://www.unapei.org/

 

Document à consulter

 écouterTélécharger : CIH2020 – Bilan non satisfaisant (PDF, 151,4 Ko)

 

 

 


Le TV LGO de novembre est arrivé

 

Au sommaire :

·         La continuité du travail en ESAT pendant le second confinement

·         Les coulisses du journal des Genêts d’Or et de Sevel Services

·         Un métier par mois : TISF

Technicienne d’Intervention Sociale et Familiale

 


Comité interministériel du handicap : L’UNAPEI interpelle le gouvernement

Handirect – 15 novembre 2020 – Par Caroline Madeuf

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

L’UNAPEI interpelle le gouvernement à la veille du Comité Interministériel du handicap

 

Alors que le prochain Comité interministériel du handicap doit se tenir lundi 16 novembre, en ouverture de la Semaine européennes pour l’emploi des personnes en situation de handicap, l’UNAPEI interpelle le gouvernement sur ses attentes fortes en matière de transition inclusive.

 

“Entre promesses du gouvernement et réalités sur le terrain : à quand des moyens humains et financiers pour une réelle transition inclusive ?”

“L’Unapei, association de défense des droits des personnes en situation de handicap intellectuel(*), attend des actes forts de la part du gouvernement, lundi prochain, lors du Comité interministériel du handicap, explique l’association. Depuis le printemps, la crise sanitaire a exacerbé et révélé les difficultés vécues par les personnes en situation du handicap et leurs aidants familiaux : isolement, fatigue, manque de moyens humains et financiers, non-respect de la législation… Face à la réalité de ces situations, il est grand temps que notre société repense, en profondeur, les modalités d’accompagnement des personnes en situation de handicap pour aujourd’hui et pour demain. La société du prendre soin est un investissement vital pour l’avenir”.

 

Ainsi, l’UNAPEI met en avant quatre grandes priorités dans son manifeste.

 

Les conditions pour une véritable transition inclusive

  1. Un rattrapage en urgence des manquements de l’Etat en termes d’accès aux droits et de financement des accompagnements.
  2. Une co-construction avec tous les acteurs concernés grâce à une évaluation des besoins et des attentes des personnes en situation de handicap et des familles.
  3. Un bouleversement des codes de la société et des représentations relatives aux personnes en situation de handicap.
  4. Des personnes, quelques soient leur handicap, accompagnées de manière adaptée pour être actrices de leurs décisions.
  5. Des professionnels du médico-social formés et accompagnés.

 

Des personnes en situation de handicap toujours sans solutions d’accompagnement

En février dernier, à l’occasion de la Conférence nationale du handicap, Luc Gateau, président de l’Unapei, avait interpellé le gouvernement : « quelles mesures vont être mises en œuvre pour que le mot « sans solution » disparaisse du vocabulaire d’ici à la fin du quinquennat ? ». Or, 8 mois après, les personnes dont les besoins préexistaient avant la crise sanitaire, sont aujourd’hui toujours sans solutions d’accompagnement adapté. Le contexte actuel ne doit pas être le prétexte au retour d’un ostracisme dont les principales victimes sont les personnes handicapées et leurs familles. Par exemple, pourquoi des personnes vivant en France sont-elles encore aujourd’hui obligées de s’exiler en Belgique ?

L’avènement d’une véritable société du « prendre soin » ne pourra se faire sans une politique du handicap globale, coordonnée, chiffrée, évaluée, à la hauteur des besoins et reposant sur la solidarité nationale. L’Unapei demande des garanties pour instaurer et rendre pérenne des accompagnements de qualité et adaptés à chaque personne.

Sur le terrain, les associations de l’Unapei sont pleinement mobilisées avec l’ensemble des parties prenantes afin de trouver des solutions aux personnes en situation de handicap. Néanmoins, faute de moyens quantitatifs et qualitatifs suffisants, les solutions apportées sont trop souvent temporaires et partielles.

 

Non effectivité du droit à la scolarisation pour les élèves en situation de handicap à la veille du Comité Interministériel du handicap

Contrairement à ce qui a été annoncé à la Conférence nationale du handicap, de nombreux enfants en situation de handicap sont toujours privés d’école. Les exemples de défaut d’accompagnement sont nombreux. Et pour preuve : les témoignages de parents en colère, sans solution de scolarisation adaptée pour leurs enfants, continuent d’affluer sur le site dédié : marentree.org. Au niveau des chiffres : sur 100 000 enfants atteints de troubles autistiques, 40 000 ont une scolarisation en milieu ordinaire et 10 000 en milieu protégé. Où sont les autres ? De nombreux élèves sont en attente de place en classe avec appui d’un dispositif ULIS, en IME… D’autres ne sont scolarisés seulement quelques heures par semaine avec le retrait de l’accompagnement humain individualisé qui a pourtant été notifié.

Au lendemain du comité de suivi de l’école inclusive, où les ministres se sont absentés au moment du débat avec les acteurs de terrain, l’Unapei réaffirme que pour rendre l’école réellement inclusive, il faudra non seulement des moyens à la hauteur des enjeux corrélés à une évaluation suivie et pertinente des besoins mais aussi que l’école se transforme en profondeur pour s’adapter à accueillir ces élèves aux besoins particuliers. Sans ce préalable, l’école inclusive continuera de se résumer à une multiplication de dispositifs, certes intéressants, mais rendus non pertinents par absence de cohérence globale. Sans réelle coopération entre le médico-social, l’Education nationale et tous les acteurs concernés, des enfants continueront à pâtir d’une privation de l’effectivité leur droit à la scolarisation.

 

Des professionnels du médico-social démunis, en manque de reconnaissance

Au quotidien, les personnes en situation de handicap atteintes de troubles du neurodéveloppement* ont besoin des compétences et de l’accompagnement des professionnels du médico-social.

Or, aujourd’hui, la vie professionnelle de ces acteurs du « prendre soin » est mise à rude épreuve. Ils endurent chaque jour des situations d’épuisement. L’Unapei regrette que malgré ses interpellations répétées, ces professionnels restent encore invisibles, voire oubliés par les politiques publiques. Ils souffrent cruellement d’un manque de reconnaissance de leur travail et d’une iniquité de traitement. Il est urgent de revaloriser l’ensemble de ces métiers et d’aplanir les inégalités préexistantes.

