ADAPEI 29

Actualités

 

 

L’ARS organise la rencontre/débat « Comment améliorer la qualité de l’air dans l’habitat ? » : Mardi 26 septembre à Quimper (voir la pièce-jointe pour plus d’informations).

 


Handicap. La députée rencontre l’Adapei

Le Télégramme – Morlaix – 23 juillet 2017

Sandrine Le Feur s’est entretenue longuement avec quatre membres de l’Adapei afin de comprendre les enjeux liés au handicap mental.

 

Hier matin, Sandrine Le Feur, députée En Marche ! de la quatrième circonscription du Finistère, a rencontré des membres de l’association ADAPEI(*) (Association départementale des amis et parents de personnes handicapées mentales), à la Maison des associations de Sainte Sève, comme elle l’avait promis pendant la campagne législative.

 

1 600 personnes handicapées sur les listes d’attente

« L’intégration des personnes handicapées ne peut se faire que si elles sont accompagnées et qu’elles bénéficient d’une structure adaptée », a alerté François Cueff, responsable de l’antenne morlaisienne de l’Adapei, soulignant que 1 600 personnes en situation de handicap sont en attente d’un logement, d’un service ou d’un accompagnement dans le Finistère. La députée a pris note des dispositifs existants et des difficultés rencontrées par les familles, notamment en ce qui concerne le vieillissement des personnes atteintes de handicap et de leur entourage. « Il y a certains parents qui ont 90 ans et qui ne peuvent plus s’occuper de leur enfant de 55 ans. Certains sont placés dans des Ehpad, mais ce n’est pas satisfaisant », a souligné François Cueff.

 

Faire remonter les informations à l’Assemblée

« Nous voudrions que vous remontiez ces informations à l’Assemblée, notamment en ce qui concerne le budget », ont demandé les membres de l’association à Sandrine Le Feur. La députée s’est déclarée sensible aux problématiques du handicap. « Je vais transmettre le fruit de ces échanges aux députés en charge du handicap. Je vais également me rendre à l’Agence régionale de santé pour parler de la situation de l’hôpital de Morlaix et du centre de Perharidy », a promis la nouvelle députée.

 

(*) rectificatif : L’Adapei 29 est l’Association Départementale des Associations de parents et amis de Personnes en situation de handicap mental.

 


La Fondation ILDYS

recrute

pour la mise en place du Pôle de Compétences et Prestations Externalisées

les 5 Coordinateur (trice)s territoriaux du PCPE.

Le pôle de compétences et de prestations externalisées accompagne les enfants et les adultes en situation de handicap, ainsi que leur famille ou leurs aidants, dans une visée résolument inclusive.

Le PCPE réalise plusieurs niveaux de prestations :

  • des prestations directes auprès des usagers et des familles (intervenants libéraux nomenclature assurance maladie ou non, des intervenants des établissements ou services).
  • Un soutien auprès des familles et des aidants
  • La formalisation du projet personnalisé de la personne et la coordination de la mise en œuvre du parcours de la personne.

Sous la responsabilité fonctionnelle du coordinateur départemental du PCPE du Finistère, le coordinateur territorial a pour missions principales de :

  • fonction de coordination : structuration de réseau, animation technique, information, innovation, transversalité
  • fonction organisation : conditions de mise en œuvre processus accueil, d’analyse et de prestations
  • fonction métier : animation tables rondes parcours, suivi des références parcours, suivi des prestations
  • fonction démarche innovante:valorisation des processus innovants d’accompagnement, partage de bonnes pratiques

 

Profils demandés :

  • cadre de l’action médico-sociale ou sanitaire
  • Connaissance et expérience des secteurs sanitaires, médicosociaux et sociaux exigée
  • Capacité à travailler en autonomie
  • Aisance relationnelle, créativité
  • Permis B exigé

 

Modalités de Contrat proposé :

  • 20 % par convention de mise à disposition établissement partenaire
  • intervention du coordinateur territorial à l’échelle du territoire du pilotage MAIA (Pays de Morlaix, Pays COB, Pays de Brest, Est Cornouaille, Ouest Cornouaille)

 

Poste à pouvoir au 1er septembre 2017

 