 

Sur le terrain, les tensions sont fortes pour recruter des professionnels en raison de la perte d’attractivité des métiers liés au handicap, ce qui crée des pénuries de professionnels et menaçant la qualité de l’accompagnement.

 

(*) Personnes vivant avec des conséquences de troubles du neurodéveloppement (personnes avec déficience intellectuelle, avec troubles du spectre autistique, troubles du comportement ou troubles psychiques, ou en situation de polyhandicap).

 

 


Finistère : un chèque de 45 000 euros va contribuer au projet de bus bucco-dentaire d’Ildys

Le Télégramme – Brest – 12 novembre 2020

Le bus bucco-dentaire va offrir des consultations et des soins aux enfants et adultes de dix établissements médico-sociaux du Finistère. (Photo d’archives Claude Prigent/Le Télégramme)

 

Le projet de bus bucco-dentaire de la Fondation Ildys s’adresse aux personnes accueillies dans des structures médico-sociales et il vient d’obtenir une aide de 45 000 € du Crédit agricole. Si le financement est bouclé, il pourrait sillonner les routes du Finistère dès le mois d’avril prochain.

 

Plus de la moitié des enfants en situation de handicap et des personnes âgées hébergées en structures, ont besoin de soins dentaires. Pour 17 % des personnes, ce sont même des soins d’urgence. Mais il n’est pas toujours facile de prendre rendez-vous et d’assurer le déplacement d’un patient âgé dépendant ou d’un jeune souffrant de troubles autistiques, par exemple. Les personnes de plus de 90 ans ont deux fois moins de chance d’accéder aux soins dentaires que celles de 60 ans. Une mauvaise santé bucco-dentaire favorise pourtant la dénutrition, facteur de perte d’autonomie de la personne âgée

 

Achat d’un véhicule adapté

 

Une réflexion a été menée au sein de la Fondation Ildys sous la houlette de Michel Mogan, directeur général délégué à la Fondation, qui est à l’origine du projet et de Sandrine Honnorat qui est en charge de son déploiement. Ce projet de bus bucco-dentaire qui sera capable de sillonner le Finistère pour se rendre directement à la porte des établissements médico-sociaux a été validé en août 2019 par l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne qui a accordé un budget de fonctionnement pour cinq ans d’un montant de 674 000 €. L’enjeu pour la Fondation Ildys est maintenant de recueillir les fonds nécessaires pour financer l’investissement de 471 000 € que représente ce projet avec notamment l’achat d’un véhicule adapté et son aménagement, ainsi que l’acquisition de matériel dentaire spécifique. Le bus, commandé en juillet dernier, sera équipé d’un cabinet dentaire accessible aux personnes à mobilité réduite et proposera des actions de prévention, de diagnostic et de soins à destination des résidents.

 

Il manque 236 000 € pour boucler le projet

 

« Nous avons déjà la moitié de l’enveloppe nécessaire avec 235 000 € réunis en faveur de ce projet, grâce à des mécènes comme le Crédit agricole qui nous a remis, ce jeudi, un chèque de 45 000 €. Il reste encore 236 000 € à trouver », précise Tiphaine David-Meleux, responsable de la communication d’Ildys.

Les formations des personnels ont déjà commencé dans les dix établissements médico-sociaux partenaires (*) : 23 référents bucco-dentaires sont prêts et douze professionnels, travaillant dans neuf établissements différents, ont aussi été formés à l’utilisation d’une caméra spécifique pour des consultations de télémédecine.

Le service d’odontologie du CHRU de Brest est partenaire du bus bucco-dentaire. Des soins seront prodigués pas des dentistes et des étudiants de sixième année qui pourront réaliser des consultations de télémédecine différées en lien avec un professionnel de la santé bucco-dentaire spécialiste de la prise en charge des personnes en situation de handicap. Le déploiement de la télémédecine est prévu à la fin de cette année et le début des soins dans le bus est envisagé en avril 2021. L’expérimentation sur cinq ans se terminera en septembre 2025.

 

 

(*) Les dix établissements appartiennent à l’Hospitalité Saint Thomas de Villeneuve (HSTV) dont l’Ehpad de Plougastel, aux Papillons Blancs du Finistère, à l’APF France Handicap, au Centre Hospitalier de la Presqu’île de Crozon, Les Genêts d’Or et au Centre Hospitalier des Pays de Morlaix.

 


Participez à l enquête pour mesurer l accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun

UNAPEI – 10 novembre 2020

 

EcoutezReadSpeaker webReader: EcoutezFocus

 

Participez à une enquête en ligne pour mesurer l’accès des personnes autistes et de leurs accompagnants aux services de droit commun dans divers pays européens. Vous contribuez ainsi à une importante action de recherche.

 

L’Unapei est partenaire du centre d’excellence TND Robert Debré, une des trois références en matière de recherche sur l’autisme en France. Ce centre avec d’autres référents réunis dans le consortium Européen AIMS2 -Trials lancent une importante enquête utile pour leurs travaux de recherche. Elle vise à mesurer le niveau d’accès des personnes autistes aux services de droit commun dans de nombreux domaines : santé, aide sociale, éducation, emploi…

 

Cette enquête en ligne s’adresse aux personnes autistes et à leurs accompagnants. Elle permettra de comparer dans divers pays leurs expériences et ressentis lorsqu’ils souhaitent accéder aux services ouverts à tout citoyen.

 

Cette enquête inédite portée par l’Université de Cambridge est accompagnée d’explications en français simplifié. Merci pour vos contributions.

 

Accédez à l’enquête 

 

Lire les explications simplifiées

 

 


Le TV LGO d’octobre est arrivé

 

Au sommaire :

·         Baptême du voilier cargo « Grain de sail » à Lorient

·         Le FALC : Facile A Lire et à Comprendre

·         Un métier par mois : surveillant de nuit

 

 


COVID–19 – mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants

Bonjour,

Veuillez trouver, ci-dessous, un communiqué de presse concernant : COVID–19 – les mesures concernant les personnes en situation de handicap et leurs aidants.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

 

29-10 -2020 mesures confinement ph 2eme vague covid19 (1)


 

 

Une Lorientaise sort un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées

Le Télégramme – Lorient – 24 octobre 2020 – Céline Le Strat

 

Jeanne Le Pengalou, lorientaise de 35 ans, a sorti son premier ouvrage le 1er octobre, autour des activités pour personnes polyhandicapées. (Le Télégramme/Céline Le Strat)

 

La Lorientaise Jeanne Le Penglaou, éducatrice spécialisée, vient de sortir son premier livre. Un recueil d’activités pour personnes polyhandicapées. La suite logique de son site Handiy, devenu référence dans le milieu.

 

Il n’est pas facile de mettre en place des activités de loisirs ou d’apprentissage avec les polyhandicapés. C’est de ce constat qu’est partie Jeanne Le Penglaou pour écrire son livre « 40 activités pour personnes polyhandicapées ou atteintes de déficiences multiple ». Sorti le 1er octobre, il recense des animations « conçues pour convenir aux personnes fortement dépendantes ». La Lorientaise de 35 ans est éducatrice spécialisée, a été animatrice, directrice de séjours adaptés et est bien connue du web puisqu’elle a lancé il y a trois ans le site Handiy, un jeu de mots avec DIY pour Do-it-yourself : fais-le toi-même. C’est de ce site que tout est parti : « J’y écris des idées d’activités, adaptées pour les personnes âgées ou handicapées par exemple et une éditrice m’a contactée car les éditions Phalente voulaient créer une collection handicap », rapporte l’éducatrice.

 

« Partir de la personne, ses choix, ses envies »

 

Jeanne Le Penglaou mettra finalement trois ans à écrire son ouvrage, « il est plus poussé que le site internet, il y a de la méthodologie, c’est décrit, concret », assure l’auteur. Activités manuelles, musique, motricité sensorielle, idée de sortie : un véritable recueil de loisirs et d’apprentissage « parce qu’à chaque fois il y a un objectif éducatif ». Les activités sont ludiques, « comme le jeu de l’oie : quand on tombe sur une case, il faut par exemple jouer de la musique cela peut être souffler dans une flûte, crier le plus fort possible ». Le mot d’ordre : l’adaptation à son public « j’explique qu’il faut toujours partir de la personne, de ses choix, ses envies. Il n’y a pas de méthode toute faite ou de recette miracle ».

Jeanne Le Penglaou sait de quoi elle parle. « Mon grand frère est atteint de déficiences multiples, j’ai beaucoup testé les activités avec lui. Les personnes polyhandicapées sont souvent dans des foyers, où il manque du personnel et ce n’est pas facile de mettre en place des activités ».

 

Un tennis de table avec frites et ballon de baudruche

 

Jeanne puise ses idées sur internet, adapte des activités connues de tous « comme le tennis de table avec des frites de piscine et un ballon de baudruche. Son livre s’adresse aussi bien aux éducateurs qu’aux centres spécialisés et aux parents et peut aussi s’adapter à un autre public que les personnes en situation de handicap, « pour les personnes âgées qui ont un retard important par exemple », assure Jeanne Le Penglaou. Ce livre ne sonne pas la fin de son site internet qui sert de mine d’info à bon nombre d’animateurs. Jeanne Le Penglaou pense à travailler sur un volet numérique, « car je pense que les personnes en situation de handicap en sont éloignées et pourtant j’ai travaillé avec de jeunes autistes qui savaient faire plein de choses sur le numérique ».

 

 

Pratique : « 40 activités pour personnes polyhandicapés ou atteintes de déficiences multiples », 208 pages aux éditions Phalente, 19,90 €. Site internet www.handiy.fr

 

 


Cornu-Pauchet : un pilote pour freiner l’exil en Belgique ?

Handicap.fr / 14 octobre 2020 • Par  E. Dal’Secco

 

Prévenir les départs contraints des Français handicapés vers la Belgique, telle est la mission confiée à Marianne Cornu-Pauchet le 5 octobre 2020. Le gouvernement entend ainsi mettre en œuvre une “évolution plus radicale”.

 

 

Fin 2018, près de 8 000 Français (1 500 enfants et 6 500 adultes) sont accueillis dans des établissements en Wallonie (Belgique). Ils sont majoritairement originaires de trois régions : Hauts-de-France, Ile-de-France et Grand-Est.

 

Des solutions de dernier recours

 

Face à la pression des familles contraintes d’accepter ces « exils » faute de solutions adaptées en France, le gouvernement français a mis en œuvre en 2016 une « politique des départs non souhaités », associée au déploiement de la démarche « Réponse accompagnée pour tous ». Quatre ans plus tard, même si Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat au Handicap, note les « premières améliorations », elle admet que les « séparations des familles se poursuivent », plus souvent « subies que choisies ». En dehors de la contrainte humaine, ce sont par ailleurs près de 500 000 millions d’euros chaque année qui financent (via l’Assurance maladie et les départements) ces prises en charge « de dernier recours » sur le territoire belge.

 

Une lettre de mission datée du 5 octobre

 

Dans ce contexte, le gouvernement appelle à une « évolution plus radicale de notre politique publique » et, le 5 octobre, adresse sa lettre de mission à Marianne Cornu-Panchet. Cette ex-directrice du Fonds CMU-C, co-auteure d’un rapport sur l’accès aux soins des personnes handicapées et précaires, a pour objectif de « documenter cette réalité et de formuler des recommandations ». Elle devra, d’abord, mettre en œuvre « une stratégie commune État/conseils départementaux de conventionnement du secteur adulte, pour réguler tant sur le plan qualitatif que quantitatif, l’activité des établissements wallons accueillant des Français ».

 

Chantier prioritaire ?