Adresser lettre de motivations, copie de diplômes avant le 30/07/17 à:

 

Monsieur Le Directeur Général Délégué aux Parcours de Vie et aux Parcours de Santé

Fondation ILDYS

Rue Alain COLAS

CS 31826

29218 BREST CEDEX 2

 

Pour tout renseignement complémentaire, merci de prendre contact au :

secrétariat de la direction générale  Fondation ILDYS au 02 98 02 85 00

ou

par courriel à :  direction.générale@ildys.org

 

 

Bien cordialement

 

Michel MOGAN

Directeur Général Délégué aux Parcours de Vie et aux Parcours de Santé

Tél.   02.98.02.83.01

Mob. 06 25 87 19 44

michel.mogan@ildys.org

 

Fondation ILDYS

Site de Ty Yann – Rue Alain Colas – CS31826 – 29218 BREST cedex 2

 


Un site officiel pour le secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées

Vendredi 07 juillet 2017

 

Lancé fin juin, le site du gouvernement sur le handicap (handicap.gouv.fr) a été officialisé le 5 juillet. Son objectif : centraliser toutes les informations sur le sujet en une plateforme unique, du travail au logement en passant par les formulaires et des actualités.

 

 

Rendre plus lisibles les politiques du gouvernement, mettre à disposition des formulaires, faire connaître les acteurs du monde du handicap… Le tout nouveau site handicap.gouv.fr se veut utile et aussi exhaustif que possible. En plus de relayer les publications et les actualités sur cette thématique, le site met à disposition des informations utiles : droits et aides, études et formations, travail, logement, mobilité, sports et loisirs…

 

Priorité à l’accessibilité

La création du site fait suite à une communication de Sophie Cluzel du 7 juin baptisée « Handicap, une priorité du quinquennat ». Celle-ci rappelle que 12 millions de Français sont directement touchés par cette problématique. Son objectif : « changer le regard de la société sur le handicap, vaincre les appréhensions et lever les obstacles ».

En toute logique, l’accessibilité du site a été poussée au maximum : articles disponibles en mode FALC (« facile à lire et à comprendre »), outils de grossissement pour les malvoyants… Le gouvernement entend tirer parti des nouvelles technologies pour mieux compenser le handicap. « A l’ère du « digital par défaut », il faut aussi prôner « l’accessible par défaut » », comme le déclare l’article de présentation.

 

Pour en savoir plus :www.handicap.gouv.fr



 Enquêtes de la Cour des comptes

Evaluation des politiques publiques destinées aux personnes autistes

 

Madame, Monsieur,

La Cour des Comptes conduit une évaluation des politiques publiques destinées aux personnes autistes, à la demande de l’Assemblée nationale.

Elle a souhaité dans ce cadre se mettre à l’écoute des personnes autistes et de leurs accompagnants, afin de mieux comprendre leurs attentes et les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans tous les actes de la vie quotidienne et dans leurs relations avec l’ensemble des structures sanitaires, médico-sociales, sociales, éducatives et professionnelles.

Elle a lancé, à cet effet, une enquête publique visant à recueillir des données relatives à la situation actuelle des personnes autistes, les principales étapes de leur parcours et leurs modalités d’accompagnement.

Deux questionnaires ont été mis en ligne sur le site de la Cour, et accessibles via les liens ci-après et le compte Facebook de la Cour des Comptes :

–          l’un destiné aux personnes autistes elles-mêmes ; http://ccompt.es/enqu_autiste

–          l’autre à leurs accompagnants : http://ccompt.es/enquete_accompagnant_autiste

Afin de maximiser le nombre de répondants, et par conséquent la représentativité des constats que les réponses aux questionnaires permettront d’étayer, nous vous serions reconnaissants de relayer ces questionnaires auprès de vos adhérents et des interlocuteurs qui vous paraitraient pertinents.

La Cour vous remercie par avance d’avoir bien voulu contribuer à la réflexion de la Cour sur ce sujet.