 

Mais ce « chantier prioritaire », selon la ministre, vise aussi à faciliter le retour en France de ceux qui le souhaitent, en assurant le déploiement de solutions alternatives d’accompagnement à « haut rythme » dans les régions les plus concernées. Ces deux mesures sont inscrites dans la loi de financement de sécurité sociale (LFSS) pour 2020. Le gouvernement avait en effet promis, dès septembre 2019, un plan de création sur trois ans de « solutions nouvelles » avec un budget dédié de 90 millions d’euros (dont 20 dès 2020). D’autres axes figurent dans cet engagement : offre d’accompagnement pour les situations les plus complexes, notamment les personnes autistes, projets de logements inclusifs…

 

Cette nomination fait notamment suite à une alerte formulée par l’Uniopss en séance plénière du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) du 24 septembre 2020. En présence de Sophie Cluzel, l’association avait déploré « le manque de coordination au niveau national des travaux sur la lutte contre les départs en Belgique et la non consommation des 20 millions d’euros prévus en 2020 ».

 

 


Allocution du président de l’Unapei, Luc Gateau : Assemblée générale 2020

Unapei – 25 septembre 2020

 

EcoutezEcoutez avec webReaderFocus

L’Unapei organise cette année sa première assemblée générale à distance et en direct. Ce rendez-vous incontournable dans la vie d’une association rassemble des centaines de représentants d’associations, parents, personnes accompagnées et professionnels partout en France.

 

Les conditions particulières, si elles rendent compliquées les interactions et les temps de convivialité, n’empêchent pas le Mouvement Unapei de préparer l’année à venir comme de tirer le bilan de celle écoulée.

Luc Gateau, lors de son intervention d’entrée, revient sur la douloureuses crise sanitaire pour les personnes accompagnées, leurs familles et les professionnels mais aussi sur l’ambition, toujours intacte, du mouvement Unapei pour contribuer à la transformation de la société. Plus que jamais cette dernière doit être réellement solidaire et inclusive pour prendre soin de tous ses membres, dont les personnes en situation de handicap encore trop souvent oubliées.

 

Découvrez l’intégralité de son intervention dans la vidéo ci-dessous :

https://youtu.be/ycSfeObiO-8

 

 


Ces élèves en situation de handicap ne pourront pas faire leur rentrée

Marentrée.org

 

 

Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante… A quelques jours de la rentrée scolaire et en pleine pandémie, la situation des enfants en situation de handicap est plus que critique : elle est carrément alarmante.

 

“Monsieur le Ministre, ne les oubliez pas”. C’est un appel de première urgence que lance l’Unapei à l’adresse de Jean-Michel Blanquer. La fédération française d’associations de défense des droits des personnes en situation de handicap alerte le Ministre de l’Education Nationale sur un point : la rentrée des classes approche et pourtant, des milliers d’enfants en situation de handicap n’ont toujours pas de solution de scolarisation adaptée à leurs besoins.

En somme, ils restent exclus de l’école. Et ce alors que le déconfinement avait déjà mis en évidence de vrais dysfonctionnements concernant la prise en charge des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, c’est donc la question de l’école et d’une scolarité plus inclusive qui doit être soulevée dans le débat public.

“Pourquoi certains enfants sont encore privés d’école ? Pourquoi un enfant devrait-il attendre dans une classe qui ne lui convient pas qu’une place se libère dans une classe adaptée à ses besoins ?”, s’interroge à la fédération, réagissant au peu d’alternatives proposées (scolarisation à temps partiel, à distance, place par défaut…).

Pour l’Unapei, nous sommes là face à une “non-effectivité du droit à l’éducation”, des écoles “ordinaires” aux écoles spécialisées. Sur les réseaux sociaux (avec le mot-clé #jaipasecole) mais aussi sur le site www.marentree.org, les témoignages abondent pour dénoncer cette réalité trop peu médiatisée, qui concerne autant enfants et parents que personnels éducatifs. L’idée ? “Rompre le silence autour de ce scandale”.

“Mon fils n’a rien. Même le rectorat, le médecin du rectorat et l’ancien établissement scolaire ne sont pas capables d’aider et de trouver une solution. Il faut attendre la rentrée pour espérer des désistements ! Impossible de compléter les voeux pour élargir l’orientation et avoir une chance de scolarisation dans une voie qui lui convient mieux”, déplore la mère de Valentin, 15 ans. Scolarisation inadaptée, à temps partiel, ou tout simplement inexistante, solutions de recours maigres ou fantoches, communication impossible… Les soucis abondent.

Les parents de Julien P, 15 ans, en attestent : “On a changé de région et notre fils se retrouve sans lycée. Son stress est au maximum, il tourne autour de la maison en marmonnant. Et nous parents on téléphone au rectorat, on envoie des mails, on a saisi le médiateur de l’Education nationale. Aucune réponse”.

Même son de cloche pour les parents de Ziyan, 5 ans. “Chaque structure a toujours une excuse : pas le profil, pas du même département… Et dans le même département, ils estiment que c’est trop loin de notre domicile. Pas de place… Trop jeune. On nous a tout sorti ! Alors qu’il s’agit de structures soi-disant adaptées. Voilà. A peine 5 ans et déjà complètement exclu de partout. Obligé de rester à la maison avec maman”, nous racontent-ils.

Un état des lieux déplorable. Et encore, précise Luc Gateau, président de l’Unapei, “ces témoignages ne sont que la partie émergée de l’iceberg”. A l’aube de septembre, l’Unapei interpelle le gouvernement et en appelle à l’établissement d’un environnement scolaire adapté et accessible. Cela passe par une meilleure sensibilisation du handicap, un accompagnement “sans rupture” et réfléchi des élèves et de leurs familles, mais aussi à une collaboration renforcée entre l’Education nationale et le secteur médico-social. Histoire d’éviter le fiasco total.

“Rien n’a changé en France en 20 ans. Le handicap est un parcours du combattant quasi constant”, s’attriste encore une internaute. “Les familles sont épuisées, abandonnées, ne se sentent pas entendues”, tacle de son côté l’Unapei. Gageons que ces témoignages puissent changer la donne des mois après un confinement national qui, comme le rappelle la fédération, n’a fait qu’exacerber la fatigue et l’isolement des principaux concernés.

 

 

Source :

https://www.terrafemina.com/article/rentree-2020-ces-eleves-en-situation-de-handicap-sont-exclus_a354871/1

 


Les soignants veulent du soin pour leurs salaires

Ouest-France – Finistère 10 juillet 2020 – Christian GOUEROU

 

Le monde médico-social veut plus qu’une prime de 500 € ou 1 000 €. Employeurs, syndicats et le Département souhaitent une revalorisation salariale et renvoient la balle vers le gouvernement.

Durant une manifestation à Quimper au mois de juin 2020, des aides à domicile disent leur colère. | Archives Ouest-France

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Le contexte de la crise liée au nouveau coronavirus a permis des rapprochements entre les associations (1) du secteur médico-social, dans le domaine des personnes âgées, du handicap, de la petite enfance, des foyers de vie, etc. Mais, au-delà des équipes dirigeantes, ce sont aussi les syndicats de salariés qui sont montés dans le train pour porter des revendications communes : la CFDT santé sociaux, la CGT et Sud santé sociaux.

Jeudi, en soirée, tous ces acteurs ont débattu avec la présidente du Département, Nathalie Sarrabezolles. S’il n’est pas l’employeur, le Département finance de nombreux établissements du secteur associatif. L’assemblée a voté, lundi, la somme de 2,3 millions d’euros afin de financer une prime de 500 € pour les 4 600 personnes de ce secteur en Finistère.

 

Que demandent les employeurs et les salariés ?

Que l’assemblée les soutienne pour aller chercher une prime de 1 000 € bien sûr mais surtout la revalorisation des salaires… Pour la majorité de gauche, la décision du gouvernement, qui accorde une prose de 500 à 1 000 € aux soignants et 1 000 € à tout le monde dans le domaine médico-social financé par l’Assurance maladie, créé de l’inégalité.

« Ce gouvernement décide que les Départements vont aussi donner des prismes alors que nous ne sommes pas les employeurs. Oui, nous comprenons que ces salariés aient cette prime mais cela ne change pas leurs conditions de travail ni la grille de salaires » soulignait Nathalie Sarrabezolles, lundi. Ainsi, dans un même établissement, des salariés pourraient avoir une prime et d’autres non, parce que ne dépendant pas de l’Assurance maladie.

La présidente du Département l’écrit ainsi quand elle s’adresse aux salariés et employeurs finistériens concernés : «C’est bien la question du niveau de rémunération d’une grande partie des personnels sociaux et médico-sociaux qui est reposée à l’occasion de la crise sanitaire, ainsi que la précarité de nombreux emplois. Cette question devra être traitée par une réévaluation salariale ».

Quel retour après la rencontre ?

Du côté associatif, les syndicats et les employeurs sont satisfaits des échanges. Pour la CFDT santé sociaux, « Oui, nous sommes dans une démarche collective. Nathalie Sarrabezolles soutient la nécessité de valorisation du secteur dans son ensemble. Heureusement qu’il existe un secteur associatif, avec ses valeurs, entre le public et le privé ».

La CGT abonde : « Le Département souhaite qu’il y ait équité entre le secteur privé et public. Nous avons un problème d’attractivité pour trouver des soignants dans les Ehpad. Nous avons des salaires en dessous du Smic. Nous recherchons une reconnaissance salariale ».

Pour SUD santé sociaux, même son de cloche : « La prime, oui, mais si les salaires ne suivent pas, il n’y aura pas de recrutement ».

Selon Michel Jézéquel, directeur de Don Bosco, et Joël Goron, directeur général des Genêts d’Or, « la crise met en évidence la nécessité de prendre en compte les soignants, au-delà de l’hôpital. Il s’agit des soignants de l’enfance, du handicap, de l’insertion, des personnes âgées. Il faut une vision plus large de la notion de soin ».

Que va-t-il se passer ?

La démarche des employeurs et des syndicats n’est pas de dire au Département : « Il faut payer ». Au département, on entend pousser pour que le gouvernement mette les 500 € restants pour que la prime fasse 1 000 €.

Surtout, « le vrai sujet » dit-on chez les élus, c’est la valorisation des salaires. Le gouvernement préconise que les Départements passent à un tarif de 21 € par heure pour les aides à domicile. En Finistère, la collectivité met déjà 24 € par heure. Ce qui ne va pas forcement dans la poche des salariés mais dans la structure.

 

En résumé, Département, syndicats et employeurs du secteur médico-social sont d’accord : l’Etat créé de l’inégalité. En lien avec l’association des Départements de France, l’assemblée départementale va faire une démarche vers le ministère.

 

(1) Vingt et une organisations – à but non lucratif – de l’économie sociale et solidaire du Finistère, dont par exemple Les Genêts d’Or, Don Bosco, Kan ar Mor, La Fondation Massé-Trévidy, Les Papillons Blancs du Finistère et des aides à domicile en milieu rural.

 

 


L’habitat API, un nouveau pas est franchi !

Article UNAPEI

Le 01/07/2020

« Demain, je pourrai choisir d’habiter avec vous », tel est le titre du rapport de Denis Piveteau et Jacques Wolfrom, dont les grandes lignes ont été dévoilées au CNCPH le 25 juin. En impulsant l’habitat API (Accompagné, partagé et inséré dans la vie locale), les auteurs du rapport proposent un nouveau mode d’habiter, choisi par les personnes en situation de handicap et les personnes âgées, en plein de cœur des dynamiques territoriales.
Denis Piveteau et Jacques Wolfrom revendiquent une approche « pratique » : partir des aspirations et des besoins des personnes pour faire une douzaine de propositions concrètes permettant de lever les grands obstacles rencontrés par les personnes dans leur choix d’habitat et de mode de vie. Permettre ainsi à des personnes, si elles le souhaitent, de vivre chez elles, tout en écartant le risque d’isolement grâce au partage de certains moments de vie avec d’autres.

Vivre chez soi sans être seul

Proposition phare du rapport, la création d’une nouvelle aide individuelle à la personne, l’aide à la vie partagée (AVP), pourra permettre aux personnes qui le souhaitent de bénéficier d’un appui pour le partage et l’animation de la vie partagée.
Grande nouveauté également, la création d’un « forfait de services mutualisés » venant s’ajouter à l’AVP pour les personnes ne bénéficiant pas d’une aide individuelle à l’autonomie permettra, pour la première fois, aux personnes en situation de handicap non éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH) d’avoir accès à ce type d’habitat. Ces aides viennent en complément d’un accompagnement individuel et adapté aux besoins de chacun.