Patrick LEFAS,

Président de chambre maintenu,

Président de la formation inter-chambres chargée de l’évaluation

 


57e congrès de l’Unapei : les interventions politiques

 

Découvrez en vidéo l’allocution de Luc Gateau, Président de l’Unapei et la réponse de Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées prononcés lors du Congrès de l’Unapei le 2 juin 2017 à Nancy.

http://unapei.org/57e-congres-de-l-Unapei-les-interventions-politiques-1651.html


Le combat d’une mère pour son enfant handicapé

Ouest-France – Bretagne –  31/05/2017

Shlomi aux côtés de sa mère Ericka Courtet. | Ouest-France – Maxime Huteau.

 

 

Diagnostiquée hyperactive, Shlomi a été déscolarisée deux ans après son entrée en IME, faute de personnel. Sa mère a intenté une action en justice contre l’État. Elle a gagné.

 

Témoignage

Un enfant en situation de handicap déscolarisé. C’est la délicate expérience à laquelle a été confrontée une famille de Brandérion (Morbihan). « Ma fille a perdu deux ans de sa scolarité car aucun établissement n’était en mesure de l’accueillir dans de bonnes conditions », confie la mère, Ericka Courtet. « Or le ministère de l’Éducation nationale est obligé de mettre à disposition d’un enfant une structure adaptée jusqu’à ses 20 ans ». Cette maman a été jusqu’au tribunal administratif de Rennes pour obtenir la reconnaissance d’un préjudice moral. Un combat de plus de cinq ans qu’elle a décidé de raconter « pour aider ceux qui vivent la même situation ».

 

Tout bascule en 2011

Ericka, âgée de 40 ans, élève quatre enfants dont la jeune Shlomi. Dans son enfance, elle a été diagnostiquée hyperactive. Ce handicap nécessite une scolarisation dans des établissements spécialisés. Jusqu’à ses 12ans, elle étudie à la CLIS (Classe pour l’inclusion scolaire) de l’école primaire privée Notre-Dame-des-Victoires à Guidel. Jusque-là tout va bien.

Son parcours bascule à la rentrée 2011 lorsqu’elle entre à l’IME (Institut médico-éducatif) Louis Le-Moenic d’Inguiniel. « Au bout de deux semaines, elle est renvoyée « temporairement » au motif qu’elle a du mal à s’adapter et que le personnel, en sous-effectif, ne permet pas de répondre aux besoins de l’enfant », rembobine Ericka. « L’établissement nous a demandé de garder notre fille à la maison le temps de trouver une solution. On nous a rien proposé ». Un long combat commence. « J’ai dû quitter mon travail pour m’occuper d’elle », précise la maman qui fait appel à la Maison Arc-en-Ciel à Quistinic. La structure offre un accueil temporaire aux enfants âgés de 3 à 20ans. « Cela lui permettait de sortir une à deux fois par semaine, d’avoir une activité de loisirs et sociale mais ce n’était pas dans un cadre scolaire », précise la mère. « En 2012, son ancienne maîtresse à Guidel a eu l’autorisation de l’accueillir dans le cadre d’un temps d’accueil ».

 

Une action en justice

Ericka croise d’autres familles dans le même cas, impuissantes. Elle décide de contacter un avocat et d’intenter une action en justice contre l’État. « Je voulais forcer le ministère de l’Éducation nationale à reconnaître le droit à la scolarisation. On ne peut laisser un enfant, handicapé ou pas, sur le bord de route ».

Le 9 mars dernier, le verdict tombe : « Mon avocat m’écrit : Nous avons gagné ». Soulagement. « Nous avons obtenu un dédommagement mais le plus important, c’est que le préjudice moral lié à cette déscolarisation soit reconnu ». Ericka en est persuadée : « l’action en justice a permis à ma fille d’être re-scolarisée plus vite ».

Shlomi a aujourd’hui 18 ans et suit des cours à l’IME de Kerdiret à Plœmeur. Mais ces deux années de perdues ont laissé des traces. « Elle a des grandes défaillances en lecture. Et aujourd’hui, c’est sa sœur de 9 ans qui essaye de l’aider dans son apprentissage ».

 

 


Sophie Cluzel veut « rapatrier décemment » les enfants handicapés accueillis en Belgique

FaireFace – 23 mai 2017

Sophie Cluzel était interviewée par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC dans la matinale du mardi 23 mai.