Rôle majeur du médico-social

Le rapport ouvre la voie à une collaboration rapprochée entre habitat API et établissements et services médico-sociaux dans l’accompagnement des personnes au quotidien bien sûr, mais également dans l’attention au parcours de vie de la personne. En mettant ainsi leur expertise au service de l’ensemble des acteurs de la société, les acteurs médico-sociaux sont amenés à renforcer leur rôle majeur de soutien émancipateur auprès des personnes handicapées et de facilitateur au sein de la société.
L’Unapei défend depuis longtemps le droit pour chaque personne de pouvoir choisir sa voie et son lieu de vie, de bénéficier d’une vie sociale choisie, de décider librement de ses activités et de son rythme de vie tout en participant et en contribuant à la vie locale.
C’est pour cela que l’Unapei soutient l’habitat API : il devrait permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir bénéficier d’un environnement accueillant et bienveillant, d’être doté d’un accompagnement de qualité adapté à leurs besoins et ce au cœur de la vie locale.

 

Le rapport annuel intégré - Contenus d'intérêt collectif ? - Angie

 


 

Finistère. Prime Covid-19 : les aides à domicile crient à l’injustice

Ouest-France – Finistère – 30 juin 2020

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus.

Les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire ont interpellé, hier, les élus, Jean-Luc Fichet et Sandrine Le Feur. | Ouest-France

 

Les associations de l’emploi à domicile du Nord-Finistère ont fait part, lundi 29 juin, à Jean-Luc Fichet, sénateur, et Sandrine Le Feur, députée, de « l’injustice » subie par les professionnels de l’aide aux personnes vulnérables, exclus de la prime accordée aux personnels en première ligne, comme les soignants, face au coronavirus. Une récompense de tous les personnels des structures médico-sociales, publiques ou privées, pourtant annoncée par le gouvernement, mais dont la prise en charge revient aux Départements. « Durant la crise, nos aides à domicile ont fait le même travail, ils ont pris les mêmes risques que les soignants », indique Alban Le Roux, directeur de l’AS Domicile à Morlaix.

 

Pour le secteur de l’aide à domicile, financé par les Départements, « la prime reste une promesse non tenue », dénoncent les syndicats CFDT, CGT et Sud rejoints par le collectif associatif de l’Économie, sociale et solidaire. « Ces gens font bien leur travail et ne sont pas visibles », a souligné Jean-Luc Fichet.

 

L’élu annonce qu’il va mobiliser les parlementaires du Département, où cette question demeure pour l’heure en suspens. En cause, la crise sanitaire qui a rebattu les cartes des budgets du Département. « Le sujet sera débattu la semaine prochaine lors d’une réunion », détaille Solange Creignou, vice-présidente chargée des politiques personnes âgées et personnes handicapées.

 

 


Bonjour,

Voici la réponse de l’ARS concernant l’ouverture totale des IME :

Bonjour Monsieur Michel,

Les consignes du ministère assouplissant les consignes pour les établissements prenant en charge des enfants en situation de handicap nous ont été communiquées cet après-midi. Elles demandent à ce que les établissements puissent accueillir les enfants pour lesquels les parents souhaitent une reprise des prises en charge à temps plein dès que possible.

Ces consignes ont été transmises immédiatement auprès des établissements concernés pour mise en œuvre.

Restant à votre écoute,

Cordialement,

Jean-Paul MONGEAT
> Directeur
_____________________________________________
==Agence régionale de santé (ARS) Bretagne
Délégation Départementale du Finistère
5, venelle de Kergos | 29324 QUIMPER Cédex | France
> Tél. : 02.98.64.50.20 | Fax : 02.98.95.19.25

jean-paul.mongeat@ars.sante.fr

http://www.ars.bretagne.sante.fr

 


Le secteur médico-social attend une reconnaissance

Ouest-France – Finistère – 19 juin 2020 – Lucas BOUGUET

Associations médico-sociales et syndicats étaient réunis au Family à Landerneau (Finistère), mercredi 17 juin 2020, pour réclamer la prime d’État de 1 500 €. Dans un courrier adressé aux élus, préfets, à l’ARS (Agence régionale de santé), ils demandent une reconnaissance nationale dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Associations médico-sociales et syndicats se sont rassemblés à Landerneau. | Ouest-France

 

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Que réclame le secteur médico-social ?

Les annonces d’Édouard Philippe du 15 avril ont fait écho jusque dans le Finistère. Parmi les déclarations que le chef du gouvernement avait faites, figurait une prime de 1 500 € pour tous les personnels des services de santé qui ont dû gérer la crise du Covid-19. Les vingt-sept associations d’action sociale et médico-sociale du Finistère et les trois syndicats (CFDT, CGT, SUD), ne souhaitent pas être laissés pour compte.

 

Un secteur doublement pénalisé ?

Réunis autour de la table, syndicats, personnels et professionnels revendiquent tous cette prime de 1 500 € qui a été promise par le Premier ministre. Plus largement, c’est une revalorisation des salaires que tous demandent. La CFDT demande également à ce que les salariés qui ont contracté le virus (environ une centaine selon la CGT) soient reconnus. Par ailleurs, depuis le 25 mai, le gouvernement a lancé le Ségur de la Santé (du nom de la rue où ont lieu les discussions) afin d’apporter des réponses au secteur de la santé, en première ligne face à la pandémie de Covid-19.

Or, il est nécessaire que le Ségur puisse « bénéficier équitablement au public et au privé. Notre branche est parmi la moins payée. 80 % des salariés sont des femmes. C’est sans doute ce qui le justifie ».

 

Quelles actions en cours ?

Pour la première fois, associations et syndicats s’unissent autour d’une même revendication. Ensemble, ils ont fait parvenir un courrier aux instances, élus et ARS pour alerter de leur situation.

Une initiative qui trouvera sans doute écho sur l’ensemble du territoire. Un courrier qui a déjà interpellé Didier LE GAC, député LREM de la 3ème circonscription du pays de Brest. Un rendez-vous est déjà calé lundi prochain dans les locaux de la CFDT à Brest.

 


Une valorisation du personnel médico-social, pour que nos mercis deviennent visibles

Le Parisien – 24 mai 2020 – Par Opinion

 

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, l’Unapei, Nous aussi et plus de 60 personnalités demandent, notamment, une prime et une revalorisation des salaires des professionnels qui ont accompagné les personnes en situation de handicap durant l’épidémie de Covid-19.

 

«Les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19», soulignent les signataires.

 

Luc Gateau, président de l’Unapei (qui regroupe 550 associations, animées par des bénévoles, des parents et des amis de personnes handicapées), et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ; Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi, et plus de soixante personnalités :

« Prendre soin : les professionnels qui accompagnent des personnes en situation de handicap n’ont pas arrêté de le faire pendant la crise du Covid-19. Oubliés et invisibles, ils doivent être considérés au même titre que tous les acteurs du soin. Nous, parents, sœurs, frères, amis, aidants, personnes en situation de handicap sommes en première ligne pour témoigner de l’impact de la crise sur notre quotidien. Un quotidien soulagé par l’accompagnement de ces professionnels. Avec le soutien de citoyens solidaires, nous voulons rappeler leur engagement sans faille. Nous demandons que nos mercis intimes du quotidien deviennent visibles et tangibles.

 

Durant les semaines de confinement que notre pays a traversées, les personnes, quel que soit leur handicap, ont plus que jamais eu besoin des compétences de professionnels qui ne sont ni hospitaliers ni de santé et qui pourtant ont pour mission d’accompagner et de « prendre soin ». Ce sont les professionnels dits du « médico-social ». Pour des milliers d’enfants et d’adultes en situation de handicap en perte de repères et inquiets, comme d’autres, de ce qui se passait, ces professionnels ont souvent constitué le seul lien social. Pour leurs proches également.

 

Au-delà des accompagnements courants, toujours nécessaires, ils ont veillé à ce que leur vie ne bascule pas vers plus de difficultés et de troubles, si ce n’est vers la maladie. Ils ont ainsi permis, avec conscience professionnelle, que soient maintenus les rendez-vous quotidiens essentiels aux personnes concernées et à leurs familles. Si l’on peut regretter que, pendant la période de confinement, il ait été fait peu état de leur mobilisation, il importe désormais de faire bouger les lignes et évoluer les mentalités, afin qu’ils reçoivent la juste reconnaissance qu’ils espèrent si légitimement.

 

Aussi, nous, personnes en situation de handicap, parents, sœurs, frères, amis, aidants, nous demandons que l’engagement de ces professionnels soit reconnu dans un premier temps par une prime au même titre que les autres acteurs du soin. Ce geste symbolique reconnaissant leurs efforts sans pareils pendant cette crise ne devrait même pas faire débat. Nous demandons surtout une valorisation globale de leurs métiers, qui passera également par une revalorisation de leurs salaires à la hauteur de leur rôle dans la société.

 

Valoriser les métiers du médico-social, faire preuve de gratitude, de façon effective, envers celles ou ceux qui aident tous les jours des personnes à être actrices de leur vie, c’est démontrer que le « prendre soin » a, plus que jamais, un sens dans notre pays et, plus encore, qu’il est un investissement pour l’avenir.

 

A l’heure où, pour beaucoup de personnes en situation de handicap et de familles, le confinement a été et reste une épreuve, ne tournons pas trop rapidement la page et réfléchissons à comment, ensemble, œuvrer à une société plus responsable et solidaire ».

 

 

Les signataires

 

Luc Gateau, président de l’Unapei et les parents, frères, sœurs et amis de l’Unapei ;

Lahcen Er Rajaoui, président de Nous Aussi et l’ensemble des personnes en situation de handicap adhérentes de Nous Aussi ;

Adda Abdelli, comédien ;

Patrick Adler, comédien ;

Albert Algoud, journaliste ;

Jean-François Balmer, comédien ;

Gregori Baquet, comédien ;

Nadège Beausson-Diagne, comédienne ;

Frédérique Bedos, fondatrice d’ONG ;

Leïla Bekti, comédienne ;

Marie-Paule Belle, chanteuse ;

Christian Benedetti, comédien ;

Claude Bergeaud, entraîneur de basket ;

Jean-Yves Berteloot, comédien ;

Michel Billé, sociologue ;

Jacques Bonnaffé, comédien ;

Isabelle de Botton, comédienne ;

Caroline Boudet, journaliste ;

Anne Bouvier, comédienne ;

Didier Brice, comédien ;

Jean-Michel Carlo, administrateur de l’UNICEF ;

Emilie Cazenave, comédienne ;

Jeanne Cherhal, chanteuse ;

François Cluzet, comédien ;

Philippe Croizon, athlète et chroniqueur ;

Gérard Darmon, comédien ;

Olivier Delacroix, animateur TV ;

Vincent Des Portes, professeur de médecine ;

Alexis Desseaux, comédien ;

Henri Duboc, médecin chercheur ;

Hervé Dubourjal, comédien ;

Anny Duperey, comédienne ;

Philippe Durance, sociologue ;

Elha, chanteuse ;

Eglantine Emeyé, journaliste-animatrice TV ;

Jean-Louis Fournier, écrivain ;

Catherine Frot, comédienne ;

Jacques Gamblin, comédien ;

Charles Gardou, anthropologue ;

Alexandre Jardin, écrivain ;

Jonathan Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Michaël Jérémiasz, co-fondateur de l’Association Comme les Autres ;

Axel Kahn, professeur de médecine ;

Valérie Karsenti, comédienne ;

Eric Laugérias, comédien ;

Samuel Le Bihan, comédien ;

David Le Breton, anthropologue ;

Olivier Lejeune, comédien ;

Lionel Levy, chef étoilé ;

Marc Levy, écrivain ;

Sébastien Marsset, navigateur ;

Régine Monti Tessier, sociologue ;

François Morel, comédien ;

Olivier Nakache, réalisateur ;

Israël Nisand, professeur de médecine ;

Erik Orsenna, écrivain ;

Eric Toledano, réalisateur ;

Olivier Rabourdin, comédien ;

Jean-Michel Ribes, comédien ;

Christophe Rossignon, producteur de cinéma ;

Anne Roumanoff, humoriste ;

Alain Sachs, comédien ;

Laurent Savard, humoriste ;

Benoit Soles, comédien ;

Régis Sonnes, entraîneur de rugby ;

Barbara Stiegler, philosophe ;

Alice Zéniter, écrivain.