 

Première interview de la nouvelle secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, ce matin, sur RMC. Sophie Cluzel a fait le point sur ses priorités : la scolarisation, l’exil des enfants handicapés en Belgique ou bien encore l’emploi accompagné.

Tous les élèves handicapés qui en ont besoin auront-ils une auxiliaire de vie scolaire (AVS) à la prochaine rentrée scolaire ? Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, n’a pas pu s’y engager, au micro de RMC, ce matin. « C’est une responsabilité du ministre de l’Éducation nationale », a-t-elle expliqué à Jean-Jacques Bourdin, qui l’interviewait.

 

Sophie Cluzel veut éviter « les ruptures de parcours » des élèves handicapés.

 

Combien manque-t-il d’AVS et où ?

Mais elle a rencontré Jean-Michel Blanquer, lundi 22 mai, pour « travailler vraiment activement pour préparer cette rentrée scolaire ». Ils vont commencer par dresser un état des lieux afin de savoir combien il manque d’AVS et dans quelles écoles.

Sophie Cluzel veillera également à ce que les élèves en situation de handicap puissent accéder à la cantine et aux centres de loisirs. Elle veut qu’il n’y ait « pas de rupture de parcours ».

 

« Il faut qu’on invente des solutions innovantes »

Autre sujet abordé par Jean-Jacques Bourdin : la promesse d’Emmanuel Macron de créer « les postes et les structures pour que les enfants n’aient plus à aller à l’étranger ». 1 451 enfants étaient ainsi accueillis en Belgique, en 2015.

« C’est une priorité de rapatrier ces enfants décemment, a insisté Sophie Cluzel. Il va falloir créer des structures certes mais aussi on peut réfléchir différemment : on peut créer des vrais services d’accompagnement. (…) Il faut qu’on invente des solutions innovantes. »

 

Sophie Cluzel veut développer l’emploi accompagné

Sophie Cluzel a également annoncé qu’elle allait lancer le quatrième plan autisme avant la fin de l’année. Elle veut, par ailleurs, développer l’emploi accompagné, « un levier magnifique ». Mais aussi que les bailleurs sociaux « flèchent » mieux les logements adaptés.

« Les attentes et les besoins des personnes en situation de handicap et de leurs familles sont immenses, a conclu la secrétaire d’État, qui présidait, jusqu’à sa nomination, la Fnaseph, une fédération d’associations au service des élèves en situation de handicap. Je pense les connaître assez bien. Donc, je vais me bagarrer ».

 

Signalé par Franck Seuret

 

http://www.faire-face.fr/2017/05/23/cluzel-rmc-handicap/

 


 Handicap: le fonds d’insertion professionnelle bientôt à sec

BFM.TV – 23/05/2017

 

Le fonds d’insertion voit ses réserves se vider petit à petit – Alain Jocard – AFP

 

Ce fonds est confronté à une stagnation de ses revenus alors que les besoins de financement restent élevés. Ses réserves seront ainsi épuisées d’ici à la fin 2017.

La sonnette d’alarme est tirée. Les réserves du fonds qui œuvre pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur privé, l’Agefiph, continuent de s’amenuiser et seront épuisées à la fin 2017, a prévenu mardi son directeur général, Didier Eyssartier.

En 2016, l’Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) a collecté 404,5 millions d’euros (+0,7%), des pénalités versées par les entreprises d’au moins 20 salariés qui ne respectent pas l’obligation légale d’employer au moins 6% de travailleurs handicapés.

Elle a engagé dans le même temps 450,2 millions d’euros (-4,6%), pour financer des actions d’insertion dans l’emploi principalement et pour son budget de fonctionnement, selon les résultats présentés lors d’une conférence de presse.

 « Trois mois de fonctionnement »

Étant donné la stagnation des ressources, alors que les besoins demeurent importants, « notre prévision est qu’à la fin de cette année (…) nos réserves financières seront épuisées et nous permettront juste d’avoir le niveau minimal » pour permettre environ « trois mois de fonctionnement », a précisé Didier Eyssartier.  

Les « prélèvements » effectués par l’État depuis trois ans pour financer des emplois aidés, de « 29 millions d’euros par an en 2015, 2016 et 2017 », ont contribué à cette situation, a-t-il souligné.

L’association a demandé à être reçue par la nouvelle secrétaire d’État chargée du handicap, Sophie Cluzel, pour évoquer la question, a précisé la présidente de l’Agefiph, Anne Baltazar.

Le précédent gouvernement avait prévu d’engager une réflexion sur le modèle de financement de l’Agefiph et du FIPHFP, son équivalent pour la fonction publique, confronté au même problème.

 « Mesures correctrices »

Les inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) viennent de démarrer une enquête conjointe sur le sujet, ont indiqué les deux responsables.

Selon Anne Baltazar, il avait été envisagé avant la présidentielle « des mesures correctrices » dans le projet de loi de finances 2018 « pour que les deux fonds puissent fonctionner en 2018, ce qui n’évite pas une discussion de plus grande ampleur ».

En 2014 (derniers chiffres disponibles), le taux d’emploi des personnes handicapées dans le secteur privé était de 3,3 % en emploi direct, et de 4 % en comptant l’emploi via des sous-traitants.

 

J.M. avec AFP

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/handicap-le-fonds-d-insertion-professionnelle-bientot-a-sec-1170157.html

 


Grand nettoyage pour la plage, grâce à des personnes en situation de handicap

La voix du nord – Calais – 22/05/2017

Ce lundi après-midi, une vingtaine de participants inscrits aux formations proposées par le GRETA Grand littoral (*) ont nettoyé la plage de Calais. Cette action, mûrie pendant le temps de formation, permet à ces personnes atteintes de handicaps de se sensibiliser à l’environnement et d’envisager une reconversion professionnelle.

 

Ils étaient vingt et un, dont un enfant, à participer hier après-midi à l’opération de nettoyage de la plage.

 

Avec sa pince et ses gants, Mathieu Pruvost, Calaisien de 29 ans, nettoie la plage des mégots qui ont été jetés : « J’étais plombier chauffagiste, j’ai dû arrêter, à cause de complications physiques, je ne peux plus porter de charges trop lourdes. J’essaie de me reconstruire avec la formation. » Il reprend : «  Le plus dur, c’est de faire le deuil de son métier. En formation, je me suis rendu compte que je n’étais pas seul dans cette situation et qu’il y a beaucoup d’isolement autour des personnes handicapées.  »

Mathieu Pruvost (à droite sur la photo) a appris en formation à aller de l’avant et espère trouver un métier adapté à sa situation de handicap.

À ses côtés, Kévin Huriaux, Calaisien de 24 ans, porte un sac-poubelle. Son épilepsie l’empêche de travailler dans son domaine de formation, l’informatique. «  Il faut que je trouve autre chose, je pense à un métier lié à l’entretien des espaces verts, indique-t-il. J’aime bien cette action de nettoyage, ça donne une meilleure image car à chaque fois on entend que les jeunes ne font plus rien ».

« J’aime bien cette action de nettoyage, ça donne une meilleure image ».

Paola Hénon, Guînoise de 45 ans, est contente de la formation « Confiance en soi » du GRETA : «  Mon seul entretien, c’était il y a 16 ans pour entrer chez Aldi !  » Elle y est restée jusqu’à l’annonce d’une maladie grave. Après une opération médicale, elle doit désormais exercer un métier plus adapté : «  C’est difficile d’être malade, on se sent un petit peu diminué. J’ai appris à mieux me connaître durant la formation et à changer ma façon de faire et d’être par rapport à un employeur  ». Paola Hénon a d’ailleurs eu un entretien afin de devenir auxiliaire de vie en milieu scolaire auprès d’enfants en difficulté. Il pourrait s’avérer positif.

Les nettoyeurs de la plage, guidés par les instructions de leur formatrice Christelle Van Oppen, ont ramassé les déchets verts, plastiques ou ceux surtout ramenés par la mer. Le projet du nettoyage de la plage a été mûri par le groupe de la formation « Confiance en soi » qui a lancé un appel aux participants d’autres cours, une dizaine d’inscrits de la formation « Savoirs de base » sont venus leur prêter main-forte hier après-midi. «  C’est bientôt la saison estivale, on veut aider les autres en leur permettant d’avoir un environnement plus propre  », lâche Marie-Josée Gest, 54 ans. L’opération de nettoyage s’est terminée autour d’un goûter offert par le président des Chalets de la plage.