 

 


Finistère. Une prime pour les salariés du médico-social ?

Ouest-France – Quimper 4 mai 2020

 

Comme pour le secteur hospitalier, les associations employeurs du secteur médico-social du Finistère demandent une prime pour leurs salariés. C’est vers le conseil départemental qu’elles se tournent.

Vingt associations qui accompagnent des publics vulnérables écrivent à la présidente du Département du Finistère, Nathalie Sarrabezolles, et au directeur de la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé (ARS). En question, la prime que le Président Macron a promise aux soignants mais pas au monde médico-social. Parmi les signataires, on trouve Don Bosco, les Genêts d’or, Massé-Trévidy, des ADMR, les Papillons Blancs…

« Nos professionnels ont su redoubler d’efforts. Ils se sont retrouvés en première ligne afin d’assurer la continuité de nos missions de service public. Cet engagement, qui s’est parfois fait au détriment de leur propre santé, nécessite notre respect et une véritable reconnaissance. […] Elle ne pourra se limiter à de simples remerciements », soulignent les associations.

 

Une demande de reconnaissance

 « Cependant, nous faisons déjà face à des financements encadrés. À ce jour, nos associations sont dans l’incapacité d’assurer une valorisation financière à hauteur de l’engagement de nos salariés-collaborateurs, argumentent-elles. Les récentes annonces du président de la République et du gouvernement font état d’une volonté de valoriser les professionnels du secteur hospitalier et des EHPAD par une prime. Il nous paraît indispensable que l’ensemble des professionnels du secteur médico-social, dont les services à domicile (SSIAD, SAAD et SPASAD), soit concerné par cette décision politique. Ils sont les grands oubliés des discours actuels ».

Les fédérations médico-sociales ont également adressé un courrier au Président, pour cette reconnaissance, le 10 avril 2020.

 

 



Huguette Dolou, ancienne présidente de l’Adapei, est décédée

Ouest-France – Brest – 13 avril 2020 – Gaëlle COLIN

 

La bénévole brestoise était très engagée auprès des personnes en situation de handicap. L’ancienne présidente de l’Adapei (Association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales) de Brest (Finistère) est décédée à l’âge de 77 ans.

Huguette Dolou, déléguée de section ( Brest)  de l’Adapei. Elle est décédée à l’âge de 77 ans. | Archives Ouest-France

 

Huguette Dolou, présidente de la section brestoise de l’Adapei (Association départementale de parents et d’amis de personnes handicapées mentales) est décédée à l’âge de 77 ans. Mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, elle était une figure du bénévolat finistérien auprès des personnes en situation de handicap. Notamment avec son mari, Jacques Dolou, qui a été président du collectif des associations de personnes handicapées du Finistère.

 

Un engagement de toute une vie

 

Cet engagement prend racine quand on lui a annoncé que son fils, Christian, était en situation de handicap mental. « Je ne peux pas dire que ce soit facile à vivre », racontait-elle à notre journaliste, en 2003. Elle lui avait rappelé le chemin parcouru : « Il y a quarante ans, l’annonce du handicap était brutale et courte. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le médecin prend le temps de parler aux parents, donne son numéro de téléphone, indique toutes les coordonnées utiles… ». Un engagement qui l’a suivi jusqu’au bout de sa vie, puisqu’elle a souhaité « des dons en faveur de l’Adapei du Finistère plutôt que des fleurs ».

La Brestoise, née à Paris, s’était aussi engagée à 70 ans dans la politique locale. Elle faisait partie de la liste aux municipales 2014 de Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon.

La section brestoise de l’Adapei et le centre communal d’action sociale de Guipavas, dont Huguette Dolou était administratrice, lui rendent hommage.

 En raison des contraintes sanitaires en vigueur liées au coronavirus, ses obsèques sont célébrées dans l’intimité familiale.

 

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Décès d’Huguette Dolou bénévole très engagée auprès des personnes handicapées dans le Finistère

Le Télégramme – 12 avril 2020

Huguette Dolou.

 

La Saint-Marcoise Huguette Dolou, née Morin, figure emblématique du bénévolat auprès des personnes handicapées s’est éteinte vendredi, à l’âge de 78 ans.

Huguette Dolou, née à Paris en mai 1942, avait passé son enfance entre l’Afrique et la région parisienne. Dans les années 65, suite à l’annonce du handicap de son fils Christian, elle et Jacques, son époux, sont arrivés en Finistère, d’où ce dernier est originaire. Ils se sont tout d’abord installés à Landerneau puis à Landivisiau, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon et plus récemment Brest.

Huguette Dolou était couturière de formation, elle aimait son métier qu’elle a exercé pour ses proches jusqu’à ces dernières semaines. Elle a travaillé à l’hôpital psychiatrique de Morlaix durant quinze ans.

Dans le milieu associatif du monde du handicap, Il est impossible de dissocier Huguette et Jacques Dolou tant l’un et l’autre ont apporté, et notamment, aux Genêts d’Or et à l’Adapei du Finistère.

Figure incontournable du handicap mental en Finistère, Huguette était attentive à toute détresse et la première à communiquer son dynamisme. Elle était mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants.

 

À noter : En raison des contraintes en vigueur, les obsèques seront célébrées dans l’intimité familiale. Un hommage lui sera rendu ultérieurement. Huguette Dolou repose au centre funéraire de l’Ouest, 245, rue Général-Paulet, à Brest. Des dons en faveur de l’Adapei du Finistère seront préférés aux fleurs.

 

 


Bonjour,

Je viens malheureusement d’apprendre la disparition d’Huguette DOLOU.

Cordialement

Monica DUVIVIER

Assistante administrative

Adapei 29

(association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère)

1 B, rue Joseph Halléguen

BP 1656

29106 Quimper cedex

02 98 55 51 43

www.adapei29.fr