À la fin de l’opération, 10 sacs de 110 litres ont été ramassés durant l’opération. Ils contenaient des bidons plastiques, beaucoup de morceaux de verre, des couches pour bébé, des canettes, des chaussettes, des lignes de pêche, etc.

 

(*) L’action du GRETA Grand littoral : la formation « Confiance en soi », qui dure sept semaines, réunit une dizaine de participants et est financée par Cap emploi, qui agit pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Les participants ont pu à l’occasion de cette formation rencontrer des représentants d’entreprises d’insertion, obtenir des conseils de relooking, être sensibilisés au développement durable (mise en place de l’action de nettoyage de la plage), dépasser leur timidité lors d’entretiens pratiques.

 

http://www.lavoixdunord.fr/166833/article/2017-05-22/grand-nettoyage-pour-la-plage-grace-des-personnes-en-situation-de-handicap

 


 L’accompagnement scolaire des enfants handicapés, défi du nouveau gouvernement

L’Express – Par AFP – 23/05/2017

Lors du débat de l’entre-deux-tours, M. Macron avait consacré sa « carte blanche » au handicap, « une des priorités de (son) quinquennat »

 

Paris – Améliorer la scolarisation des enfants handicapés dans les écoles ordinaires est l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Désormais élu, il va devoir répondre aux attentes de parents et d’auxiliaires de vie scolaire, qui s’élèvent contre le manque de formation et la précarité du métier.

Lors du débat de l’entre-deux-tours, M. Macron avait consacré sa « carte blanche » au handicap, « une des priorités de (son) quinquennat« .

Devant 16,5 millions de téléspectateurs, il a notamment promis la création de « tous les postes d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour que les jeunes en situation de handicap puissent aller à l’école« .

A la rentrée 2016, 280 000 enfants en situation de handicap étaient scolarisés en milieu ordinaire, un chiffre qui a augmenté de 25 % en cinq ans. Parmi eux, 122 000 bénéficiaient d’un accompagnant (83 000 en individuel et 39 000 mutualisés), selon l’Éducation nationale.

S’il n’est pas un préalable à la scolarité, l’accompagnant est indispensable à certains enfants. Or, ces salariés de l’Éducation nationale sont insuffisants, souvent car l’emploi est précaire, « peu valorisé« .

« Qui peut être intéressé? C’est affreux, pour un contrat de 20 heures, on gagne 775 euros« , s’exclame Sophie, 53 ans, accompagnante d’un garçonnet atteint d’autisme scolarisé en CP.

Assise à ses côtés, elle l’aide à comprendre les exercices, prendre des notes, organiser son travail, et participer à la vie en classe.

Elle-même mère d’un garçon autiste, cette Parisienne dit avoir « mis de côté l’aspect financier« : « Quand on les voit rentrer dans la lecture, progresser, être intégrés dans la classe, c’est fabuleux« .

– Système ‘généreux’ –

Pour autant, ni formation, ni connaissance du handicap ni diplôme préalables ne sont exigés.

« On va chercher les AVS à Pôle emploi car on doit être éligible aux contrats aidés. Certains sont sur-diplômés, d’autres n’ont pas toujours un bon niveau scolaire ou de français« , regrette Sophie, témoin « d’erreurs de casting« .

Valérie, mère d’un adolescent de 13 ans atteint de handicap moteur qui a bénéficié de différents AVS, s’étonne en effet que ces derniers ne soient pas « mieux préparés au handicap« .

« Ils doivent construire eux-mêmes la relation avec un enfant dont ils ne savent rien. Ils s’adaptent comme ils peuvent« , constate-t-elle, décrivant le lien « très fort » qui unit son fils à ses AVS.

L’intégration en milieu ordinaire est « un défi pour ces enfants« , ajoute Valérie, pour qui le système français est « généreux« .

Pendant le quinquennat Hollande, des actions ont été menées pour consolider ce métier. En 2014, un statut d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) a été créé, avec la possibilité d’avoir un CDI après six années d’ancienneté.

C’est le cas de Françoise Noreille, 59 ans, qui accompagne deux enfants dans une école élémentaire des Hauts-de-Seine et sera en CDI dès la rentrée.

« Cassée par des années de chômage« , cette AVS avait pris cette voie alors qu’elle n’y connaissait rien. « C’est difficile, témoigne-t-elle. Il faut de la patience, de la pédagogie et de l’abnégation pour faire sa place, y compris parmi les enseignants« .

Pour Marie-Christine Philbert, secrétaire générale de la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), « le problème c’est que le métier est considéré comme une résolution du chômage, pas comme un métier au service d’un jeune qui a besoin de compensation à l’école« .

« La qualité n’est pas toujours là mais les AVS ont permis d’ouvrir les portes de l’école à énormément d’enfants« , souligne-t-elle toutefois, plaidant pour « qu’on coupe le robinet des emplois aidés qui ne sont ni une solution à la précarité, ni bénéfiques au lien entre le jeune et son accompagnant« .

La nomination au secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées de Sophie Cluzel, figure associative engagée, a rassuré la profession, qui espère que le dossier sera au programme du nouveau gouvernement.

Et suscité l’espoir de parents qui ne veulent « plus d’enfants qui font leur rentrée sans AVS ou ne peuvent pas faire de sortie scolaire car l’AVS n’a pas le droit de travailler hors périmètre et horaires scolaires« , a souhaité dans une lettre ouverte Caroline Boudet, mère de Louise, une fillette porteuse de trisomie 21.

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/l-accompagnement-scolaire-des-enfants-handicapes-defi-du-nouveau-gouvernement_1910916.html


 Travailleurs handicapés : Du milieu protégé vers le monde ordinaire

Le Populaire Entreprendre – Limoges – 22/05/2017

 

PLIMOT a pour objectif de favoriser l’embauche des travailleurs handicapés par les milieux économiques « traditionnels ». © AZZOPARD Brigitte

 

Huit gestionnaires d’ESAT de Haute-Vienne participent à une plate-forme commune pour l’insertion des travailleurs handicapés en milieu ordinaire. Une démarche innovante.

«Les travailleurs handicapés ont du potentiel. Il faut que notre société fasse des progrès pour s’y adapter et leur permettre de s’épanouir. » Pour Michel Caron, président de l’ALEFPA, association nationale laïque « pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie », qui possèdent plusieurs antennes en Limousin, la reconnaissance des talents et des possibilités des personnes en situation de handicap, constitue plus qu’une volonté : un sacerdoce citoyen, auquel il faut œuvrer collectivement.

 

Accompagner une cinquantaine de personnes

L’annonce, faite vendredi, devant le club de la presse de Limoges, a de quoi réjouir le sémillant responsable. En répondant à l’appel à projet de l’ARS, la Haute-Vienne vient de se doter « d’une plate-forme d’insertion en milieu ordinaire de travail » ou PLIMOT, à destination des travailleurs en ESAT. Objectif : « favoriser le passage des salariés du milieu protégé à la vraie vie économique », explique Maurice Borde, le président de la nouvelle structure. « Cette démarche est originale, car avant d’être une structure, c’est un projet, explique celui qui également dirigeant de l’APSAH, à Aixe-sur-Vienne. On aimerait accompagner une cinquantaine de personnes vers le milieu ordinaire ».

La plate-forme en question rassemble huit de neuf organismes gestionnaires d’ESAT en Haute-Vienne, ce qui représente, 800 places et près de « 1 200 personnes, si on compte les gens qui pourraient y être », complète Maurice Borde. Mais actuellement, le passage du « milieu protégé » vers le milieu ordinaire demeure une exception. « S’il y en a un ou deux par an, c’est le maximum, explique Maurice Borde. C’est un exercice très difficile et on n’est jamais sûr à 100 % du résultat. Mais même s’il y a des allers-retours, des échecs, ça peut aussi permettre de décloisonner deux mondes, li milieu ordinaire et le milieu protégé ». Pour cela, PLIMOT en appelle à une nouvelle complémentarité avec le milieu professionnel, mais aussi entre les différents organismes gestionnaires.

 

Opérationnel dès le mois de juin

Dès le début du mois de juin, la plate-forme, qui sera présentée, à ce moment-là, à l’ARS, sera en mesure « de commencer le travail d’évaluation, de sélection et d’insertion des candidats », explique le président. Un des critères principaux sera évidemment l’envie d’évolution des travailleurs. « Il faut qu’ils aient cette volonté, explique Nathalie Scarciella, des amis de l’atelier, qui possèdent 66 établissements et services en France. Après, bien sûr, il y aura des évaluations, des critères comportementaux. » Et Jean-Luc Bœuf, responsable du SATHE 87, de conclure : « Nous voulons mettre en place un accompagnement personnel, permanent, global et évolutif. Évidemment, on ne peut pas faire abstraction des risques d’échec. Mais il devra être assumés et servir de tremplin. Pour permettre aux travailleurs handicapés de se construire une vie ».

 

Sébastien Dubois

 

http://www.lepopulaire.fr/limoges/economie/emploi/2017/05/22/travailleurs-handicapes-du-milieu-protege-vers-le-monde-ordinaire_12412144.html

 


 Sophie Cluzel, une militante en charge du handicap

Mutualité Française 18 mai 2017

 

Sophie Cluzel a été nommée le 17 mai 2017 secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées. Cette militante, qui défend ardemment la scolarisation des enfants handicapés, a notamment créé l’association Grandir à l’école.

 

Sophie Cluzel a été nommée le 17 mai 2017 secrétaire d’Etat, en charge des Personnes handicapées. Elle prend ainsi la succession de Ségolène Neuville à ce poste, à la différence que Sophie Cluzel est directement rattachée au Premier ministre, Edouard Philippe.

Sophie Cluzel est issue de la société civile, tout comme la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, ainsi que neuf autres ministres et secrétaires d’Etat.

Diplômée de Sup de Co de Marseille, cette militante de 56 ans présidait jusqu’à présent la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph), une fonction qu’elle occupait depuis 2011.

Composée d’associations nationales et de collectifs associatifs départementaux, la Fnaseph œuvre pour « faciliter le parcours scolaire, social et d’insertion professionnelle du jeune (enfant adolescent et jeune adulte) en situation de handicap et développer l’accompagnement de qualité en tous lieux et temps de vie », indique cette fédération.

 

Une société plus inclusive

Mère de quatre enfants, dont une enfant trisomique, Sophie Cluzel s’est engagée de longue date pour défendre l’insertion scolaire des enfants en situation de handicap. A ce titre, elle a fondé le Service d’accompagnement et d’information pour la scolarisation (SAIS 92) des élèves handicapés dont elle est directrice générale.

Sophie Cluzel a également créé l’association Grandir à l’école et en assure la vice-présidence. L’action de Grandir à l’école vise à favoriser la scolarisation, l’insertion professionnelle et sociale des enfants et jeunes porteurs de Trisomie 21, rappelle-t-on.

Par ailleurs, la nouvelle secrétaire d’Etat en charge des Personnes handicapées a été administratrice de l’Unapei, de 2010 à 2013, la fédération d’associations qui défend les intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles en vue d’une société inclusive et solidaire.

Suite à l’élection d’Emmanuel Macron, Sophie Cluzel nourrit des espoirs sur la volonté du président de la République de rendre la société plus inclusive : « Pour nous les familles, et je pense qu’il a compris cela, la solution est dans la formation, dans l’accompagnement des enseignants, dans le travail sur l’environnement pour que l’on change ce regard et que cette scolarisation devienne vraiment effective », a-t-elle déclaré le 10 mai 2017 sur France Culture.

« Il faut que le centre de gravité du médico-social, ces spécialistes qui pour l’instant s’occupent des enfants dans des établissements spécialisés, viennent au service du parcours de l’enfant à partir de l’école. La solution n’est plus hors des murs de l’école. Elle est dans les murs de l’école », a ajouté Sophie Cluzel.

 

Paula Ferreira

© Agence fédérale d’information mutualiste (Afim)